Un film méconnu ressorti en DVD par la revue Mad Movies. Une petite perle en vérité qui ouvre la voie aux slashers des années 80 la brutalité en moins. Le film sous une trame classique s’avère être une charge assez virulente de l’institution ecclésiastique. La bonne d’un trio de prêtres s’est amourachée du plus jeune d’entre eux et supporte mal de le voir convoler avec une jeune et belle divorcée. S’ensuit une série de meurtres quand celui-ci commettra la faute impardonnable de donner en cadeau à sa promise la croix qu’elle lui avait offerte. Munie d’un masque (Mike Myers nous voilà !) elle entame sa série de meurtres punitifs. La prestation de Lilian Roth ancienne vedette des années 30 est convaincante ainsi que celle de Paula Sheppard en chipie faussement accusée (elle a une ressemblance troublante avec Theresa Russel). Avec le recul on comprend mieux que ce soit « La nuit des masques » sorti 3 ans plus tard qui ait révolutionné le genre lui donnant une seconde jeunesse. Carpenter joue plus volontiers avec nos nerfs nous plongeant carrément au cœur de l’action. Son tueur est l’incarnation directe du mal, tuant sans mobile. Enfin la bande son obsédante de Carpenter rythme les soubresauts affolés de notre cœur. Plein de petits détails qui font que « Alice, sweet Alice » quoique très réussi était sans doute trop sage à l’époque pour réveiller les spectateurs tout juste remis du choc que fut « L’exorciste ». A découvrir.
Alice Sweet Alice est un très bon film des années 70. Plus thriller que film d’horreur, il s’avère franchement convaincant avec un budget dérisoire. Gros point fort : l’interprétation. Une bonne partie du niveau de ce métrage réside dans le jeu assez exceptionnel de Paula Sheppard. L’avantage énorme c’est qu’il s’agit en fait d’une actrice mature (elle a 19 ans au moment du tournage) jouant le rôle d’une enfant de 12 ans ! Non seulement physiquement cela ne saute vraiment pas aux yeux, mais du coup le jeu est plus fin, mieux maitrisé de la part de Sheppard. Son interprétation est toute en nuance, et rend à merveille l’ambigüité de son personnage. Autour d’elle, gravitent des acteurs non moins talentueux. Mention spéciale pour Mildred Clinton, excellente elle aussi, Linda Miller, et Alphonso DeNoble. Acteur au physique hors-norme, il a un personnage décapant qui participe pleinement de l’ambiance étrange qui plane sur ce film. A noter le petit rôle de Brooke Shield. Le scénario n’est pas mal non plus. Il soutient bien le suspens (jusqu’à la révélation du tueur qui n’intervient pas au dernier moment), s’avère dynamique et se suit avec un réel plaisir. Néanmoins dommage qu’il cède parfois aux poncifs éculés (le type qui s’approche du tueur sans avoir récupéré le couteau que ce-dernier a fait tomber par exemple !). Dans l’ensemble c’est quand même assez positif. La mise en scène est réussie elle aussi et se permet des audaces bienvenues (la vue subjective de la victime à la fin du film). Ce n’est pas parfait, et parfois le montage apparait brouillon (le dernier meurtre en faisant partie d’ailleurs), mais malgré tout bon boulot. Il y a de la recherche, et c’est efficace. La photographie a un peu vieillie, mais il s’agit vraiment d’une patine, comme tout film ayant le même âge. Le travail sur les décors est aussi à souligner, car ils sont variés et d’une belle qualité pour voir le modeste budget du film. Quant aux meurtres, ils sont soignés. Le premier est marquant, car il s’agit d’un infanticide, mais il est conduit avec « élégance ». Pas de racolage, un meurtre sobre et réaliste (contrairement aux autres plus dans le genre slasher) qui s’avère remarquablement réalisé. Je terminerai sur la musique. Il y a un très bon travail sur la bande son qui mérite d’être souligné, avec là aussi, quelques belles audaces qui ne vont pas dans le mur. Bon boulot. En clair Alice Sweet Alice est vraiment à voir. Assez singulier, avec des personnages bizarres (Alice bien sur, DeNoble, mais aussi les employés des pompes funèbres !), il déploie un univers étrange et pourtant très classique. Doté d’une excellente interprétation et d’un scénario qui se tient, livrant un travail formel convaincant en dépit d’un budget dérisoire, je ne peux que conseiller le visionnage du film d’Alfred Sole.
Si l idée du scénario est intéressante c est malheureusement gâché par un jeu d acteur assez moyen. En plus le film à vraiment mal vieilli. J ai par contre apprécié la bande sonore qui fonctionne bien pour ce film.
Tous est dit dans la jaquette du film : malsain,cruel et derangeant ! 2 etoiles amplement mérités car le film ressemble à du Hitchcok ou du Mario Bava voire meme je dirai plutot du Lucio Fulci donc autant dire que le suspense et l ambiance de ces realisateurs est garantie (pouvait pas mettre 4 etoiles ce film à quand meme mal veillie il date de 1976 faut pas l oublier lol). La fille qui joue Alice joue à merveille le role de la fille dérangée et petit bonus on remarquera que celle qui joue ca soeur n est autre que Brooke Shields à 11ans qui joue surement ici dans son premier role d actrice :) et qui deviendra 5ans plus tard la future Miss Lagon Bleu :p