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Cyril B
15 abonnés
330 critiques
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3,5
Publiée le 17 juillet 2014
Road movie familial sympathique. Les personnages sont intéressants soit par leur côté sénile soit pour ce que révèle un gros gain dans le comportement de ses amis. Donne envie de faire un road trip aux États Unis.
Servi par une excellente critique à Cannes en 2013 et à sa sortie en salles aux Etats-Unis début 2014, Nebraska parvenait en salles chez nous avec une belle réputation.
Nouveau film d’Alexander Payne, qui l’avait dans les tuyaux depuis Sideways mais qui ne voulait pas faire un autre road movie tout de suite après, Nebraska est une comédie dramatique parfois furieusement drôle (dès que June Squibb apparaît, sans aucun doute la pierre précieuse du film) et parfois extrêmement triste. De plus, le film est porté par l’interprétation de deux excellents acteurs, Bruce Dern (est-ce vraiment une surprise) et Will Forte (bien plus surprenant, par contre). Malheureusement, Nebraska est aussi un film particulièrement ennuyeux en son sein. En effet, Alexander Payne y filme le vide de l’Amérique rurale, avec ses tracteurs, ses villes de vieux, ses bars paumés et ses radios locales. Il le fait bien, par moments, mais il le fait beaucoup trop et on s’ennuie bien vite devant cette peinture assez contemplative du Montana. De plus, la musique de Mark Orton n’aide pas le spectateur à se réveiller ou à raccrocher (car on décroche très vite devant ce film).
Nebraska est un film à critique, le genre d’œuvre que la plupart des mortels trouveront ennuyeuses mais où les auto-proclamés guides du bon goût loueront pour des qualités trop éparses.
Petit film bien sympa, les acteurs incarnent vraiment bien leur rôle et on passe un bon moment. C'est un film subtil et émouvant ! Je m'attendais à vivre un ennui de film d'auteur et pas du tout !
Un road-movie génial, tantôt touchant tantôt très drôle, une photographie noir et blanc qui ne laisse pas insensible et qui apporte encore plus de force à cette vision désabusée mais pleine de dignité de la vieillesse, une prestation profonde et magnifique de Bruce Dern. Grand film.
Un très bon film qui en dit long sur les relations que nous pouvons entretenir sur la famille, les amis. Avec tous les éléments critiques que cela représente.
Après King of California ou encore The descendants, le réalisateur Alexander Payne nous offre un nouveau portrait de famille teinté de road-movie. Premier choix notable sur lequel on peut s’interroger ; c’est le noir & blanc qui à mon sens n’apporte rien, si ce n’est quelques belles images, à cette histoire centrée sur la relation Père / Fils entre Bruce Dern & Will Forte. Pour le reste, Nebraska séduit avec sa galerie de personnages atypiques et attachants avec une mention particulière pour la mère June Squibb drôle et délicieuse. S’il se montre plutôt sympathique, ce voyage n’est pas toujours passionnant et de ce fait, il a peu de chances de marquer les mémoires.
Un chef d'oeuvre tout simplement ! Tout nous rappelle combien il est important de respecter les envies de l'autre et de réfléchir sur la question de la normalité de l'être :)
Je ne ferai pas une montagne de Nebraska. C'est un film sympathique qui se laisse regarder comme une bonne petite comédie "dramatique" made in US. Un vieil homme sénile veut absolument se rendre à Lincoln pour toucher un million de dollars. Mais, ses fils et sa femme tentent de lui faire comprendre qu'il s'agit d'un courrier publicitaire. Bien décidé à toucher son chèque, il fuit à plusieurs reprise son foyer. Résigné, son fils David accepte de faire le long voyage avec lui. Une aventure humaine commence et avec elle un parcours sur fond de souvenirs, bisbrouilles familiales et altruisme. Un peu naïf, le film propose une belle leçon de vie.
Un environnement désert, une Amérique pauvre et vieillissante et le tout en noir et blanc : oui au premier abord ça ne donne pas envie. Le film arrive cependant à nous captiver avec des personnages à la fois complexes mais tellement humain ; la force de Nebraska repose sur une réalisation parfaitement exécutée, on capte directement les émotions. Tout au long du road trip le fils découvre son père et une véritable complicité en ressort malgré les différences. La relation père-fils est discrète et profonde. Le million de dollars ne semble pas une fin en soi mais plutôt un moyen d’échapper à l’ennui conséquence de la crise qui plonge la région dans la précarité. Un film touchant qui ne tombe pas dans la mièvrerie.
On pourrait critiquer Nebraska pour son manque d’originalité, la superficialité de l’utilisation du noir et blanc, ou sa platitude générale. On pourrait. Mais en réalité, j’ai trouvé ça excellent.
Tout en ce film sonne hyper juste. Le scénario et les dialogues sont juste parfaits. Le film est tantôt lent et contemplatif, tantôt drôle et très rythmé, mais toujours très bien écrit et très percutant. Surtout, l’ensemble est assez touchant, et pas du tout hautain ou pédant comme certains critiques snobs aiment à le penser. Les deux acteurs principaux (Dern & Forte) y sont pour beaucoup. La photo magnifique de Phedon Papamichael aussi. Quant à la fin… elle est parfaite.
Voilà ce que c’est, qu’un bon film avec un budget tout à fait raisonnable.
La critique complète sur les Cahiers du non cinéma :
Film construit, à priori, en antithèse des blockbusters/feel good movies américains mais qui décoit. Le film est aussi plat que les paysages traversés durant le road-trip. Le scénario se résume concrètement au synopsis du film. Les personnages sont attachants, pour certains, mais d'une mollesse énervante. Sans compter des longueurs interminables...
Une belle histoire de famille avec beaucoup d'humour,on s'attache aux personnages et le but du film est atteint .Le rythme s'essouffle pas mal par moment mais c'est loin d'être mauvais et ça reste un bon road movie.3/5
Sur un canevas éculé (le rapprochement d’un père et de son fils durant un voyage improbable), Alexander Payne ne fait pas vraiment des étincelles, mais plutôt le minimum syndical pour maintenir notre intérêt. En particulier grâce à une flopée de second rôle réjouissants (de l’immense Stacy Keach à l’émouvante June Squibb – deux personnages qui sont d’ailleurs bien plus attachants et complexes que le duo mou Dern/Forte), mais aussi grâce à cette description d’une Amérique profonde atone et grégaire, et à un cynisme revigorant dans la description de la famille. Malgré un noir et blanc arty, la mise en scène reste très académique. Tout cela n’est pas désagréable, mais le (petit) charme du film s’évapore vite.
Emouvant et mélancolique... Un rythme très lent mais ô combien compréhensible au regard de l'histoire que raconte ce film dans lequel Bruce Dern est absolument génial...