Pina
Note moyenne
3,8
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175 critiques spectateurs

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Unc-Scrooge
Unc-Scrooge

53 abonnés 615 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 septembre 2013
Grande danseuse et chorégraphe allemande du 20ème siècle, disparue depuis 2009, il n’aura pas fallu attendre bien longtemps avant de voir un premier film hommage sur Pina Bausch. Mais le pari n’en reste pas moins risqué pour son réalisateur Wenders: portant sur une chorégraphe de talent, le film tient plus du documentaire-spectacle un peu particulier que du long métrage traditionnel. L’essai aurait pu être applaudi, admiré, si la poignée de danseurs qui composent les différents tableaux avaient cherché à réellement profiter du septième art pour ouvrir l’univers de Pina au plus grand monde. Car il s’agit ici de Tanztheater plus que de danse, un mouvement moderne, abstrait, à des lieux des représentations de la danse que s’en fait un néophyte, surtout lorsque les productions sont déplacées dans des lieux insolites. Or le parti pris de Wenders est celui d’une démonstration pure et simple de cet art, avec peu de détails sur son compositeur ou sur la manière d’appréhender les œuvres. Là où le connaisseur appréciera la qualité des œuvres, le néophyte se sentira alors un peu perdu face à cette chorégraphie un peu trop mystique et bien trop lente durant sa première partie. Pina reste donc une expérience élitiste de la danse, et ne tire en aucun cas profit de la magie du cinéma pour permettre un élargissement de cet art au plus grand nombre. Dommage…
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 avril 2011
Singulière histoire que celle de ce film, long projet commun de Pina Bausch et Wim Wenders, devenu par la force des choses film hommage après le décès brutal de la chorégraphe. L'enchantement suscité l'an dernier par Les rêves dansants, fantastique documentaire sur la danse et la création artistique comme Acte essentiel, donnait forcément envie de prolonger l'expérience. En répondant à nos attentes, en donnant à voir une partie du travail de Pina Bausch et de ses danseurs, le film de Wim Wenders s'inscrit tout autant dans l'œuvre d'un cinéaste déjà capable du meilleur (L'Etat des choses, Paris, Texas, Les ailes du désirs) que dans l'histoire des arts. Si Pina Bausch a révolutionné la danse, notre expérience de spectateur révolutionne nos perceptions de l'art. Construit comme un dialogue visuel et sensoriel entre de longs passages de quatre des pièces de la chorégraphe, et les témoignages de ses danseurs prenant la forme de soli filmés hors du théâtre, Pina nous permet de saisir toute la force, la subtilité et la profondeur d'une création profondément humaine. Faisant appel à tous les sens, à tous les éléments, substantifique moelle de l'Humain, charnelle, violente et poétique, l'œuvre de Pina Bausch nous bouleverse autant qu'elle nous impressionne. Portée par des danseurs vertigineux se donnant corps et âmes pour un art qui nous surpasse pour mieux nous évoquer, nous parler, nous réunir, elle forme un tout essentiel et profond. L'intelligence de Wenders est de s'être effacé tout en prenant soin d'offrir à la chorégraphe le plus beau et le plus humble des écrins. Justifiant son choix de la 3D par sa volonté de nous placer au plus près des danseurs, il l'utilise pour donner de la chair à une création qui n'en manque déjà pas. Indispensable à ses yeux, cette 3D ne convainc pas forcément. Disons qu'elle semble accessoire. Ce qui compte c'est la beauté indescriptible d'une œuvre merveilleuse, dont la spontanéité semble tangible tant le travail fourni est millimétré. Témoignant en voix off sur des plans muets et pudiques, les danseurs évoquent avec respect et amour les mots d'une créatrice qui savait d'une phrase directe et humaine, sans aucun intellectualisme, leur donner la direction à prendre. Si l'on connaissait peu de choses à la danse, mais qu'on s'y connaît un peu en cinéma, littérature, musique, peinture ou architecture, s'imprégnant tout entier du spectacle que Pina nous offre, on sait désormais que de tous les arts, la danse est le plus riche mais aussi le plus pur. Et le plus beau.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 avril 2011
Absolument néophyte en ce qui concerne la danse, j'allais vers ce film séduit par une bande d'annonce plus que prometteuse. L'objectif de Wenders, et c'est très clair avec l'utilisation de la 3D, c'est de transcender les spectacles de Pina Bausch en hésitant pas à exploiter "triches" permises par le cinéma comme moyen de réinterpréter les danses en œuvres vues sous un nouveau jour, parfois pratiquement à la première personne, ce qui aurait on peut imaginer beaucoup plu à l'esprit moderne et novateur de la danseuse allemande. Cette volonté s'exprime au mieux quand on voit un spectacle sur les trois âges de la vie ( Kontakthof ) et où la mutation ( croissance ou décroissance ) est faite en un clin d'œil, je ne sais pas comment cela était à l'origine, mais la traduction filmée de Wenders, libérée et libertine, nous ramène à la magie primaire du cinéma, à sa vocation de saisir la simplicité pour en faire un élément artistique. Outre cette réussite, il faut souligner la force des scènes d'extérieur, tout en contraste, en provocation même, qui ont une sorte de force vitale sidérante et géniale. Dommage alors que tout ne soit pas du même ordre, je me suis ennuyé sur l'ensemble et n'ai guère apprécié Café Müller, aussi je dois l'avouer j'ai eu du mal à saisir la signification précise des spectacles malgré qu'on puisse y voir une mise en valeur par la souffrance et l'expiation des corps, une sorte de chemin de croix ( Le sacre du printemps ) qui tend toujours à maximiser le potentiel des danseurs jusqu'à un franchissement de leurs limites. Une danse parfois animale, en transe assez plaisante mais sans cesse interrompue par des mini-témoignages à la sauce élogieuse qui confirme l'aspect très répétitif du film comme celui des chorégraphies de Pina pas toujours inspirée et trop artificielles, maniérées. En tant que noob total je vais garder mes critiques sur la danse pour moi et me contenter de juger le film. Très bon dans l'exploitation de la matière première et dans sa retransmission filmée -Wenders fait littéralement vivre le spectacle- mais peinant à trouver une trame conductrice fusse-t-elle un embrasement désordonné vers le sacrifice ultime du corps pour la danse, un truc complètement fou, mais qui aurait certainement fait plus plaisir à la défunte danseuse, qui sans se retourner dans sa tombe, doit se demander qu'est ce que vont faire ses petits protégés perdus sans elle...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 avril 2011
Je n'y connais rien en danse et en ballet, mais j'avais bien aimé "Les rêves dansants", alors je suis allé voir "Pina". Fausse bonne idée. Ce film, c'est du ballet filmé... ou presque, puisque Wenders met son film en scène de façon à légitimer l'usage de la 3D. Parlons-en de la 3D : toujours aussi inutile, avec ses couleurs fades, ses effets visuels stupides, sans parler de ses putains de lunettes (surtout lorsqu'on porte déjà des lunettes de vue...) ; bref, visuellement, c'est pire que tout. Qu'on soit d'accord, je respecte beaucoup Pina Bausch et ses danseurs ; mais ce film est médiocre et ne leur rend vraiment pas hommage.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 avril 2011
Film évènement, car premier film non blockbuster-esque en 3D, Pina est également un objet hybride à d'autres niveaux: film ou documentaire? représentations scéniques ou représentations de ses acteurs? Si on peut déplorer, la faute à la mort de la chorégraphe Pina Bausch juste avant le début du tournage, le côté éloge élégiaque du projet et la redondance de ses thématiques tournoyant inlassablement autour des relations hommes-femmes, on se laisse porter par l'énergie qui émane de la danse de cette esthéticienne du chaos organisé et du flot d'idées, cette fois convenablement soutenu par une 3D à hauteur d'hommes.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2011
Une réussite. Il n'est jamais facile de filmer la danse pour le cinéma, mais la tentative est réussie. Un mélange d'images du répertoire et de nouvelles scénographies , dans des lieux naturels , en extérieur. Le cadre est souvent magnifique et très bien filmé. Il faut bien sûr aimer la danse , sinon c'est un peu lent. La 3 D n'aporte rien..C'est vraiment une astuce Marketing pour augmenter les encaissements.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 décembre 2013
C'est forcément intéressant car nouveau dans le paysage cinématographique; j'aurais préféré plus de scénettes visuelles sans la partie hommage (comme "This is It" où la magie des instants de concert est coupée par des interviews). Quant à la partie pseudo-intellectualisante de la danse contemporaine, ça me touche autant que "Carré blanc sur fonds blanc" en peinture...
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2012
Quel bonheur de voir tous ces extraits de chorégraphies de la grande Pina Baush. Wim Wenders filme avec respect et amour ces formidables danseurs qui rendent hommage à leur façon à la grande chorégraphe trop tot disparue.
Julien D
Julien D

73 abonnés 696 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2012
Une vraie découverte pour moi qui ne connaissais rien à la danse contemporaine et qui connaissais encore moins la chorégraphe Pina Bausch... Cet art, pure expression corporelle qui peut paraître un brin hermétique, réserve toutefois sont lot de surprises visuelles. Je ne suis pas fan mais j'ai vraiment apprécié ce long métrage car les séquences sont très diversifiées de par leurs chorégraphies bien sûr (plus ou moins "dansées"mais toujours originales), mais aussi de par leurs musiques (classique, électro,...) ou leurs décors (lieux publiques, naturels ou en salle...). Les danseurs sont tous exceptionnels et rendent un bel hommage à la chorégraphe disparue. Les séquences sont cependant inégales : certaines sont trop longues alors qu'on aurait aimé que d'autres durent un peu plus. La 3D quant à elle apporte un vrai plus avec une réel profondeur de champ. En bref, ce film mérite 4/5 mais je ne lui mais que 3 car je n'apprécie qu'à petite dose... Un amateur de danse contemporaine pourrait aisément lui mettre 5 et ce serait justifié... Mais ce film est parfait pour la découvrir. Avis aux curieux...
Amaury H
Amaury H

22 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2011
Franchement, si j'avais vu la bande-annonce, je n'y serais pas allé! Le film démarre sur une scène bestiale, sauvage qui m'a mis vachement mal à l'aise. J'avais l'impression de voir une pièce de théâtre/danse contemporaine
(à la base, je n'y connais rien dans aucune de ces deux discipline)

Au final, j'ai été pris par la beauté du film, des plans, et au final de certaines danses...
Ce n'est qu'après que je me suis rendu-compte que du peu que j'avais cerné de ce film ne fut que la beauté et les paradoxes des sentiments des danseurs...

Un film difficile pour un non connaisseur mais que je suis vraiment content d'avoir découvert!
vincent c
vincent c

13 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 avril 2011
Un enchaînement de très belles scènes de danse contemporaine, qui ne vous laisseront pas indifférents si vous aimez la sensibilité des rapports humains et l'étrangeté parfois de leurs expressions. J'ai beaucoup appris sur cet art en voyant le film.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2011
Le travail de Pina Bausch peut paraitre assez radical, jouant sur le ressenti davantage que sur l'expliqué. Ce film est une initiation et tente d'en retrouver l'essence, de capter le passage des émotions dans le corps, d'en saisir l'aspérité. Malgré des disparités entre les scènes, c'est réussi. La bande-son est top et la 3D convient bien à la danse, est utilisé à bon escient par l'insaissisable et talentueux Wim Wenders qui parvient à créer de l'espace, à filmer les mouvements en s'attachant à filmer la profondeur. Un spectacle fougeux et frele, assez libérateur, comme la danse peut l'etre. Epatant.
ISAO12
ISAO12

66 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 octobre 2012
Une étoile pour la femme qui m' accompagnait et avec qui j' ai rit de l'incompréhension de ce que l'on voyait .Je m' attendais à voir de la danse contemporaine comme dans l' agence emplie de sensualité je n ' ai vu que souffrances incompréhensibles de corps laids et décharnés sortant de déportation. Aucune interprétation à ses mouvements répétitifs dénués d'intéret sauf peut etre pour des schizophrènes. Hermétique et inculte à cette forme d' art ? cela me va très bien passez votre chemin pour la beauté d'une danse sensuelle et moins délirante.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 avril 2011
Très bon film de Wim Wenders, qui rend hommage à l'oeuvre de Pina Bausch, à travers une reproduction, par fragments «dansés-théâtralisés», aux créations de la célèbre chorégraphe – et principalement de quatre oeuvres majeures : Le sacre du printemps (1975), Café Müller (1978), Kontakthof (1978 ; puis 2000 pour dames et messieurs de 65 ans et plus, et enfin 2008 pour adolescents de 14 ans et plus) et Vollmond (2006). Je dois avouer, de manière préliminaire, mon ignorance la plus crasse par rapport à la danse, et presque mon hermétisme (un hermétisme redoublé, du coup) devant la danse contemporaine. Pour une critique ou un jugement sur l'oeuvre de Pina Bausch, donc, c'est raté. Je m'en tiendrais donc bien humblement au film de Wenders ; sur ce qu'il pointe ou veut pointer. Et d'abord, en guise d'introduction, la manière dont Wenders insiste sur la dimension presque linguistique de la danse estampillée Pina : pour elle – pour tous les danseurs, j'imagine –, la danse n'est pas la sphère du corps dans toute son obscurité ou son inintelligibilité, la danse n'est pas le domaine des formes et des mouvements échappant de droit au logos. Bien plutôt, la danse est un langage, un logos, une intelligibilité susceptible d'être partagée et communiquée.
Seulement, comme la musique – ultra-présente dans ce film et dans l'oeuvre de Pina –, la danse est non seulement un langage sans mots, mais en plus une critique de tout mot, de toute prétention du mot à dire la chose. En cela le film est complètement philosophique : il s'ouvre, en quelque sorte, en s'inscrivant dans la longue tradition du Cratyle de Platon, sur la naturalité ou la conventionalité du langage. On peut dire alors que la danse pour Pina est exactement entre les mots et les choses, dans le creux qui les sépare et les désunit : un mot est toujours inadéquat à la chose, au réel ; et pour dire ce réel, par conséquent, il faut abandonner le langage traditionnel, et danser (ici le mot final et «slogan» du film : «dance, dance, otherwise we are lost» («dansez, dansez, sinon nous sommes perdus») résonne avec la formule nietzschéenne «sans art, la vie serait une erreur» : le corps dansant se substitue finalement au silence indépassable de Zarathoustra). L'immixtion de la danse entre les mots et les choses ne veut pourtant pas signifier l'irrationalité de la danse : il y a un logos, une intelligibilité, un système de signes de la danse, mais qui ne sera pas de mots et de noms : seulement de gestes et de mouvement. La danse comme une langue sans mots.
Du coup, je ne comprends rien à la danse, mais je ne serai pas loin de soutenir que la danse veut que je ne comprenne rien (au sens d'une explication logique) : ce qui doit passer, se communiquer, ce sont des sensations, des intensités, des sentiments, des images, des rêves et des tristesses. Le matériau de la danse, ce sont des formes, mais des formes fluides, en déplacement, mobiles et muables, qui traduisent des états de vie, des états de corps. Bref, il s'agit d'une expérience, et pas d'un discours, ou d'un scénario : et là, je dois dire que devant toutes ces scènes que Wenders reproduit dans son Pina, j'ai été bouleversé, scotché, marqué à vif devant la beauté incroyable de la chose. On croit voir des anges, des corps parfaits qui réinventent à chaque instant des mouvements parfaits. Sans être anéanti comme Wenders (qui déclare, à propos des spectacles de Bausch : "Au bout de quelques instants j’avais déjà une boule dans la gorge et après quelques minutes d’un incroyable étonnement, j’ai simplement laissé libre cours à mes sentiments et je me suis mis à chialer sans retenue. Cela ne m’était encore jamais arrivé…"), je n'étais pas loin de l'éblouissement. Et – sorry mymp... – devant ces multiples temporalités qui nous arrivent en pleine tête, à chaque scène nouvelle, on veut que notre pauvre temps s'arrête définitivement, pour contempler toujours ces peintures vivantes, ces poèmes-saynètes, ces concertos-valsés.
Le film de Wenders reproduit les thèmes récurrents de Pina, les éléments (terre au tout début, eau et pierre à la fin), l'amour/les couples, la fragilité de l'être humain (et principalement de la femme) et ses répétitions schizoïdes, d'abord dans le célèbre Tanztheater de Wupperttal, puis en extérieur, en ville, mais aussi dans des paysages désertiques. Tout est magnifique, la caméra suivant du début à la fin du film les danseurs en épousant leur mouvement, leur vitesse, leur progression. Wenders choisit l'immersion dans les pièces dansées, au milieu, sur et sous les danseurs, collant à leurs corps éprouvés, comme attachés ou liés à l'ardeur et au rythme de leurs pulsations géantes. Des couleurs splendides accompagnent les images (les robes notamment, sorte de secondes peaux en exercice) pour donner au film tout un ensemble très réussi de nuances et de profondeurs.

La critique complète sur le Tching's Ciné bien sûr (note finale : 16/20) : http://tchingscine.over-blog.com/
Lapin-54
Lapin-54

15 abonnés 151 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2011
J'ai été bouleversé par par ce film, moi qui pensait ne pas aimer la danse. J'aurais tellement aimé en connaitre davantage pour encore mieux apprécié ce que je voyais. Toutes ces chorégraphies mises en scène par Pina révèlent l'homme et la vie et Pina avait ce don de lire au travers des gestes les mouvements de l'âme. Grace à son talent elle magnifie le travail de chaque artiste, pour des spectacles d'une grande beauté intérieure. Bravo à Wim Wenders pour ces images et cette émotion grandissante.
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