Film plutôt court à ma grande surprise. Mais film plutôt... surprenant et bizarre. Les acteurs sont parfaits, rien à redire là-dessus, mais le scénario ne porte que peu d'intérêt. Cela dit, à travers ce scénario, Polanski montre comment il est facile de sortir de ses gonds pour des broutilles... La pression monte pendant tout le film mais est difficilement perceptible pour le spectateur.
C'est très mauvais. Les acteurs surjouent leurs rôles et l'histoire est très faible en dramaturgie. Même Jodie Foster est très mauvaise !!! Du jamais vu. Mais au fond je crois que je n'aime pas les histoires de yasmina Reza . J'étais très en colère en sortant du film :-(
La triste affiche annonce la couleur, puisqu'elle est digne d'une mauvaise pièce de théâtre boulevardière,est a la parfaite image de ce que donne a voir Polansky dans ce carnage,portant son nom a merveille.Carnage qu'il aurait pu tout aussi bien appeler calamiteux ou grotesque,car c'est se a quoi ressemble son film.Dont tout les stratagèmes les plus grossiers pour faire rester les personnages dans la pièce sont lamentablements amenés.Polansky utilise toutes les ficelles,enfin a ce niveau se sont carrément des câbles pour tenter de faire rester les deux couples dans l'appartement.Le film aurait du durer dix minutes,mais non.Polansky fait durer la discussion et l’étends sur 1h16 interminable et surtout construite son huit clos de la façon la plus idiote qu'il soit.The Ghost Writer était déjà mauvais mais la c'est le niveau supérieur dans la crétinerie.Chaque personnage a droit a son quart d'heure de vérité,de déchirement,d'entraide masculin puis féminine.Les uns après les autres se livrant tel un livre ouvert a de totale inconnus qu'il sont,car uniquement rapproché par un bagarre d’adolescents.Les acteurs n'arrange rien a tout ça,puisque ça surjoue a tout les étages,Jodie Foster,Kate Winslet,et l’ignoble Christoph Waltz déclament leurs texte comme au plus belles heures d'au théâtre ce soir.On s'attend a tout instant de voir surgir du placard Maria Pacôme.Cerise sur la gâteau le film se passe sur le sol américain,dont Polansky reste interdit,quel pied de nez.Dans le genre phycologies de comptoir c'est surement une réussite,sorti de la c'est catastrophique.
Merci Roman Polanski ! Quel film ! Le huit-clos Carnage est un film intelligent et extrêmement riche en terme d'humour, un condensé de questions/réponses sur l'éducation et la bienséance sur fond de cynisme et d'hypocrisie. L'histoire va crescendo. Les tensions entre les deux couples s'intensifient pour atteindre leur paroxysme. Des acteurs brillants, des dialogues percutants et des scènes d'anthologies telles que la dégustation du crumble par Christoph Waltz qui interprète ici Alan Cowan, l'incisif. Dénué de toute fioriture ou de toute superficialité, Carnage est un film simple et très réaliste introduit et conclu par la musique originale d'Alexandre Desplat, composant une nouvelle fois pour Polanski. Le spectateur en redemandera encore et encore. A voir absolument.
La première question qui vient à l'esprit en voyant Carnage est la suivante : " Pourquoi avoir fait ce film ? ". Question que l'on peut se poser deux fois, avec un sens différent pour chacune : pourquoi, comme Spielberg avec Tintin - et en attendant Scorsese ? - Polanski livre-t-il ce film mineur ? La réponse étant indécise puisqu'il s'agit d'un choix propre au cinéaste, il est préférable de se focaliser sur " l'autre " question. Soit, pourquoi adapter à l'écran ce qui à l'origine était une pièce de théâtre, sans lui apporter de véritable plus-value cinématographique ?
L'intérêt est mince, quasiment inexistant. Surtout au vu de la nature de l'oeuvre, de son unité de lieu, mais aussi de temps et d'action. Le cinéma a cet " avantage " sur le théâtre qu'il peut contextualiser de manière beaucoup plus précise ( à l'inverse, on peut cependant dire que le théâtre a l'avantage sur le cinéma de bien plus favoriser l'imagination du spectateur ). Mais dans le Carnage filmé par Polanski, l'impression laissée est que le septième art ne prend aucune avance sur le théâtre. Car à partir du moment où la pièce ne propose qu'un seul lieu, et donc un seul décor principal, quel est l'intérêt " spatial " propre au film ? D'autres pièces profitent de leur adaptation sur grand écran pour matérialiser ce qui, sur scène, ne peut être qu'imaginé et suggéré. Mais - je n'ai ceci dit pas vu la pièce de Reza - on se dit que chez Polanski le travail scénographique n'apporte rien de nouveau. Autrement dit, le décor théâtral se suffit à lui-même et le travail de mise en scène cinématographique est ici inutile. Bien sûr, le savoir-faire de Polanski empêche le film de n'être que du théâtre filmé, et le réalisateur polonais sait insuffler du rythme grâce à une science soignée du déplacement de caméra. Sans être gratuitement virtuose ( Béla Tarr m'entends-tu ), l'application du cinéaste est à la fois sobre et suffisamment sophistiquée pour ne pas plonger le spectateur dans l'ennui. Au niveau du rythme, le scénario lui-même est efficace dans sa manière d'alterner les moments de calme et les scènes d'une plus haute intensité. Malheureusement, c'est à peu près son seul point positif.
Simplement parce que le seul carnage du film se trouve dans son titre, et que le jeu de massacre annoncé tourne au règlement de comptes inoffensif. A l'image des reproches formulés à l'encontre du personnage de Penelope, on peut critiquer Carnage pour son hypocrisie et son côté bien-pensant empreint d'une tendance à se montrer moralisateur. Le film n'attaque que des conventions, des situations stéréotypes ( hommes contre femmes, civilisation contre barbarie...et évidemment une femme dont on vient de jeter le sac à main se met à pleurer ) sans trop de subtilité. Le problème n'est tant pas ce qu'il attaque que sa manière grossière de le faire. Il manque de la finesse à ce carnage, pas assez acide et mordant, trop gentillet. Donner à quatre acteurs talentueux et reconnus l'opportunité de se lâcher et de côtoyer le politiquement incorrect n'est en rien un gage de qualité. Le film ( la pièce pourrait-on dire, la différence est mince ) n'a pas l'atmosphère électrique que proposait Qui a peur de Virginia Woolf ?, film similaire déjà adapté d'une pièce en huis-clos qui voyait deux couples se déliter jusqu'à une extrême hystérie. Carnage a le défaut de ressembler à ses personnages, c'est un film bourgeois, qu'un rien ne choque et qui s'en contente, sans prendre la peine d'aller plus loin dans le jeu de destruction des conventions sociales. Ce qu'il reste du film, ce sont ses acteurs, tellement doués qu'ils sauvent le film de la déception. Le quatuor à l'écran est parfait dans le dosage des intentions de jeu, parvenant bien à maintenir l'équilibre pour être dans l'excès de l'émotion sans tomber dans le cabotinage. On aurait pu craindre un jeu trop exagéré et maniéré, mais l'interprétation est bien le seul élément du film qui ne copie pas trop le théâtre.
Le problème de Carnage c'est qu'on commence à peine à prendre gout au film quand il se termine. Assez lent au démarrage, le film part en crescendo pour arriver à une hystérie commune où chaque personnage devient l'antithèse de ce qu'il paraissait être au départ. L'évolution psychologique et physique des personnages est intéressante et fait la force du film. On assiste à quatre bonnes prestances d'acteurs (et un vomi !). Cependant, la mise en scène reste très classique: le huit clos est difficile à adapter, le cinéma mettant moins en valeur ce type de scénographie plus chère au théâtre. Finalement et paradoxalement, Carnage est un film pas désagréable à voir mais qui reste encore trop dans la retenue, offrant une fin plutôt décevante.
Un excellent huis clos avec des personnages qui finissent hysteriques....on se laisse haper par des personnages qui au premier coup d'oeil paraissent proches. Les acteurs sont absolument parfaits dans leurs rôles respectifs. Un très bon moment de cinéma !
Un film surprenant mais très réussit. On est étonnement captivé par cette histoire qui n’a pourtant pas vraiment de fond… On s’amuse de les voir petit à petit monter en pression jusqu'à exploser… Et on regrette presque qu’ils ne se lâchent pas plus et ne soient pas plus « méchants » !
Quatre immenses acteurs au sommet de leur art dans ce huis clos exceptionnel. C est cynique, profond. Meme dans leur noirceur, ces personnages se révèlent émouvants. Un film à ne pas manquer.