Note moyenne
3,1
1 note
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
0 critique
4
1 critique
3
0 critique
2
0 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Le Crépuscule de l’âme d’une femme, réalisé par Evgueni Bauer en 1913, est un mélodrame russe particulièrement riche, qui s’intéresse autant aux conséquences d’un traumatisme qu’au regard porté sur une femme confrontée à celui-ci.
La mise en scène passe beaucoup par l’espace. Rideaux, meubles, portes, profondeur du cadre et jeux de lumière ne servent pas seulement à décorer les intérieurs : ils isolent parfois les personnages, organisent les rapports de force et donnent une forme visuelle à leur malaise. Le décor devient ainsi un véritable outil psychologique.
Le récit est également étonnamment moderne dans sa manière d’aborder l’autonomie féminine. Sans en faire artificiellement un manifeste féministe, il critique clairement le jugement moral imposé à son héroïne et lui permet de reconstruire sa vie par elle-même. L’indépendance économique et émotionnelle qu’elle acquiert devient ainsi l’un des éléments les plus forts de l’œuvre, qui refuse de la réduire à ce qu’elle a subi.
J’ai plutôt beaucoup apprécié le film. Je ne connaissais absolument pas Evgueni Bauer et ça a été une vraie bonne surprise. J’ai particulièrement aimé la richesse des thèmes abordés, surtout tout ce qui concerne l’autonomie féminine, que j’ai trouvée très moderne pour 1913. Le travail sur les décors m’a également marqué : on sent vraiment qu’ils sont pensés pour accompagner ce que vivent les personnages.
Une très belle découverte, qui montre déjà un cinéma capable d’aborder des questions psychologiques et sociales complexes tout en affirmant une véritable personnalité visuelle.
La mise en scène passe beaucoup par l’espace. Rideaux, meubles, portes, profondeur du cadre et jeux de lumière ne servent pas seulement à décorer les intérieurs : ils isolent parfois les personnages, organisent les rapports de force et donnent une forme visuelle à leur malaise. Le décor devient ainsi un véritable outil psychologique.
Le récit est également étonnamment moderne dans sa manière d’aborder l’autonomie féminine. Sans en faire artificiellement un manifeste féministe, il critique clairement le jugement moral imposé à son héroïne et lui permet de reconstruire sa vie par elle-même. L’indépendance économique et émotionnelle qu’elle acquiert devient ainsi l’un des éléments les plus forts de l’œuvre, qui refuse de la réduire à ce qu’elle a subi.
J’ai plutôt beaucoup apprécié le film. Je ne connaissais absolument pas Evgueni Bauer et ça a été une vraie bonne surprise. J’ai particulièrement aimé la richesse des thèmes abordés, surtout tout ce qui concerne l’autonomie féminine, que j’ai trouvée très moderne pour 1913. Le travail sur les décors m’a également marqué : on sent vraiment qu’ils sont pensés pour accompagner ce que vivent les personnages.
Une très belle découverte, qui montre déjà un cinéma capable d’aborder des questions psychologiques et sociales complexes tout en affirmant une véritable personnalité visuelle.