Note moyenne
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Il semblerait qu'avec l'allongement de l'espérance de vie, les films sur et autour "des vieux" deviennent un genre à part entière. On pourrait même aller jusqu'à imaginer qu'avec le vieillissement de la population occidentale et l'importance disproportionnée donnée "aux jeunes", ce genre ainsi que les comédies "teen-moviesques" et autres blockbusters à base de super-héros tous plus ou moins improbables, deviennent les genres majeurs des prochaines décennies, les générations et classes moyennes intéressants finalement de moins en moins de monde. Sans parler que le pouvoir d'achat et le temps libre, celui qui permet d'aller au cinéma, se trouve en grande partie dans ces deux catégories sociaux-culturelles. Quelques essais de mélange de genre sont parfois tentés, style "Last Vegas" avec les résultats catastrophiquement ridicules que l'on sait. Reste des films aux charmes nostalgiques, poétiques, parfois cyniques, qui tentent de nous parler avec tendresse mais sans concessions ni fards, d'une chose essentielle qui nous touche tous: la vie. Ce fut le cas avec "The bucket list" (2007) de Rob Reiner, "trouble with the curve" (2012) de Clint Easwood, "Quartet" (2013) de Dustin Hoffman, pour ne citer que ceux-là. Alexander Payne semble avoir compris cette tendance, car il n'en est pas à son coup d'essai. Il faut dire qu'avec "Nebraska", il nous livre une œuvre particulièrement aboutie, allant jusqu'à oser le noir & blanc pour renforcer cette impression de vaine vacuité mais pimentée de scènes et de répliques gentiment méchantes et drôles. En ce sens, son film est une franche réussite: la vie n'est qu'une farce dont nous ne sommes que les dindons...
Le sujet n'est pas nouveau mais ... filmé et admirablement mise en scène par Alexander Payne !
Pour raconter ce road movie, Alexander Payne a choisi le noir et blanc, su-bli-me. La magnifique photographie est signée par Phedon Papapamichael. Le film est lent, peut être trop pour certains, surtout que le début est un peu longuet. Mais on se laisse aller à l'atmosphère tranquille du long métrage. Le réalisateur nous offre des images sublimes de paysages entre les scènes. Le naturel du noir et blanc mélangé au regard du réalisateur posé sur ses personnages apporte une profondeur et met en avant leur côté humain.
Le film raconte la misère, la crise (cette ville avec ses boutiques fermées...), la classe moyenne, la jalousie, la convoitise, l'intimité d'une famille...l'incroyable mère, les cousins improbables (même caricaturaux on les aime
Le récit est cruel, drôle, très drôle, tendre, et raconté avec beaucoup d'émotions. Le tout accompagné par une musique qui colle parfaitement.
Le casting est emmené par Bruce Dern par-fait dans son interprétation de Woody Grant. Il est à la fois tendre, et donne au personnage une humanité et une détresse mélancolique. June Squibb, la mère est parfaite, caractérielle et drôle. Will Forte, le fils éffacé david, a un côté lunaire, limite à coté, mais son personnage évolue et prend toute sa place
Authentique et naturel, ce film est touchant, entre drame et comédie. inratable
Pour raconter ce road movie, Alexander Payne a choisi le noir et blanc, su-bli-me. La magnifique photographie est signée par Phedon Papapamichael. Le film est lent, peut être trop pour certains, surtout que le début est un peu longuet. Mais on se laisse aller à l'atmosphère tranquille du long métrage. Le réalisateur nous offre des images sublimes de paysages entre les scènes. Le naturel du noir et blanc mélangé au regard du réalisateur posé sur ses personnages apporte une profondeur et met en avant leur côté humain.
Le film raconte la misère, la crise (cette ville avec ses boutiques fermées...), la classe moyenne, la jalousie, la convoitise, l'intimité d'une famille...l'incroyable mère, les cousins improbables (même caricaturaux on les aime
Le récit est cruel, drôle, très drôle, tendre, et raconté avec beaucoup d'émotions. Le tout accompagné par une musique qui colle parfaitement.
Le casting est emmené par Bruce Dern par-fait dans son interprétation de Woody Grant. Il est à la fois tendre, et donne au personnage une humanité et une détresse mélancolique. June Squibb, la mère est parfaite, caractérielle et drôle. Will Forte, le fils éffacé david, a un côté lunaire, limite à coté, mais son personnage évolue et prend toute sa place
Authentique et naturel, ce film est touchant, entre drame et comédie. inratable
Une comédie dramatique tournée en noir et blanc qui à travers un road trip nous fait voyager dans l’Amérique profonde. Le film offre des moments de rigolades avec des bonnes punchlines de la part des habitants qui sont plus naturels que jamais et aussi bien déjantés mais ce que j'ai surtout aimé c'est le coté dramatique avec cette relation père/fils qui donne des moments vraiment touchants sans jamais tomber dans le pathos et toujours avec pas mal de pudeur.
Road movie très sympa chez les "bouseux" du middle-west .
Alexander Payne m'avais envoûté avec son The Descendants en 2011, il revient en 2014 pour nous présenter son dernier né(braska), oui c'est jolie comme jeu de mot hein !^^
Au départ en voyant la première affiche je m'attendais à un biopic sur Einstein ou un truc dans le genre^^ et puis en voyant la bande annonce par curiosité ça ma semblé très intéressant donc je regarde le film et là une grosse surprise.
NEBRASKA s'est révélé être un p*tain de bijou, une pure merveille.
Bruce Dern que je connais assez peu ma bluffé, il est juste incroyable, à ses cotés Will Forte que je ne connaissais pas, il est vraiment excellent, June Squibb que je ne connaissais pas non plus est carrément délirante en vieille vulgaire à souhait, Bob Odenkirk (Saul Goodman pour les connaisseurs) n'a plus rien à prouver, il est extra, Stacy Keach bon bah là y'a rien a dire hein, tout le reste du casting qui est inconnu est juste formidable, tout les personnages sont si géniaux et si réaliste.
Le film est un espèce de road movie rempli d'humour noir et surtout d’émotion, ça parle énormément de la famille, des relations parent/enfant et tout ça avec un esprit décalé et morbide, morbide dans le sens ou les gens sont pourris, vulgaires, alcoolique et j'en passe, ce film n'est en rien joyeux, la morale du film est sublime mais dans l'ambiance, dans l'image (le noir et blanc) rien n'est joyeux, c'est simplement réaliste, on nous montre se qui arriverait si quelqu'un de proche gagnait 1 million, la famille ne compte plus, l'amitié peut aller se rhabiller, seul l'argent compte.
En bref c'est presque un scénario cruel, et c'est pour ça que l'humour est là, pour atténuer cette sensation de morosité, et les 2 se marient à merveille, certaines scènes sont juste incroyablement drôle, je pense notamment à celle du compresseur.
Pour amener tout ça Alexander Payne nous propose une réalisation impeccable, énormément de plan fixe, on ne pourra pas reprocher à ce film d'avoir la tremblote, chaque plan est bien précis, bien calculé et parfaitement filmé, le noir et blanc apporte un plus je trouve, pour avoir l'ambiance un peu noir et morose quoi de mieux que du noir et blanc, et le N/B c'est aussi la vieillesse, le principal point du film.
N'oublions pas la bande son absolument magnifique, un pur régal, chaque musique se marie (décidément y'en a qui se marie^^) parfaitement bien avec les images.
Non franchement une grosse surprise, un véritable bijou, grandiose de A à Z.
Au départ en voyant la première affiche je m'attendais à un biopic sur Einstein ou un truc dans le genre^^ et puis en voyant la bande annonce par curiosité ça ma semblé très intéressant donc je regarde le film et là une grosse surprise.
NEBRASKA s'est révélé être un p*tain de bijou, une pure merveille.
Bruce Dern que je connais assez peu ma bluffé, il est juste incroyable, à ses cotés Will Forte que je ne connaissais pas, il est vraiment excellent, June Squibb que je ne connaissais pas non plus est carrément délirante en vieille vulgaire à souhait, Bob Odenkirk (Saul Goodman pour les connaisseurs) n'a plus rien à prouver, il est extra, Stacy Keach bon bah là y'a rien a dire hein, tout le reste du casting qui est inconnu est juste formidable, tout les personnages sont si géniaux et si réaliste.
Le film est un espèce de road movie rempli d'humour noir et surtout d’émotion, ça parle énormément de la famille, des relations parent/enfant et tout ça avec un esprit décalé et morbide, morbide dans le sens ou les gens sont pourris, vulgaires, alcoolique et j'en passe, ce film n'est en rien joyeux, la morale du film est sublime mais dans l'ambiance, dans l'image (le noir et blanc) rien n'est joyeux, c'est simplement réaliste, on nous montre se qui arriverait si quelqu'un de proche gagnait 1 million, la famille ne compte plus, l'amitié peut aller se rhabiller, seul l'argent compte.
En bref c'est presque un scénario cruel, et c'est pour ça que l'humour est là, pour atténuer cette sensation de morosité, et les 2 se marient à merveille, certaines scènes sont juste incroyablement drôle, je pense notamment à celle du compresseur.
Pour amener tout ça Alexander Payne nous propose une réalisation impeccable, énormément de plan fixe, on ne pourra pas reprocher à ce film d'avoir la tremblote, chaque plan est bien précis, bien calculé et parfaitement filmé, le noir et blanc apporte un plus je trouve, pour avoir l'ambiance un peu noir et morose quoi de mieux que du noir et blanc, et le N/B c'est aussi la vieillesse, le principal point du film.
N'oublions pas la bande son absolument magnifique, un pur régal, chaque musique se marie (décidément y'en a qui se marie^^) parfaitement bien avec les images.
Non franchement une grosse surprise, un véritable bijou, grandiose de A à Z.
Alexander Payne ne recevra probablement pas le même succès qu'avec The Descendants. Le film, en noir et blanc, sans acteur réellement connu dans l'Hexagone, mérite pourtant toute notre attention. Payne met au coeur de son histoire un drame familial banal, celui d'un fils qui souhaite, un peu trop tard, resserrer les liens avec son père, désormais à moitié grabataire. La mise en scène est jolie sans être exceptionnelle, le timing (1h55) parfait, les lieux que l'on nous propose de découvrir (le Midwest quasi-urbain) très rares à l'écran. Et pourtant passionnants. De l'humour (noir, parfois), et des figures attachantes permettent à ce film de se hisser comme la comédie la plus réussie de Cannes 2013. Si l'on passe un excellent moment, on ne peut en revanche pas crier au génie. L'absence de sentimentalisme peut apparaitre comme un point fort du film, mais se transforme en une certaine imperméabilité qui empêche le film de se hisser aux côtés des grands de la compétition cannoise.
Time passes by in a blink of and eye, and at the end it’s not a waste to take the opportunity to look back at what you have done and faced. “Nebraska” is an absurd road movie through the Cornhusker State shared by a father and a son with nothing to gain at the end. Nothing? Maybe not, as the two of them will receive respect and affection from each other and much more than the falsely promised million dollars at the origin of their trip, by being able to better understand their past, their mistakes and destiny.
Il aura fallu attendre presque un an pour que ce film, en compétition à Cannes 2013, sorte enfin dans nos salles. Toutefois, croyez moi, cela valait le coup d'attendre car ce film était le plus enthousiasmant de tous les films en compétition l'année dernière. Osons même l'écrire : dans une sélection 2013 extrêmement décevante, c'était même le seul à être vraiment enthousiasmant ! "Nebraska" est l'oeuvre du réalisateur quinquagénaire Alexander Payne, dont le film précédent, "The Descendants", avait réuni pas loin de 800 000 spectateurs dans notre pays. Un film plutôt intéressant, un film qui avait à coup sûr bénéficié de la présence de George "What Else" Clooney, un film, toutefois, loin de valoir "Nebraska". Dans "Nebraska", pas de grand nom à l'affiche mais la présence d'un vieil acteur américain, Bruce Dern : présent dans plus de 100 films, premier film en 1960, "Le Fleuve sauvage" d'Elia Kazan, Ours d'argent du meilleur acteur à Berlin en 1983 ("That championship Season", jamais sorti en salle dans notre pays), et ... Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2013. Récompense méritée mais insuffisante, à mon avis, pour le seul film qui méritait la Palme d'Or l'an dernier ! Habituellement scénariste de ses films, Alexander Payne a, cette fois-ci travaillé sur le premier scénario écrit par Bob Nelson. Un scénario très intelligent qu'Alexander Payne a mis près de 10 ans à porter à l'écran : lutte avec la production pour imposer Bruce Dern, pour imposer le Noir et Blanc, ... Oui, le film est en noir et blanc, un noir et blanc magnifique, une photo que l'on doit au Directeur de la photographie Phedon Papamichael (a travaillé, entre autres, avec Cassavetes, Wenders et Clooney; déjà responsable de la photographie de "The Descendants"). La qualité de la photo est donc une des qualités du film, mais c'est loin d'être la seule : c'est émouvant, c'est drôle, le scénario est solide, les dialogues sont savoureux, l'interprétation en tout point excellente et le montage est parfait. Quand je vous dit que c'est un film enthousiasmant, croyez moi, ce n'est pas du pipeau ! Un film sur l'Amérique profonde, un road movie qui nous conduit du Montana au Nebraska, sur les traces d'un vieux monsieur qui croit dur comme fer qu'il a été tiré au sort et qu'il a gagné 1 million de dollars alors que, de toute évidence, il s'agit d'une de ces arnaques que notre pays connait bien, tout comme les Etats-Unis. Après l'album de Springsteen, le titre "Nebraska" réussit bien aux artistes américains. A noter que le Nebraska est l'état dont le réalisateur est originaire.
Une jolie histoire, joliment filmée mais tout ça manque un peu d'originalité, ça reste un peu convenu. Le scénario suit sa ligne sans jamais en dévier. C'est un peu comme écouter un conte pour enfant qu'on connait par cœur mais qu'on apprécie quand même. Il y a ce côté confortable et rassurant parfais pour s'endormir paisiblement mais au final on n'a rien expérimenté de nouveau.
C'est bien interprété, la photo noir et blanc est belle, il y a des dialogues cyniques et des réparties cinglantes comme j'aime. Mais je regrette surtout cet entre deux dans le quel on navigue qui empêche l'unité de l'univers du film (et donc que j'y rentre totalement) notamment en mélangeant des personnages "normaux", "réalistes" avec d'autres cartoonesques (les cousins foncièrement débiles notamment).
Ca reste néanmoins un comédie agréable qui fait sourire voire même parfois rire.
C'est bien interprété, la photo noir et blanc est belle, il y a des dialogues cyniques et des réparties cinglantes comme j'aime. Mais je regrette surtout cet entre deux dans le quel on navigue qui empêche l'unité de l'univers du film (et donc que j'y rentre totalement) notamment en mélangeant des personnages "normaux", "réalistes" avec d'autres cartoonesques (les cousins foncièrement débiles notamment).
Ca reste néanmoins un comédie agréable qui fait sourire voire même parfois rire.
Sous un abord austère, le périple d'un vieillard déphasé et de son fils résigné au cœur de l'Amérique profonde, se cache une perle d'humour noir et de finesse, un de ces films qui en appellent à l’intelligence sans jamais céder à la facilité, en restant toutefois parfaitement accessible et humainement remarquable. Le choix du noir et blanc se révèle judicieux, car il permet de mettre en valeur les nombreuses trognes inénarrables qui jalonnent le récit, et des séquences surréalistes à la fois glauques et hilarantes. Ce contraste permanent constitue la moelle et la force de Nebraska, aux ressorts plus comiques que dramatiques, bien joué, bien pensé, bien filmé et par conséquent, fort recommandable !
(...)
La forme spécifique du film, le noir et blanc, et de nombreuses nuances de gris, contribuent pleinement à la simplicité de ton que le réalisateur tente de donner à son film. Cette simplicité rend de manière paradoxale une beauté spécifique et réaliste à Nebraska, à ce titre il serait bon de louer le travail de Phedon Papamichael (également directeur photo de James Mangold) pour sa sublime photo. Le naturel du regard posé sur ses personnages apporte une profondeur afin de mettre en avant leur côté humain. Portrait intime d’une famille qui tend autant vers l’émotion que vers le rire, par les personnalités des membres qui la composent. Sous ce regard exagéré et quasi trop fictionnel reste la magie naturelle, et finalement réaliste, d’un regard juste et précis.
Alexander Payne choisit d’inscrire intelligemment son récit dans le Midwest américain. Là encore, l’apport du noir et blanc est intéressant. Ce choix évite la redite classique, sinon cliché, d’appuyer sur l’aspect visuel d’une Amérique white trash, avec ses petites villes pauvres et sa population qu’on dépeint trop souvent de la même manière. Plutôt que de verser dans cela, les accents se portent naturellement sur l’aspect humain du film, mettant les personnages en avant. Bien que les paysages de ce road trip finissent par former aussi un énième personnage très important dans le film.
(...)
La beauté du film se trouve également dans la performance de son casting, global, mais emmené par un Bruce Dern parfait dans son interprétation de Woody Grant. Il donne à ce personnage l’essentiel, entre tendresse, détresse mélancolique et acidité des répliques, le cocktail est parfait d’humanité. Il en est de même pour celle qui joue la septuagénaire la plus drôle de ces dernières années au cinéma, June Squibb. Quant au fils, interprété par Will Forte, son côté ingénu semble parfaitement convenir à l’évolution du personnage nécessaire à ce road trip.
L’enveloppe sonore, une bande son Americana, narre parfaitement le parcours d’un homme mais également la relation père-fils, souvent filmée, mais rarement de cette manière. Où parcourir un état s’apparente à traverser un passé pour donner/prendre le relais, et tendre vers un futur évolutif. Dans cet ensemble, l’allégorie de la poursuite de ses rêves semble être le seul point peu subtilement traité. Rien de gênant, quand dans un dernier plan, la formalité de la mise en scène clos le film sur la plus belle des scènes, comme un passage obligé de la vie d’un père.
L’authenticité avec laquelle Alexander Payne filme ses personnages et le milieu dans lequel il les dépeint force le charme finalement naturel de son long-métrage. Road trip en forme de parabole d’une vie, où se mêle de nombreux thèmes filiaux. Ce regard mordant, touchant, poétique, est finalement très juste, réussit à mélanger comédie et drame avec talent, puisque dans son final le ton léger de l’œuvre l’emporte, flirtant parfois avec l’univers des frères Cohen. On serait d’ailleurs peu étonné de les voir ensemble dans de nombreuses catégories au moment où les statuettes dorées seront délivrées en début d’année prochaine. Peu importe le vainqueur, puisque c’est un réel bonheur de voir de tels films à une époque où les blockbusters «mangent» tout. Parmi ce petit nombre d’îlots en 2013, Nebraska fait effectivement partie de grand, très grand état. Un road trip sans retour ne suffisant pas à en apprécier toute la saveur.
La forme spécifique du film, le noir et blanc, et de nombreuses nuances de gris, contribuent pleinement à la simplicité de ton que le réalisateur tente de donner à son film. Cette simplicité rend de manière paradoxale une beauté spécifique et réaliste à Nebraska, à ce titre il serait bon de louer le travail de Phedon Papamichael (également directeur photo de James Mangold) pour sa sublime photo. Le naturel du regard posé sur ses personnages apporte une profondeur afin de mettre en avant leur côté humain. Portrait intime d’une famille qui tend autant vers l’émotion que vers le rire, par les personnalités des membres qui la composent. Sous ce regard exagéré et quasi trop fictionnel reste la magie naturelle, et finalement réaliste, d’un regard juste et précis.
Alexander Payne choisit d’inscrire intelligemment son récit dans le Midwest américain. Là encore, l’apport du noir et blanc est intéressant. Ce choix évite la redite classique, sinon cliché, d’appuyer sur l’aspect visuel d’une Amérique white trash, avec ses petites villes pauvres et sa population qu’on dépeint trop souvent de la même manière. Plutôt que de verser dans cela, les accents se portent naturellement sur l’aspect humain du film, mettant les personnages en avant. Bien que les paysages de ce road trip finissent par former aussi un énième personnage très important dans le film.
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La beauté du film se trouve également dans la performance de son casting, global, mais emmené par un Bruce Dern parfait dans son interprétation de Woody Grant. Il donne à ce personnage l’essentiel, entre tendresse, détresse mélancolique et acidité des répliques, le cocktail est parfait d’humanité. Il en est de même pour celle qui joue la septuagénaire la plus drôle de ces dernières années au cinéma, June Squibb. Quant au fils, interprété par Will Forte, son côté ingénu semble parfaitement convenir à l’évolution du personnage nécessaire à ce road trip.
L’enveloppe sonore, une bande son Americana, narre parfaitement le parcours d’un homme mais également la relation père-fils, souvent filmée, mais rarement de cette manière. Où parcourir un état s’apparente à traverser un passé pour donner/prendre le relais, et tendre vers un futur évolutif. Dans cet ensemble, l’allégorie de la poursuite de ses rêves semble être le seul point peu subtilement traité. Rien de gênant, quand dans un dernier plan, la formalité de la mise en scène clos le film sur la plus belle des scènes, comme un passage obligé de la vie d’un père.
L’authenticité avec laquelle Alexander Payne filme ses personnages et le milieu dans lequel il les dépeint force le charme finalement naturel de son long-métrage. Road trip en forme de parabole d’une vie, où se mêle de nombreux thèmes filiaux. Ce regard mordant, touchant, poétique, est finalement très juste, réussit à mélanger comédie et drame avec talent, puisque dans son final le ton léger de l’œuvre l’emporte, flirtant parfois avec l’univers des frères Cohen. On serait d’ailleurs peu étonné de les voir ensemble dans de nombreuses catégories au moment où les statuettes dorées seront délivrées en début d’année prochaine. Peu importe le vainqueur, puisque c’est un réel bonheur de voir de tels films à une époque où les blockbusters «mangent» tout. Parmi ce petit nombre d’îlots en 2013, Nebraska fait effectivement partie de grand, très grand état. Un road trip sans retour ne suffisant pas à en apprécier toute la saveur.
Le ton se veut drôle et décalé mais on ne tombe jamais dans le burlesque. Au contraire, il est une vraie trame de fond qui explore les relations entre un père et son fils. Dans une Amérique qui construit des rêves, des illusions et se montre horriblement prédatrice à l’égard de ses seniors.
Le regard égaré de Bruce Dern fait merveille dans le dernier film d’Alexander Payne, une comédie douce-amère qui respecte toutes les recettes du cinéma indépendant US, mais qui arrive quand même à nous toucher.
Vu à Cannes.
Un superbe road-movie emmené par des acteurs excellents. Alexander Payne est un vrai magicien et transporte ses spectateurs avec l'histoire touchante de cette famille obligée de suivre la lubie d'un père paumé.
A voir absolument, avec une scène finale sublime qui donnera un sourire qui ne s'estompera pas.
Un superbe road-movie emmené par des acteurs excellents. Alexander Payne est un vrai magicien et transporte ses spectateurs avec l'histoire touchante de cette famille obligée de suivre la lubie d'un père paumé.
A voir absolument, avec une scène finale sublime qui donnera un sourire qui ne s'estompera pas.
Voilà un très beau film indèpendant qui taille la route avec des petites touches justes et profondèment èmouvantes! Après les excellents "Sideways" en 2004 et "The Descendants" en 2011, Alexander Payne revient en 2013 avec un road movie humaniste sublimè par un noir et blanc absolument magnifique! Suivant admirablement l'èchappèe d'un père et d'un fils sur les routes du Midwest (il faut dire que les deux sont très bien, dans leurs genres respectifs), le plus illustre rèalisateur nebraskien d'Hollywood dèambule dans un pays frappè par la crise et pose un regard ironique mais toujours chaleureux sur les oubliès de l'Amèrique profonde! A 77 ans, la star des annèes 70 Bruce Dern ("The Great Gatsby", "Family Plot" et bien sûr l'hippie spatial du "Silent Running" de Douglas Trumbull...) effectue son grand retour saluè par la critique pour ce rôle de dur ronchon pudique! il recevra du reste le Prix d'interprètation masculine au festival de Cannes pour une prestation dèjà inoubliable, celui d'un père alcoolo qui voyage avec son fils auquel il ne parlait plus entre Billings dans le Montana et Lincoln dans le Nebraska! Tout ça pour gagner de l'argent, pour se faire payer un ticket de loterie gagnant! il faut noter que Payne voue une passion pour le festival de Cannes en disant à qui veut bien l'entendre que chaque long-mètrage qu'il fait, il le rêve en sèlection! La famille, celle qu'on a et celle qu'on se crèe, est le thème n°1 des films de Payne! Tout "Nebraska" ressemble à une bonne tranche d'Americana comme on les aime, offerte par un cinèaste qu'on aime dèjà beaucoup! Quelque soit le film, une chose est sûre : il se passera ènormèment de choses avant que le père et le fils n'arrivent à Lincoln! il est temps maintenant de dire : « Je t'aime papa »...
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