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jthuil
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1,5
Publiée le 30 septembre 2013
Loin d'être le phénomène annoncé, ce polar agricole creux sur fond de trafic d'hormones est constamment plombé par l'interprétation médiocre de ses comédiens, à commencer par celle du très surestimé Matthias Schoenaerts. Grosse déception.
Eh ben, je crois que je vais en surprendre plus d’un mais je n’ai pas du tout apprécié cette soi-disant nouvelle bombe cinématographique Belge. Je m’y suis repris pourtant à deux fois pour être sûr constatant que bon nombre de mes « amis » en faisaient les éloges mais je suis très déçu. L’univers de l’élevage de bétail, du trafic d’hormones et de la mafia était une excellente idée et le jeune prometteur Matthias Schoenaerts est impressionnant par son physique mais le scénario et la mise en scène ne m’ont pas du tout touché. C’est très plat, jamais de véritables émotions ne se dégagent des quelques scènes chaudes du film . Il n’y en a que deux d’ailleurs alors je ne vois pas où est le choc !? Peu d’intensité dans les dialogues, peu de matière pour nous établir le profil psychologique de Matthias et justifier ses prises de produits, musique à trois accords répétitive. J’aurais aimé qu’on sombre un peu plus dans la folie mais ça reste très sobre et je ne vous cacherai pas que je me suis profondément ennuyé…
Jamais vraiment tenté par ce Bullhead a cause de l'univers agricole j'ai pourtant été bien surpris, c'est bien un film sur la mafia et un homme au passé douloureux que nous offre le cinéma Belge et non sur un pauvre paysan qui s'occupe de ses bêtes .
Une plongée dans l'univers de la mafia agricole ( non non ça n'a rien de drôle ), ça a deja le mérite d’être original mais on nous envois dans une Belgique grisâtre et morose qui renforce l'ambiance sombre qui en découle . Une histoire de mafia qui malgré son aspect original se dévoile être un peu trop classique mais le film se concentre surtout sur le personnage principal .
Un personnage au début énigmatique que l'on apprendra peu a peu a connaitre, a comprendre et a s'y attacher . Un personnage dévasté, frustré qui rejette sa colère dans une violence extrême par moment,une violence qu'il canalise en lui et qui renforce la noirceur du personnage, un personnage qui a aussi un passé très difficile, l'acteur qui l’interprète, Matthias Schoenaerts est juste génial en tout point, pas le moindre défaut .
Au niveau des autres acteurs c'est très bon aussi malgré quelques interprétations qui parfois ne semblent pas sur d'elles . Ce qui rend Bullhead unique c'est aussi son ambiance sombre et sauvage qui ressort, une ambiance sale et poisseuse dans la campagne Belge .
Je pourrait regretter un peu cette fin qui semble avoir du mal a se finir et vient a presque tourner en rond. Bullhead est donc une grosse surprise, un polar noir qui fait une entrée frappante dans le cinéma Belge .
un 1er film qui en a - un électro choc - un sujet original traité avec audace - un polar qui n'a pas peur de flirter avec la comédie - un 1er rôle hallucinant - on est cloué sur son siège - le meilleur film belge depuis des lustres - des images inoubliables - une fin bouleversante -
Bullhead est un film magnifique. Tant par son histoire parfaitement réalisé par Roskam qui fait la part belle a Matthias Schoenaerts qui explose le film par son interprétation. Les deux faces de l'histoire se couplent parfaitement bien et peu à peu le film laisse place à une tragédie moderne incroyable , d'une émotion qui surprend le spectateur mais à coup sûr le laisse bouche bée par ce qu'il vient de voir.
Film moyen sur les hormones dans le milieux de l'agriculture , les protagonistes du film ont l'air de sortir de ne sais ou , avec des gueules cassées , des agriculteurs un peu grossierement dépeint , à voir une fois
Film complètement improbable et assez génial. Un film tendu, froid et brutal à l'image de son personnage principal porté par un Matthias Schoenaerts impeccable.
"Bullhead" est un film dur, âpre, épuré. Ce n'est pas tant un film sur la mafia des hormones que sur le parcours d'un homme brisé par la vie, confronté à son passé chaque jour, violent en raison de son parcours. Matthias Schoenaerts tient là encore un rôle fort, qui avec "De rouille et d'os" le confirme en tant qu'acteur sur lequel on peut compter dans les années à venir.
Ce film ne m'a pas scotché comme je m'y attendais, bien que les acteurs soient brillants et le scénario très bien construit. L'intrigue et la complexité des personnages sont travaillés, je pense cependant qu'il y aurait pu y avoir un peu plus de jeu avec les effets cinématographiques. Après, ce minimalisme est un parti pris – une manière de nous plonger dans l'authenticité de la vie rurale en Belgique, particulièrement dans le business de la viande et des hormones. A voir, au moins pour Matthias Schoenaerts, mais pas à revoir.
Un polar sombre et réaliste, dès les premières minutes, le ton est donné...ce film ne laissera pas indifférent. Et personnellement j'ai pris une claque et ce que j'attends d'un film au cinéma. Interdit aux moins de 12 ans seulement ? je vois mal un mineur regarder ce film très dur, ni même avoir la maturité pour l'apprécier.
Excellent film belge dans la lignée de ceux des Frères Dardenne (bien que celui-là soit flamand), c'est-à-dire pas de musique de fond intempestive, de dialogues à rallonge, juste des acteurs (tous excellents d'ailleurs), des lieux qui, situés à la frontière linguistique ajoutent encore à l'atmosphère. Le côté décalé du caractère des belges jamais absent et les divers quiproquos du scénario allègent la trame dramatique de l'histoire !........ Un film qu'on oublie pas !!!
Le taureau est un animal dangereux, très puissant, et imprévisible car il peut devenir violent en une fraction de seconde. Solitaire mais aussi instinctif, il faut savoir s'en méfier. Jacky Vanmanrsenille a le corps d'un homme mais l'apparence et l'attitude d'une bête. Faisant partie du trafic d'hormone dans l'élevage bovin, il va devoir faire affaire avec son ami d'enfance qui vient de réapparaitre. Ces retrouvailles vont le renvoyer dans le passé et faire ressurgir des souvenirs douloureux. Bullhead a tout d'une tragédie. Les vingts premières minutes annoncent un paysage vide, une campagne à l'ambiance froide et angoissante, où l'on sent qu'un malheur va arriver. « Tôt ou tard, tu te fais couillonner » dit Jacky en voix off. La fin est alors annoncée. Comme toute tragédie qui se respecte, le héros doit avoir de l'épaisseur. Cet homme en a à revendre, au sens propre comme au figuré. Instinctif, renfermé, et ne sachant pas comment se comporter vis à vis des autres, Schoenaerts joue son personnage de manière impressionnante, non comme un être humain mais un animal. On en arrive à la pièce maîtresse de la tragédie : la destinée. Ici, l'antihéros subit de nombreuses coïncidences provoquées par la fatalité, et ce depuis son enfance. L'absence d'un quelconque espoir est clairement marquée par cette musique aux notes sombres et dramatiques, venant accentuer le sort du protagoniste, déjà scellé. Dans cette atmosphère glauque et poisseuse, la mise en scène reste poétique, où la caméra opère des mouvements fluides et légers qui arrivent à cerner la détresse de tous ces personnages. En bref, une oeuvre surprenante et parfaitement maîtrisée se finissant par une scène que vous n'oublierez pas de sitôt. Comme quoi, prendre le taureau par les cornes ne marche pas toujours...
La métaphore de l'animal est omniprésente, et l'on ne peut qu'être ému face au cruel destin auquel est voué le personnage. Il y a une telle rage qui en émane... Mathias Schoenaerts offre une interprétation effrayante tant elle est poignante et pourtant si brutale. Ce film jongle entre les sujets, et malgré des scènes burlesques de trop du côté des acteurs jouant le rôle des mécaniciens, Bullhead est une oeuvre fracassante, nourrie d'une poésie brute qui offre un développement aux personnages on ne peut plus réaliste.