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Un visiteur
4,0
Publiée le 10 avril 2014
Nebraska est une douce tragi-comédie où la mélancolie côtoie à la fois l’ironie et l’émotion – c’est juste, et c’est fin.
Sur fond d’Amérique profonde, on suit le cheminement de ce drôle de couple formé par Woody et son fils. L’un est sénile, légèrement porté sur la boisson et tout à fait déterminé à chercher ce million de dollars imaginaire, tandis que l’autre, désabusé après une rupture, semble accueillir l’idée de ce voyage impromptu avec l’air de quelqu’un qui n’a plus grand chose à perdre…
La relation entre ces deux personnages est au cœur de ce film, et elle y est dépeinte avec beaucoup de pudeur – la façon dont ils se rapprochent, tout doucement, maladroitement même, est très touchante et tout se joue sur les regards, les gestes, les non-dits. Car Woody n’est pas extrêmement bavard, il faut bien le dire.
...
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Un film simple, fait d'émotions sans mélo. J'ai beaucoup aimé la réalisation en noir et blanc, qui apporte une certaine nostalgie au propos. De très bons acteurs. De bonnes répliques. Un film en décalage de ce qui est bankable, mais ça fait un bien fou!!
Des routes aussi longues que la grisaille du quotidien. Des terres aussi vastes que la morosité de ses habitants. Woody Grant, un vieillard borné, croît avoir empoché un million de dollars à un jeu concours. Pour lui faire plaisir, son fils David lui fait traverser le Mid-Ouest pour lui faire toucher ce (faux) pactole.
Nebraska est-il pour le cinéaste le film de la maturité ? Pas forcément, mais il marque malgré tout une étape dans la carrière de l'américain, né au Nebraska et voulant par cette œuvre retourner à ses origines. Les villes sans saveur qu'il dépeint, la population encroûtée qu'il représente, il la connaît bien pour mieux l'accoucher sur pellicule. Et en filmant en noir et blanc ce récit mélancolique, il créé une pure opposition avec sa précédente création plus légère et colorée, The Descendants.
À cinquante-trois ans, Payne retrouve des thèmes déjà évoqués dans son travail. Un nouveau rapport à la paternité s'installe dans sa filmographie, même s'il est aujourd'hui plus dur et pessimiste. Idem pour cette triste figure de la vieillesse, déjà travaillée avec cet attachant Jack Nicholson dans le très bon Monsieur Schmidt. Étape très difficile de l'existence, le troisième âge est filmé avec pudeur en réussissant à capter quelque chose d'ineffable : les années qui ont passé et qui ont laissé de nombreux regrets s'empiler sans que l'on ne puisse rien faire pour les effacer. Alors tandis que la vie s'écourte et que rien n'arrive, que faire ? S'imaginer être le grand gagnant d'un prix inexistant pour se sentir vivant, une dernière fois.
Avec ce sixième long-métrage et après l'émancipant Sideways, Alexander Payne prouve définitivement qu'il est le réalisateur des grands espaces. C'est par leur intermédiaire que ses personnages, souvent taiseux, peuvent s'ouvrir et sortir d'un quotidien qu'ils jugent souvent trop monotone. Prix de l'interprétation masculine à Cannes, Bruce Dern joue admirablement bien cet homme à la fois triste et naïf. Nous faisant devenir vert de rage par son mutisme et nous rendant profondément ému par sa condition d'être solitaire, son seul regard suffit à remplir le cadre. Finalement, à quoi bon réprimander les anciens alors qu'il est bien trop tard pour les faire changer ? Profitons plutôt du temps qui nous reste, il passe si vite...
Une comédie qui manque sérieusement de rythme et de punch, ce film aurait très bien pu faire 1h20, 2h c'est trop et je me suis limite ennuyé. Mais sinon hormis son côté soporifique, les acteurs jouent bien, c'est très réaliste et il y a quelques moments marrants.
Un film réussit, portrait à la fois touchant et déprimant d'une Amérique prolétaire qui a souffert de la crise économique et qui a du mal à se relever. Et si on prend plaisir à suivre les quelques "aventures" de ce père obstiné et de son fils, on s'ennuie aussi parfois un peu, le film méritant une bonne coupe d'au moins 15 minutes. Un film léger sur des sujets graves (la crise, la maladie), magnifié par un très beau noir et blanc vraiment lumineux. A voir.
Un film qui fait vraiment plaisir à voir ! Que ce soit du point de vue technique ou émotionnel, tout est réussi, la relation entre le père, le fils, les membres de la famille et ses anciens amis, aucune de fausse note et une fin qui fera craquer n'importe qui ! A voir
Portrait réussi d'une famille Américaine du Nebraska...... Très bien joué , A Payne réalise là un sans faute :maîtrise des images,maîtrise du scénario,maîtrise des acteurs .Un grand bravo !
Nebraska est un film touchant, qui aborde le thème de la vieillesse à travers le regard généreux et parfois drôle d’un fils. Si l’idée de base est incroyable, au final rien ne nous surprend et Alexander Payne ne semble jamais aller au bout de ce qu’il entreprend. La réalisation est soignée mais son image en noir et blanc est d’une effarante inutilité. Voilà donc un film sympathique, mais qui ne méritait peut-être pas ses 6 nominations aux Oscars…
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Une histoire simple,racontée toute aussi simplement. Le film s'inscrit dans la lignée des films indépendant américain du genre road movie. C'est bien exécuté,mais la lenteur avec laquelle Alexander Payne déroule son histoire est le gros handicap du film. Ce rythme contemplatif est raté,il rend le récit parfois pénible,car ces scènes sont inutilement longues. Nebraska est un jolie film qui ne marque pas plus que ça mais qui reste plaisant à visionner. Malheureusement Payne de film en film n'arrive pas à corriger son principal défaut de rythme.
Nebraska est un joli film, bien interprété, propre dans sa réalisation et à la musique adaptée et réussie. Mais ça ne parvient jamais à vraiment décoller, notamment parce qu’on ne voit pas bien où le réalisateur veut vraiment en venir…
Un road trip en noir et blanc, haut en couleur ! Porté par l'interprétation de Bruce Dern et des dialogues cyniques, Nebraska est un road trip sobre et tendre au milieu de l'Amérique profonde, avec des personnages hauts en couleur, même si l'on subit un rythme un peu lent. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !