Pater
Note moyenne
2,7
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166 critiques spectateurs

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24 critiques
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traversay1

4 508 abonnés 5 406 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 juin 2011
Par quel bout prendre Pater d'Alain Cavalier ? Depuis longtemps, le cinéaste se situe en marge du cinéma classique, poursuivant une oeuvre singulière, inclassable et insaisissable. Pater est un film sur le pouvoir politique, sur l'art de filmer, sur le pouvoir d'un metteur en scène vis à vis de ses acteurs. Entre autres. Cavalier imagine une fiction avec Lindon comme interprète, sur un mode ludique, presque enfantin. Ok, mais ce n'est qu'une description partielle de Pater. Il filme aussi le comédien dans son existence de tous les jours (cuisant des asperges, par exemple), dialogue avec lui, et donne à voir quelques bribes de son intimité, avec notamment une chatte adorable et très présente. La fiction et la réalité (mais laquelle ?) se rejoignent et s'unissent pour ne faire qu'une. C'est troublant, parfois séduisant, quant les dialogues sont à la hauteur, et l'investissement de Lindon fait plaisir à voir, face à un réalisateur manipulateur et plein de malice. C'est assez drôle, par instants, et d'une belle candeur. Ceci dit, la machine semble tout de même tourner à vide, assez vite, car le jeu semble plus important que l'enjeu. Un objet conceptuel, pour faire court, qui se regarde sans ennui, mais avec une très grande perplexité. Idéal pour ceux qui ont envie d'un "autre" cinéma, et que les effets de miroir fascinent.
Tumtumtree
Tumtumtree

203 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2011
Attention, ovni ! Un film où ni nous ni les protagonistes ne savent ce qui est vérité ou fiction... Vincent Lindon avoue lui-même qu'il se prend pour le premier ministre et s'étonne que son téléphone ne sonne pas davantage. Le film doit beaucoup à cet acteur qui ici comme ailleurs semble toujours un peu jouer son propre rôle. On se demandait comment Alain Cavalier pouvait faire évoluer son cinéma dès lors qu'il quittait la fiction pour témoigner de sa vie. 3, 4, 5 films où, de la façon la plus touchante, il nous parlait de lui... mais comment prolonger plus loin une expérience qui risquait de s'épuiser elle-même. Ici, il trouve une solution de renouvellement des plus inattendues. Un film indéfinissable où l'écriture au cinéma trouve de nouveaux horizons.
belo28
belo28

87 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juin 2011
Une oeuvre hors du commun quoi qu'on dise... Ennuyeux pour certains, brillants pour d'autres... je suis de cette dernière catégorie où le mélange de réalité et de fiction marche à plein régime, où cette alchimie entre Cavalier et Lindon, entre un acteur et son metteur en scène, entre un premier ministre et le président fait mouche à tous les coups! Une façon originale de rire des problèmes sociaux français important dans un ton décalé et léger! Une expérience qu'il fallait tenter, Chapeau alors aux deux hommes!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 juin 2011
D'accord, Pater est un film assez réjouissant. Mais ça reste une minuscule petite chose, et presque un peu longuette par moment.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juin 2011
Deux petits garçons qui jouaient aux cow-boys et aux indiens, jouent maintenant au président et au premier ministre. Comme les enfants ils jouent vraiment, donc s'identifient à leur personnage. Mais ils ne s'identifient pas au même niveau. Lindon est à fond premier ministre, il le vit dans les tripes alors que Cavalier est un président très mitterrandien, calme, posé, retors, manipulateur. Cavalier montre un peu de lui en tant que Cavalier, son appartement, son chat, du très lisse en somme. Il nous montre aussi un peu du vrai Lindon, mais il y a une perversité certaine dans ce qu'il montre : d'abord une grande crise de Lindon, qui se considère comme un "petit" agressé par le gros captaliste que serait le propriétaire de son appartement, ensuite l'appartement de Lindon notamment sa belle cuisine et surtout un immense dressing et la vue sur St Sulpice qui montrent clairement que Lindon n'est pas vraiment du coté des miséreux.
Les jeux de pouvoir entre un président et son premier ministre sont donc doublés des jeux de pouvoir entre le réalisateur et son acteur. L'analogie n'est évidemment pas fortuite. Ces deux niveaux décortiquent assez bien et sans explication superflue ce que génère le pouvoir : une addiction, une estime de soi hypertrophiée, une perte de vue de la réalité, des courtisans, des rivaux, de la manipulation incessante, la jouissance sensuelle (ici la nourriture)...
Ce film est très singulier, très efficace par la simplicité de la démonstration. Cependant, je ne sais pourquoi je n'y ai pas adhéré totalement. Peut-être parce qu'il y a quelque chose d'un peu ridicule à voir ces deux hommes jouer comme des petits garçons ? Peut-être parce que j'ai le sentiment que Cavalier joue de Lindon qui fonce tête baissée sans jouer avec Cavalier en retour ? Peut-être parce que c'est un" film d'hommes", avec le coté désuet des films d'hommes ? Je comprends que, malgré ses qualités, le film n'ait rien reçu à Cannes car il est trop excentrique, trop inclassable.
Sylvain P

390 abonnés 1 435 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juin 2011
Ce n'est pas dans sa qualité visuelle qu'il faut déceler le génie de Pater, mais dans sa mise en abîme sur le cinéma et la politique. Pater est truffée de scène pertinente et drôle, mettant en lumière des pans entiers d'incohérence du système (les salaires non plafonnés, les héritages, l'honnêteté des hommes politiques). Pater est un plaidoyer civique apolitique d'une jubilation absolue.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 octobre 2015
Film très inventif et totalement libre, on oublie toute cette industrie souvent trop pesante du cinéma, pour se retrouver devant un bijoux unique, sans moule. Une simplicité, une honnêteté dans le l'acte même de faire du cinéma. Bouffée d'oxygène.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 juin 2011
Terriblement déçue par ce duo skiso, qui tourne en rond. Je pensais y trouver de l'émotion, des idées, une réflexion intellectuelle. Je suis pourtant vraiment bon public, mais là, je préfère aller écouter, de très loin, les conversations de bistro. Je ne suis pas arrivée à entrer dans le film à aucun moment et cela, pour la première fois. Désolant pire affligeant !
Jean-françois Passé
Jean-françois Passé

137 abonnés 231 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2011
magnifique manifeste politique en peu de chose s, peu de moyens Cavalier de main de maître nous donne une belle leçon de cinéma , d'humanité , et de politique
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 juin 2011
film déroutant mais très bien mené par deux excellents acteurs et surtout un Vincent Lindon exceptionnelle. On en voudrait des comme ça des premiers ministres!
Thierry M
Thierry M

193 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 juin 2011
A part Vincent Lindon, je ne voit pas bien l'interet de ce pauvre film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 juin 2011
Théorique et drôle, actuel et léger, le film de Cavalier est une œuvre unique qui casse les frontières entre réel et fiction et crée une fascination de chaque instant.
Ma critique plus complète ici : http://bit.ly/mqaTX5
nicolas t.
nicolas t.

61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 juin 2011
On croit rêver quand on lit les critiques qui délirent sur ce pauvre making of de bourges du 7ème arrondissement qui se filment entre eux, en faisant joujou avec la politique. C'est très vite ennuyeux, filmé avec les pieds et conseillé aux fans de Lindon qui a retrouvé ses tics et sort des propositions démago avec un sérieux qui fait un peu pitié...
La_Mort_Dans_L_Oeil
La_Mort_Dans_L_Oeil

38 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juin 2011
Portrait - autoportrait - ils se filment - moi en 2012, je glisse un bulletin Cavalier/Lindon. Pourquoi n'a-t-on pas filé la Palme d'Or à ces deux gamins, petits comploteurs fraternels qui s'amusent profondément, vraiment, essentiellement, personnellement, intimement, avec une gourmandise insolente et frondeuse ? Un autre cinéaste se serait facilement laissé embourbé paresseusement dans le sillon des carnets intimistes en DV dans lequel il est passé maître, mais c'est Alain CAVALIER, le seul et l'unique, et il poursuit, par le haut, son oeuvre singulière, renouvelle brillamment son style déjà si singulier et personnel, avec un film étonnant, solaire, roublard, intègre, d'une jeunesse insensée, d'une fraicheur exemplaire, d'une crudité éblouissante pourtant, prophétique même, et qui envoie paître bien loin et d'un seul geste éditorialistes/analystes/candidats politiques et "jeunes" cinéastes, distancés haut la main à tous les niveaux par un mec de 80 piges ô combien alerte, libre et iconoclaste. On en pleure de joie. Admirable
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 juillet 2011
http://www.facebook.com/home.php#!/pages/Pater-de-Alain-Cavalier/202418583134532
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