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alouet29
95 abonnés
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0,5
Publiée le 12 décembre 2015
Ce film est tourné comme un documentaire : dialogues basiques, prises de vue sommaires et bruits parasites en permanence (bruits de voitures par exemple). On pourrait en déduire que cela fait "réel". Mais non, il en ressort un amateurisme, peut-être assumé mais pas convaincant. On se croirait devant une télé-réalité !
Réalisé comme un documentaire c'est plutôt réussi,les acteurs joue très bien,si bien que pour le coup on croirait vraiment que c'est un vrai documentaire!ça se regarde sans problème même si il y a mieux dans le genre.3/5
Étude de mœurs esthétisante très proche de Gus van Sant, sur les ados d' un microcosme pavillonnaire de la middle class de Baltimore. Les techniques documentaires de l'interview au service d'une fiction. On s'ennuie, il faut bien le dire...
Un étrange film dont le deuil est un prétexte à dépeindre un portrait réaliste de "l’Amérique d'en bas", le tout avec de faux témoignages face caméra. C'est intéressant, mais un peu chiant. On a parfois l'impression de regarder un ersatz de Gus Van Sant...
"Pas terrible", le notage d'allociné correspond très bien à ce que je veux dire pour ce film. Avant d'entrer dans la salle, un ami m'avait raconté une histoire émouvante. Un jeune homme qui meurt d'une overdose, des amis et de la famille qui témoignent... Mais quand on sort du cinéma, le seul sentiment qui vous vient à l'esprit est... Incompréhension. Que penser de ce film ? Il fait réfléchir, il heurte, il... Endort. Dommage.
Quelques noms taggés à la va-vite sur un mur transparent, invisibles pour l'humain lambda car mangés par le béton, une piscine, un plan d'eau, des cigarettes, un skatepark, de l'héroïne et des filles nu(lles), passives, paumées, WHAT ARE YOU DOING TOGETHER? YOU KNOW, JUST HANGING. oui. ça traîne, du camé au skateur pro, du tatoué à la grand mère toxico, peu ont finalement quelque chose d'intéressant à dire, même si ça grommelle de plan en plan. Baltimore, la ville fantôme, infestée de Looser et d'âmes en peine, c'est cela, Matthew Portefield, que tu voulais nous montrer? L'une est blonde et l'autre brune, elles ne sont plus d'ici mais pourtant, l'enterrement les ramène dans le 'trou'. Tandis que brunette prendra du bon temps, au milieu d'un petit troupeau sympathique, la blonde vivra un enfer, clairement flippée à l'idée de se retrouver coincée pour toujours, dans cette foutue ville où rien n'avance. Figée. Un poil trop maniéré dans son déroulement, le film peine à se détacher de la morne surface, se contentant de barboter bien loin d'un fond pourtant plein de ressources. A l'instar de la frangine blonde en crise, on veut se barrer, les laisser dans leur bordel, donc ouais, Putty Hill est une errance trop 'cheap', et, malgré cette ouverture grandiose, ce fucked up world ne plantera pas son aiguille pleine d'encre dans mon bras.
Film superbe, vraie révèlation, Putty Hill est ce que le cinéma américain a produit de plus interessant et original depuis Story Of A Junky du génial Lech Kowalski. Pas d'ultra marginaux dans ce portrait altmannien de jeunes paumés, douloureusement paumés. Pas d'ironie ou de regard humaniste, mais une tranche de désespoir et de violences brutales. L'incroyable scène de cérèmonie, le banquet de fin du film, révèle un sens nouveau à la multiplicité des interprétations que recèlent le film. Les morts relient les vivants entre eux. Putty Hills c'est Voyage au bout de l'enfer à l'envers. On commence par la guerre, et on termine par une cérémonie, entre les deux ce qui s'est accomplit est immense, le temps a passé, les jeunes ont vieillis. Potterfield filme quelque chose d'unique, le jeunesse n'est pas éternelle, elle ne représente ni rédemption ni espoir ni un surplus de beauté, elle est toute entière une part d'un immense gâchis. De cette evidence enfin transmise, modestement mise en image et respectueuse, le travaille enfin d ela fiction et du documentaire s floute, et on regarde la fiction se libérée enfin des carcans, on regarde enfin le documentaire s'élever un peu d'un réalisme irréprochable. Putty Hill dans un autre genre rappel La Chambre de Wanda de Costa, c'est le règne du flou et de la distance sans cesse remaniée, c'est enfin un processus qui n'en finit pas de déchoir, celui de la mort du cinéma, enfin contredit, enfin vérifiée, pour le meilleur.
Un film mélancholique qui sert d'introspection à une population défavorisée. Si le tout est très maitrisé et crédible, on ne peut pas pour autant se défaire d'une sensation de longueur qui finit par devenir un profond ennui...
C'est un bon film. Intelligent et pas prétentieux pour un sou. Il est plutôt lent mais pas ennuyeux, la longueur est légitime. ça fait du bien de voir qui'il existe aussi ce genre de petits films de l'autre côté de l'Atlantique.
Je suis super étonné des critiques. J'ai vu le film hier et j'ai beaucoup aimé. Il s'agit d'une approche et d'un rythme particuliers, mais justement ça change. Il y a une justesse de ton et une douceur envers les personnages peu communes au cinéma. Le parti pris du docu fiction fonctionne et change du cinéma américain de Larry Clark et de Gus van Sant. Je me suis laissé prendre par l'atmosphère. Mon conseil, foncez et vous ne serez pas déçu!
« Putty Hill » a été étrangement acclamé par toute la presse. Je crois bien que le spectateur moyen est un peu moins enchanté par ce film audacieux, mais malheureusement un peu trop ennuyeux. Néanmoins, l’atmosphère mélancolique, un peu résignée, que le réalisateur parvient à capter à Baltimore, est intéressante. Les personnages se suivent et se ressemblent, mais certains attirent plus l’attention que d’autres. C’est bien une fiction, qui prend parfois une allure de faux-documentaire lorsque certains personnages sont interviewés : j’avoue ne pas bien saisir l’intérêt d’une telle démarche alors que le reste du film se veut au contraire réaliste. Fausse bonne idée, donc. Malgré l’ennui, il est vrai qu’il y a néanmoins quelque chose d’un peu captivant et fascinant dans « Putty Hill ». Certaines scènes sont trop longues et inutiles (la dispute du tatoueur et sa fille), d’autres sont tellement réussies (la séquence finale avec les deux filles, la nuit) qu’on regrette que tout le film ne soit pas ainsi. Une bonne intention à moitié ratée.
Le réalisateur choisi de faire un faux documentaire, pensant apporter un plus à son scénario transparent, vignettes démoralisantes d'une certaine jeunesse américaine sans repères. Mauvais calcul, car il supprime du coup tout ce qui fait l’intérêt de ces séquences, à savoir leur caractère émotionnel. D'autant plus dommage que les acteurs étaient bien dirigés.