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Charly Ferruda
41 abonnés
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1,5
Publiée le 4 avril 2025
Comment ne pas aimer ce film sans passer pour un primate ? S'il fait partie des intouchables de l'histoire du cinéma, pour ma part j'ai décidé de ne plus jamais y toucher. Malgré plusieurs tentatives, je ne suis jamais parvenu à dépasser 45 minutes qui m'ont paru déjà très longues. Cette succession de tableaux filmés en plans larges peine réellement à susciter l'intérêt, la faute à un scénario sans relief parasité par le ton déclamatoire de Peter Ustinov qui se livre à un numéro de cabot redoutable. Martine Carol change de costumes toutes les deux scènes mais son expression reste la même, totalement figée. Un mannequin de cire dégage davantage d'émotion. De gros moyens déployés pour accoucher d'un film qui transpire le vide. Oserait-on dire qu'il est raté ? C'est à craindre. Je préfère revoir Le plaisir, La ronde ou Lettre d'une inconnue, qui m'aident davantage à aimer Ophüls que ce pensum indigeste.
Bonjour tout le monde, Max Ophuls signe un nouveau chef d'œuvre qui est une symphonie visuelle, colorée et magnifique fe force et d' imagination. Chapeau l' artiste ! Cordialement. Gérard Michel
Pas le meilleur Ophüls : les tribulations galantes d'une courtisane et sa déchéance en attraction de cirque. Scènes trop longues, dialogues indistincts et insipides. Malgré la débauche de moyens (figurants, décors, costumes) on s'ennuie ferme. Carol cabotine sous ses fonds de teint, Ustinov campe un Monsieur Loyal grotesque à la Léon Zitrone. Un désastre entre Sissi Impératrice et Angélique Marquise des Anges.
D'un point de vue technique, le film est un monument. Je n'ai malheureusement pas réussi à vraiment rentrer dedans, et le rythme lent m'a donc plus ennuyé que fait voyager.
La précision maniaque d'Ophüls dans sa mise en scène (avec ses mouvements de caméra fluides et son sens du symbolisme) n'a d'égale que son indifférence à creuser des personnages, laissant ses interprètes se promener à l'écran sans leur donner l'occasion d'une composition allant chercher la profondeur des sentiments et des réactions exacerbées. Ainsi, Lola Montès fait-il l'effet d'un long diaporama sur les amours d'une femme livrée en pâture au spectateur, avec de jolis effets de manche mais un côté désincarné qui empêche à mon sens de rentrer pleinement dans le jeu de son réalisateur. Son échec critique et public de l'époque, à cet égard, n'est pas complètement incompréhensible.
L'histoire démarre aussitôt au sein du cirque, Monsieur Loyal fait ses annonces, Lola Montès arrive bel et bien pour le spectacle, un spectacle indécent qui rappelle le temps béni des phénomènes de foire sauf qu'ici le clou du spectacle est une femme belle mais déchue qui raconte ses amours plus ou moins scandaleuses. Ce cirque est la cour idéale pour le réalisateur, Max Ophüls s'en donne à coeur joie avec les travellings, les mouvements fluides qui virevoltent, les panoramiques... Des techniques très visibles dans le cirque, qui se font plus discrètes quand on est dans les flash-backs. L'esbroufe et le spectaculaire du cirque se fait de plus en plus rare pour nous plonger dans les grandes étapes amoureuses que Lola Montès aurait vécu jadis. Le soucis est de montrer que Lola Montès n'est pas une courtisane vénale mais une victime des circonstances et des rencontres dans un monde baroque mais peut-être cruel pour une femme. Les couleurs sont clinquantes, les décors parfois anachroniques comme pour rappeler qu'il s'agit peut-être de fantasmes et de rêves imaginaires... Mais le cirque s'estompe, il apparaît de moins en moins jusqu'au grand final, on aurait aimé un Monsieur Loyal/Ustinov plus décisif, peut-être un ou deux amants supplémentaires, un indice sur la chronologie et le temps. A voir. Site : Selenie.fr
Un film qui n'a pas pris une ride, malgré une action se déroulant au milieu du 19e siècle. La mise en scène circassienne et le montage par flashbacks et ellipses peuvent surprendre au début, mais on se laisse vite prendre par la fantaisie visuelle et le rythme enlevé. L'effet de tension va crescendo de manière très habile, pour finalement se révéler pour ce qu'il est : un ressort dramatique. Lola Montès a-t-elle vraiment existé? commence-t-on par se demander à propos de l'histoire elle-même, tirée d'un roman français écrit au 20e siècle, tant les ancrages "historiques" abondent (Lizt, un début de révolution en Bavière, etc). Est-ce vrai? s'interroge-t-on ensuite à propos du vécu du personnage tel que narré dans le spectacle - spectacle qui s'avère le véritable sujet du film. Demeurer au centre de l'attention, pour le meilleur et même le pire : une préoccupation bien contemporaine.
Une œuvre magistrale, monument du cinéma, surtout par ses effets stylistiques : des mouvements de caméra diaboliques, des travellings somptueux, des cadrages originaux, des profondeurs de champ exceptionnels. Chaque scène est un régal et on en prend plein les yeux. On retrouve le côté révolutionnaire et innovant de « Citizen Kane » de Wells. La coloration est somptueuse aussi, des couleurs chatoyantes, picturales ,toutes les scènes de cirque sont des vrais tableaux expressionnistes. Et puis il y a ce scénario original, de cette femme libre, moderne avant l’époque , aux amants successifs : Litz, le roi de Bavière , et d’autres hommes célèbres ou de simples étudiants .Et puis à la fin après des échecs sentimentaux , elle est accueilli par ce directeur de cirque Peter Ustinov (formidable et magistral acteur ) qui la montre , comme une bête de foire , ou plutôt comme un paparazzi, qui créerait une télé-réalité autour de la personnalité d’une ex star déchue . Le film est totalement moderne sur le fonds : l’indépendance de la femme, se liberté de vivre et sa liberté sexuelle proclamée, la « société du spectacle », l’exhibitionnisme des médias. Les scènes de cirque et de performance sont superbes, puissantes, s’opposant aux scènes de flash-back plus champêtre de promenade en calèche de luxe dans la campagne italienne ou bavaroise. Et puis il y a bien sûr Martine Carol, éblouissante de beauté et de grâce, star une peu oubliée, mais qui fut « la » beauté française, la grande star des années 50, éclipsée par l’arrivée de B.B . Mais elle avait beaucoup de « chien » et de personnalité. C’est un plaisir de la redécouvrir. La restauration du film est superbe .
Chef d'œuvre incompris à sa sortie , ce film a la beauté fulgurante est d'une tristesse et d'une mélancolie incroyable. Les tableaux colorés se succèdent dans une mise en scène vertigineuse. Martine Carole dans son plus grand rôle est d'une grande beauté mais également d'une infinie tristesse comme si elle pressentait son propre destin. Peter Ustinov cynique Monsieur Loyal est remarquable. Le dernier plan est fabuleux. Un des plus grand film français.
Dernier film de max ophuls,adapte d un excellent roman. une bonne reussite,avec une qualite de dialogue qui est savoureux On suit la tragedie d une femme issue de la bourgeoisie ou durant toute sa vie revait de gloire,d amour,et de richesse,mais qui trouvera finalement une decheance implacable. Un bon film a voir
Je m'attendais a un chef d'oeuvre et en fait c'est un bon film qui se laisse voire mais un peu oubliable. Ce qui est a sauvé est la réalisation, très moderne pour l'époque avec notament une très belle couleur...et de beau costume. Surestimé
Splendeurs et misères d’une courtisane déchue du 19e siècle, devenue bête de cirque. Pour son dernier film, Max Ophuls signe un mélodrame baroque sublimé par le Technicolor, mais terni par un récit qui manque de fluidité pour en être complètement captivant.
L'histoire est certes intéressante et bien réalisée par Max Ophüls, dont c'était le dernier film, mais on s'ennuie beaucoup surtout au début. Le meilleur moment est celui où Lola Montès, jouée par Martine Carol, rencontre le roi Frédéric Ier de Bavière bien interprété par Anton Walbrook.
Pourquoi un tel engouement de la critique alors que le film est mortellement ennuyeux. La vraie Lola Montés était un personnage magnifique et flamboyant avec une vie très aventureuse. Martine Carol (en brume !) est totalement inexpressive. Peter Ustinov en fait des tonnes dans un cirque qui n'apporte rien. A fuir.
Après une première partie dynamique alternant intelligemment narration romancée au sein de numéros de cirque artificiels et vérité intime des souvenirs de l'héroïne pour questionner avec cynisme le rapport au réel et au spectacle impudique illusoire, le film traîne en longueur dans sa narration de l'histoire sentimentale entre celle-ci et Louis de Bavière sans dessein visible ni intérêt manifeste. D'ailleurs la justesse de la mise en scène et surtout l'esthétisme des décors (naturels) s'amenuisent alors que la prestation concernée de la vibrante Martine Carol ne saurait être blâmée pour la perte d'empathie avec sa Lola passée d'égérie mondaine à curiosité foraine. Un biopic qui malheureusement n'assume pas son concept jusqu'au bout.