Polar a visionner surtout pour ses deux fameuses courses poursuites qui ont lieu au début et à la fin du film et qui sont filmées avec une grande maîtrise de la part de Walter Hill qui réalisait pour l'occasion son second long-métrage. Pour le reste, nous avons le droit à une histoire somme toute bien agréable à suivre et un casting sympathique où l'on retrouve notamment Isabelle Adjani dans un second rôle qui possède tout de même une certaine importance dans le récit.
Un bon et spectaculaire polar à la sauce seventies qui en inspira de meilleurs par la suite. A noter la présence d'Isabelle Adjani qui pour son unique rôle outre-Atlantique fait office de porte manteau.
Formidable film de Walter Hill, les dialogues sont réduits au minimum et l'interprétation des acteurs est remarquable pour combler ces dialogues minimalistes. Ce film est, pour moi, beaucoup plus attrayant que Drive, il n'y a pas cette alternance de calme plat et de violence exacerbée, la tension est permanente. Les poursuites sont parfaitement bien rendues et le scénario est trés solide. Walter Hill a réalisé un bon nombre d'excellents films pas toujours bien connus comme : Les guerriers de la nuit (un chef d'oeuvre) ou Sans retour (Un autre excellent film), Broken trail, Double détente, Extrême préjudice, Geronimo, Wild Bill, tous sont excellents. Un film à voir absolument.
Un bon film des années 70 . Walter Hill n avait pas encore fait son film le plus marquant ( 48 heures ) mais celui ci vaut une seconde chance. Pas très connu du grand public il a pourtant largement inspiré le scénario de Drive. La comparaison s arrête là mais même si l histoire comporte des similitudes le traitement et l action sont différentes. Les acteurs sont bons et la mise en scène efficace.
40 ans après sa sortie, indéniablement The Driver de Walter Hill est une pure merveille de style. Tel Les Tueurs (The Killers) le film noir américain réalisé par Robert Siodmak en 1946 ou La Soif du mal d'Orson Welles (1958), The Driver se patine avec le temps. Le film peut-être vu comme un témoignage de l'époque. On retrouve l’atmosphère de la fin des années 70. Il faut saluer d'abord la superbe photographie de Philip H. Lathrop qui a travaillé justement comme cadreur dans La Soif du mal (Touch of Evil) d'Orson Welles (cela ne s'invente pas), et qui a été directeur de la photographie pour Le Kid de Cincinnati de Norman Jewison en 1965, un film qui marque lui les années 60. Indéniablement dans ce voyage dans le temps, Philip H. Lathrop contribue à donner à The Driver une grande force esthétique. Le fait que Walter Hill ait été réalisateur de la seconde équipe dans Bullitt le film policier de Peter Yates, sorti en 1968, avec ses superbes scènes de courses-poursuites (où l'on retrouve Steve McQueen, acteur principal dans Le Kid de Cincinnati) lui donne une légitimité dans son travail pour The Driver qui est finalement le côté sombre de Bullitt. Les deux films se renvoient l'un à l'autre. En effet dans The Bullitt de 1968, les États-Unis rayonnaient économiquement et socio-culturellement. Pratiquement 10 ans plus tard avec The Driver, les États-Unis ont bien changé, avec d'abord le premier choc pétrolier en 1973, puis la fin de la guerre du Vietnam en 1975. The Driver est comme une suite désabusée et très noire de Bullitt, avec des personnages qui se trompent et se mentent. Ils ont perdu leurs illusions. D'où un certain cynisme. Le film est sans issues. Assurément Nicolas Winding Refn malgré ce qu'il dit, s'inspire plus pour son film Drive de The Driver pour sa noirceur que de l'étincelant Bullitt. De constater aussi que Nicolas Winding Refn (que ce soit d'ailleurs dans Bullitt avec la très belle et lumineuse Jacqueline Bisset ou dans The Driver avec la ténébreuse Isabelle Adjani) n'a pas compris l'importance d'une french touch pour le personnage central féminin, et de constater comme une évidence que Carey Mulligan et Christina Hendricks, les 2 actrices de Drive, ne peuvent pas rivaliser avec la beauté et le jeu d'Isabelle Adjani qui est particulièrement envoûtante dans The Driver. Incontestablement Walter Hill sait ce qu'il fait. En technicien hors pair, il connait son sujet sur le bout des doigts, et nous livre un travail minutieux malgré quelques imperfections dans le scénario et dans la scène finale de la course-poursuite, avec le chapeau d'Isabelle Adjani, qui apparaît ou disparaît sur 2 ou 3 plans. C'est dommage, mais cela n'enlève rien au film qui marque indéniablement son époque par son style.
Passé une superbe introduction qui n'est pas sans rappeler le Drive de Winding Refn, Driver nous emmène entre braquage de banque, police et meurtre pour suivre un chauffeur aussi talentueux qu'énigmatique.
En plus de l'introduction, c'est le film dans son ensemble qui semble avoir fortement influencé Refn. Ici pas de nom, pas de ville, juste l'action et le moment présent filmé sans esbrouffe. Walter Hill nous immerge totalement dans cette ambiance nocturne et mystérieuse pour y suivre un chauffeur hors-la-loi énigmatique face à un flic tenace avec quelques personnages ambigus tournant autour d'eux, à commencer par une jeune femme qui va prendre parti pour le chauffeur. Walter Hill ne s'intéresse pas au passé des personnages, on ne sait rien d'eux, et il commence son film en pleine action sans jamais quitter le présent.
À l'image d'un John Ford et sa Chevauchée Fantastique, l'histoire est simple, allant d'un point A à un point B sans faire de détours inutiles, ici tout est dans l'ambiance et les personnages. La mise en scène est nerveuse à souhait, les scènes d'action et poursuites remarquables et haletantes comme il le faut, tandis que l'ensemble reste redoutablement efficace, Walter Hill sachant nous plonger au cœur du récit et nous donner l'impression d'être à côté des personnages. Le suspense tient tout le long tandis que l'intrigue est très bien ficelée et c'est entre trahisons, flics, courses-poursuites et billets de banques que l'on navigue.
D'abord prévu pour Steve McQueen, c'est finalement Ryan O'Neal, sortant alors du Barry Lyndon de Kubrick, qui hérite du rôle principal (dont là aussi Gosling semble s'être inspiré de son jeu tout en sobriété) et il est impeccable, charismatique et énigmatique à souhait. Il s'engage dans un jeu du chat et de la souris face à un obstiné Bruce Dern, tandis qu'une Isabelle Adjani de 22 ans reste mystérieuse à souhait sur ses intentions. Ce palpitant western urbain est aussi servi par des scènes mémorables et des modèles du genre, à l'image de la dernière course-poursuite.
Refn s'en est (très) fortement inspiré et on comprend pourquoi tant Driver est un modèle du genre, un western urbain haletant, palpitant, mystérieux et mis en scène avec brio, nervosité et tension.
Honnête film noir de Walter Hill, principalement consacré au portrait d'un spécialiste de la conduite au service de braqueurs, énigmatique et, au final, assez creux. Cela vient certainement du jeu désincarné de Ryan O'Neal, dirigé dans ce sens par le réalisateur, tout comme celui d'Adjani, dont n'est exploitée qu'une image un peu robotisée, comparable à celle dont on se souvient dans "Barocco". Bruce Dern tire son épingle du jeu en composant un personnage délectable de flic sadique.
Film assez méconnu signé par W. Hill qui débutait alors derrière la caméra. on retrouve bien entedu son style très nerveux qui permet aux scènes d'action d'avoir une bonne tenue mais il faut aussi reconnaître que son scénario est assez basique tout en étant assez compliqué à suivre, surtout à la fin. Les personnages n'ont pas vraiment de relief et Hill se concentre plus sur l'action, avec un sens du rythme et du spectaculaire assez impressionnant. Au final, c'est donc un film d'action bien foutu mais plombé par des scènes entre les personnages pas franchement passionnantes. Les courses-poursuites par contre sont redoutablement efficace et les acteurs s'en tirent pas trop mal. D'autres critiques sur
"The driver" se limite à un scénario assez bateau, entrecoupé de longues scènes de courses poursuites, qui font à elles seules une grande partie du film. Ryan O'Neal y campe un chauffeur hors-la-loi énigmatique et Bruce Dern un flic tenace. Les rapports entre les deux sont à ce titre assez intéressants. Ce n'est pas un film mémorable, mais plutôt sympa à regarder.
J'aime bien ce que faisait Walter Hill dans les années 70/80 en tant que scénariste (on lui doit quand même le scénario de "Guet-apens" de Sam Peckinpah) que réalisateur, avec ce film "Driver", il occupe les deux, le cinéaste avait avec d'autres metteurs en scène marquait une nouvelle patte dans le cinéma d'action !! Le début, je dois avouer, m'a fait penser à "Drive" de Nicolas Winding Refn avec un chauffeur hors pair embauché pour conduire des braqueurs hors de portée de la police, la suite est tout autre. Un détective tente de piéger le chauffeur malin qui a d'autres coups à monter cette fois avec des malfaiteurs qui laissent planer le doute. Trahisons, courses poursuites, plans de manœuvres et d'autres choses m'ont fait passer un bon moment avec du suspense et de l'intrigue comme je les adores. Ryan O' Neal, plus connu pour avoir jouer le "Barry Lyndon" de Stanley Kubrick, est excellent ici aux cotés de Bruce Dern et la mystérieuse Isabelle Adjani. A voir.
Il n’y a aucun doute, après avoir vu Driver (1978) de Walter Hill, on constate à quel point ce film a pu être influent auprès de Nicolas Winding Refn et son Drive (2011) avec Ryan Gosling. Pas mal de similitudes, à tel point que l’on pourrait prendre le second film pour un plagiat ou un remake (pas sur le film dans son intégralité mais sur certaines séquences). Walter Hill met en scène un palpitant polar, sous la forme d’un western urbain où le héros (Ryan O'Neal) joue continuellement au jeu du chat et de la souris avec la police. Habile au volant de sa voiture, personne ne peut lui barrer la route, c’est d’ailleurs ce qui fait la renommée de ce chauffeur hors pair. Mais il va avoir fort à faire avec un flic antipathique, obstiné et coriace (Bruce Dern) et une femme aux mystérieuses intentions (Isabelle Adjani, tout juste âgée de 22 ans). Les scènes de poursuites sont haletantes (notamment la dernière).
Il y a des techniciens et il y a des réalisateurs. Quand on parle de Walter Hill, on est à la frontière. Sans avoir un vrai style bien à lui, Walter Hill vaut toujours plus qu’un vulgaire faiseur.
The Driver est totalement l’exemple-type du cinéma de Walter Hill. Demandez-lui de vous tourner un film noir et le vétéran saura comment faire, de la manière la plus efficace possible. Ici, on parle d’un conducteur si doué que tous les malfrats le veulent pour s’échapper après un braquage. Sauf qu’un inspecteur est prêt à tout pour l’arrêter. Comme d’habitude, Hill nous livre un très bon suspense, qui met un peu trop de temps à démarrer mais qui délivre ce qu’on attend ensuite : des poursuites en voiture bien découpées (la dernière est géniale), des dialogues ciselés et parfois amusants, une mise en scène très efficace (le passage dans le train est vraiment parfaitement réalisé) et une machination attendue mais toujours surprenante. Les acteurs sont excellents, le duel Ryan O’Neal – Bruce Dern est fabuleux et les seconds rôles, comme Matt Clark ou Rudy Ramos sont excellents.
The Driver est un film qui souffre bien trop de son début apathique, tant ce qui suit est parfaitement réalisé. Vraiment dommage de la part de Walter Hill d’avoir autant loupé son ouverture.
J'ai vu ce film avant de voir Drive (de Refn) et on voit vraiment comment sur un sujet proche deux réalisateurs proposent deux approches complètement différentes. Le film de Walter Hill se caractérise est une accumulation de mauvaises idées, tout - ou presque - est raté là dedans. Il faut dire que le film se prend terriblement au sérieux - il n y a pourtant pas de quoi ! - alors que tout le long-métrage est à la dérive : acteurs qui cabotinent, mise en scène à la dérive - en roue libre, j'ose le jeu de mot ! -. Ringard. Terriblement ringard. Devait déjà être ringard lors de sa sortie en salles.
Des courses poursuites en bagnoles, des braquages, ambiance urbaine seventie's, un personnage principal presque muet, d'autres sans foi ni loi et qui ne pensent qu'à se faire de l'argent facile, une belle française, un flic qui n'a qu'une obsession, pas de doutes il y a à peu près tout ce qu'on aime au cinoch..... mais ça manque un peu de sexe quand même.