Le dernier Wim Wenders est de très loin le meilleur film tourné en 3D que j'ai eu l'occasion de voir dans une salle obscure. Le réalisateur semble avoir délibérément compris que la réussite d'une image en relief se jouait non en surface mais dans la profondeur de champ. Dans Pina la composition des plans est magnifique, solidement étayée par les chorégraphies colossales de l'artiste défunte. Wim Wenders construit son documentaire sur deux modes : celui du témoignage posthume et celui de la pure mise en scène des spectacles de Pina Bausch... C'est assurément ce dernier qui finit de nous combler pleinement, notamment la bouleversante séquence du Café Müller, d'un lyrisme peu commun. Le ton cérémonieux, presque ( involontairement ) tire-larmes des instants de témoignage sont donc moins réussis car presque inutiles à l'installation d'une beauté intrinsèque au sujet. Un spectacle qui s'affirme comme une grande fête pour les yeux et les oreilles, moment nostalgique d'un art qui a su habilement tirer profit des nouvelles technologies. C'est délicieux.
Qui trop étreint mal embrasse !! C'est ce que je me suis dit en sortant de "Pina". J'attendais ce film avec beaucoup d'impatience, et j'ai été, au final, à moitié déçu ...Globalement, on sent bien le désir de Wenders de vouloir magnifié l'art de Pina Bausch, et toute son essence...L'inventivité, la sensualité et l'urgence des chorégraphies de la grande dame sont plutôt bien rendu, bien reconstitué dans l'ensemble mais ce qui pose problème, c'est le dispositif narratif, à savoir, une chorégraphie, une interview off d'un danseur, ainsi de suite et rebelote...Cela donne quelque chose de paradoxalement très figé, très pesant. Alors que nous sommes dans un film sur la danse !! Du coup, l'ennui guette au bout de trente minutes...Et ce n'est pas la 3D -très inégale- qui donnera du relief au film, en tout cas ce sentiment de vie, de présence, de jaillissement vers l'art qu'on était sensé avoir, surtout dans un projet comme celui la. Certes, quelques séquences, comme celle du "Sacre du printemps" et quelques apartés dans la nature sont assez physiquement plaisante en 3D, mais la plupart du temps, c'est quand même assez plat...Dommage. Car on sent chez Wenders comme chez les danseurs, une évidente sincérité quant à rendre compte de ll'art de PIna Bausch...ou alors, il eu fallu un film plus court, centré sur autre chose qu'une compilation de chorégraphies, quelque chose de vraiment novateur. Reste que, en dehors de certains partis pris de montage, l'ensemble est soigné en termes de cadrages, musiques, lumières....Mais c'est bien peu.
Amoureux de Pina Bausch, passe ton chemin...C'est un ordre ! Ce film est ennuyeux, répétitif (mon Dieu quelle idée d'interviewer sa troupe danseurs après danseurs !), on ne ressent rien. Wenders bâcle son film (ah oui, au fait, c'est Wenders qui a fait ce pensum il parait...). Bon courage, car en plus il y a les lunettes ;-) Bref c'est faurmidâââââble ...
Dés la première séquence, un extrait du Sacre du Printemps, on est impressionné. La caméra est sur la scène au plus près des danseurs, à côté d’eux, au-dessus d’eux. Wenders place sa caméra là où celles des reportages sur la danse osent rarement s’avancer. On est au plus près des corps et des visages. Cette réalisation idéale offre un magnifique écrin aux créations de Pina Bausch.
De la chorégraphe allemande, je ne connaissais que le nom et une apparition dans le film d’Almodovar « Parle avec elle ». Pour apprécier "Pina", pas besoin d’aimer particulièrement cet art. Pas besoin d’être féru de danse pour goûter la beauté des mouvements, l’étirement des corps, l’inquiétant jeu des acteurs que Pina choisissait sans doute autant pour leur qualité de danseurs que pour leur gueule. Que ces chorégraphies soient dérangeantes, émouvantes ou drôles, elles ne laissent jamais indifférent. Il est vrai qu’on se réjouit une ou deux fois qu’il ne s’agisse que d’extraits des ballets et non des ballets complets mais pour le reste, le plus souvent, on aurait aimé poursuivre. La plupart de ces moments de danse sont filmés sur scène avec les décors créés pour la pièce. On peut ainsi voir plusieurs passages de Café Muller et de son décor de chaises ou de Volmond dans laquelle l’eau envahit la scène et danse avec la troupe. Mais les plus beaux passages du film sont sans doute ceux où Wenders sort les danseurs de scène et les plonge dans des décors naturels. Le contraste entre les danseurs et la ville ou la nature qui les entourent sert plus encore la beauté des chorégraphies. On oublie totalement la performance pour ne plus voir que la poésie.
Seule réserve au film, l’utilisation de la 3D. Sur la première scène, le sacre du printemps, elle saute aux yeux de façon plutôt positive. Elle participe à notre entrée en scène, à une plus grande perception des corps et des mouvements. Puis, toujours sur les passages filmés en scène, elle agit de façon inégale, donne parfois une image qui au lieu de nous rapprocher au plus près du réel nous en éloigne, une image qui sonne un peu faux. Elle ne gène pas vraiment mais pour le coup n’apporte plus grand chose. Enfin, sur les scènes tournées en extérieur, Wenders, libre de mettre en scène les danseurs, sait trouver les lieux et les cadrages qui serviront pleinement la 3D. Et effectivement l’effet de relief et de profondeur est assez saisissant jusqu’à prendre toute la place et à détourner l’attention du spectateur des danseurs et des chorégraphies… Tout ça pour dire, que je ne suis toujours pas convaincue de l’intérêt artistique de la 3D. Mais ce n'est qu'un détail. "Pina" n'en est pas moins un très bel hommage au travail de Pina Bausch et de ses danseurs. Un film intéressant, beau et émouvant.
Un enchaînement de très belles scènes de danse contemporaine, qui ne vous laisseront pas indifférents si vous aimez la sensibilité des rapports humains et l'étrangeté parfois de leurs expressions. J'ai beaucoup appris sur cet art en voyant le film.
La 3D permet de profiter pleinement de la géométrie des corps et des chorégraphies. Son utilisation est primordiale pour comprendre et apprécier les scènes de Pina Bausch. Le spectacle parait vraiment vivant et riche. D'autant plus que les décors se fondent à merveille avec les danseurs.
Merveilleuse Pina ! C'est un bel hommage mais le film morcelle les chorégraphies, beaucoup d'extraits de Vollmond - vu à Paris, il y a 2 ans - La 3D n'apporte rien, par contre ce qui est intéressant c'est de voir le travail, les gestes qui sont comme au ralenti en comparaison avec ses spectacles et de voir l'attachement des danseurs à cette grande dame.
un véritable hommage, à une grande dame mystérieuse et belle. Beauté créatrice au charisme envoutant. C'est vrai, je n'ai pas tout compris! mais que c'est beau!
Très belle réalisation en 3D. Les chorégraphies sont magistrales, nous transportant à travers les saisons avec un lien conducteur qui est l'amour. Merci à cette grande dame pour son oeuvre...
Premier film que je vois en 3D : bonne pioche ! C'était sublime, images magnifiques, on a l'impression d'être sur scène à deux pas des danseurs, on vit les ballets extraordinaires de l'intérieur et on regrette Pina grâce à ce bel hommage, pas tire-larmes et ancré dans le réel...
Franchement, si j'avais vu la bande-annonce, je n'y serais pas allé! Le film démarre sur une scène bestiale, sauvage qui m'a mis vachement mal à l'aise. J'avais l'impression de voir une pièce de théâtre/danse contemporaine (à la base, je n'y connais rien dans aucune de ces deux discipline)
Au final, j'ai été pris par la beauté du film, des plans, et au final de certaines danses... Ce n'est qu'après que je me suis rendu-compte que du peu que j'avais cerné de ce film ne fut que la beauté et les paradoxes des sentiments des danseurs...
Un film difficile pour un non connaisseur mais que je suis vraiment content d'avoir découvert!
Inoubliable. Ce n'est pas un film d'horreur mais il hantera longtemps ses spectateurs. Ce n'est pas un film d'aventure, mais tout y est action. Ce n'est pas un film policier mais il est en quête. En plus de poser les fondements de l'utilisation de la 3D pour des films sans créatures numériques, on y voit une troupe de personnes, des danseurs, qui se sont choisis comme famille, plantant un réseau de tendresses non déracinables, et nous gratifiant de la simple joie d'être ensemble par leur art. Ce qui est le rêve secret, atteint ou non, rejeté ou non, de quiconque arrive sur cette planète. Beau.