J'ai lu pas mal d'interviews plutôt intéressante d'Harmony Korine depuis Spring Breakers il était donc temps de me confronté à l'objet filmique Gummo. La réputation sulfureuse du metteur en scène n'est pas usurpé, le mec aime filmé les détraqués et force un peu le trait mais soyons clair le type a du talent. Les images se succèdent et l'esthétisme est flagrant, il rend ces personnages attachant malgré leurs problèmes un peu flippant car il pose sur eux un regard assez troublant mais profond, la force du long métrage pour moi. Il y'a deux ou trois trucs qui m'ont un peu " révulsé ", il tire aussi un peu trop sur la corde aux non de la dénonciation mais dans l'ensemble je suis assez convaincu et surpris ...
Un film assez malsain, et très bizarre. Ce qui me fait le plus flipper, c'est Solomon qui ne sourit jamais. Tout au long du film, je me suis posé cette question "des gens vivent vraiment dans ces conditions ?"
Harmony Korine est un cinéaste injustement méconnu voir même mal aimé par certains, un cinéaste qui s'est pourtant illustré comme une figure dans le cinéma indépendant notamment avec ce film qu'est "Gummo", un peu comme John Waters avec "Pink Flamingos" "Gummo" s'avère être un film particulièrement trash, parfois malsain mais Harmony Korine mêle cette fiction à un documentaire très spécial. Sur le coup difficile d'en penser du bien mais après réflexion "Gummo" est un film fascinant et dispose dans son genre d'une beauté sans égale. Un long métrage indépendant très spécial parfois très très moche mais à la fois beau comme une sorte d'OVNI qui se pose sur des personnages fascinants et invite à la réflexion sur la condition humaine. Korine réussi à magnifier ses personnages en leur donnant un véritable sens et une psychologie compréhensive de plus qu'ils sont interprétés par des acteurs exceptionnels. Le tout filmé comme un trip très proche des acteurs. Au final pas très facile d'en dire plus sur ce film que je vous recommande vraiment ! Un coup de coeur total doublé par une impression de jamais vu. Une révélation !
Ah Harmony Korine! Toi qui, l'année dernière, m'avais surpris avec ton "Spring Breakers", film qui m'a amené à scruter avec attention ta filmographie, voilà qu'enfin, j'attaque ton premier long-métrage, à savoir "Gummo". Contrairement à "Spring Breakers", là tu me surprends encore plus mon cher Harmony. Tu as réalisé bien plus qu'un simple ovni cinématographique. Là, il s'agit carrément d'une expérience à part entière. Aucun fil conducteur précis dans ton film, d'ailleurs, on s'en fiche. Ce qui importe le plus ici, c'est le portrait que tu dresses des rednecks de Xenia, ville qui n'arrive pas à surmonter les dégâts qui lui a apporté une tornade quelques années plus tôt. Xenia, ville fantôme. C'est ce à quoi on pense aussi en voyant les différents personnages, tous livrés à eux-même, entre des chasseurs de chats junkies à la colle de bois, des cocaïnomanes, des dégénérés mentaux et ce mystérieux garçon lapin, arpentant la ville de façon mystérieuse. Avec "Gummo", Harmony, tu as dressé un portrait franc et sincère d'individus paumés dans leur vie (et dans leur ville), en n'hésitant pas à filmer ce qu'il y avait de plus glauque, de plus malsain, au service d'expérimentations techniques forts réussies. Tu as fait de "Gummo" une oeuvre forte et réfléchie, avec une certaine empathie pour les personnages que tu filmes, et c'est ce qui fait la force majeure de ton long-métrage. Un film unique en son genre, réussi en tout points de vues, à la fois portrait réaliste et onirique de l'Amérique des années 90. Comptes sur moi Harmony pour regarder le reste de ta filmographie, car décidément, on pourrait croire que, même si il s'agit de ton dernier film en date, "Spring Breakers" n'était qu'un amuse-gueule comparé à ce que tu as déjà réalisé.
Personnellement j'ai trouvé que ce film était une véritable bouse, dans le sens ou il est complètement inutile ; il n'apporte rien, et laisse de sales images en tête (pas longtemps, heureusement). J'ai perdu mon temps en regardant des débiles faire n'importe quoi, et du mal. A chier !
Tel un reportage dans les bas-fonds d'une ville déshéritée de l'Ohio, Gummo joue la carte du naturel et propose des tranches de vie des habitants locaux, sans jamais donner l'impression de juger les situations pourtant extrêmes qui y sont présentées. Cette plongée dans la misère sociale et intellectuelle, bien loin du rêve américain, se révèle aussi glauque que fascinante.
Si voir déambuler des persos complètement débiles et monstrueux sous tous rapports est signe de bon ciné, alors ça mérite au moins 4 étoiles. On ne décèle rien de bon dans ces êtres, on dirait qu'ils ne connaissent que le mal...
Il n'y a aucune beauté, aucun amour, que de la crasse, des mecs difformes qui font des choses dégueulasse.
De l'inceste doublé de pédophilie, vraiment nauséabond ce film.
Certes l'ouragan fut certainement un gros malheur pour cette partie du monde mais cela justifie il que l'on doive continuer ce malheur ? sé pa.
Mais les "puristes" verront là un chef d’œuvre, parce que l'on voit ce qu'il y a de plus laid dans l'humanité.
Entre tuer des chats, boire de la bière et sniffer de la colle, le quotidien de ses rednecks de l'Ohio est bien remplis. Harmony Korine a une vision assez peu flatteuse de ses semblables de l’Amérique profonde. Débiles, crasseux, violents, déformés par la consanguinité, plus flippant que le joueur de banjo de "délivrance" est presque aussi taré que la famille de Divine dans "Pink Flamingoes". Mais ces monstrueux personnages sont pourtant incroyablement fascinants, voir même touchants. Gummo est une merveille de bizarrerie malsaine et dérangeante comme seule sait le faire le cinéma indé américain.
Bon Film. Ambiance glauque et dérangeante, c'est un film qui sort de l'ordinaire ! Il n'y a pas vraiment d'histoire, on suit la vie des personnages, et on s'y attache ! De bons acteurs, et une façon de tourner originale !
Gummo, c’est le premier film d’Harmony Korine qui était à cette époque un peu, voir carrément, fauché. Pour vous dire, lui et son cadreur ont souvent été pourchassés par des parents furieux, et armés, qui les soupçonnaient de tourner un film porno pédophile. Néanmoins, ce ne sont pas ces contraintes qui ont empêché le réalisateur de sortir son film, sorte de regroupement de plusieurs histoires, qui ne racontent pas vraiment grand chose. Alors oui, parler du film en ces termes ne donne pas spécialement envie de s’y plonger, mais ce qui est extraordinaire avec Gummo, c’est que Harmony Korine n’a pas besoin de raconter une histoire précise et définie pour intéresser son spectateur. On suit le quotidien de jeunes marginaux, un peu déjantés, qui passent leur temps à tuer des chats pour revendre les cadavres à des restaurants chinois, ou à faire du catch avec des chaises. Il se dégage une réelle poésie, certes une poésie assez macabre, mais une poésie tout de même et qui se laisse très largement apprécier puisqu’elle permet à l’atmosphère du film de ne pas devenir oppressante. On ne comprend pas tout, on ne sait pas si il y a réellement quelque chose à comprendre, mais on se laisse emporter du début à la fin, on observe ce qu’il se passe et on se surprend à vouloir savoir ce qu’il va arriver à ses personnages, même si ce sont que des choses de la vie quotidienne. Au fond, Gummo fait parti de ce genre de films qu’on pourrait qualifier de cinéma contemplatif puisqu’on y retrouve des acteurs amateurs qui improvisent la plupart du temps, peu de dialogues et très peu d’écriture de scénario, et une narration rythmée et entrecoupée de petites séquences filmées façon amateur, comme des interviews ou un documentaire, accompagnée de voix off propre au genre. Malgré le faible budget, Harmony Korine offre tout de même à son film une superbe photographie, qui joue beaucoup avec la lumière, bien que la plupart des décors soient glauques et respirent la mort et la misère. Il se dégage de l’ensemble une authenticité qui donne beaucoup de force à ce portrait provocateur, libre, et drôle, à l’image de la jeunesse qu’il montre. En conclusion: Harmony Korine, le petit protégé de Larry Clark pour qui il a signé quelques scénarios, montre toute l’étendue de son talent, et de son inspiration, au travers de ce film peu commun, décousu et qui au fond ne fait peut-être que raconter des choses banales, mais qui le fait avec énergie, sans complexes et avec une authenticité rare. On est en plein dans le cinéma, celui qui ose et qui se fout de ce qu’on pourra en dire.
Chef-d'oeuvre du cinéma indépendant et premier film de Harmony Korine qui, avec peu de moyens nous dresse le portrait d'une Amérique en déclin. C'est très malsain. Tous les personnages sont plus hideux les uns que les autres et vraiment flippants! Une tuerie ultra culte!
Très spécial, assez glauque, sans vraiment de fil conducteur ou d'histoire de fond, juste des personnages assez barrés et leur vie. Ça se laisse regarder, avec quand même pas mal d'interrogations ... Perso, je ne suis pas sur d'avoir vraiment aimé.
Gummo nous montre différents personnages barjots, hideux et stupides. C'est un film assez dérangeant et j'ai envie de dire que c'est aussi un ovni du cinéma. J'avais parfois l'impression de voir une série d'épisodes de l'emission strip-tease! Je n'ai pas apprécié voir la vie de ces gens mais j'ai été captivé par ce film, c'est un peu comme une vision de la laideur.
Je met 3.5 mais je tiens à signaler que mon pote Sully met 4.5 quand à lui. Gummo, un film à voir! Avec une mention spéciale pour la scène spoiler: de musculation & claquettes devant la glasse.