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Un visiteur
4,0
Publiée le 24 mai 2012
Un très beau voyage initiatique lors duquel un jeune écrivain croise toute une galerie de personnages, tous aussi incroyables et épatants. Un film sur ceux qui brûlent de vivre, qui ont besoin de liberté, d'espace et de respirer. Un très bon casting, très bien mené par de jeunes acteurs talentueux. Une belle histoire à vivre intensément.
Le syndrome de la page blanche, Sal Paradise, apprenti écrivain, le surmonte en allant à la rencontre de personnages qui brûlent leurs vies dans les excès de la Beat Generation. Un chant à l'amitié mise a rude épreuve, tant la route est longue et parsemée d'embrouilles et justement la route est, peut être, un peu trop longue à mes yeux. Dommage que cela parte en vrille. Un film un peu décousu, certes, si bien Kerouac l'aurait voulu ainsi. Un aveu criant d'avoir vécue la vie par procuration, comme spectateur mais aussi comme interprète. Je ne crois pas à la palme d'or, mais cela mérite, quand même, une reconnaissance.
Un très bon film, sublime road movie qui fait inévitablement penser à Into the Wild, à la fois dans sa construction comme dans sa mise en scène ou ses musiques. La présence de Kristen Stewart dans les deux films et la petite ressemblance entre Sam Riley et Emile Hirsch m'obligent à faire la comparaison. Quoiqu'il en soit, Sur la Route est un beau film, qui va parfois un peu dans tous les sens (on se demande constamment comment ça peut finir, tant on a l'impression que le film pourrait continuer ainsi des heures) mais réserve un final de toute beauté grâce à Sam Riley et Garrett Hedlund, les deux acteurs principaux qui font le film à eux deux. Je n'ai pas grand chose à dire sur ce film sinon qu'il mêle la poésie, l'envie de vivre et le drame de façon passionnante. Idéal pour passer un excellent moment sur les routes de Californie sans jamais s'ennuyer.
Ce Road Trip est d'une énergie tout simplement bluffante. Walter Salles nous met en scène le roman culte de Jack Kerouac en réspectant très bien le rouleau orignial, sauf peut-être les prénoms ! C'est un détail, certes mais c'est quand même assez perturbant pour les lecteurs lorsqu'ils découvre le film et qu'ils voient que tout les noms qui ont bercés les quelques 600 pages ont totalement changés ! Fort heuresement tout ces petits soucis s'en vont dès que l'on prend la route avec cette magnifique bande de potes qui ne fait que se séparée au fil des années pour mieux se retrouver.. Enfin presque.. Garette Hedlund est tout simplement bluffant et géniale, Sam Rilley est excellent lui aussi, ç'est dûr pour moi de dire ça mais.. Kirsten Stewart est superbe ! Elle nous prouve enfin ( il était temps bon Dieu) qu'elle vaut bien mieux que l'image de petite Vampirette innocente de Twilight ! Diable que c'est bon de la voir se lacher de cette manière.. Et pas qu'un peu d'ailleures. Les seconds rôles sont quant à eux un peu superflus sauf Tom Sturridge qui est épatant. La B.O de Santaolalla est éléctrisante, rythmé et d'un Jazzy géniale. Sur la Route, ça swingue, ça bouge, c'est bon, c'est pûr, c'est un peu long certes mais cette liberté incroyable, cette vision de la vie si naive mais si bonne en même temps, sur la Roure c'est une célébration de la liberté, de la découverte, du voyage et de l'éphémère.
J'ai beaucoup hésité avant d'aller ce film car je ne voyais pas du tout ce qu'on pourrait tirer du livre de Kerouac au cinéma : ce manifeste appartient à une époque tellement révolue que son potentiel transgressif est devenu presque inexistant. Ne restait que son style, inadaptable à l'écran. Sur la Route a beau être très bien filmé, les acteurs ont beau être convaincants, seules quelques rares scènes sortent du lot répétitif et ennuyeux d'un film dont l'ambition ne dépasse malheureusement pas le cadre du simple road-movie.
Je pense que j'ai bien fait de ne pas avoir lu le livre, sinon la note serait encore plus basse. Finalement pas grand chose à retenir de ce film, on sent la volonté du réalisateur de condensé l'oeuvre pour ne pas perde une miette du récit. Le problème est qu'à tout vouloir on finit par se retrouver avec pas grand chose, et c'est le cas ici. La majorité des personnages ne sont pas assez creusés, certains passages sont longuets quand d'autres sont trop courts! La réalisation est trop lisse. Reste les acteurs, plutôt bons et quelques passages assez réussis, mais il manque de la substance pour que l'ensemble soit plaisant.
A milles lieux du livre de Kerouac, ce film présente une image édulcorée des chefs de fils de la beat génération, aux accents bohèmes et innocents, tel un Into The Wild, bien loin de la vérité violente, alcoolique, sexuelle, débauchée et souvent cruellement déprimante. Tout au plus ce film peut donner envie à ceux qui n'ont pas lu le livre de le commencer. Kirsten Stewart joue vraiment mal, les autres s'en sortent plutôt bien. Biz
franchement je m'attendais à mieux. Le film tourne continuellement en ronde, avec toujours le même genre de scène, sexe, drogue, alcool, et j'en passe. L'histoire en elle même est intéressante, mais je trouve dommage qu'on reste sur notre fin. Ce film traine en longueur, 1h30 aurait largement suffit.. Bref je ne le conseille pas.
Difficile de savoir si l'on a aimé ou pas le film, surtout lorsque l'on reste marqué par la prose spontanée de Jack Kerouac. La mise en scène est parfois superficielle et manque cruellement d'un charme fifties Outre une magnifique photographie, le point fort du film reste immanquablement le jeu des acteurs. Garrett Hedlund, grandiose en Dean Moriarty, de même que Sam Riley en Sal Paradize et quel plaisir de voir Kristen Stewart, si loin de son personnage de Bella. Osée le rôle de Marylou, fille peaumé avide d'aventure, et de liberté.
Je ne sais pas ce qui me dérange le plus dans ce film , l'obsession du personnage principal pour son ami ou le fait que le film ne me fasse pas ressentir du tout ce sentiment de liberté ou même tout simplement de voyage " sur la route " ? 2h20 c'étais long et c'est encore plus long , lorsque le film n'arrête pas de tourner en rond pour revenir à chaque fois à la même chose : sexe , joint , alcool . Il doit y avoir au moins 10 moments comme cela dans le film et à chaque fois après un bout de route . Le début était pourtant très bien amorcé avec cette idée de liberté et cette homme seul sur une route , mais au bout d'un moment à force de revoir et revoir encore la même chose on s'en lasse . A croire que c'est le personnage de Dean qui cause ça . D'un autre côté , on ressent le mécanisme de sa vie pathétique mais je ne crois pas que c'étais l'intention du réalisateur . En ce qui concerne la mise en scène , je n'ai pas trop aimé le fait de faire autant de plan de cut , je trouve que cela va à l'encontre du film . Malgré cela , il y a bien sur et quand même des choses positives , comme l'interprétation des acteurs qui est vraiment très bonne et certain plan d'ensemble qui montre vraiment bien la beauté de l'ouest Américain , ca donne envie . Il y a aussi cette question du social qui est parfois soulevé et qui est vraiment intéressante mais malheureusement pas assez présente. En conclusion , je trouve que le voyage sur la route de Sal Paradise est beaucoup plus intéressante que le voyage qu'il fait avec Dean Moriarty . Pour une fois la solitude l'emporte sur la convivialité ... Sans avoir l'avoir lu je sens qu'il manque l'essence du livre , tout s'enchaine mécaniquement sans nous laisser le temps d'apprécier le paysage ou même de s'accrocher a certains personnages secondaires .
La première idée qui me vient est : trop long. Vers la fin nous avons lâché prise. Sur la route film prend malheureusement les défauts de Sur la route livre et on se retrouve à tourner en rond entre Camille et Marylou, la marijuana et le sexe, l'ouest et l'est et le sud aussi, la route, la route à perte de vue. Le réalisateur aurait dû accepter de sacrifier un des cinq voyages racontés par Kerouac, ainsi il aurait pu développer ses scènes. Car on saute de l'une à l'autre sans predre le temps de souffler et c'est bien dommage. Ainsi Bull Lee et Jane qui ont un potentiel gigantesque (et des supers acteurs pour les interpréter) restent à l'écran moins de dix minutes ; l'histoire en Paradise et Terry est vite racontée vite oubliée, etc. Finalement la seule chose qui reste suffisemment à l'écran c'est Sal et Dean, mais voilà Sal est ennuyeux (mais c'est le personnage qui le veut) et Dean manque de ce grain de folie qui donnerait sens à tout cela. Le casting féminin est réussi mais ne reste pas suffisemment à l'écran pour compter. Bref Sur la route laisse un peu un arrière goût amère.
Ce que Walter Salles a dû retenir du livre Kerouac, c'est surement cette forme de jeunesse fougueuse à la force de vie brûlante comme s'ils pouvaient mourir le lendemain-> Un road-movie libertin sous acide et ganja, porté par le sexe. Ce qui fait dans un premier le charme du film, c'est ses protagoniste pas exceptés de défauts, au mode vie inadaptable à la société (ménage à trois, imprévisibilité des absences sous le toit familial...) et à la personnalité auto-destructrice. Salles réussit parfaitement à recréer l'ambiance fiftie's des Etats-Unis, en pleine essor du jazz, au lendemain de la seconde guerre mondiale. Fidèle au genre, Salles signe avec Eric Gautier, comme pour Carnets de Voyage, une superbe photographie, jouant avec la ligne d'horizon et le coucher du soleil. Ce qui fait aussi le charme du film, c'est le personnage du jeune écrivain un peu paumé, joué par Sam Riley, alter-ego de Jack Kerouac. On y suit les différentes étapes de sa recherche artistique avec pas mal de réalisme: la dèche, l'inspiration, l'angoisse de la page blanche, le spleen... Sur La Route c'est aussi une galerie très réjouissante de seconds rôles de personnages croisés sur l'itinéraire de Kerouac;dont Amy Adams et Viggo Mortensen en couple complètement allumé et déjanté, Terence Howard en musicien jazzy... Malgré quelques longueurs vers la fin, on accroche bien à ce long- métrage du réalisateur brésilien.