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Kilian Dayer
130 abonnés
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4,0
Publiée le 4 juin 2013
Easy Rider, curieux sujet de fascination de par le monde durant maintenant plus de 40 ans. Le film de Dennis Hopper, l’acteur, d’ordinaire, aura marqué les générations comme étant le film déclencheur d’une nouvelle vague hollywoodienne à la fin des années 60, un film contemplatif qui mettait en lumière le prix de la liberté dans une société assistée et jalouse de son prochain. La radicalité des cultures, l’affront d’une simple coupe de cheveux loin des chez soi, l’esprit de fuite en avant alors que la société dicte ses lois, ses mœurs. Dennis Hopper et son compagnon de route, Peter Fonda, accessoirement Jack Nicholson, sont des parasites dans un corps réglé comme du papier à musique, des mecs ayant préférer tenter leur chance sur la route, libre comme l’air, plutôt que comme maillon d’une infinie chaîne de consommation, de production et de stéréotypes.
Si l’on n’est maintenant coutumier du film dit d’époque, soit un retour en arrière pour le besoin d’une fiction, il est rare de pouvoir encore contempler un véritable film sur son époque propre. C’est le cas d’Easy Rider qui fait hautement figure de témoignage d’une époque pas si lointaine ou l’envie de libertés, d’émancipation, était plus forte que jamais. Des hippies vivant en des communautés arriérées, en quête d’oubli d’une vie en métropole stressante et futile, des agriculteurs d’Amérique profonde en quête de savoir, un peuple sudiste raciste et intolérant seront parmi d’autres, les spectateurs et les acteurs du voyage de nos deux californiens sur leurs motos Old School, partant chassé l’inconnu contre vent et marée.
S’il est difficile pour certain de s’imprégner du climat du film, qu’ils penseront futile et sans récit, il est d’autant plus facile pour d’autres, curieux, de comprendre les aboutissants, les intentions de Dennis Hopper qui aura, en réalisant ce film, simplement voulu dresser un portrait social, géographique et ethnographique de ce grand pays qu’est l’Amérique. Les cultures se heurtent plus que jamais, les paysages détonnent autour de longues routes monotones, le vrai vent de liberté des temps modernes, aux commandes d’un véhicule à moteur. Fait marquant, si nos deux compagnons sont deux purs produits ethniques américains, ils découvriront malgré eux que l’Amérique est bien plus vaste et complexe qu’il ne l’avait pensé. Leur voyage se terminera par ailleurs brutallement faute d’intolérance. La peur du différent, la jalousie engendre un acte cruel et difficilement compréhensible.
Les personnages de Hopper et Fonda étant intrigants, Easy Rider ne serait pourtant pas ce qu’il est sans l’apparition quasi spontanée de l’énorme Jack Nicholson. Oui, acteur déjà admirablement fou, un tournage sous l’emprise du cannabis aura sans doute révélé au monde l’un des tous meilleurs acteurs des temps modernes. Bref, un film d’une authenticité à l’épreuve des balles, un aspect qui aura sans doute laissé sur le carreau un public insatisfait n’étant pas venu pour philosopher. Le trip sous acide à la Nouvelle-Orléans est d’ailleurs une preuve de la complexité d’esprit de Dennis Hopper, qui n’explique rien mais qui laisse le public décortiquer ses intentions. Culte mais pas très accessible, ça, il faut le souligner. 16/20
Un road-movie simple, presque simpliste, lent et contemplatif avec un fort parfum de liberté. Des paysages sensationnels. Une œuvre culte d'une rare poésie servie par des acteurs superbes et une bande originale géniale.
Une fois assimilés le rythme et les idéaux véhiculés (au sens propre!), et une fois fait abstractions des quelques bourdes visuelles, le film est un régal, un véritable voyage au travers de toute une époque aux Etats-Unis.
Ce film est un pur chef d'oeuvre ! c'est tout un symbole d'une époque où tout semblait possible... Déjà, le sujet : deux amis décident de parcourir le sud des Etats-Unis à moto. C'est la liberté ! Ensuite, la musique rock, entraînante et culte de cette époque avec des groupes comme Steppenwolf, Jimmy Hendrix, the Who et d'autres. Les décors dans lesquels les amis roulent donnent à rêver. Enfin, au delà du road-movie, l'intérêt du film réside dans le fait que deux sociétés se croisent, d'un côté, une société conservatrice craignant les changements et les idées véhiculées par la nouvelle tournée vers l'avenir. Cette confrontation entre les deux sociétés amène d'ailleurs au film une fin qui tue. Un film à voir absolument !!!
Un film culte et ça se comprend ! Un bande originale de folie, des paysages magnifiques, des acteurs au top. Ce film nous fait une visite des États-Unis, de l’intérieur, un pays inconnu et sombre... Le seul problème, une fin un peu décevante ! Mais énorme !
Fallait il un scénario pour easy rider, la question est posée par les détracteurs. Je pense qu'easy rider n'en a pas besoin. Faut juste prendre ce film comme le reflet d'une époque, un délire ponctuel.
Parfois prétentieux certe avec les effets psychédéliques; il n'en reste pas moins un bon film. De là à en faire un film culte je n'ai pas autorité à en décider.
La fin à la "seuls sont les indomptés" m'a beaucoup marquée.
Un grand message de liberté, excellent ! Sans doute un de mes films favoris. Peter Fonda est tout simplement parfait, Dennis Hooper de même, un des meilleurs duo de l'histoire du cinéma selon moi. Jack Nicholson à été super lui aussi, j'ai bien aimer son rôle d'avocat alcoolique. Le scénario, il y en a pas vraiment, c'est un voyage sur les routes US avec des péripéties par ci par là. Easy Rider est un classique immanquable, une merveille. Il y a une phrase qui ma marqué aussi, que Peter Fonda prononce pas si loin de la fin : "Si dieu n'existait pas, il aurait fallut l'inventer".
Tout un symbole de liberté. "Easy rider", c'est une furieuse envie d'enfourcher sa moto pour rouler vers nulle part, les cheveux dans le vent, en écoutant du rock à fond. Mais "Easy Rider", au delà de sa thématique vraiment sympa, c'est aussi un film qui, malheureusement, souffre du poids des années passantes. Car même si la Bande Originale reste somptueuse, même si les interprétations restent remarquables (Jack Nicholson) et même si la réalisation regorge de trouvailles, on s'ennuie à de nombreuses reprises car il manque de rebondissements, et il manque de rythme. Road movie ou non, là n'est pas la question. Parfois, on s'interroge même de l'intérêt de certaines scènes qui auraient pu, à mon avis, être écourtées au profit d'autres scènes à priori plus intéressantes. La scène finale relève clairement la note de ce drame car vraiment surprenante, elle mérite que l'on reste jusqu'au bout!
Voir les kilomètres défiler. Le reflet du soleil dans les rétroviseurs. Ne pas être guidé par un itinéraire. Se laisser vivre. Et se laisser penser. Au gré du vent et des routes. Sans savoir où aller, où fuir. C'est tourner le dos à une vie toute tracée, un avenir morose que la société seule promet de procurer, en vue d'un bonheur. L'aventure de deux hippies en marge de la culture américaine des années 60, dans laquelle nous participons en tant que spectateurs mais, au final, en tant qu'acteurs -comme l'espéraient Dennis Hopper et Peter Fonda, je suppose. Ce jeune Fonda là enfourche sa bête à moteur pour parcourir, à l'inverse de son père, le pays d'Ouest en Est. Un périple qui nous rappelle les vraies valeurs de la vie au sein de la nature; de la vie en communauté; de la vie en temps de paix; de la vie, tout simplement. Les travellings d'accompagnement n'ont jamais aussi bien épousé les mouvements des protagonistes, ici, sur la route. Pour un premier film, Dennis Hopper a réalisé un chef d'oeuvre qui traverse toutes les époques et ne cesse de bouleverser nos pensées.
Même si le film a un peu vieillit, il reste captivant grâce a ses plans sublimes entre un Scott et un Kubrick, a sa BO géniale pas loin de celle d'un Tarentino et a son jeu d'acteur parfait. Une belle épopée a travers l'Amérique.
Ils roulent en moto,puis ils fument,puis ils roulent,puis ils sniffent,puis ils roulent,puis ils boivent...Tout ça pendant 1h30 entrecoupé de scènes où ils racontent des conneries autour d'un feu.Génial!Un film soit disant culte,emblème de la génération "hippie".Elle-même une stupidité sans nom,futile,puérile et inventée par des jeunes bourges en manque de conscience idéologique! Quand le thème du film est du même niveau que sa qualité...
Grand film de Hopper qui propagea la popularité des hippies et l'effet Woodstock, mais qui surtout révela le Nouvel Hollywood, donnant le plein pouvoir aux auteurs. La réalisation est très bonne, l'histoire racontant le périple et les rencontres de deux motards traversant les Etats-Unis vers un destin tragique. Si le film est assez long, s'appuyant sur des effets et un montage particulier, il n'en demeure pas moins excellent.
C'est un film qui dépeint une génération. L'action se déroule aux Etats-Unis dans les 60's. À travers les voyages des deux personnages principaux on découvre une Amérique côté pile et face. La face agréable d'un côté, celle beaucoup moins reluisante de l'autre. C'est d'ailleurs cette aspect qui prend de plus en plus d'importance au fil des deuxièmes et troisièmes actes et qui apportera une conclusion somme toute inattendue à Easy Rider. Ce n'est pas un grand film, mais il a le mérite d'être bien construit et d'aborder sans détour un aspect précis de l'histoire américaine.
Un road-movie tragique, mélancolique, qui inverse les rôles dans cette Amérique des années 60 : les motards sont des êtres humains minés par la solitude et assoiffés de liberté ; les bons citoyens américains sont des primitifs, hostiles et violents. Ce film incarne une remise en question de notre civilisation et des limites que nous nous y sommes fixés par besoin de sécurité, limites pour lesquelles une harley vombrissante vers l'horizon représente un gros bras d'honneur. Et ça, on ne peut le tolérer.
Le plus grand des "road movie" avec une bande sonore génialissime. Partir à la conquète de paysages a couper le souffle au coeur de l'amérique profonde, au guidon d'un choppeur...Un trip que tout motard rêve de se faire Un grand sentiment de Liberté, l'esprit du motard par excellence! On aimera pour ça... Après le film est très lent, la fin un poil ridicule. Mais pour un motard c'est un classique, donc j'ai apprécié.