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Parkko
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2,0
Publiée le 5 mai 2014
Attention, spoilers. Jusqu'à présent j'avais toujours plus ou moins défendu les films de Jason Reitman. Même Young Adult qui s'est fait plus ou moins lynché - mais qui est mon préféré du réal. Mais là, malgré la présence de Kate Winslet que j'adore, le film est clairement décevant.
Le film raconte l'histoire d'un mec qui s'échappe d'une prison et qui se réfugie dans la maison d'une mère dépressive qui vit avec son gamin. Peu à peu, l'homme s'intègre dans la famille. Quand on lit ces quelques lignes on pourrait croire que le film est un mélange thriller / romance et qu'il serait donc d'une grande ambiguïté quant aux rapports qu'entretiennent les personnages. Mais non. Nullement. Jamais le film n'entretient l'ambiguïté, allez, je suis vache, une fois le premier quart d'heure passé. Très vite on se rend compte que notre repris de justice est un modèle de gentillesse et de bravoure, qu'il sait tout faire (la cuisine ; le ménage ; le bricolage !!!!! Punaise, il a pas perdu la main en prison) et qu'en plus de ça c'est un homme tendre et gentil, qu'il redonne confiance à la mère... mais aussi au petit garçon et qu'il remplace plus ou moins son père qu'il ne voit qu'une fois par semaine. AU SECOURS !!! (Voilà ce que devrez crier les personnages du film et non pas le spectateur). Et puis tout d'un coup le film qui est d'une grande niaiserie semble s'intéresser à un autre aspect : le gamin semble ne pas vouloir vraiment de la place du mec dans la maison. Et là on se dit que le film pourra trouver une ambiguïté sur un autre point : dans quelle mesure accepte t-il cet étranger qui vient lui "voler" sa mère ? Le sujet est pas palpitant mais il avait le mérite de l'être plus que la romance entre Winslet et Brolin. Sauf que non, on croit très vite que le film va s?engouffrer là dedans, et très vite on déchante parce que le gamin est en fait aussi ahuri que le reste de la gentille famille.
Bref, je peux même pas dire que j'ai détesté mais le film est d'une mauvaise qualité (cherchez la logique dans ma phrase).
Certains scènes me rappellent le film sur la toute de Madison. J'ai aimé la photographie et les scènes de détails Des mains en train de pétrir...une pure sensualité sous fond de vies gâchées d'un côté comme de l'autre. Heureusement et comme d'habitude le Happy End US est la! À voir
Le film dépeint une Amérique sensuelle mais n’épargne pas tous les clichés comme la scène de la préparation d’une tarte aux pêches. Il développe également la thématique de l’enfermement (voir lien). Certaines situations sont invraisemblables, notamment la confiance accordée au prisonnier au début du film par la jeune femme même si elle paraît "hésitante". La profondeur des personnages est excellente. Ils sont campés par des acteurs géniaux qui forment un trio époustouflant et fusionnel. Ils nous émeuvent. Kate Winslet est très subtile et parvient à nous transmettre ses émotions. Josh Brolin est à la fois glacial et sensible, on ressent sa fragilité à travers son regard qu'il porte sur Henry et sa mère. Le jeune Gattlin Griffith livre une prestation incroyable, même si l'histoire de ses premiers amours est complètement inutile et sans aucun intérêt. Tobey Maguire ne fait qu'apparaître pour deux ou trois plans... La mise en scène de Reitman est sobre et belle. Il sait crée une atmosphère sans trop d’artifices dans un huis-clos provincial. Il fait défiler les souvenirs progressivement à un rythme parfait et organise le récit autour de ses trois personnages centraux. La bande originale est très convenable alternant pistes très mélodiques et pistes rythmés qui augmentent la dose en suspens de certaines scènes stressantes. "Last days of Summer"est une très belle histoire d’amour très sensuelle sur fond de thriller maitrisé. Critique en entier en lien.
La bande annonce laisser présager un film cul cul archi tire larmes et pourtant j'ai trouvé que ça ne pousser pas trop de ce coté justement, à part peut être la fin où là c'est un peu abusé et facile mais dans l'ensemble ça reste une belle histoire avec un très chouette casting. Rien d'exceptionnel, ça se regarde une fois gentiment.
Last Days of summer est un film plutôt surprenant de la part de Jason Reitman, cinéaste beaucoup plus mordant et cynique, auteur de petits bijoux comme In the air, young adult ou encore le cultissime Juno. En s'attaquant au genre du mélodrame, le réalisateur nous livre un produit assez formaté qui évoque par moment la sensualité du cinéma de Campion mais aussi et surtout Sur la route de Madison de Clint Eastwood. Reitman croule sous le poids de ses références et offre un film assez fade avec une fin cucul praline qui tranche sérieusement avec le reste du film plutôt sobre. On retiendra surtout les prestations de Josh Brolin et de Kate Winslet, excellents en amants torturés qui sauvent le film de la médiocrité en lui infusant à la fois érotisme et mélancolie. Regardable, pas déplaisant mais assez vain.
Dans l'ambiance chaude et moite d'une fin de mois d'août dans une petite ville des États-Unis, Kate Winslet dépressive, rencontre Josh Brolin, fugitif, tous les deux en mal d'amour. Un grand film américain, sensuel, subtil, jamais surfait, digne de faire rougir "Sur la route de Madison". Un grand classique. (en salles demain)
J'avais adoré le roman et j'avais peut qu'on ne retrouve pas au cinéma ce qui fait la relation particulière entre la mère et l'évadé. Le résultat m'a rassuré tellement le trio d'acteurs est exceptionnel ! C'est une adaptation très réussie !
Beaucoup de femmes craqueraient devant un bel et fort évadé gentleman qui fait de bons petits plats maison, cire le parquet et nettoie le filtre de la chaudière ! L'homme parfait ! Bon il faut oublier cette invraisemblance et se laisser porter par la moiteur sensuelle ambiante. Ce qui m'a semblé le plus intéressant c'est le tableau de l'Amérique profonde des eighties et tous ces citoyens inquisiteurs comme big brother...oppressant .
Le début du film est relativement lent, presque privé de rythme et de souffle, mais c'est la mise en place d'un drame très réaliste et amoureux (comme l'on indiqué certains, on pense à un moment du film à " la route de Madison" de Clint Eastwood)..... Ensuite c'est à dire après une quarantaine de minutes (relativement neutres), l'émotion va aller crescendo, servie par une musique très descriptive (je pense à la sublime scène avec le flic où la musique est d'une précision et d'un accompagnement quasi chirurgical (on pense à Hitchcock) ou la scène dans la banque plus commune)..... Il n'y a pas de violences dans ce film pourtant noir, seulement des moments d'intimité entre trois personnages principaux (le truand (Jos Broslin) qui poursuivi, s'est introduit dans la maison de Kate Winslet et de son fils ) ...... Pas d'analyse psychologique prononcée non plus, mais des souvenirs , des flash back qui mettent en exergue les failles sentimentales de l'homme et de la femme...... La situation les rapproche (syndrome de Stockholm), l'enfant lui ressent se premiers émois amoureux ( on a le droit à une belle réplique sur le premier baiser par sa petite copine) , l'étau se resserre, celui des sentiments en parallèle avec celui de la police.....Le tout se passe dans le superbe et photogénique état du Massachussetts, dans des décors réels, à mon avis trop peu exploités par le film (on est dans la région de Boston),......Le film demande une certaine "patience", et la récompense émotionnelle est à la hauteur, la dernière partie du film nous l'offre avec connivence et justesse..... Jason Reitman, lorgne ici du côté du cinéma indépendant américain, c'est une évidence technique et scénaristique, Mais le film répond à nos attentes, à ne pas rater .... (en en V.O plutôt)
Film qui promettait beaucoup par son histoire et ses personnages et qui ne nous convainc qu'à moitié. Les personnages sont tous très intéressants, portent avec eux leur passé (ce qui change des films où on a l'impression que les personnages viennent juste de naître) et connaissent leur lots de qualités et de défauts qui vont venir influencer l'histoire. Les acteurs sont tous très bons et incarnent leurs personnages avec justesse même si cela manque un peu de naturel de temps en temps. Malheureusement, tout reste assez prévisible et le scénario ne prend aucun risque jusqu'à entraîner une sort de lassitude. De plus, encore deux personnages qui passent de la haine à l'amour ! Et ça grâce à une tarte ! Heureusement, le film se rattrape avec la narrateur qui est en fait l'enfant, donnant une vision alternative de ce que l'on voit plutôt intéressante. En résumé, un film conté avec tendresse et réalisme mais qui demanderait plus d'honnêteté et d'imprévus.
Un peu facile, tout de même ! Un détenu en cabale que la police présente comme une brute sanguinaire, mais qui se révèle être l'homme le plus adorable du monde : il sait tout faire, il est prévenant, généreux, romantique . . . Et s'il a commis un meurtre, ce n'est pas par perversion, mais parce qu'une femme volage abusait honteusement de sa gentillesse !
Une femme dépressive qui vit recluse avec son fils pré adolescent depuis des années et qui, en l'espace d'un long weekend, tombe tellement amoureuse du détenu qu'elle est prête à tout abandonner pour fuir avec lui au Canada !
Le fils est le personnage le plus ambivalent et de ce fait le plus intéressant. Malheureusement, sa relation avec sa mère, son père, qui s'est remarié à une autre femme, et ce détenu, qui débarque brusquement dans leur vie et la chamboule de fond en comble, est traitée de manière beaucoup trop superficielle.
Bref, ce film est comme un vin moyen. Il peut faire illusion sur le moment, mais son effet se dissipe très rapidement. Beaucoup trop rapidement . . . en laissant derrière lui, la frustration de ne pas en avoir eu pour son argent !