2110 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
363 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
66 critiques
3
105 critiques
2
86 critiques
1
62 critiques
0
28 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 mars 2013
N'allez surtout pas voir ce film racoleur et prétentieux. Les comédiens sont grotesques, la mise en scène abyssale et baclée, l'intrigue pourrait tenir sur un timbre poste et l'ensemble d'une laideur qui ferait passer un bon derrick pour du grand art. La scène du parking résume à elle seule la nullitè de ce film. Seul bémol à ma critique la voiture sacrifiée est une peugeot et non une grooosse allemande. Bref, si vous 8 ou 10 euros à gaspiller n'allez pas voir ce navet et allez plutôt manger une bonne glace;à moins de faire comme bons nombres de bobos(dont je fais hélas parti)qui crient au chef-d'oeuvre.
Excellent ! Je l'ai préféré à "Crime d'amour" ! Brian De Palma reprend parfaitement cette intrigue pour la mettre à sa sauce, et nous offre un très bon film (je ne regrette pas le prix de ma place). L'ambiance est troublante, les deux actrices brillent dans leurs rôles, et la réalisation est enfin digne du grand cinéaste qu'est Brian De Palma... A découvrir sans attendre.
De Palma ne dit rien sur l’attirance plastique, sur ces sociétés ou l’on se bouffe entre salariés, sur le fétichisme, le voyeurisme, la vengeance ou le meurtre. On ne s’y ennuie pas pour autant mais on obtient un thriller de correcte facture, un tout petit film avec de bien trop grandes ambitions. On cherchait un film ambigu, sexy, corrosif mais Passion n’est qu’édulcoré.
De l’art de la répétition. L’histoire trouble de deux femmes, la boss et son employée. Se greffent des confusions d’identités, du désir vaguement saphique, un meurtre, du voyeurisme. Pas de doute, c’est un scénario écrit par Brian de Palma, maître parmi les maîtres … de la mise en scène. Les aficionados du grand Brian seront comblés puisque tout y est : Voyeurisme donc, mais aussi jeu de pouvoir, technologies, split-screen, travelling millimétré, souffre, plans à tomber. A ceux-là, le film est vivement conseillé. Les autres, peut-être hermétiques au style si marqué et à la virtuosité parfois vaine, pourront trouver de nombreux griefs à cette production franco-allemande. A commencer par le décor et l’ambiance, aussi froids qu’une porte en verre. C’est un des soucis majeurs de ce film dont l’image rappelle (un peu) un mélange entre un épisode de Julie Lescaut et une production Canal . Le rythme est assez irrégulier, le film peine à commencer et connaît quelques temps morts. De son côté, l’interprétation est plutôt efficace, en particulier Noomi Rapace. Petit polar mineur donc pour qui se contentera de suivre l’histoire. Mais il faut reconnaître la flamboyance de certaines scènes et le vertige que provoque certaines séquences. La patte de Palma est là et bien là et je ne peux qu’admirer et m’en réjouir. Reste qu’il faudra que le grand Brian comprenne un jour que s’il est un des meilleurs techniciens sur cette terre, il n’est pas un bon scénariste. Au fond, la vraie question est peut-être la suivante : Peut-on être et avoir été ?
Heureusement qu'Alain Corneau n'est plus là pour voir comment De Palma insulte et bousille "Crime d'amour".... Ce "remake" modifié est complètement raté malgré l'excellente Noomi Rapace.
De Palma renoue avec ses films personnels de la fin des années 70 et du début des années 80, comme "Pulsions" ou "Obsession". L'influence de Hitchcock se fait sentir, mais aussi celle du cinéma de série B avec des passages sanguinolents ou érotiques (ou les deux). Donc, c'est tourné avec une économie de moyens peut-être voulue, des acteurs dont la finesse psychologique est écartée au profit de l'ambiguïté vaporeuse, et une intrigue poisseuse et solide, avec quelques coups d'éclat. On a les procédés typiques de De Palma : split screens, masques, meurtres à l'arme blanche, et musique quasiment plagiée sur celle de Bernard Herrman (le compositeur attitré de Hitchcock). Ce n'est pas une grande réussite (ça a parfois des allures de téléfilm allemand), mais la fin sauve le film, en mêlant scènes rêvées et scènes réelles, à tel point que le spectateur ne sait plus séparer les unes des autres, non plus que l'actrice principale.
Comme à chaque fois que De Palma est seul à l’écriture, ses obsessions s’affichent dans un premier degré embarrassant, transformant le film en pure et vaine mécanique fétichiste. A l’exception de Blow out, il faut reconnaître que lorsqu’on laisse un De Palma s’amuser seul avec sa boite à outil, il commet le pire (Femme Fatale, L’Esprit de Caïn, Body double...), alors que lorsqu’il se love dans un livre (Carrie, Furie…) ou lorsqu’il s’en remet à un vrai scénariste (Paul Schrader pour Obsession, David Koepp de L’impasse à Snake Eyes, Oliver Stone pour Scarface) - le résultat est souvent merveilleux, car toutes ces obsessions irriguent la matière et viennent l’enrichir. Médiocre scénariste, De Palma invente ici une nouvelle histoires-prétexte (inspiré d’un film insipide de Corneau) qui souffre de personnages caricaturaux et d’une dramaturgie poussive à l’extrême. Malgré un beau duo de comédiennes, l’ensemble s’échoue dans le pire de la série Z (la tarte à la crème des rêves emboités, les fantasmes saphiques bas de gamme, l’ambiguïté artificielle des personnages). Pire, on n’a même pas droit à quelques envolées visuelles comme il sait si bien le faire : Jusqu’à l’incontournable scène du meurtre qu’il sabote avec un split screen ridicule ! Pour finir, « Passion » est incroyablement laid (malgré les déclarations du cinéaste revendiquant le droit à la beauté des images) : la première partie est d’un naturalisme très téléfilm France 2 et la deuxième, où tout est ambiance bleutée et stores vénitiens (au cas où la bascule dans l’onirisme nous aurait échappé), très lourdement exécutée. Grossièreté des effets, absence de tenue de la mise en scène, dramaturgie éculée… Quel ennui ! Vivement la prochaine commande…
J'ai aimé l'ambiance,l'univers du film. Brian De Palma signe un film clin d'oeil à Hitchcock ! C'est juste, tres bien filmé , un tres bon moment de Cinéma
(...) Si Passion est vendu comme un thriller érotique et pervers, la réussite du film se situe ailleurs. La grande idée de mise en scène consiste en la reprise mais aussi en l’actualisation des thèmes chers au réalisateur. Les premières images nous situent dans l’univers des nouvelles technologies : ordinateurs, Smartphones. De Palma, qui réalisait donc il y a plus de cinq ans une fiction avec uniquement de vraies fausses images, en caméra HD, qui imitaient entre autre celles que produisent les soldats en Irak ou les contestataires chez eux avec leur webcam, va donc jouer avec son spectateur en lui livrant diverses formes d’images qui seront autant d’outils pour mieux le manipuler.
De Palma construit son film de manière originale et progressive, opérant plusieurs ruptures qui nous font sombrer peu à peu avec son héroïne dans un espace filmique de plus en plus inquiétant et étrange. Si la première partie du film peut dérouter par son aspect volontairement désuet et kitch, ses couleurs froides, ses clichés sur la vie en entreprise, ce n’est que pour mieux trancher ensuite et faire basculer le film dans quelque chose de radicalement différent. (...
Film excellent vu en VO hier soià Orsay. Comme cinéma d'art et d'essai, discussion/débat surprise avec le propriétaire du cinéma et les spectateurs. Super intéressant et super thriller qui m'a fait pensé à la fois à un Hitchkok ou les Diaboliques. On est resté une heure de plus dans la salle. Belle analyse et moment de partage. On n'a pas cela dans les UGC et autres Gaumont
Rarement vu une direction d'acteurs aussi mauvaise... Rempli de poncifs, risiblement prévisible, le tout baignant dans une atmosphère désuète de porno turque des 80's. Et Noomi Rapace est si tarte comme actrice ! Nul de A à Z.
Un Brian de Palma en hommage à lui même . Envoûtant . On pardonnera peut être une petite longueur dans la mise en route de la trame et des sentiments troubles, équivoques et de domination des personnages . Quoique ! Cette imbrication sert le récit et déroule Machiavel ! Entre R McAdams envoûtante et manipulatrice et Naomi Rapace froide et mystérieuse sans oublier K Herfurth .... Nous avons un trio de femmes autant fatales (chacune à sa manière!) que belles ! Un De Palma qui renoue avec tout ce qu'il a fait . Ses tourments , ses cauchemars . Quand à la seconde partie : magistrale ! Réglée au millimètre ! Et le tout servi par une photographie et un esthétisme incroyable !
Je préfère de très loin le film "crime d'amour". Vraiment nul de la part de De Palma de nous avoir fait un copié collé. D'autant qu'on a toujours eu droit a du grand art de sa part. Peut etre que si je n'avais pas vu la première version j'aurais aimé mais la aucun effet de surprise. Vraiment très déçue d'avoir perdu mon peu de temps à voir ce film.
Je ne peux pas me risquer à le comparer aux autres films de Brian De Palma, puisque je ne les ai pas encore vus...mais ça ne m'encourage pas des masses ! La bande annonce, qui nous était rabâchée depuis 3 semaines avant chaque début de film dans notre cinéma favori, nous avait vraiment mis l'eau à la bouche : elle annonçait, comme c'est son job, un film provoc, sensuel, voire érotique et malsain, tout comme le résumé d'ailleurs, bref un film un peu barge, sexy, passionnel ... Et en fait, c'est plutôt une déception... Les personnages manquent de profondeur, presque ridicules, et dignes d'une série américaine pour ados (mais quand vont-elles se tirer les cheveux ?? et pourquoi n'étaleraient elles ps leur ébats et leurs coup bas sur Facebook ???) et les relations homosexuelles entre les protagonistes sont tellement superficielles qu'elle n'ont plus aucun charme et ressemble à un prétexte. De plus, la mise en scène et les plans sont vieillots (et j'ai bien conscience que ce sont des clins d'oeilrecherchés, mais ... too much), et fait de ce film qui vient à peine de sortir, une oeuvre qui a déjà mal vieilli.