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DAVID MOREAU
161 abonnés
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0,5
Publiée le 12 mai 2024
NEXT. Souviens toi l'été dernier, cette invitation à la sieste. Quand le passé pèse sur ton avenir en perte. Une jeunesse vieillissante par un réalisateur économe, cicatrice du spleen. C'était pourtant de si braves gens. Patrick Mondiano a aimé.
La nostalgie étreint peut-être ces jeunes qui errent en parole futiles et en pas languissantes, mais elle refroidit rapidement le spectateur qui a envie de se dégourdir les jambes et de piquer un bon sprint pour aller voir ailleurs s’il herbe est plus verte. Ennuyeux à mourir.
Le 1er long métrage de ce cinéaste très talentueux et très original qu’est Mikhael Hers . Mais ici on ne trouve pas encore la maîtrise du scénario qu’il démontrera dans le superbe « Amanda » ( à voir absolument ). On est sur un film d’impression, de nonchalance, de nostalgie de la jeunesse , une déambulation dans les parcs de banlieue; pas vraiment d’histoire, on comprend tout juste qu’un groupe de jeunes lycéens se retrouvent quelques années plus tard ,et se souviennent d’un soirée mémorable qu’ils ont vécus ensemble à l’époque. On ne saura jamais vraiment ce qu’il y avait d’exceptionnel dans cette soirée que l’on ne verra pas : vers la fin on croit avoir des indices par une scène avec des héros plus jeunes. Mais tout cela reste assez confus. Reste une formidable approche humaine, assez étrange, qui parait être dans une veine naturaliste, mais dont la force est plutôt expressionniste. Quand il filme une jeune fille qui parle à son père atteint d’un cancer et lui fait sa déclaration d’amour on est au-delà du réel, c’est superbe et touchant . Quand le héros principal parle à sa mère gardienne du susmentionné lycée, vide au mois d’aout (formidable retrouvaille avec Maire Rivière, actrice cultissime de Eric Rohmer) , on est hors réalisme . Idem pour la scène de sexe entre les deux héros, ils mettent 45 mn pour comprendre qu’ils ont envie l‘un de l’autre, et même leurs caresses sont atypiques, la manière de filmer le désir et le plaisir sort de tout schéma habituel, ni excitant , ni sensuel , mais cru , un petit air de Gaspard Noé , en plus distancié . Malgré ses longueurs et son manque de cohérence, le film dégage un charme unique et envoutant, et l’on devine déjà que Hers sera un tout grand.
Beau portrait d'une jeunesse à l'age des possibles entre Sèvres ,Boulogne et Meudon ,bercée par l'indie pop et le bruit du vent dans les feuillages ,avec du vague à l’âme devant le temps qui file et puis il y a ... Marie Rivière...
Mikhaël Hers, c'est un œil qui pourrait être le nôtre, Memory Lane pourrait être un de nos souvenirs, avec un rythme qui est celui de la vie, où les journées d'été sont longues et les instants de fête nous tombent dessus presque par hasard et sont toujours trop courts. Alors pourquoi voir un tel film en ce cas, il suffit de fermer les yeux ! Parce qu'il nous enrichit des personnes, de beaux moments, une douce lumière, des joies intenses, d'une humanité qui nous accompagnent ensuite dans la vie. PS : et que dire de Primrose Hill ... indispensable.
Un film intéressant avec un scénario assez libre qui raconte une période de la vie des personnages sans objectif précis mais qui fonctionne plutôt pas mal...
Dès le premier plan du film, Mikhaël Hers donne le ton : long et lent travelling depuis une colline de la banlieue sud-ouest de Paris où le réalisateur a lui-même passé son enfance. L’image est magnifique, soignée et épurée. Les immeubles de la capitale et ses grands ensembles sont bien présents mais la nature est toujours là, au premier plan. La juxtaposition de ces deux espaces donne une perspective nouvelle et élégante de Paris où le milieu urbain cohabite parfaitement avec les éléments naturels de la périphérie... La suite sur Vivons curieux !
J'ai hésité entre nul et très mauvais. Au départ je voulais mettre nul, bien sûr, tant ce film est creux, fleurant bon l'amateurisme crasse... puis j'ai pensé à tous ses pauvres acteurs qui ont fait une prestation alimentaire pour espérer trouver une meilleure pioche... ces pauvres n'ont certes pas eu de grandes diatribes à apprendre tant les discours sont anodins et inutiles... Passez votre chemin, il n'y a vraiment rien à voir !
Un film tellement réaliste qu'il en devient plat. Le groupe d'amis n'est pas spécialement brillant dans ses discussions. On passe un moment, spectateurs de la vie monotone d'un groupe de braves jeunes gens dont on ne fait pas partie. Leurs histoires sont plus ou moins universelles, en ce sens le film est réussi. Tellement réussi d'ailleurs, que la conclusion serait qu'il vaut mieux passer 1H30 à téléphoner à ses anciens amis plutôt qu'à regarder cet oeuvre.
Je croyais n'avoir pas trop aimé ce film en le voyant. Puis j'y ai repensé plus tard, et mon sentiment a évolué. Même si l'histoire ne me concerne pas personnellement, cela m'a rappelé des moments similaires que j'ai connus. Passer quelque temps avec un groupe d'amis tout se rendant compte que rien ne sera plus jamais pareil, que chacun risque d'évoluer vers des vies différentes. Un certain parfum de nostalgie plane sur le film, et cela est bien transmis. Les acteurs sont tous justes, on s'identifie à ce groupe de pote qui se trouve dans une sorte d'âge charnière (entre 25 et 30 ans).
Une fin d'été où des amis se retrouvent. Et s'aperçoivent que leur vie va changer, avec ou sans eux. Beau sujet que le moment où l'on prend conscience que ce que l'on prenait pour acquis, en l'occurrence des amitiés de longues dates, se transforme avec le temps. Mais tout est tellement flottant que l'on s'ennuie ferme. Un principe trop volatile pour susciter l'intérêt. C'est dommage, les acteurs sont plutôt bons.
Memory Lane présente le spectacle affligeant d'une jeunesse désœuvrée de la banlieue Sud ouest de Paris. Les personnages semblent des ectoplasmes errant dans ce paysage pauvre et estival. Dépossédés de substance, ils sont désincarnés à l'écran par une petite troupe de jeunes comédiens qui paraissent paradoxalement trop vieux ( plutôt 30 ans que 25 ). Seuls les acteurs plus âgés Didier Sandre en tête donnent de la consistance au récit.
Tout cela concourt à ce que le le spleen seulement évoqué à travers ce film ne fonctionne pas véritablement. Tout est mineur dans ce film et si tel était son projet c'est une réussite. Seulement il en résulte un manque d'identification aux personnages et à leurs petites histoires entrecroisées, rédhibitoire pour ne pas sombrer dans l'ennuie tandis que les fantômes des personnages s'enfoncent dans un été poisseux et semi tragique.
"Montparnasse" précédent film du réalisateur présentait un structure certainement plus approprié au traitement de tels histoires mineures et emmêlées ( 3 petites histoires succecives ) de personnages errants dans un quartier qui n’est même plus l’ombre de ce qu’il fût.
Le Parnasse semble donc cher à ce réalisateur sud parisien et ici né peut être le « Parnasse fantomatique » prenant le contrepied du précédent en abandonnant un élan poétique et une esthétique forte pour se vautrer dans la frugalité et un lyrisme que ses prédécesseurs détestaient. Un romantisme désuet, une lenteur de vivre plongeant personnages et spectateurs dans la détresse la plus totale tandis que le néant des destins engloutit le vide de petites histoires se télescopant sans gravité.
Je viens de dépenser 6 Euros pour aller voir ce film, et je regrette. Je regrette que le cinema français se regarde autant le nombril, et que le CNC finance, et que la Région Bretagne suive, sur un film qui montre Boulogne Billancourt, pas Rennes, bref personnages insignifiants, dialogues zéro, sentiments zéro, si Mr Hers veut faire du Rhomer, il en est loin. Une demi étoile pour la photo, seul point positif du film.
Ca fait longtemps que je ne m'étais pas autant fais c.... au ciné. J'ai suivi quelques critiques (bobo parisiennes pour le coup) enthousiastes, j'ai eu tort !! un cinéaste amateur pourrait mieux faire. - prblèmes de son, acteurs pour la plupart peu ou pas convaincants, scénario très léger ... well, film à éviter !