Samedi 25 février, Lyon tient sa victoire mais le PSG égalise à la toute dernière seconde et au-delà du temps additionnel ! Quelle déception pour les supporters et les lyonnais ! L’issue décevante de ce film est comparable à la déception des supporters lyonnais. Si le match a été de bout en bout un très beau match avec du suspens, des retournements de situation, et des buts, on ne peut pas en dire autant de ce film. Il partait bien, il était agréable, les deux classes sociales en présence s’affrontaient sur un registre assez plaisant et là tout d’un coup, un final digne d’un tacle assassin. Comment interpréter cette fin ? Que doit imaginer le spectateur ? Cédric Klapisch l’abandonne-t-il à des spéculations hasardeuses ? Doit-on louer le pseudo rapt de France ? Certainement, le réalisateur ponctue son film sur le visage radieux de son héroïne. Son rapt semble être justifié. Doit-on louer la rage des syndicalistes poursuivant un trader qui semble se réfugier dans la mer pour échapper à un lynchage éventuel ? Le réalisateur cautionnerait-il un tel acte de barbarie ? Je me moque des lecteurs de ma critique qui me reprocheraient vertement mon manque de discrétion en révélant la fin du film ; je n’ai pas à employer de spolier, je pars du principe que ceux qui lisent les critiques viennent piocher l’inspiration ou tenter de comprendre ou de se rassurer, par conséquent, je ne leur apprends rien sinon la manifestation de mon immense déception. Pouvais-je me douter d’une fin aussi nauséabonde ? J’ai commencé à être déçu par deux facilités de scénario : Le trader couche avec la femme de ménage et le trader est à l’origine de la fermeture de l’usine où travaillait jadis la femme de ménage. Quel hasard, quelle coïncidence !! Et à partir de là tout s’emballe dans du n’importe quoi et d’autant plus n’importe quoi que la coucherie était un pari. On peut comprendre que la pauvre femme de ménage baisée une fois par le démantèlement de son usine et par le trader lui-même craque. Si je n’avais rien à reprocher sur les soi-disant clichés, pour le coup la coucherie, le pari de ladite coucherie, le trader super égoïste sont des clichés bien trempés, bien lourds, bien gras. Oui, cette fin est archi nulle et à elle seule plombe le film. Si j’ai bien compris la part du gâteau ce n’est pas seulement celle que veut le trader, c’est aussi celle des syndicalistes en voulant lyncher une tranche d’un des nombreux traders. Si la morale du trader est abjecte, ce que je partage, je ne partage point la morale des syndicalistes se ruant comme des sauvages, même sur un type peu recommandable soit-il, et encore moins je partage le rapt d’un enfant où à défaut se servir d’un enfant comme appât aux syndicalistes. C’est un autre film et pour le coup, j’aurais compris la révolte. Mais là, cette comédie sociale amère nous endort par la légèreté de son ton pour soudainement nous offrir une violence hors propos et gratuite.