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Un visiteur
4,0
Publiée le 18 août 2013
Le trio magique de Bollywood est de retour pour notre plus grand plaisir pour une 3ème collaboration. Après les excellents "Kuch Kuch Hota Hai" et "La Famille indienne" et le très controversé "Kabhi Alvida Naa Kehna", Karan Johar nous offre ici, un très bon film sur la tolérance, mais bien en dessous des films précédemment cités.
Les thèmes abordés par le réalisateur sont ambitieux... peut-être un peu trop pour le réalisateur. La peur et la colère américaine post-11 septembre est assez bien retranscrit malgré des clichés un peu naïfs. Karan Johar, comme a chacun de ses films, inonde les spectateurs de bons sentiments (parfois beaucoup trop). Bien qu'il ne fasse que 2h35, le film souffre de quelques longueurs, surtout dans sa deuxième partie.
Côté casting, on retrouve le couple Kajol / Shah-Rukh Khan comme à la grande époque. Leur complicité fonctionne toujours à merveille et on prend plaisir à les revoir rire et pleurer. Shah-Rukh Khan est impressionnant de réalisme dans le rôle d'un autiste atteint de la maladie d'Asperger. Kajol, de plus en plus belle à mesure que le temps passe, interprète avec brio le rôle de la femme brisé par les évènements de la vie.
Malgré quelques défauts, "My Name is Khan" est un film a voir absolument pour tous cinéphile (fan ou non du cinéma Indien).
A la fois drôle et émouvant, ce mélodrame marque les esprits et ce dès les premières minutes. Cette histoire qui fait la part belle à l'amour et à la tolérance ne peut clairement laisser insensible. La mise en scène de Karan Johar est en plus de très grande qualité et les deux comédiens principaux sont largement à la hauteur des attentes. Shah Rukh Khan est époustouflant dans le rôle de Rizvan Khan, un homme autiste qui est prêt à tout pour prouver son amour auprès de Mandira, cette dernière étant interpréter par la magnifique et très talentueuse Kajol. Ajoutons à cela une superbe BO (mais attention ici pas de scènes de chants comme cela peut-être le cas dans la majeure partie des films indiens) et une élégante photographie et l'on obtient un chef-d'oeuvre venu de Bollywood.
Une sensibilisation de la géo-politique actuelle. "My name is Khan" est un feu d'artifice, d'amour de l'autre, de compassion et volonté surnaturelle. Avec une BO magistrale, ce film s’inscrit dans l'histoire du cinéma en matière de réflexion sur les ségrégations et l'ouverture d'esprit !
Surprise , un mélodrame indien sans un numéro de danse !,bien sur tous les codes qui caractérise ce cinéma sont présents mais voila un film qui nous prouve que l'on peut faire quelque chose qui ressemble à du Bollywood mais qui n'en est pas tout à fait .
4 etoiles parce que la fin ne m'a pas vraiment convaincu , le realisateur est je trouve alle trop loin dans le melo a la fin mais bon c est le style boollywood qui est ressorti mais ce film vaut le coup , belle prestation de l acteur
Whouaaaa quel chef d'oeuvre j'en suis bouche B...ce film est magistral impossible de n'avoir pas une petite larme c'est une vrai leçon de vie... j'ai passé un véritable moment de bonheur...♥
J'ai pleuré hier en regardant ce très beau film mon frère depuis très longtemps me disait que je dois le voir mais étant donné que nos goût cinématographiques ne concordent pas forcémment j'ai toujours appréhender de regarder ce film surtout que c'est très long. Hier je l'ai vu sur C+ emotion et quelle émotion c'était une claque. Je vais rien dire autre que aller voir ce film sans hésiter et puis ne vous laisser surtout pas tremper par sa lenteur surtout au début.
Je me sens presqu'obligé de mettre 5 étoiles à ce film. Alors oui, le scénario est un peu simple par moments, l'histoire d'amour, très romantique au demeurant, paraît facile et certains flashbacks, au début, amènent de la confusion. Cependant, il s'agit là d'un film très fort, poignant, beau et la longueur ne se fait pas sentir. On est transporté de bout en bout, on se pose beaucoup de (bonnes) questions et même si on sait comment ça va se terminer, franchement on s'en moque et on se captive, on se passionne, on bouillonne devant ce bijou !!
Il passe sur Ciné Emotion (chaine 102 ) le 9/11/2012 à 20 h 45 en Français !!! A ne pas louper, lancez les enregistrements !!! Voilà je me suis dit que l'info allait vous intêresser... ENJOY!
Un des meilleurs films que j'ai eu l'occasion de voir. Je l'avais vu trois fois au cinéma. La première fois, on prend un claque émotionnelle. Les fois suivantes, on voit à quel point tout est artistiquement très fort : caméra, musique, jeu d'acteurs (!), etc. Un film à la fois très drôle, très émouvant, très vrai au final (car au-delà des apparences, le fond l'est). On sort grandit de cette grande leçon de tolérance et d'humanité.
Un film réalisé par un Indien aux Etats-Unis, avec des interprètes indiens dont l'acteur musulman Shah Ruck Khan, pour traiter de l'islamophobie post-11 septembre, voilà un projet qui pouvait sembler intéressant. Dans le désert des sorties d'après Cannes (je ne suis attiré ni par la énième adaptation d'un jeu vidéo pour ados attardés, même filmée par Mike Newell, ni par les ébats du couple Béart-Cohen), pourquoi ne pas aller voir ce qui était présenté comme le haut de gamme de la production de Mumbai.
2 h 40 plus tard, c'est le sentiment de m'être fait escroquer qui dominait, plus encore que l'ennui devant une fin qui ne finissait pas de finir. "My Name is Khan" n'est un film bollywoodien que par la langue hindi, les acteurs principaux et l'incroyable naïveté du scénario. Point de chorégraphies gigantesques et chamarrées, ni même de chansons sirupeuses : la seule fois où Mandira commence à chanter la version hindie de "We shall overcome", Rizwan lui demande à juste titre de se taire, tant elle chante faux.
Très peu indien, le film se présente donc comme remix maladroit de "Rain Man", pour le personnage d'autiste joué sans nuance par Shah Ruck Khan, et de "Forrest Gump", pour le trip rédempteur à travers les Etats-Unis, cette fois pour aller dire au Président des Etats-Unis "My name is Khan, and I'm not a terrorist". Il va chercher du côté du mélo, sans jamais effleurer la stylisation d'un Douglas Sirk. Bien au contraire, il rédige le scénario à la serpe, opposant le monde à la Benetton de la période heureuse d'avant le 11 septembre, à la chasse aux sorcière de la seconde partie où les sympathiques voisins se transforment en gremlins assoiffés de lynchage.
La mère de ce pauvre Rizwan lui a légué une morale bien encombrante : "Il n'y a que deux sortes de gens sur Terre, les Bons et les Méchants" ; celle de Forrest l'avait mieux préparé à la vie avec sa métaphore sur la boîte de chocolat. Malheureusement, ce manichéisme qui servit aussi de doctrine Georges W. a également inspiré les scénaristes, avec des situations ayant largement franchi la frontière du ridicule, comme ce mini Katrina s'abattant sur un bled de Géorgie, et où des cohortes de journalistes et de bénévoles du Croissant Rouge arrivent avant le moindre fonctionnaire américain.
Même absence d'originalité dans la réalisation : abus de ralentis, présence redondante systématique de la musique, surjeu des acteurs. Les escapades américaines de réalisateurs du monde entier qui ne perdent pas leur âme sont suffisamment nombreuses ("Blueberry Night", "Goodbye Solo" ou "La Princesse du Nebraska", pour ne citer qu'eux) pour montrer qu'il existait une autre voie que de singer le cinéma américain dans ce qu'il a de plus mauvais.
Mes remarques sur ce film, ajoutées au constat que je faisais dans ma critique de "Dans ses Yeux", m'évoque une interview dans "Mondovino", où un expert expliquait que les processus de vinification s'était tellement standardisés qu'on en arrivait à une production uniformisée sur toute la planète, ce qui favorisait fatalement les productions latifundiaires de l'hémisphère Sud au détriment des vins de terroir qui perdaient leurs âmes dans les refroidisseurs et les thermovinificateurs. J'ai un peu la même impression aujourd'hui en voyant des films venus d'Europe, d'Asie ou d'Amérique Latine qui cherchent à faire plus hollywoodien que le modèle, mais en moins bien, laissant paradoxalement la créativité au cinéma indépendant américain.