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NeoLain
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1,0
Publiée le 19 août 2012
C'est pas la première fois qu'Alice Guy traite le thème de la maternité dans ses courts métrages. Ici une femme à subitement des envies de boire, se goinfrer etc... Elle ne peut pas s'empêcher de chiper sucette et autres à des passants. Seulement j'ai trouvé le coté jovial pas assez appuyé.
Film étrange surtout pour l'époque d'une femme enceinte qui veut tout bouffer, la sucette d'une petite fille, le hareng d'un clodo, l'absinthe d'un passant. Il y a évidemment derriere cette farce une idéologie féministe appuyée qui montre clairement le désir sexuel d'une femme enceinte. Après dans sa forme cinématographique le film n'apporte absolument rien.
Un format court en Noir & Blanc, réalisé en 1898 par Alice Guy Blaché. Le scénario nous montre plusieurs scènes tournées en extérieur, traitant les envies d'une femme attendant un bébé. Ces scènes rythmées et burlesque donnent à ce film un ton joyeux. Les gros plans avec changement de décors sont assez naïfs.
Un film d'un peu plus de 4 minutes 1906, un côté burlesque bien abouti et rythmé par le contraste que fait le mari qui passe par plein d'émotions différentes devant les chapardages de sa femme enceinte. Une histoire bien menée depuis la première scène où elle arrive progressivement depuis l'arrière et la chute où c'est l'occasion de placer un spoiler spoiler: elle tombe dans un carré de choux et a son bébé de suite . Le jeu des acteurs est compréhensible et bienvenu, les encarts forts bien placés et le comique de situation bien présent. Seul bémol tout ce qu'elle fait est fort peu recommandable non seulement c'est un comportement en soi peu élégant mais du fait qu'elle est enceinte...
Un court-métrage amusant d’Alice Guy ( alors opératrice chez Gaumont ) datant de 1906, répertorié dans le cinéma des premiers temps. Il raconte l’histoire d’une femme enceinte qui va accomplir toute sortes de bêtises pour répondre à ses " envies " ( telles que voler la sucette d’un bébé, fumer la pipe, boire de l’alcool fort, ect )
Madame a des envies, réalisé en 1906 par Alice Guy, suit une femme enceinte cédant à des envies soudaines et à des comportements impulsifs au fil de ses déplacements. Le film repose sur une succession de situations comiques construites autour de ces pulsions incontrôlables.
Le film se distingue par son sujet audacieux pour l’époque. Alice Guy place une femme au centre du récit et construit l’humour autour de ses désirs, de ses réactions et de sa manière d’occuper l’espace public. Encore proche du cinéma d’attraction, le court métrage cherche surtout à surprendre et amuser par le gag visuel, mais il possède déjà une vraie logique de répétition et une comédie de personnage.
La mise en scène apporte plusieurs éléments intéressants, notamment le tournage en extérieur, qui donne au film une dimension vivante, presque prise sur le vif. Les gros plans, encore peu courants en 1906, accentuent les réactions de Madame et rendent ses envies plus expressives. Le film joue aussi avec des sous-entendus assez audacieux autour de la bouche, de la dégustation et du plaisir.
J’ai trouvé le film plutôt marrant. J’ai apprécié la mise en scène lorsque Madame déguste ses envies : elle semble entrer dans sa bulle, totalement absorbée par ce qu’elle ressent. Le final rappelle aussi clairement La Fée aux choux, ce qui crée un lien intéressant avec une autre œuvre d’Alice Guy.
Un film étonnamment moderne pour 1906, mêlant comédie, observation sociale, cinéma d’attraction et mise en scène du désir féminin.