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Alain D.
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3,5
Publiée le 9 décembre 2015
Un format court, naïf et drôle, réalisé par Alice Guy Blaché en 1896. Les prémices du cinéma de fiction. Le pitch : Un femme magicienne extrait des bébés d'énormes choux.
Les extraits sur Youtube indique la date de 1896 mais à tort, c'est le même film avec une durée maximale de 1 minute 5 secondes présenté avec de l'alphabet russe qui donne la bonne date 1900 avec un écran donnant le titre anglais et au-dessous en français. Le film de 1896 est perdu et il est difficile de savoir s'il est similaire à celui de 1896 mais ce peut être le cas en partie car la troisième version de 1902 présente une scène identique avec la même pièce avec les grands choux. La même scène avec plus de personnage, 4 à priori sur la première version ; ce qui fait regretter qu'elle ne soit plus là car devait en fait être plus animé que celle de 1900 où il y a juste quelques pas de danse et des bébés qui ne donnent pas l'impression d'être bien choyés.
Ce court-métrage fait parti des tout premier films de fiction. Il montre une fée qui donne naissance à des bébés dans des choux. Le noir et blanc refroidi un peu la beauté qui devrait émaner, mais bon à l'époque la couleur ne se présenter pas.
aucun intérêt en dehors d'historique, ce n'est ni charmant ni drôle ni curieux, ni rien en fait. Tout le monde en parle comme le premier film réalisé par une femme, et ?... Le film en reste sans intérêt à regarder. Au moins Mélies essaye de mettre un peu de fantaisie, là même pas, c'est platement illustratif de l'idée de départ. C'est curieux cette mode Alice Guy depuis quelques années.
La Fée aux choux est attribué à Alice Guy et constitue l’un des premiers exemples de fiction mise en scène de manière intentionnelle. Produite pour la maison Gaumont, la vue met en scène une fée découvrant des bébés dans un jardin de choux, reprenant un mythe populaire sur la naissance. Contrairement aux vues documentaires des frères Lumière, il ne s’agit pas d’enregistrer le réel mais d’organiser une situation imaginaire.
Le film repose encore sur un plan fixe unique, mais la démarche change : décor construit, costume identifiable, action dirigée. On n’observe plus un fragment du monde ; on assiste à une petite histoire. Le cinéma commence ici à inventer plutôt qu’à simplement capter.
Je ne connaissais pas cette réalisatrice, ayant surtout en tête Lumière et Méliès pour cette période. Découvrir que, dès les débuts du cinéma, une femme réalisait déjà des films m’a surpris. J’ai également été étonné, presque choqué, par la manière très directe dont de vrais bébés sont pris et déposés au sol, ce qui donne aujourd’hui un effet à la fois candide et un peu inconfortable.
Une des premières fictions mises en scène de manière intentionnelle.
Cette critique sera également valable pour Sage-femme de première classe (Alice Guy, 1902).
Synopsis : Une fée fait naître des bébés dans les choux, devant les yeux ravis de deux jeunes mariés.
Je me dois de m’arrêter sur une réalisatrice trop peu connue à mon goût mais qui est Ô combien cruciale pour l’avenir du cinéma. Il s’agit d’Alice Guy, première femme réalisatrice qui figurera dans le top du cinéma dans les années 1900. Mais ce n’est pas tout ! Elle, qui est également la secrétaire du très célébrissime Léon Gaumont, va également imaginer le premier scénario fictionnel et rompra définitivement l’aspect documentaire des frères Lumière ! C’est en 1896 qu’elle se lance dans la grande aventure avec La fée aux choux, mettant en scène une fée faisant naître des bébés dans les choux. Fort de son succès, elle continuera à créer quelques petites scénettes d’une dizaine de secondes avant de revenir sur son premier film en 1902, rebaptisé pour l’occasion Sage-femme de première classe. Dans cette version, de quelques minutes désormais, elle met en place plusieurs décors et quelques trucages basiques de l’époque pour donner l’illusion de la naissance ! Même si cette technique nous paraît bateau à notre époque, il ne faut pas oublier le pas qu’elle a réalisé il y a plus de 120 ans !
En ce qui concerne l’histoire, qui est dépourvue de tout rebondissements, on notera quand même l’attention portée sur les costumes et les décors, qui sont particulièrement soignés. Malheureusement, ces petits films sont bien trop courts pour pouvoir en tirer grand-chose de plus mais on sent déjà une réelle envie de créer l’imaginaire et de captiver les spectateurs de la salle.