13 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
2 critiques spectateurs
5
1 critique
4
0 critique
3
1 critique
2
0 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 avril 2014
Film muet signé George Albert Smith et datant de l'année 1900, "La loupe de grand-mère" possède tout le charme du cinéma dit primitif. L'histoire est simple: un petit garçon s'amuse avec la loupe de sa grand-mère en se focalisant sur des éléments présents dans la pièce ou il se trouve, donnant lieu à des gros plans sur des animaux comme un oiseau ou un chat, ainsi qu'un très gros plan sur l'oeil de la dite grand-mère. De par l'usage des gros plans, Smith apporte un caractère particulier quant à ce court. Malgré un siècle de passé, "La loupe de grand-mère" possède encore un charme indéniable.
Grandma’s Reading Glass, réalisé en 1900 par George Albert Smith, met en scène un enfant observant différents objets à l’aide d’une loupe, sous le regard d’une personne âgée. Le film alterne entre une vue d’ensemble et des plans rapprochés correspondant à ce que l’enfant voit, souvent présentés dans un cadre circulaire imitant le champ de vision de la loupe.
Le film marque une étape importante dans l’évolution du langage cinématographique. On voit apparaître une première forme de montage réfléchi, où chaque plan a une fonction précise. Contrairement aux vues fixes de l’époque, il propose un découpage en plusieurs plans reliés entre eux. L’utilisation du gros plan permet d’isoler des détails et de diriger l’attention du spectateur, tandis que l’alternance des plans introduit l’un des premiers exemples de point de vue subjectif au cinéma. Le cinéma ne montre plus seulement une action, il montre aussi la manière dont elle est perçue.
J’ai été intéressé de découvrir ce nouveau procédé de caméra. Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette construction du regard. Pour le reste, il n’y a pas particulièrement d’histoire, mais le film dégage tout de même une légère touche mélancolique, probablement renforcée par la musique.
Une expérimentation fondatrice autour du regard, qui pose les bases du gros plan et du point de vue au cinéma.