Je me sens si con. Si con... Je lis toutes ces critiques d'âmes sensibles, capables de capter les émotions, capables de ressentir la poésie homérique de ce film. Je me sens si con quand tant de critiques comprennent si bien les métaphores spirituelles de poisson-chat, de la grotte, de cette fin dans la chambre, quand tant de critiques louent le rythme indolent mais hypnotisant du cinéaste thaïlandais...
Je me sens si con quand je constate avec effroi que je partage le même avis que ces crétins cartésiens insensibles et hermétiques à tout ce qui n'appartient pas au prêt-à-penser...
Apichatpong Weerasethakul est-il une réincarnation thaïlandaise d’Ingmar Bergman ou un imposteur ? Difficile de conclure après la vision du seul "Oncle Boonmee"... mais je pencherais plutôt pour la seconde hypothèse. Autant le dire: entre une mise en scène extrêmement statique, et un message pas évident à capter, le film se mérite. Certains vantent son côté sensuel, planant, métaphysique... Mouais. Encore faudrait-il qu’il y ait un véritable contenu. Et là, j’ai un doute. Certes, les images sont parfois belles (pas toujours). Certes, certaines séquences dans la jungle dégagent un parfum entêtant et mystérieux. Certes, les apparitions de fantômes du début créent un petit climat fantastique. Mais à côté, combien de tunnels d’ennui, de dialogues creux, de digressions sans intérêt ? Pour ne rien dire des 15 dernières minutes, complètement en décalage, dont le sens et l’intérêt m’échappent complètement. Beaucoup de critiques "branchés" ont mis en avant le côté expérimental du film, le considérant presque comme un fin en soi et le protégeant d’avance contre les critiques des "spectateurs ordinaires", soi-disant formatés par le cinéma hollywoodien et incapables de véritable sensibilité artistique. C’est oublier que nouveauté ne signifie pas qualité, et qu’un film n’est pas forcément riche en proportion inverse du nombre de spectateurs qu’il arrive à larguer en cours de route. En dépit de quelques beaux moments, "Oncle Boonmee" me rappelle une autre Palme d’or, décernée il y a quelques années au "Goût de la cerise" d’Abbas Kiarostami. La jungle thaïlandaise est un endroit moins déprimant que la banlieue de Téhéran, mais dans les deux cas, je suis sceptique...
Oncle Boonme, palme d'or improbable mais intéressante, est un film contemplatif et spirituel lent sans être pour autant ennuyeux. Faut-il se laisser happer par une atmposphère étrange et fantômatique. Ce film plutôt expérimental dans lequel se côtoient des hommes-singes êt des femmes fantômes est une sorte de rêverie entêtante et délicate ou la mort est vue comme une source d'apaisement. Si certaines scènes surprennent notamment l'accouplement du poisson chat et de la princesse , sans lieu avec le récit principal, une certaine poésie s'en dégage. Oncle Boonme n'est pas un film qui se laisse facileme,y comprendre et aborder. La fin problématique soullève bon nombre de questions mais ce voyage étrange entre tradition et contemplation vaut tout de même le détour. Mais à trop conceptualiser son art, Weerasethakul rend son film parfois hermétique et fait que l'on a tendance à passer à côté de certaines scènes et concepts trop abstraits pour convaincre. On peut d'ailleurs se demander l'intérêt d'une oeuvre assez pauvre narrativement et aussi dépouillé que complexe. Peut-on ou doit-on parler d'une certaine forme de pédantisme ou de pseudo-intellectualisme, pas sûr pour autant mais le débat peut-être lançé...
L'initiation à la méditation orientale est un art que peu de gens maîtrisent, entre la vulgarisation honteuse des clubs de yoga, et l'hermétisme des textes sacrés, les personnes étrangères à cette cultures restent enfermées dehors. Voir ce film c'est être obligé, pendant deux heures, de sentir cette douleur, la douleur de l'élève face à l'enseignant qui refuse de parler. Je pense que le réalisateur aurait dû faire plus d'effort, et j'espère que cette palme ne l'incitera pas à garder le même style.
Récit d'un homme malade qui attend la mort et qui part finalement rencontrer cette dernière, récit d'une agonie qui permet au réalisateur de mener une reflexion méditative sur l'existence humaine. Rien de neuf dans ce drame si ce n'est les éléments fantastiques (apparitions, fantôme et créatures diverses) qui viennent relever un film bien terne. Le film est surchargé en métaphores et symboles en tout genre, on fini par s'y perdre. J'ai beaucoup de mal à comprendre comment ce film a pu gagner la palme d'or à Cannes. A éviter !
Bon je suis vraiment tenté de mettre moins à ce film, mais je ne vais pas dire qu'il y a rien. On a du mal à rentrer dans cet univers hermétique, et on se retrouve vite accroché à la barque de l'ennui et on attends qu'une seule chose c'est la fin du voyage aussi pseudo onirique soit-il. Car malheureusement si on ne peut se laisser emporter dans le voyage d'Oncle Boonmee et la faute au réalisateur qui ne prends pas la peine de faire l'effort de réellement plonge les spectateurs dan son univers avant de les emmener il ne reste plus grand chose. Les dialogues sont inexistants, la performance des acteurs, loin d'être notable, l'histoire une fois enlevé de sa gangue poétique est réduite à peau de chagrin. Et une chose que je ne supporte pas c'est comment peut on encenser des films ou pendant de longues séquences le réalisateur pose sa caméra sur la table et part pisser ??? J'ai bien vu les yeux rouges des singes, c'est cool le moine qui se douche mais au bout de deux minutes.... pas de dynamisme, qui donnerait l'impulsion nécessaire pour nous transporter....c'est bien dommage, encore une palme d'or très très décevant à quand le retour des sailor et lula, pulp fiction, la chambre du fils et autres.... On croise les doigts pour 2011
« Oncle Boonmee » est un projet ambitieux fortement imprégner d’une culture locale animiste. Véritable expérience, le film de Apitchapong Weerasethakul déroute. Malheureusement pas pour les raisons escomptées. En effet, « Oncle Boonmee » prétend à la fascination notamment par son onirisme. Pourtant une partie des spectateurs ne le seras jamais. Le montage elliptique ayant pour seule fil conducteur un pseudos magnétisme. Chose qu’on peut difficilement ressentir puisque le film fonctionne en vase clos sélectif. Pire, le seul sentiment qu’il parviendra à faire passer sera l’ennuie. Quelques fulgurances esthétiques constitueront alors une bien maigre consolation pour cette Palme soporifique. Il serait temps pour le festival de Cannes de retrouver de vrais Palme d’Or avant que la liste des oubliés de ces dernières années ne s’allonge encore plus (Trois Enterrements, Mystic River, 2046, Un Prophète…). Deux années de suite de léthargie (une pensée au "Ruban Blanc") cela commence à être agaçant.
grrrrrrrrrrrrr!!!!!!!!!!!!!!!!! depuis quand l'ennui est-il un atout digne d'une palme? snobisme? rien dans ce film qui ne peut retenir l'attention ,captiver, trop de symboles tuent le symbole... quelqu'un a compris le passage avec la princesse et le poisson?lol
A moins d' être initié ce film sera incompréhensible pour nombre de spectateurs. Une narration décousue sans fil conducteur. Une lenteur qui ne fait qu exacerber l'ennui qui de dégage du film. Dans la salle très peu remplie ai je remarqué de nombreux départs.malgré quelques scènes isolées qui donnent quelques émotions même au postulat de croire aux réincarnations on comprend pas ! Je suis très surpris de certaines critiques qui semblent avoir vu l!extase.
Ce film n'est pas (totalement) incompréhensible comme disent certains, mais n'allez pas croire non plus que c'est le voyage ou l'expérience mystico-lyrique que d'autres critiques vantent à longueur d'articles. Il y a des bonnes scènes, notamment celle où la femme et le fils du personnage principal réapparaissent, et d'autres absolument opaques (filmer un moine en train de prendre sa douche pendant deux bonnes minutes, quelle expérience, quelle audace !!). Ce film est pourtant sûrement sincère, assez difficile d'accès au public occidental qui ne possède pas toutes les clés pour le saisir dans son ensemble. Même s'il est très très lent, ce film n'est pas un mauvais film. Ce qui m'énerve profondément, ce sont tous ces journalistes qui se branlent copieusement les méninges à propos de ce film, genre "C'est un chef d'oeuvre, et vous autres pauvres gueux qui n'accrochez pas à cette merveille n'êtes que abrutis". Encenser ce film avec outrance est au final aussi ridicule que le détruire avec fureur.