e ne suis pas grand fan de la boxe, sport que je trouve somme toute, assez primaire, mais depuis la série des Rocky, et de « Eyes of the Tiger » en particulier, je ne me suis jamais ennuyé à la regarder au cinéma. C'est très photogénique. Du sang, de la sueur et des larmes.
Dès les premières images, on est sur le ring, on subit la pluie des coups, on souffre mais on donne aussi des uppercuts. Le rythme est lancé, et ne faiblit jamais, les deux heures passent vite!
Billy Hope, le boxeur à qui tout réussi, même si certains matchs sont arrangés, est au sommet de sa gloire lorsque sa femme qu'il aime tant, se fait assassiner devant ses yeux lors d'une rixe avec un adversaire cubain. Les dettes s'accumulent, il part sur de sombres chemins et la garde de sa fille lui est retirée.
L'histoire n'est pas originale, et près la déchéance, vient la rédemption du mauvais père, qui le mène jusqu'au combat final, et passe par le sport, celui là même qui élève l'homme et permet de retrouver dignité au yeux de sa fille.
De la veine du magnifique « Foxcatcher » ou encore de « Whiplasch » , ce film est une pure merveille comme le cinéma américain sait en produire à coté des sacro-saints blockbusters.
Jack Gyllenhaal réalise encore une énorme prestation. Souvenez-vous son rôle de paparazzi obsessionnel dans Nightcall, c'est un acteur fabuleux! Il est ici, entouré par des seconds rôles très fouillés (Forest Whitaker et "50 cent") qui donnent un véritable plus au film.
Voici donc, et pour l'instant, le film indispensable cet été.