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kinophil
23 abonnés
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4,5
Publiée le 6 mars 2012
Magnifique film sur la précarité d’aujourd’hui. Portrait d’un personnage dessiné avec réalisme, énergie et pudeur, sans pathos ni misérabilisme et magistralement interprété par Corinne Masiero.
Un premier long métrage surprenant par son naturalisme tempéré, un scénario qui évite tout cliché et le jeu sensible de son interprète. Le cinéaste trouve un ton propre, quelque part entre la Varda de "Sans toit ni loi" et "Rosetta", à qui l'héroïne fait songer par sa ténacité et sa douleur contenue.
Une grande comédienne pour un beau film sur les galères Corinne Masiero porte le film de bout en bout déjà repérée dans de nombreux films Tv et séries elle prend ici une autre dimension c'est une révélation il faut souhaiter que le jury des césars saura la reconnaitre
Un film d'autant plus touchant qu'il ne nous "impose" pas les émotions: c'est une chronique sociale sans pathos. Le réalisateur a fait le choix -réussi- de ne pas quitter une minute son "héroïne". On la suit ainsi dans ses problèmes, mais aussi dans sa "débrouille" et ses rencontres humaines (ce n'est pas un film pessimiste ou désespéré), on ne sait pas vraiment comment elle s'est retrouvée dans cette situation (quelques clés sont données, mais peu nombreuses), sans que cela ne nuise à l'intérêt du film. Un mot encore pour saluer l'interprétation de Corinne Masiero, excellente.
Un film très touchant sur le combat d'une femme qui essaie de sortir tant bien que mal de la précarité . Un film de société qui révèle assez habilement la situation de personnes n'arrivant pas à s'en sortir malgré l'accumulation de petits boulots. Une œuvre touchante !!
J'ai trouvé la mise en scène trop imperméable. Beaucoup de mal à m'attacher à cette femme malgré l'épreuve qu'elle traverse. Mais quelques moments critiques m'ont ému et évidement le propos m’interpelle.
Même si la fin ne correspond pas à ce que j'attendais, J'ai trouvé ce film trés bien tourné. Ne plus montrer les canons du cinéma Hollywoodien nous change un peu et l'actrice arrive parfaitement à rentrer dans son rôle. Du dramatique au gnangnan il n'a qu'un pas mais il a réussi le juste milieu. Bravo !
j'ai pas trop accroché, je trouve pas que le film retranscrit bien la détresse, le mal être des ces gens qui doivent vivre dans leur voiture, criblé de dettes. dans le genre j'ai préféré "une vie meilleure" ou "toutes nos envies" où j'avais la gorge nouée et la peur de finir comme eux
Ce film est un petit bijou . Il a tout d'un grand film. Corinne Masièro, que l'on voit régulièrement à la télé, crève l'écran. Elle est Louise, une femme ordinaire, qui ne parle pas beaucoup, qui dort dans sa voiture et qui se bat chaque jour pour survivre. Cyril Mennegun n'est pas le premier à filmer la misère, la précarité, les petits boulots, mais il le fait avec simplicité et élégance. Son film n'est pas un mélodrame, c'est un film sur l''espoir, l'entraide, l'amitié.......Et puis il y a Louise, la belle et attachante Louise........Madame Masiéro, vous êtes une grande actrice.
L'aube, dans un parking une femme sort de sa voiture. Cette femme, c'est Louise Wimmer qui proche de la cinquantaine se voit obligée de vivre dans sa voiture.Entre les galères de sa situation, un métier de femme de ménage sous payé , une assistante sociale je m'en foutiste et la musique de Nina Simone elle se bat pour sa dignité sans se chercher d'excuses toujours avec le but de se trouver un appartement. En traitant un sujet grave et en pointant les lacunes d'un monde capitaliste en perte de vitesse,Cyril Mennegun se risquait à faire un film socio-pathétique à tendances manichéennes avec des gentils pauvres gens victimes de vilains riches. Mais non, tout d'abord pas de salaires à plus de 3000 euros par mois dans le film et puis surtout Louise Wimmer à aucun moment ne se porte en victime fragile. Elle est peu bavarde, a le visage dur , elle a à première vue rien de sympathique. Et tant mieux, en effet le réalisateur nous épargne ici le personnage de la pauvre femme souriant aux coups durs, en l'occurrence peu crédible lorsqu'à 50 ans ce dernier se voit forcé de vivre dans sa voiture. Ce personnage de Louise Wimmer est fondamental, c'est lui qui donne toute sa force au film par ses reliefs, et c'est la peu connue Corinne Masiero qui donne toute son intensité à Louise Wimmer. En effet, elle nous balance un jeu abrupte loin de tout lissage, on sent bien qu'elle aussi a déjà eu ses propres problèmes. C'est d'ailleurs un grand coup de la part de Cyril Mennegun d'avoir choisit une actrice non peoplelisée, sans quoi son film ne se serait pas inscrit dans l'optique ultra réaliste dans laquelle il évolue, notamment par le toujours très marrant maquillage enlaidissant auquel on droit les actrices lorsqu'elles doivent jouer le rôle d'une personne lambda. De plus le réalisateur nous installe au cœur de son film avec sa mise en scène simple et les sons nous rappelant notre quotidien comme la discussion de café ou le grondement d'un moteur qui ne marche pas. Enfin sans être niais le film dégage un message d'espoir très fort et de foi en la vie. Des messages d'autant plus frappants qu'ils sont renforcés par les jeux de lumières et par la force de la voix de Nina Simone qui ici se trouve être un personnage à part entière tant elle accompagne le personnage de Louise dans son combat de tous les jours. Ainsi Louise Wimmer trouve le parfait équilibre, ni trop pessimiste ni trop bisounours,d'ailleurs il aurait pu avoir sa place aux Césars en particulier dans la catégorie meilleure actrice, quoique Corinne Masiero serait trop réaliste dans l'univers brillant et policé des Césars.
Une tranche de vie de merde comme on peut en voir régulièrement dans les journaux télé et autre documentaires qui font dans le voyeurisme. Un film pessimiste ou l'ennui prend le dessus mais qui finit heureusement sur une lueur d'espoir. A éviter sous peine de dépression aiguë, ce n'est pas le genre de film que je recherche quand je vais au cinéma.
Un film porté par l'actrice, présente, physique, terriblement humaine. Sans tomber dans le pathos, on suit le quotidien de cette femme, sans réellement savoir pourquoi elle en est arrivée là, ce qui compte c'est la survie au jour le jour. Je suis rentré dans le film et je tie mon chapeau à Corinne Masiero pour sa prestation.
Dans son premier long-métrage, Cyril Mennegun a choisi de dépeindre le quotidien d'une femme qui dort dans sa voiture, en attendant qu'on lui attribue l'appartement qu'elle réclame depuis plusieurs mois aux services sociaux. Elle gagne sa vie comme femme de ménage à mi-temps dans un hôtel, et voit peu d'amis. Le film aurait facilement pu tomber tomber dans l'écueil du pathos ou du misérabilisme. Cependant, c'est avec habilité que le réalisateur dessine un personnage réaliste, magistralement interprété par Corinne Masiero, véritable révélation au jeu brut et authentique. On est témoin des combines auxquelles elle a recours afin de continuer à vivre : voler l'essence des camions, utiliser les douches sur son lieu de travail... Le film est toutefois empreint d'une certaine mélancolie, d'une poésie qui transparaît souvent dans les expressions de l'actrice. Quand sa voiture refuse de démarrer, on la sent immédiatement en détresse. Quand elle déjeune avec sa fille, on voit la honte qu'elle tente de dissimuler. Quand elle sourit, même si c'est rarement, on se surprendà être heureux pour elle. On devine son besoin d'affection, son désespoir de s'en sortir un jour. Le personnage, simple en apparence, cache en réalité une psychologie complexe se qui révèle à mesure que se déroule le scénario.
La mise en scène est quant à elle remarquable, soulignant l'enfermement du personnage qui ne semble pas trouver d'issue à sa situation : le rétroviseur permet de sur-cadrer le regard de Louise chaque fois qu'elle conduit son véhicule, et lorsqu'elle démarre sa voiture, c'est toujours la même chanson de Nina Simone qui débute; ce leitmotiv structure le film par la répétition. C'est une métaphore de l'impossible changement, de l'inévitable retour du même, mais c'est aussi ce contre quoi le personnage se bat. Comme dans cette scène de transe, l'une des plus réussie du film, où Louise Wimmer danse frénétiquement sur une colline qui surplombe la ville. Elle finit par arracher l'auto-radio et par le lancer au loin, comme si ce geste pouvait la libérer, et lui donner la possibilité de commencer une nouvelle vie, celle qu'elle recherche depuis si longtemps et vers laquelle le film s'achemine peu à peu en relatant son combat.
Cyril Mennegun s'affirme donc comme un cinéaste prometteur, tant au niveau de ce qu'il veut dire que de la manière dont il le filme, mais également pour avoir su révéler à l'écran le talent d'une comédienne dont on entendra sûrement reparler.
Ce film n'est pas un enchaînement de faits quotidiens. Certes "Louise fait sa toilette" "Louise va travailler" "Louise retrouve sa voiture". A travers ces gestes de tous les jours la beauté et la force de Louise se dessinent. C'est petit à petit que cyril Mennegun nous dévoile la triste réalité qui est derrière, ce qui a été, et fait que Louise en est arrivée à ce stade. Au delà de l'égoïsme insupportable de certaines situations la solidarité est présente et le film est loin d'être dénué d'espoir. C'est une femme digne qui ne veut dépendre de personne, en cela je ne peux que la comprendre. Reste à savoir comment dans le contexte actuel on peut se sortir d'une telle situation et bien après le générique... moi j'ai envie de la suivre et devenir son amie. Un film à voir absolument dans lequel vous découvrirez une actrice sublime !
Pour avoir travaillé avec Corinne il y a quelques années, je savais que c'était une bonne comédienne, mais en la voyant en Louise, et bien qu'étant déjà assis, je suis tombé sur le cul ! Le film est simple, sans fioriture et touche directement au coeur et dans la tronche. Une claque telle qu'on aimerait en recevoir plus souvent dans le ciné français... Merci donc !