Note moyenne
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Malgres une extreme lenteur , ce film nous fait passer des bons moments d'emotion .
Film en noir et blanc, très émouvant, sur une route longue et d'une monotonie sans pareil, bordée par quelques arbres épars en pleine campagne et une musique alliée à ce triste voyage, ce vieillard qui tout heureux d'avoir gagné un million de dollars décide de partir toucher son pactole. Son fils, sachant pertinemment que c'est une grosse arnaque, décide de l'accompagner, de l'écouter, bien qu'il ne soit guère bavard, mais surtout se rapprocher de lui. Retrouver son passé, ses amis, qui à l'annonce du pactole "gagné" ont tous la main tendue. Le rapprochement également de la mère et de son autre fils, la famille réunie, bien que très diverse au départ, fait que le film nous fait voyager avec de bons moments. De plus le jeune fils arrive à exaucer une partie du rêve de son père. Comme quoi bien vieillir en famille, cela existe !
Belle aventure humaine ... Ce road-movie - filmé en noir et blanc de manière inspirée - nous conte la remise en selle d'une relation, qu'on devine avoir été jusque là absente, entre un père (vieux bonhomme limite sénile, apparemment) et son plus jeune fils (quadragénaire). Entre le père et la mère (insupportable vielle), il y a longtemps que la complicité est passée aux abonnés absents. La chaleur des sentiments n'est pas la caractéristique première des liens tissés au sein de cette satanée famille. Le fils, las de l'exercice de déconsidération permanent auquel se livre la vielle à l'encontre du vieux, décide d'emmener son père jusqu'à Lincoln (Nebraska), soit à environ 1500 km de chez eux (Billings, ville du Montana), au prétexte d'un improbable quête au gros lot que le vieux souhaite réclamer (il a un bon pour un lot de 1 Mio$ ...). Lors du voyage, à travers 3 états ruraux et agricoles du centre des USA, il y aura bien des péripéties car le "pseudo" magot attisera bien des convoitises, fera vaciller les anciennes "amitiés" de jeunesse. Le portrait de cette amérique profonde est à la fois instructif, réjouissant parfois) et, faut le reconnaître, angoissant (quand la bière est le seul passe-temps .. les facultés morflent). Le fils découvrira un père dont il ne connaissait pas grand chose. Le vieux, plutôt taiseux comme d'hab, mais l'espace d'un regard appuyé découvrira son fils (dernière scène, dans le van). Beau et grand film.
Alexander Payne poursuit sa carrière dans la veine de ce qu'il sait (bien) faire. Après Sideways et Monsieur Schmidt, le road-movie est devenu l'une de ses spécialités. Celui-ci est une balade en noir et blanc, joliment graphique, donnant à voir des paysages à la Hopper, isolés voire désolés. Le scénario, que n'a pas écrit le cinéaste, pour une fois, s'ancre quand même dans sa région natale, le Nebraska, qu'il décrit avec une drôlerie douce-amère, quelques touches pathétiques, quelques piques caustiques. Alexander Payne présente une Amérique rurale touchée par la crise et le chômage, où l'on commence à picoler très jeune parce ce qu'il n'y a pas grand-chose d'autre à faire. Une Amérique profonde où la bière, le karaoké et le foot à la télé forment une sainte trinité du divertissement familial. Où le rêve US ne s'exprime plus que par un désir d'enrichissement facile (la loterie) et la gloire d'avoir une voiture puissante et rapide. Pur produit (et victime) de ce "beaufland", le personnage principal est un antihéros déplumé et peu bavard, qui poursuit son rêve comme une raison de vivre, avec une obsession tout empreinte de candeur, à la fois ridicule et touchante. C'est un grand benêt têtu et mal aimable, cachant ses bons sentiments et les blessures de son passé derrière une bougonnerie de façade. La relation qu'il entretient avec son fils velléitaire et sa femme à la langue bien pendue donne lieu à quelques scènes drôlement cash ou, inversement, pudiquement émouvantes, mais aussi à quelques moments joyeusement absurdes (le vol du compresseur). Les liens avec la famille lointaine et les anciens amis (dont la conception de la justice est pour le moins subjective et arrangeante) sont aussi développés de façon croustillante. Bref, tout cela est bien senti sur un plan intime et social, et agréable à suivre grâce à la qualité du scénario, de la réalisation et de l'interprétation (un étonnant Bruce Dern sur le retour, une impayable June Squibb, un Will Forte subtilement discret). La petite musique tendre et mélancolique ajoute au plaisir. Il manque juste à l'ensemble quelques surprises ou "accidents" pour enrayer un peu cette mécanique bien huilée et accoucher d'un grand film.
Alexander Payne distille une profonde mélancolie à son récit et pourrait faire paraître Nebraska pour un film dépressif, mais c’est là toute sa force il allie avec grand talent comédie et drame dans un road-movie qui se révèle dans son ensemble être un fell-good movie et oui Nebraska et complexe dans son genre, mais c’est surtout car le film ressemble beaucoup à ses personnages, des personnages solitaires, cassés, mais terriblement humain. Ici le non-dit est maître et durant 1H55 on embarque avec un père et un fils qui sur la route apprendront à se connaître, mais aussi à se connaître. Nebraska est donc un concentré d’émotion, mais Payne nous épargne toutes scènes dramatique mielleuse et larmoyante, il vient nous émouvoir avec des jeux de regard et des mots qui disent bien plus que de longue plage de dialogues criarde et vaine. Si Nebraska souffre au départ d’un rythme un peu lent cela devient vite un de ses atouts, car il nous permets d’admirer tout ce qui s’y passe.
LA SUITE DE CETTE CRITIQUE DANS LE LIEN CI-DESSOUS... *FreshBuzzCinéma*
LA SUITE DE CETTE CRITIQUE DANS LE LIEN CI-DESSOUS... *FreshBuzzCinéma*
Film tres esthétique. Histoire émouvante et tres réaliste. C'est une comédie qui ne fait pas rire aux éclats toutes les deux minutes, mais c'est vraiment touchant et quand meme tres drole.
j'ai passé un bon moment!
j'ai passé un bon moment!
Le brave Woody doit sans doute à l’abus d’alcool son état de sénescence avancée. Aussi, quand un prospectus publicitaire lui annonce qu’il a gagné une million de dollars, sa crédulité ne fait qu’un tour : il quitte son Nevada pour rejoindre à pied le Nebraska ou il croit pouvoir toucher le jackpot ! Bien qu’il ne soit pas dupe de la supercherie, son fils David décide de l’accompagner en voiture « juste pour l’aider à vivre son rêve ».
Commence alors un long road-movie à travers le Middle Ouest, avec étape dans sa ville natale et rencontre d’anciens proches. Cette plongée intra-familiale fait naturellement resurgir des souvenirs qui éclairent la vie de Woody et soulignent la cupidité de quelques amis... Le voyage est aussi l’occasion de traverser une Amérique rurale, pauvre et résignée sous le poids de la crise et du chômage. Une double introspection soulignée par des images noir et blanc aussi mélancoliques qu’esthétiques.
Mais en dépit de superbes panoramiques, une fin assez enlevée et un tandem père-fils plutôt touchant, il ne se passe pourtant pas grand-chose d’important au cours de cette aventure. Comme une virée peuplée de personnages fragiles qui tentent de faire de leur mieux dans une Amérique désenchantée. Une gentille comédie douce-amère qui fait un peu « Million dollar papy », comme ils disent au Monde.
Commence alors un long road-movie à travers le Middle Ouest, avec étape dans sa ville natale et rencontre d’anciens proches. Cette plongée intra-familiale fait naturellement resurgir des souvenirs qui éclairent la vie de Woody et soulignent la cupidité de quelques amis... Le voyage est aussi l’occasion de traverser une Amérique rurale, pauvre et résignée sous le poids de la crise et du chômage. Une double introspection soulignée par des images noir et blanc aussi mélancoliques qu’esthétiques.
Mais en dépit de superbes panoramiques, une fin assez enlevée et un tandem père-fils plutôt touchant, il ne se passe pourtant pas grand-chose d’important au cours de cette aventure. Comme une virée peuplée de personnages fragiles qui tentent de faire de leur mieux dans une Amérique désenchantée. Une gentille comédie douce-amère qui fait un peu « Million dollar papy », comme ils disent au Monde.
Film emouvant, drole a la fois aussi mais il y a un seul defaut et tres grand d'ailleurs, le noir et blanc. A mon avis s'il aurait ete en couleur on aurait apprecie plus les paysages.
"Nebraska" d'Alexander Payne, est le type même de film dont on sort parfaitement heureux et enchanté de la salle obscure tant on y retrouve enfin les qualités attendues et secrètement espérées !!!
On s'attend à une petite réalisation intimiste et intéressante, on se retrouve avec des images, des plans sublimes, des dialogues très bien écrits et savoureux qui nous délectent au plus haut point, des acteurs stupéfiants qui sont dirigés de main de maître et une histoire de rien mais qui dégage une tendresse infinie et une émotion rare...
Tout d'abord ce noir et blanc sied à merveille à ce scénario, pour un tas de raisons esthétiques certes, mais ainsi il renforce intensément cet état de vieillesse que rend si bien Bruce Dern, tout simplement extraordinaire en vieil homme perdu qui s'accroche à son bulletin de loterie comme un dernier but dans la vie !
Son périple avec son plus jeune fils, Will Forte, d'une pudeur et d'une distance étonnantes, nous en met plein la vue avec cette tendre découverte de l'un envers l'autre...
Puis, viennent les retrouvailles avec ces frères, chacun vieillissant plus ou moins sérieusement, tous assez incroyables lors de cette scène où assis dans leurs fauteuils, ils regardent un match à la télé ! Un inénarrable dialogue de sourds à propos d'une Buick de 79, est assez révélateur de l'esprit de cette réunion !
Et le repas de famille, aussi terrible par les règlements de compte qu'il suscite et par l'appât du gain de certains membres, face à la fortune qui semble se profiler à l'horizon...
C'est là que la mère au visage rond et satisfait, parfaite et impressionnante sous les traits de June Squibb, va nous sortir ses terribles répliques crues mais saisissantes qui passent si bien, sorties si naturellement de sa bouche !
Franchement stupéfiant et même d'un humour fort bien trouvé...
Il y aurait encore tant à dire de ce road movie ponctué de moments si cocasses et... finalement fort amusants !
Et que penser de ces paysages à couper le souffle et de ces cadrages de villes sinistrées dans cette Amérique profonde, superbement filmés avec ces images dont on aurait bien du mal à les imaginer en couleur !
La vieille maison de bois abandonnée où le père a passé son enfance, semble elle-même même sortir tout droit d'une toile d'Edward Hopper...
Quant à la fin, épatante par le choix que fait le fils, elle est tout bonnement magnifique d'amour et de bienveillance !
Du très très grand cinéma dont on sort rayonnant et heureux !
Un régal à ne pas louper !
On s'attend à une petite réalisation intimiste et intéressante, on se retrouve avec des images, des plans sublimes, des dialogues très bien écrits et savoureux qui nous délectent au plus haut point, des acteurs stupéfiants qui sont dirigés de main de maître et une histoire de rien mais qui dégage une tendresse infinie et une émotion rare...
Tout d'abord ce noir et blanc sied à merveille à ce scénario, pour un tas de raisons esthétiques certes, mais ainsi il renforce intensément cet état de vieillesse que rend si bien Bruce Dern, tout simplement extraordinaire en vieil homme perdu qui s'accroche à son bulletin de loterie comme un dernier but dans la vie !
Son périple avec son plus jeune fils, Will Forte, d'une pudeur et d'une distance étonnantes, nous en met plein la vue avec cette tendre découverte de l'un envers l'autre...
Puis, viennent les retrouvailles avec ces frères, chacun vieillissant plus ou moins sérieusement, tous assez incroyables lors de cette scène où assis dans leurs fauteuils, ils regardent un match à la télé ! Un inénarrable dialogue de sourds à propos d'une Buick de 79, est assez révélateur de l'esprit de cette réunion !
Et le repas de famille, aussi terrible par les règlements de compte qu'il suscite et par l'appât du gain de certains membres, face à la fortune qui semble se profiler à l'horizon...
C'est là que la mère au visage rond et satisfait, parfaite et impressionnante sous les traits de June Squibb, va nous sortir ses terribles répliques crues mais saisissantes qui passent si bien, sorties si naturellement de sa bouche !
Franchement stupéfiant et même d'un humour fort bien trouvé...
Il y aurait encore tant à dire de ce road movie ponctué de moments si cocasses et... finalement fort amusants !
Et que penser de ces paysages à couper le souffle et de ces cadrages de villes sinistrées dans cette Amérique profonde, superbement filmés avec ces images dont on aurait bien du mal à les imaginer en couleur !
La vieille maison de bois abandonnée où le père a passé son enfance, semble elle-même même sortir tout droit d'une toile d'Edward Hopper...
Quant à la fin, épatante par le choix que fait le fils, elle est tout bonnement magnifique d'amour et de bienveillance !
Du très très grand cinéma dont on sort rayonnant et heureux !
Un régal à ne pas louper !
Road-movie aussi amusant que bouleversant, chronique familiale aussi piquante que sincère, peinture de vie aussi subtile qu’authentique, Nebraska nous happe vers une traversée emprunte de mélancolie, d’espoir et de rédemption où la mise en scène se révèle impeccable et où les acteurs s’épanouissent pleinement. Un long-métrage fascinant !
10ème et dernier nominé à l'oscar du meilleur film, Nebraska confirme, hélas, que Alexander Payne a, depuis Sideways, bien du mal à rendre une copie passionnante de bout en bout.
Effectivement ce "road-movie familial" contient des longueurs et, surtout un manque de profondeur évident. De plus, je n'ai pas compris ce choix du noir-blanc alors que le récit se déroule de nos jours (avec de nombreuses références d'évènements passés mais aucun flashback).
La frustration l'emporte donc et ce malgré un magnifique Bruce Dern dont la nomination à l'Oscar était justifiée, contrairement au prix cannois (qui me laisse quelque peu sceptique) et une magnifique BO country. Dispensable...
Effectivement ce "road-movie familial" contient des longueurs et, surtout un manque de profondeur évident. De plus, je n'ai pas compris ce choix du noir-blanc alors que le récit se déroule de nos jours (avec de nombreuses références d'évènements passés mais aucun flashback).
La frustration l'emporte donc et ce malgré un magnifique Bruce Dern dont la nomination à l'Oscar était justifiée, contrairement au prix cannois (qui me laisse quelque peu sceptique) et une magnifique BO country. Dispensable...
L'une des bonnes surprise 2014, déjà remarqué notamment pour la saison des Prix outre-Atlantique comme son réalisateur l'a déjà connu par ailleurs. Rappelons en effet que Alexander Payne est l'un des meilleurs représentants du ciné indépendant US avec "Sideways" (2004) et "The Descendants" (2011). On suit donc un grand-père dont la sénilité commence à lui faire défaut, qui veut aller chercher son prix de 1 million de dollars qu'il pense avoir réellement gagné. Le road-movie se met alors en place avec le lien familial 1er degré avant un retour aux sources qui réveillera les pieds sur terre. Car la sénilité n'est qu'un paramètre malheureux pour un homme qui a t oute sa vie été trop bon trop con. Ce dernier est interprété par Bruce Dern (papa de Laura) alors plus habitué aux seconds rôles et qu'on a déjà pu voir dans des centaines de rôles de de "On achève bien les chevaux" (1969) de Sydney Pollack à "Monster" (2003) de Patty Jenlins en passant par "Gatsby le magnifique" (1974) de Jack Clayton ou "Complot de famille" (1976) de Alfred Hitchcock... Il trouve là, et de loin, son meilleur rôle. Mais on remarque également June Squibb en épouse caratérielle qui fut déjà celle de Jack Nicholson dans "Monsieur Schmidt" (2002) du même Alexandre Payne... Dans le genre initiatique on pense un peu à "Une histoire vraie" (1999) de David Lynch. Dans le même genre Payne signe un film terriblement émouvante, dans lequel on rit lors de la scène du compresseur et on pleure comme la scène où le père répond à son fils sur l'amour porté à sa mère et leur désir d'enfant. Mais en fond on constate aussi les dégâts de la crise sur le fin fond de l'Amérique, le Noir et Blanc ajoutant à ça une mélancolie douce et touchante.
C'est le genre de film qui donne envie d'écrire et d'écrire.....Il y a beaucoup à dire sur la forme en soi (un noir et blanc fait pour souligner deux choses il me semble, la nostalgie d'une Amérique en train de disparaitre, d'une part, et d'autre part un hommage mêlé à la vieillesse ainsi qu'au cinéma des années 50.....
Alexander Payne, réalisateur de l'inoubliable "sideways" (précipitez vous si vous ne l'avez pas déjà vu),
assure ici une histoire très émouvante et qui à mon avis se réfère à deux monstres du cinéma (David Lynch pour son film sur un vieillard en road movie ("une histoire vraie") et plus encore car je l'ai ressenti, au monde de John Ford, car comme chez lui prédomine la notion d'humanité entre des êtres que la vie esquinte, avec toujours le recul du noir et blanc (obligatoire chez Ford) et de l'humour....
Le film vous embarque en humanité entre le Montana et le Nebraska, (de Billings à Lincoln) dans un road movie..... les paysages sont des plaines immenses, comme si les personnages étaient perdus, non seulement moralement, mais physiquement.....Finalement il revient dans sa ville natale ( c'est le plus long passage du film, son aboutissement, fait de rencontres)
Tous les personnages ont plus de 70 ans (sauf les deux fils) et cela crée une atmosphère particulière, plus grave que triste, comme une lassitude de l'âme dont le spectateur doit s'approprier la résonnance et la signification....
La simplicité du film à certains moments devient bouleversante, Payne souligne ses personnages, leur âge, et le film dévoile le passé du héros ( Bruce Dern), apportant la nostalgie de toute une vie, et foule d'anciens "compagnons" ( on admirera entre autre le clin d'œil à Stacy Keach, héros de série américaine populaire des années 80 (Mike Hammer entre autre) .....
cette histoire si vraie et sensible vous accapare finalement, faite de détails et de clins d'œil, on sort de la salle avec un réel bonheur.....
Alexander Payne, réalisateur de l'inoubliable "sideways" (précipitez vous si vous ne l'avez pas déjà vu),
assure ici une histoire très émouvante et qui à mon avis se réfère à deux monstres du cinéma (David Lynch pour son film sur un vieillard en road movie ("une histoire vraie") et plus encore car je l'ai ressenti, au monde de John Ford, car comme chez lui prédomine la notion d'humanité entre des êtres que la vie esquinte, avec toujours le recul du noir et blanc (obligatoire chez Ford) et de l'humour....
Le film vous embarque en humanité entre le Montana et le Nebraska, (de Billings à Lincoln) dans un road movie..... les paysages sont des plaines immenses, comme si les personnages étaient perdus, non seulement moralement, mais physiquement.....Finalement il revient dans sa ville natale ( c'est le plus long passage du film, son aboutissement, fait de rencontres)
Tous les personnages ont plus de 70 ans (sauf les deux fils) et cela crée une atmosphère particulière, plus grave que triste, comme une lassitude de l'âme dont le spectateur doit s'approprier la résonnance et la signification....
La simplicité du film à certains moments devient bouleversante, Payne souligne ses personnages, leur âge, et le film dévoile le passé du héros ( Bruce Dern), apportant la nostalgie de toute une vie, et foule d'anciens "compagnons" ( on admirera entre autre le clin d'œil à Stacy Keach, héros de série américaine populaire des années 80 (Mike Hammer entre autre) .....
cette histoire si vraie et sensible vous accapare finalement, faite de détails et de clins d'œil, on sort de la salle avec un réel bonheur.....
Après The Descendants, Alexander Payne revient avec un road movie mettant en scène un Vieil homme étant persuadé d'avoir gagné 1 million de dollar dans un jeu bidon au Nebraska. Blasé, têtu et déterminé à avoir son million, Bruce Dern excelle dans le rôle du vieux, une prestation qui lui a value une palme à Cannes. On s'attache vite au vieil homme et à son fils. Parfois, quelques passages humoristiques viennent animer le film comme lorsque le fils cherche le dentier de son père, etc. La grand mère est vulgaire, drôle, elle crie, elle parle de folle du cul, "t'es vraiment un gros couillon"... Il y a même Bob Odenkirk, l'avocat de Breaking bad, dans un rôle un peu plus sérieux. Ce film aborde également la relation forte entre un père et son fils. Résultat: "Nebraska" est un film Émouvant jusqu'au bout et la prestation de Bruce Dern est juste remarquable!!!!!!!!!!
Un vrai feel-good movie qui vaut le coup. Bien mieux que The Descendants. critique à lire en cliquant sur le lien
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