Bullhead
Note moyenne
4,1
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402 critiques spectateurs

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66 critiques
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willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2012
Le côté enfance "difficile" personnage testostéroné impitoyable et froid est magistral. Puis vient le rôle de la fille qui ne sert pas à grand chose qui casse tout. Déçu par la tournure facilement prévisible du récit, mais impressionné par cet acteur qui en impose (comme Mikkelsen dans Pusher II). Un bon polar belge assez déroutant.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2012
Malgré un ensemble assez repoussant, le réalisateur tire son épingle du jeu grâce à la mise en scène de la psychologie de son personnage principal. Cet acteur est d'ailleurs une grande révélation. L'intrigue concernant le trafic d'hormone est elle bien construite mais moins captivante. On ressort de la salle bouleversé.
BLOGALLO
BLOGALLO

64 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2012
Vous voulez vous investir dans un film, vous révolter, compatir ?


Voir un grand film donc avec un vrai scénario ?


Alors Bullhead est pour vous, dépêchez vous de le voir ça vaut vraiment la peine. Il y a dans ce film une ambiance particulière, vous verrez.


Le coupable en grande partie de ce succès c’est l’excellent Matthias Schoenaerts.


Je pense et j’espère, que l’on en entendra encore parler de lui prochainement car il joue fantastiquement bien.

A sur www.blogallo.com
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2012
L’utilisation belge des codes du film noir que sont une intrigue prenante, des personnages tourmentés et une atmosphère sombre voir fataliste, nous permet de voir ce que l’on peut considérer comme une sorte de PUSHER rural, car il ne semble pas que même les américains nous aient déjà donné une image testostéronée et malsaine du travail à la ferme, autant dire que ce film est brut de décoffrage. Et cette fois le bandit wallon n’est interprété par François Damiens mais par Matthias Schoenaerts, un acteur pour le moins impressionnant ayant pris une trentaine de kilos de muscles pour incarner son personnage d’éleveur de vaches toxicomane, ultraviolent et psychologiquement au bord du gouffre. Le scénario est charpenté autour d’une intrigue allant droit au but sans jamais nous surprendre réellement mais nous plongeant dans un microcosme mafieux littéralement bestial méritant d’être découvert.
jujulcactus
jujulcactus

30 abonnés 291 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2012
Une bande annonce intrigante, un synopsis peu bavard, des critiques élogieuses, « Bullhead » a tout pour attirer le spectateur dans ses filets, et il en profite pour lui mettre une bonne tape derrière la tête. Au milieu de paysages agricoles belges envahis par la brume, se joue un trafic d'hormones qui monopolise la police locale. Le plus intéressant c'est que cette intrigue de polar, menée quasiment d'un bout à l'autre, ne sert "que" de toile de fond au portrait d'un homme, blessé. Un homme dont le corps porte à jamais les séquelles d'un souvenir pesant, qui va resurgir sous nos yeux. Véritable tournant que cette scène qui fait tout basculer, nous comme son héros, pour qu'on puisse enfin décoder ses réactions, lui qui déambule comme ses bêtes, le regard parfois mort... Cette entrée progressive dans la psychologie de son personnage principal est la grande force de ce long métrage, qui arrive à filmer la brutalité avec une étonnante sensibilité. La mise en scène est une vraie réussite, par ses changements de points de vue, son esthétique... Que dire de cet acteur formidable, Matthias Schoenaerts, massif, qui incarne cet homme tourmenté, écorché vif et socialement inadapté. Tour de force que de rendre son personnage attachant, sans jamais le rendre plus sympathique, mais en dévoilant à son insu, des faits qu'il enfouit au fond de lui. La relation qu'il entreprend avec Lucia, vendeuse en parfumerie, contient tellement de densité, d'enjeux, qu'elle est passionnante, autant que dévastatrice. Le final impressionne et laisse admirer deux noms à retenir du générique, un réalisateur très doué et un acteur complètement habité. Ponctué de quelques touches d'humour étonnantes, « Bullhead » est un film noir, bestial et brutal mais qui fait preuve d'une sensibilité refoulée impressionnante. Une réussite totale.
Thierry-Gautier
Thierry-Gautier

57 abonnés 151 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2014
La double révélation du cinéma belge avec un acteur à la présence stupéfiante au service d'un film qui semble hésiter entre satire sociale, comédie et triller, et qui excelle finalement dans tous les exercices.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2012
C'est belge et ça se voit. C'est un film aux antipodes du concept bobo du film français. Ça dure, ça dure et malgré la grisaille, l'enfermement, on est saisi jusque dans son âme par la lourdeur de ce monde. On a envie de se sauver, d'échapper à la monstruosité obscène du héros et pourtant on reste jusqu'au bout ... Fascination ou masochisme ?
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2012
Une certitude : s'il existait un contrôle anti-dopage pour le cinéma, Bullhead serait positif, et pas qu'un peu. Premier long-métrage d'un réalisateur et scénariste flamand incroyablement doué, le dénommé Michaël R. Roskam, cette tête de boeuf fait partie de l'ultime sélection pour l'obtention de l'Oscar du meilleur film étranger. Que les américains aient été impressionnés par cette oeuvre belge dopée aux sensations fortes et aux tourments psychologiques n'est pas étonnant. D'ici à ce qu'ils pensent à en tourner un remake dans le Middle West, il n'y a pas loin ! Parti sous les auspices d'un polar crapoteux sur le trafic d'hormones pour bovins, le film emprunte assez rapidement une autre voie, celle de la tragédie grecque en terre flamande, avec trauma d'enfance en guise de clé d'entrée. Bullhead est parfois pris entre deux feux et aurait peut-être gagné à ne pas vouloir traiter mille sujets à la fois, ceux de l'humiliation et de la trahison étaient déjà suffisants sans y ajouter une trame de thriller. En dépit de cette abondance de biens et également des seconds rôles parfois légèrement à côté de la plaque, le film impressionne par sa puissance, sa violence, ses scènes burlesques inattendues (les garagistes) et un sens de l'image époustouflant. Dans le rôle principal, Matthias Schoenaerts (bientôt chez Jacques Audiard) est tout bonnement stupéfiant, sans en faire beaucoup : sa tête (entre le de Niro de Raging Bull et Franck Ribéry, sans les cicatrices) et son corps, hypertrophié, lui confèrent une présence écrasante, d'autant que cette enveloppe impressionnante cache une fragilité dans le regard qu'il ne serait pas séant de qualifier de bovin. Une bête blessée aux épaules larges et au coeur saignant qui traîne sa carcasse dans un film crépusculaire et sordide. A donner des nausées et des palpitations si l'on a oublié ses vitamines à l'entrée du cinéma. Spectateurs, dopez-vous également avant d'assister à un tel spectacle !
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 février 2012
Encore une fois je reste circonspect devant l'emballement critique pour un film terriblement racoleur, explorant plusieurs pistes pour mieux les abandonner, regardant avec mépris et distance affectée ses personnages rustres, brutaux et violents, qui donnent du coup une piètre et caricaturale image de la Belgique. C'est du Dumont largement inférieur sans la moindre portée métaphysique, ça lorgne du côté des réalisateurs de Drive (la scène finale) et Shame (le corps) et parfois ça ressemble à l'esrhétique toc de Delicatessen - sans doute en rapport avec la nourriture. Largement surestimé.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2012
Un grand film noir, très glauque, qui suscite le malaise en permanence, mais ménage des séquences d'humour pas toujours noir. Les polars sur le milieu du trafic d'anabolisants et de la viande sont assez rares. On peut donc regretter, même si ce n'est pas le thème essentiel du film, que les ramifications du réseau maffieux ne soient pas un peu plus développés. Bulhead est en effet davantage centré sur la psychologie de son personnage principal que sur la sociologique des trafiquants, bien qu'il nous montre crûment l'âpreté de l'univers des éleveurs.
Contrairement à d'autres critiques, les seconds rôles m'ont tous semblé excellents. L'image est souvent assez triste... comme un plat paysage de Flandres, mais elle renforce le caractère assez sinistre de ce milieu. Bref, la Belgique, côté Flamants ou côté Wallon, avec ses bestiaux gonflés eux hormones, ses brutes et ses femmes en vitrine, ce n'est pas toujours un petit pays très sympathique...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 février 2012
L'intrigue "accroche" et fait monter l'inquiétude. . Elle est suffisamment complexe pour qu'on se sente intelligent et suffisamment simple pour qu'on comprenne tout..Les personnages sont attachants, pas des archétypes. Les deux garagistes wallons sont un savoureux contrepoint comique. Et l'ambiance de la Belgique est magnifiquement rendue. Deux heures de bonheur. Allez y !
yayo
yayo

75 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2012
La claque de ce début 2012! Matthias Schoenaerts est juste exceptionnel. L'histoire a le mérite d'aborder un sujet peu conventionnel.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 mai 2012
film bien plus profond et intéressant que ne pouvait le laisser penser la bande-annonce
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2012
(...) un moment de cinéma intense, une virée en enfer qui ne peut laisser indifférent.
Critique complète sur : http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-drame/critique-bullhead/
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 février 2012
Assez indéfinissable, ce film prend le spectateur par sa maîtrise formelle parfaite d'un bout à l'autre, pour nous emmener aussi sûrement que dans une grosse berline allemande vers des sommets de cinéma entre émotion et suspense, sans jamais nous lâcher. On dit que le top du grand art c'est de ne pas faire sentir sa technique qui doit donc rester invisible. Pourquoi pas? Mais ce film en est en quelque sorte l'anti-thèse, et plus encore la théorie concurrente et rude. Le travail, simple, efficace, irréprochable, est présent à chaque plan, comme une valeur phare, un cap, qui nous conduit à travers l'histoire de manière viscérale : on fait parti du récit, on est pris dans l'engrenage de cette belle mécanique. La performance de Matthias Schoenaerts n'a rien a envier à celle de Thomas Hardy dans le Bronson de W.Refn, elle est au moins égale. Et si on admire l'enveloppe formelle de Bullhead, on en retient une durable impression brumeuse, d'humanité vulnérable, de sens de la tragédie (assez typiquement flamand à la Hugo Claus un peu) qui propulse cette oeuvre internationalement encensée au rang de classique du film noir dans la droite ligne des Bogart américain d'avant-guerre jusqu'aux dernières pépites sud-coréennes. Une flèche sortant du brouillard matinal. Laissez-vous transpercer le coeur. C'est de l'amour. Que ceux qui ont grandi à la campagne, dans le Nord, entre les petits villages, les étendues agricoles, les désirs et ennuis béants de ces adolescences, les désœuvrements productivistes du monde du travail, les horizons quotidiens gris coloré en kitch local, les destins tracés dans le vide comme des estampes chinoises, aillent admirer cette somme de caractères individuels jouant leur partition dramatique écrite et réelle en tenant leur note bleue.
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