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gemini-hell
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4,0
Publiée le 23 novembre 2011
Plaisir. Plaisir est le mot qui vient à l’esprit pour qualifier le nouveau (et le meilleur à ce jour selon moi) film d’Emmanuel Mouret. Le plaisir d’écouter une belle langue, de savourer cette combinaison d’histoires ayant pour thème unique l’amour, le plaisir d’apprécier des acteurs parfaitement choisis qui épousent à merveille l’univers de ce cinéaste pas comme les autres. On compare souvent l’univers de Rohmer à celui des films d’Emmanuel Mouret ; c’est plus vers le cinéma de Michel Deville que j’y trouve personnellement une filiation, mais plus pudique. Mise en scène, photographie et choix musical complètent cet éloge. Certains spectateurs reprocheront peut-être à l’œuvre sa superficialité et son élitisme. Pour ma part, je me suis laissé totalement séduire par cet « Art d’Aimer ».
Un film à sketch à la manière de Woody Allen. Même si la maitrise de la mise en scène n'est pas encore celle de son homologue américain, Emmanuel Mouret semble ici ne plus se mettre en scène mais s'attarder véritablement sur ses acteurs! Malheureusement (comme dans tous films à Sketch....) Le brio de certains segments rendent les autres fade... Dommage au vue de la qualité certaine de tous les interprètes de ce film!
Des scénettes sympathiques agrémentées de partitions de musique classique, une vision de l'amour très humoristique ; beaucoup de fraîcheur .Tous les comédiens sont parfaits .
Un film FORMIDABLE que je recommande vivement! On y passe un très beau moment. C'est très drôle et en même temps très fin, très intelligent. Il s'agit de plusieurs historiettes contées par un narrateur (l'excellent Philippe Torreton à la voix envoutante) et jouées par des comédiens remarquables. Le film pousse à réfléchir le couple d'une autre manière. Je n'en dis pas plus... C'est LE film à voir par ce temps de grisaille!
Les fidèles d’Emmanuel Mouret retrouveront avec délectation son marivaudage contemporain fait de légèreté, de tendresse et de finesse d’observation des aléas du couple. Il confirme son indiscutable talent de direction d’acteurs même s’il dispose ici d’un casting lui facilitant grandement la tâche. La suite de scénettes qu’il nous propose est de qualité très inégale, surtout lorsqu’un soupçon de mélo vient plomber une certaine insouciance. À force de légèreté Emmanuel Mouret frôle la superficialité, ce qui ne lui permet pas encore de rivaliser avec un Woody Allen ou un Eric Rohmer, références qui semblent l’inspirer.
J'ai vu ce film en Avant Premiere et je l'adore! J'aime bcp comment les differentes histoires s'entrelacent, que ce soit par les personnages ou par la musique.
Emmanuel Mouret, par son style special, nous montre comment l'amour peut devenir un art. Comment les sentiments entre 2 personnes peut se transformer au fil du temps en une oeuvre immortelle.
Le realisateur, comme dans ses films precedent, se base plus sur ses scenarios et ses dialogues riches et pleins de blagues cachees. Toute la salle etait tout le temps morte de rire.
Après Guediguian la semaine dernière, Emmanuel Mouret cette semaine : les réalisateurs originaires de Marseille font très fort en ce moment, avec, à chaque fois, des films qui continuent de creuser le sillon de ce qu'il y a de meilleur dans le cinéma français au lieu de s'égarer dans des copies plus ou moins réussies du cinéma américain. Comme les films précédents de Mouret, "L'Art d'aimer" s’intéresse au sentiment amoureux et au jeu du désir et de la séduction. Comme dans ses films précédents, Emmanuel Mouret porte sur ce sentiment et ces jeux un regard comique et doucement décalé qui rappelle autant Woody Allen qu’Éric Rohmer. Contradiction de citer Woody Allen par rapport à ce que j'ai écrit plus haut ? Non, Woody Allen étant le plus français des réalisateurs américains ! A mi chemin entre film à sketchs et film choral, "L'art d'aimer", titre emprunté à Ovide, suit plusieurs petites histoires en parallèle, centrées autour de personnages malchanceux en amour, mais souvent chanceux dans leur malchance. "Tous les personnages de mon film sont en échec par rapport à leurs propres désirs et, en même temps, pour la plupart, il s’agit d’un échec heureux", explique le cinéaste de 41 ans. D'après lui, ses films se penchent davantage sur le désir que sur l’amour en tant que tel. "L’amour est un mot qui englobe tellement de choses et qui peut même être mièvre", dit-il. "C’est pourquoi je trouve cela plus intéressant de parler de désir. Le désir est une sorte de Cupidon qui tire ses flèches et qui change parfois de cibles. Ce sont ces mouvements qui m’intéressent et surtout comment les personnages se débrouillent avec cela". Le film réunit à l’écran Frédérique Bel (dont il s’agit de la quatrième collaboration avec Mouret), François Cluzet (il a retrouvé l'usage de ses jambes et de ses bras !), Judith Godrèche, Julie Depardieu, Pascale Arbillot, Philippe Magnan, et Gaspard Ulliel, Ariane Ascaride (dans un rôle très différent de celui qu'elle joue chez Guediguian), Laurent Stocker, entre autres. Avec son montage astucieux, ses scènes presque toujours drôles et parfois loufoques, "L'art d'aimer" est bien dans la lignée du Mouret qu'on aime tant depuis "changement d'adresse".
Une multitudes de péripéties amoureuses mises en scènes par de petites histoires et personnages diverses. C'est frais, cocasse, drôle même parfois. La voix narrative tout au long film ne dérange en rien au contraire! Ca donne une petite dynamique aux histoires comme si elles étaient comptées. Tout comme la musique et les phrases qui séparent les histoires. Bref, un bon moment, une belle surprise!
un peu déçu, je m'attendais à un film où il se passait un peu plus de chose. la fin est sympathique mais on se pose tout de même certaines questions. je m'attendais à beaucoup mieux.
Emmanuel Mouret est L’amoureux des mots et c’est pour ça qu’il est mon amoureux.
Ces mots donnent envie de faire l’amour quand François Cluzet dit à Frédérique Bel-merveilleux feu rouge de l’histoire- : «Le désir est comme des feuilles qui poussent sur un arbre», elle succombe enfin, elle qui attendait d’être sûre d’être amoureuse avant d’embrasser le 2ème homme de sa vie. Ces mots donnent envie d’amour exclusif quand Elodie Navarre (qui était ma copine au lycée, n’en sous-estimons pas l’importance) annonce à son bellâtre de Gaspard Ulliel qu’elle a envie de le tromper avec Emmanuel Mouret. Ces mots peuvent être un texto «Je t’aime, je t’aime, je t’aime» et me faire rire.
Mouret est aussi le photographe du désir. Le désir partagé, le désir différé, le désir multiple, le désir d’aimer, le désir d’aller voir ce film un mercredi matin Place Clichy alors qu’on avait rendez-vous chez un ophtalmologiste pour le désir de voir Emmanuel Mouret sans lunette.
Le prologue du film a fait danser mon coeur: Il décrit avec une précision quasi médicale la mélodie que nous chante l’amour quand on le rencontre. J’aurais souhaité cette première partie éternelle.
Le dénouement, quant à lui, est gentil, joli, rigolo et cocasse. Les précédents films de Mouret étaient bons, beaux, drôles et osés.
Mais Emmanuel Mouret reste Emmanuel Mouret et la preuve que les poètes n’ont pas encore déserté le cinéma français. Ni les sexologues d’ailleurs.
J'ai eu la chance de voir ce film en avant première hier. Je ne serai certainement pas allé le voir si on ne m'y avais pas invité. Mais ce fût un réel plaisir. Ce film est tout simplement génial. Une sorte de love actually ou valentine's day mais en dix fois mieux. On y rit, on pleure, on est surpris et quelque part on peut s'y retrouver. Un vrai régal à ne surtout pas rater. En bref, un excellent divertissement et base d'une certaine réflexion concernant l'amour sous divers points de vue.
Ce film, presque d'une forme de film à skeches, mêle habilement comédie vraiment très drôle, et des situations quasiement impossibles mais dans lesquelles les divers personnages ont des réactions et des comportements complexes, et surtout très réalistes psychologiquement parlant... Le tout sublimé par un choix de musiques digne de Kubrick et d'une photographie précise servant bien la perception des sentiments des personnages.