Melanie Stryder est une rebelle. Notre Terre a été envahie par un ennemi invisible. Les âmes vagabondes s’emparent du corps des hommes en neutralisant leur esprit. Lorsque Melanie est capturée par les Traqueurs, on lui insère Vagabonde, une âme pacifique qui a déjà connu plusieurs corps. L’âme explore les souvenirs de Mélanie dans l’espoir de découvrir l’endroit où se cachent le dernier groupe d’hommes libres, dont Jared, l’amant de Mélanie, Jamie, son frère de 11 ans, Ian, l’homme que Vagabonde a déjà remarqué, et son oncle, Jeb. Mais Melanie, résiste à la possession de son esprit. L’exceptionnelle volonté de Melanie va pousser Vagabonde à devenir son alliée. Ensemble, elles se lancent dans une quête impossible pour sauver la famille de Melanie, et les hommes qu’elles ont appris à aimer toutes les deux…
Passion, émotions et conflit de l’âme
Les Âmes vagabondes, adaptation cinématographique du roman éponyme de Stephenie Meyer, était l’un des films les plus attendus d’avril 2013. Le spectateur pouvait en effet mettre toute sa confiance entre les mains de son producteur et réalisateur, spécialiste des films d’anticipation, à qui l’on doit Bienvenue à Gattaca (1997), Lord of War (2005), ou encore Time Out (2011).
Dans ce film intrigant et efficace, on retrouve indéniablement la patte du réalisateur à travers. une vison SF très épurée, féminine pour une fois, une vraie mise scène, des plan très beaux, un casting correct et une musique de générique très touchante. Nous soulignerons les prestations de Diane Kruger dans le rôle de La Traqueuse, et surtout l’interprétation très juste de Saoirse Ronan, forte et douce en même temps, qui crève l’écran à seulement 19 ans dans le rôle de Mélanie/Vagabonde. Il ne faut cependant pas s’attarder sur les rôles masculins, qui en amoureux transis, sont beaucoup moins convaincants et ne retrouvent pas véritablement la position centrale qu’ils ont dans le roman.