Malgré quelques plans réussis et une véritable volonté de perdre le spectateur dans les dédales de la culpabilité, De Palma n’arrive pas à renouveler le genre et s’égare dans une histoire assez banale et superficielle.
Un scénario bien ficelé aux influences Hitchcockiennes, des actrices aussi sexy que manipulatrices, une bande son vibrante, Passion est un thriller sulfureux, dans lequel on se laisse entraîner avec un plaisir voyeuriste presque malsain...
Passion raconte l’histoire d’une lutte mortelle pour le pouvoir entre deux femmes, dans le monde impitoyable des affaires. Christine possède l’élégance et l’aisance naturelles que l’on associe à quelqu’un possédant beaucoup d’argent et de pouvoir. Sa protégée Isabelle est innocente, charmante et peu sûre d’elle, mais déborde de grandes idées que Christine n’a aucun mal à s’approprier. Christine guide son élève de plus en plus loin dans un jeu de séduction, de manipulation, de domination et d’humiliation. Mais quand Isabelle couche avec l’amant de Christine, la guerre éclate.
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Reprenant l'excellent Crime d'amour d'Alain Corneau, De Palma se vautre en lui retirant sa substance. La rivalité entre les deux femmes est survolée. Tout comme leur perversité intérieure. D'un polar original au suspense maîtrisé, il en atténue les qualités pour accentuer les rapports saphiques et sado-maso, tout en restant dans le politiquement correct. Pour rendre la partition sulfureuse, il aurait dû à mon avis densifier l'érotisme dans les scènes en question. Par ailleurs, son usage du split screen (écran partagé), qui plus est bien long, désarçonne le spectateur au lieu de l'envoûter, en position de voyeur. La touche personnelle finale déroule son hommage - coutumier - à son maître Alfred Hitchcock. Signalons une autre touche positive : la musique.
Réaliser un remake reste toujours un exercice risqué, a fortiori à partir d'un film récent. Les spectateurs ne manquent jamais d'établir une comparaison, notamment sur le jeu des acteurs, entre l'original et la copie. Et pour Passion, le constat est sèvère.
Hormis peut-être Noomi Rapace, la "vraie" Lisbeth de Millenium, dont le regard n'exprime pourtant pas la lubricité de Ludivine Sagnier, tous les autres protagonistes s'avèrent de piètres exécutants. Rachel Mc Adams dans la peau de Christine, par exemple, n'arrive pas à la cheville de Kristin Scott Thomas. Quant aux rôles masculins, l'amant comme l'inspecteur frisent le ridicule.
C'est bien dommage, car le scénario en béton d'Alain Corneau et de Natalie Carter se prêtait bien à toute la démesure d'un Brian De Palma. Il n'est pas ici question de remettre en cause le talent du cinéaste américain, mais force est de reconnaître que son Passion n'intègrera pas le top 5 de ses chefs-d'oeuvre au sein d'une filmograhie longue comme le bras.
Il signe ici un film de la trempe des précédents, décevants pour la plupart.
comment monter une arnaque sur le nom d'un réalisateur.. un bon gros nanar totalement invraisemblable à la réalisation digne de série Allemande que l"on aperçoit l'après midi (le scénar m'a fait penser "au fabuleux destin de Lisa, les acteurs sont a peu près aussi motivant que dans la série
On s'ennuis de bout en bout, la bande annonce vante un certain parfum de scandale, la encore c'est une arnaque tout est bien trop sage
On est comme dans un rêve ou un cauchemar ou entre les deux et on aime ça car cela permet de mieux voir certains aspects de la vie. Brian de Palma montre la relation entre deux femmes sans s'arrêter à leur attrait ou à leur problématique de femme en rapport avec les hommes - mais en les traitant comme des individus au centre de son polar. L'image est sublime - le suspens à son comble et la tension est parfois insoutenable dans ce jeu sado-maso. Des retournements de situation vraiment surprenants se basant notamment sur des trucs de prise de vues. Deux actrices et deux femmes qui visuellement et par les dialogues restent gravées dans nos mémoires.
Le problème avec les remake, c'est lorsqu'on a déjà vu l'original. De fait, on sait déjà, en gros, ce qu'il va se passer, et comment tout cela va terminer. Alors bien sûr, souvent quelques petites choses, quelques petits détails, un personnage en plus ou en moins, une scène en plus ou en moins. Toujours est-il que l'intrigue générale reste la même, rendant impossible toute surprise finale. Cela ne signifie pas pour autant que les remake sont inutiles. La plupart d'entre eux le sont. Mais il est souvent intéressant de voir la vision qu'un autre auteur peut porter sur l'histoire. C'est le cas ici, car Brian De Palma n'est pas n'importe qui, et sa mise en scène souvent inspirée peut rendre intéressante toute histoire déjà connue. "Passion" passionne donc (facile celle-là) par son côté froid, austère et implacable, à l'image de ses deux protagonistes principaux. De Palma ne cherche pas à faire de fioritures et respecte l’œuvre originale d'Alain Corneau. Avec son immense savoir-faire, il ne livre pas directement les éléments de l'intrigue, de sorte que le spectateur reste surpris par la tournure des choses, et que les révélations finales soient surprenantes. Bref, il nous fait du Hitchcock, laissant même libre à court à ses envies dans les dernières minutes, quitte à s'embrouiller un peu. "Passion" est un divertissement de bonne facture, qui sait faire honneur à ses origines.
Je crois que ce film arrive dans le top du Palmarès des films mauvais de l'année - et qu'il n'en sortira pas: il serait difficile de l'en détrôner. La première scène aurait du me mettre la puce à l'oreille. L'intrigue est nulle, le jeu des actrices est médiocre. Le choix même des actrices est criticable: on ne croit pas du tout à Rachel MacAdam, sensée jouer une boss manipulatrice. Brian De Palma essaie de créer un sentiment de gêne et de tension permanente tout au long du film, en raison de la relation malsaine qui s'installe entre la supérieure et sa subordonnée. Au final, il ne réussit qu'à nous gêner de sa piètre performance de réalisateur ... Consternée, j'ai failli partir à plusieurs reprises, ce qui m'aurait éviter le dernier acte - véritablement, le film atteint l'apothéose de la médiocrité dans les dix dernières minutes. Le retournement final est tellement ridicule que la salle en a rit.
De Palme démontre avec brio q'un remake peut être un bon film. En gardant le meilleur de crime d'amour et en enlevant ses petits défauts , De palma a ajouté sa touche personnel , notamment par la réalisation sublime et il dénonce encore plus le monde de la mode. Entre cauchemar lynchien et dénouement finale hichtcockien. Brian De palma est décidément , un des meilleurs réalisateur actuel , il le prouve une nouvelle fois avec ce film captivant et grandiose.
Bon thriller psychologique, une intrigue intéressante. Les actrices jouent a merveille leur rôle de séduction, rachel mc adam en manipulatrice est parfaite. A passé un agréable moment.
(...)Dès la première scène s’offre à nous la relation établie entre les deux femmes, une relation qui apparaît d’ores et déjà aller plus loin qu’un simple professionnalisme. L’affection qui se dégage pourrait sous certains aspects ressembler à une bienveillance maternelle si Rachel McAdams n’arborait pas déjà un regard d’envie brulant sur sa partenaire. Au fil des rebondissements, la relation se fait de plus en plus ambiguë. Christine apparaît très vite sous ses charmes irrésistibles, comme l’instance manipulatrice parfaite. Elle n’a pas d’amis, que des amant(e)s qu’elle s’appliquera à détruire morceau par morceau pour satisfaire sa soif de victoire.
De Palma navigue entre les genres, avec l’art et la manière d’une mise en scène réfléchie, construite et esthétique. Le thriller est le principal corps, maitre de nos obsessions et de nos peurs faisant preuve d’une savoureuse habileté dans la manipulation de nos esprits. On ne saurait évoquer la puissance de l’atmosphère sans mentionner la musique brillamment composée, même si ses aspects orchestraux invitent plus au mélodrame hollywoodien. Ces notes ne sont cependant pas innocentes car elles seront les charges d’émotions de ce Passion, obstruant nos raisons au profit de nos sens parfaitement en éveil.(...
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