Derniers Avis : L'Homme qui voulait vivre sa vie - Page 22
L'Homme qui voulait vivre sa vie
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Un visiteur
2,5
Publiée le 27 décembre 2010
J'ai été pas mal séduit par l'histoire et la prestation de Romain DURIS est très convaincante dans la seconde partie. Ayant passé 12 jours au Monténégro en Août dernier, j'ai reconnu des paysages que j'avais admiré durant mon séjour là-bas. La fin est trop abrupte et m'a laissé une certaine déception. Je me suis dit que ce type allait continuer à errer de la sorte afin d'échapper à une vie en prison.
N'ayant pas lu le best seller de Kenndy, j'ai pris ce film sans arrière-pensée & ma foi j'ai été très agréablement surpris par cette réalisation haletante où Duris entouré de très bons seconds rôles (Ariestrup, deneuve...) nous emmène dans son périple dès les premiers instants sans jamais nous lâcher... La fin du film laisse le télespectateur entrevoir le devenir du personnage sans vraiment le dévoiler & révéler de quoi son futur proche sera fait & cela permet à chacun de se faire sa propre idée & pourquoi pas d'entrevoir une éventuelle suite...
Plutôt bon film d'Eric Lartigau qui s'essaie, après deux films "comédies", à quelque chose d'explicitement plus "sérieux" ou plus "grave", en l'occurrence l'histoire d'un mec qui bascule du tout au tout, à la suite d'un événement qui l'oblige à fuir rapidos sa vie toute ficelée de jeune avocat/père de famille promise à un avenir - a priori - radieux, enfin tout ce qu'il y a de plus bourgeois en bref. Bon je passe tout de suite à ce qui m'a gêné tout au long du film, et qui m'a empêché d'adhérer complètement au scénario : le film hésite à mon sens entre deux voies qu'il s'évertue aussi courageusement qu'il se peut de joindre, celle du mec qui doit fuir une situation compromettante, genre polar ou thriller, et celle du mec qui part à l'aventure, dans un style tout artiste puisqu'il est enfin libéré de sa profession servile d'avocat pour se jeter à plein dans sa vocation jamais réellement approchée ou toujours pratiquement retardée de photographe (pour la seconde voie, donc, plutôt genre Into the wild, ce que dit d'ailleurs bien le titre : "L'homme qui voulait vivre sa vie". Seulement, le fait qu'il la vive n'est absolument pas la réalisation d'un désir enfoui ou d'une volonté enfin consciente, mais d'un accident, d'un hasard, d'une contingence juridiquement condamnable). En somme je regrette que l'auteur ait voulu rapprocher les deux voies, en faisant "un peu simplement" de la première voie la cause de la seconde. Ca laisse un peu trop à penser qu'un accident - hasard ou tout ce que l'on veut, moralement qualifié en bien ou en mal (ici c'est en mal) - peut permettre à un homme d'accéder enfin à sa destination, à sa vérité première et toute originelle. Bref ça accorde quand même pas mal de place (en sous-main bien sûr, implicitement, dans la trame du film), à tout un jeu de forces un peu téléologiques qui voient le destin garantir à l'homme sa place d'artiste, les cheveux aux vents et mal rasé, comme sur la photo ci-dessus qui voit bien le Duris rentrer dans un rôle un peu cliché (hi hi). Bon en somme, tout ça manque de crédibilité à mon sens (après tout, pourquoi le mec se fait passer pour mort alors qu'il a caché *** ? Ca laisse plutôt l'impression d'une gratuité de l'auteur qui rassemble plusieurs idées-fortes en essayant de leur donner une cohérence d'ensemble, que je trouve absolument dépareillée). Un petit quelque chose sur les relations amoureuses (sur le mode de la déception ou du nihilisme), puisque Duris se fait tromper par Foïs, ce qui entraîne par voie de conséquence les péripéties du film. Une autre relation s'auto-détruit dans la suite du film. Et même la photo des gosses part en cendres par mégarde. Mis à part ça, Duris est pas mauvais, évidemment, mais tout repose sur son jeu, puisque Marina Foïs joue toujours de la même manière (et jouera toujours de la même manière, dans ces grands moments de cinéma où elle parle avec une lenteur un peu ahurie en levant les yeux vers son interlocuteur, et où on attend la vanne comme dans la Tour Montparnasse infernale), et Catherine Deneuve a un rôle inexistant de vieille bourgeoise qui n'arrive pas à tirer une seule larmouillette de compassion. Ah si Niels Arestrup est quand même très bon en alcoolo habituel, enfin comme d'hab quoi. Sinon la musique ??? Que dalle, insignifiant. Et pis la fin sérieux... c'est risible de non-crédibilité, et ça vient éclairer sous le jour que j'ai décrit un film qui pouvait être sympa s'il n'avait pas mélangé autant de choses. Il n'y a que le coup de la bouteille qui m'aura bien fait palpiter... Allez, on va pas se fâcher, pour la bouteille et les quelques moments drôles (tout de même) 12/20
Et bien sûr, toutes les critiques sur le Tching's cine : http://tchingscine.over-blog.com/
Oui je dois dire que j'ai bien aimé ce film. Les acteurs sont très bons et en particulier Romain Duris et Marina Foïs, l'histoire est très prenante, et les personnages sont forts. La mise en place des personnages et des lieux est très bien faite, puis la déchéance du héros et particulièrement bien rendue. J'ai également bien aimé la deuxième partie, la fuite, qui nous montre l'autre face du personnage principal. Je trouve cependant que la fin arrive trop vite et que ça semble un peu baclé. Peut-être y aura-t-il une suite. 4 étoiles pour ce bon spectacle.
Duris passe 1h à camoufler son crime. Il lui reste une demi heure pour "vivre sa vie". Manque de rythme donc, et personnages secondaires peu creusés, voir sans intérêt. Si Duris agace, Marina Fois montre qu'elle a sa place sur les grands écrans. Un fin audacieuse, pour un film qui en est le parfait contraire.
Romain Duris est très bon dans ce rôle, toujours à la limite tant on veut l'aider tout en le trouvant à la limite. Histoire alambiquée au possible mais tellement bien servie par ces superbes paysages de l'Europe de l'Est, ces clichés photos fins et (re-belotte) le jeu de Romain Duris (bien au dessus des autres, si ce n'est Catherine D. très bonne).
Un film globalement réussi avec un casting adapté et un Niels Arestrup qui colle exactement au personnage que Douglas Kennedy avait imaginé. Le rythme est assez haletant tout en ayant des pauses avec des scènes et des paysages particulièrement esthétique , on ressent la passion de la photo à travers l'objectif de la caméra. Seul bémol, qui n'en est probablement pas un pour la majorité des gens qui ont été voir le film, l'histoire raconté raconté par Douglas Kennedy ds le livre et particulièrement la fin aurait mérité d'être adapté a l'écran car la fin du film reste un peu amer pour le lecteur du livre même presque sans saveur .
La première partie du film refroidit beaucoup : mauvaise, ressemblant à un téléfilm de TF1...difficile, très difficile d'y trouver des qualités. Mais, lors de la deuxième partie et le départ de Duris, tout devient plutôt bon, et le film fait regagner confiance au spectateur, impressionné de cette beauté envoutante de road movie contemplatif, admirant enfin le talent de Duris qu'on attendait depuis le début du long métrage. La première heure reste quand même en travers de la gorge, et on garde une impression mitigée du métrage.
Bon film, avec un excellent jeu de romain duris. Quelques longueurs, de très beaux paysages. Un b on moment pour ceux qui n'ont pas lu le livre, car la fin est spéciale. J'ai aime le film, mais préféré le rythme et la fin du livre, plus mouvementée et plus inattendue.