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manuinho
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5,0
Publiée le 29 octobre 2011
Voilà bien un petit bijou de film extraterreste qui tombe de nul part et qui vous transporte dans le bonheur . Évidemment , le drame de la perte d'une famille vient aténuer mon discours mais la recette afin de combattre celui çi est scénarisquement bien pensé . Film très injustement critiqué pour ses ressemblance du très mauvais " mélancholia " est très intélligent . Que ce soit les décors sobres ou les acteurs , ç'est du tout bon . Merci . Vive le Dvd.
Deux mois jour pour jour après Melancholia (2011) de Lars von Trier où une planète bleue entrait en collision avec la Terre (l’éradiquant du système solaire par la même occasion), c’est au tour de Mike Cahill, dont c’est le premier long-métrage, de s’atteler à un drame sur fond de science-fiction où une seconde Terre apparaît dans le ciel, obnubilant la population et les scientifiques qui finissent par découvrir qu’il s’agirait d’une planète miroir où il se rejouent exactement la même chose avec les même protagonistes. Mais détrompez-vous, là n’est pas le sujet principal du film, Another Earth (2011) narre l’histoire d’une rédemption, celle d’une jeune femme qui a causé la mort d’une mère et de son fils dans un accident de voiture. Le mari (et père de famille) s’en étant sorti indemne, elle va alors tenter une approche (après qu’elle est purgée sa peine de prison). Pour un premier long-métrage, il faut reconnaître que Mike Cahill a du talent, mais son film n’en reste pas moins sans défaut, à commencer par une mise en scène bien trop léthargique et un scénario tiré par les cheveux. Ce qui parvient à nous tenir en haleine, c’est la prestation de la jeune Brit Marling (qui a co-écrit le scénario), ainsi que la très belle qualité photo (avec la planète jumelle en fond). Mike Cahill (qui fut également le producteur, le scénariste, le directeur de photographie & le monteur) prouve qu’il est un cinéaste à suivre, mais avec son premier film, il est véritablement passé à côté de son objectif en concluant son œuvre de la sorte. Ce qui n’a pas empêché le film d’être nominé à 4 reprises lors du 37ème Festival du Cinéma Américain de Deauville (dont le Grand Prix et le Prix du Jury), ainsi que de remporter le Prix Spécial du Jury lors du 27ème Festival de Sundance.
Petite pépite du cinéma indépendant américain! Un scénario très bien construit, une mise en scène efficace. Le parti pris de filmer en vidéo façon caméra embarquée donne un cachet réel et troublant. Brit Marling, la révélation du film, se dessine un avenir très prometteur dans l'industrie !
Accorder son pardon, aussi difficile que ce fut-ce, n'est-ce pas également renoncer à une part de soi qui constitue son passé et son identité ? Comment définir l'inconnu autrement que par une projection de sa peur dans un espace encore nullement visité ? .. La comparaison avec 'Mélancholia' est obsolète ; 'Another Earth' n'a ni le même propos, ni le même but et évidemment ni les mêmes moyens. Ici la part de 'science fiction' ( c'est-à-dire cette planète gémellaire de notre terre, appelé 'Terre 2' ), n'est qu'un sous-discours en filigrane qu'il convient de traiter comme tel et qui s'avère assez peu influent sur le drame en lui-même. L'histoire, quant à elle, bien que quelque peu classique, disons 'déjà-vu' est traitée avec une délicate pudeur, empreinte de tristesse et de douleur ; l'adolescente qui détruit une famille parce qu'elle a trop bu, la difficulté d'avouer la monstre qu'elle porte et l'impossibilité de vivre avec dans une relation. 'Another Earth' pourtant ne franchit jamais la frontière de la lourdeur ou du mélodrame-larmoyant et niais et sait rester suffisamment crédible et touchant pour émouvoir et éveiller les sens du spectateur. Au final, la planète est un prétexte à une union tout autant qu'une promesse de désunion : et le thèse principale est d'un pessimisme noircissant : même l'amour ne peut effacer les marques du passé, alors qu'espérer ? .. P.S : Toute dernière scène ridicule et inutile qui en voulant rajouter une dose de mysticisme et justifier la 'science-fiction' n'apporte qu'une illusoire interrogation..
Une bonne idée pas complètement exploitée, et un vrai talent pour la mise en scène, voilà ce qu'on peut retenir de ce petit film américain indépendant, distribué dans très peu de salles.
Le sujet : un jeune fille tue une famille lors d'un accident de voiture, alors qu'une planète Terre N°2 apparaît dans le ciel. Cette planète semble être une planète "Miroir" comme on s'en rend compte lors d'une conversation improbable qu'une scientifique de la NASA a avec ... elle-même, située sur l'autre planète.
Le scénario du film effleure à peine le thème des univers parallèles, très à la mode en ce moment (cf la série Fringe et le roman de Murakami 1Q84), et explore plutôt le trauma d'avoir tué des innocents dans un accident de la circulation.
Les deux acteurs sont superbement dirigés : la jeune Brit Marling est très émouvante (elle rappelle le jeu de Jennifer Lawrence dans Winter's bone) et William Mapother a une tronche incroyable (on l'a vu dans Lost).
J'ai trouvé la mise en scène de Mike Cahill absolument convaincante dans toute la première partie. Constituée d'éléments très disparates et parfois un peu tape à l'oeil, elle fonctionne pourtant parfaitement bien, instillant une ambiance très particulière et dessinant un portrait psychologiquement vraisemblables des différents personnages.
Malheureusement, le film ne tient pas la distance, la faute à un scénario qui devient petit à petit convenu, puis franchement irréaliste. La trame s'effiloche jusqu'à un dernier plan parachuté là on ne sait comment, tout à fait style "je ne sais pas comment finir mon machin, hummm, tiens je vais faire un truc de ouf qui va clore l'histoire sans vraiment la clore, mais en ouvrant de nouvelles perspectives".
Au final une soirée tout de même intéressante : une actrice et un réalisateur à suivre. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/
Je me suis passablement ennuyé en visionnant ce film qui manque à mon avis singulièrement de rythme. L'idée de départ n'est pas mauvaise, mais n'était-il pas possible d'éviter cette "2ème terre" qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Ce n'est même pas un film de science-fiction, tout au plus une sorte de mélo tristounet... Plutôt décevant.
Un beau film qui possède ses temps morts mais on ne peut nier l'esthétique et l'ambiance qui se dégage de ce film. Les jeu des acteurs est terriblement juste, Brit Marling tient son rôle à merveille ! La scène du cosmonaute russe nous démontre tout son talent. On trouve à l'écran la description qui en est faite partout, c'est à dire un film de science fiction intimiste. On reste, on souhaite connaître le dénouement de l'histoire, un film sur son destin et ses choix qui le façonnent.
Le film original qui fait plaisir du mois ! Certes le scénario est au final assez basique, mais l'histoire ne manque pas d'émouvoir et la fin, tout en subtilité, se sert brillamment de son contexte SF. Un film anti-spectaculaire donc, mais intelligent et parfaitement construit.
Moment magique passé dans la salle de ciné ! Une façon de filmer magistrale, mais l'essentiel n'est pas la. L'actrice principale est magnifique et magnifique de justesse et de crédibilité, la B.O. est sublime et mais surtout l'atmosphère du film qui nous entraine magnifiquement vers une émotion grande. Un grand grand film, pur ambassadeur des films vainqueurs du Festival de Sundance ( qui récompense presque toujorus des films magiques ! ). Seulement voila, 16 salles en France, c'est trop peu. Mais les gens préfèrent voir Transformers 12 : la revanche de la revanche de la revanche de la revanche de la revanche de Megatron avec une Megan Fox maquillé à fond, et c'est bien dommage. Il est question ici de deuil, de redemption, d'amour aussi, le tout dégage une profondeur incroyable, on est pris aux tripes du début à la fin, et même aprés, le film ne relâche pas son emprise. Incroyable !
Curieux mélange de film américain indie et d’anticipation. Grâce à une écriture intelligente et limpide, une mise en scène inventive ainsi qu’un couple d’acteurs épatants, cette histoire se laisse regarder avec grand plaisir et avec une attention constante, sans que l’on s’y perde. Le plan final, déconcertant, est à l’image du film : mystérieux et jouissif. Belle découverte que ce « Another Earth ».
Another Earth plonge son histoire intime et mineure au milieu d’un élément majeur (la découverte d’une nouvelle planète identique à la nôtre). On en retire un film sensoriel, original dans son traitement, mais qui ne se définit jamais. Si au départ le film de Mike Cahill intrigue, il devient indigeste et anecdotique. Un mal pour ce qui aurait pu être un grand film.
Quelques grincheux trouvent que les films "Sundance" ont tendance à se répéter un peu depuis quelques années. "Another Earth", sans être foncièrement novateur, est cependant un objet surprenant qu'on ne voit pas tous les jours. Avec son pitch de départ (une jeune fille qui sort de prison veut se rapprocher de l'homme dont elle a tué la femme et le fils lors d'un accident), on pourrait s'attendre à un mélo classique, sans plus. Mêlé de science-fiction, cela devient déjà plus original. Et ça marche, pour plusieurs raisons. Brit Marling, scénariste et actrice absolument inconnue, est une bonne surprise. William Mapother est parfait dans son rôle (pour lequel il n'a touché que 100 dollars par jour, soit dit en passant). Mais c'est aussi la réalisation volontairement maladroite de Mike Cahill qui donne son charme à ce film : cadrages, zooms et bascules de point semblent être parfois hasardeux, mais il y a au moins une certaine recherche formelle intéressante. "Another Earth" n'est pas un chef d'oeuvre, mais c'est un bon film duquel se dégage une belle mélancolie, fait par quelques artisans indépendants qui essayent de faire leur truc, et ça fait plaisir à voir.
La thématique n’a rien d’inédit, mais était-il nécessaire de l’alourdir avec la lourde symbolique d’une planète gémellaire, censée contenir la solution aux questionnements dans lesquels se débattent Rhoda et John ? Car, au final, le film hésite continuellement entre deux genres et deux ambiances. D’un côté, les scènes d’approche, d’apprivoisement et d’aveu entre l’étudiante devenue femme de ménage et le musicien – scènes globalement touchantes grâce notamment au jeu des deux comédiens : William Mapother et Brit Marling -, et de l’autre les séquences consacrées à l’observation du ciel, les émissions télé et l’engouement de la population, les yeux tournés vers le ciel. Filmées en bleu, avec des mouvements de caméra artificiels (zooms, images syncopées), elles édulcorent et amoindrissent le propos principal. En dépit d’un sujet original, Mike Cahill n’utilise pas complètement les ressorts de la métaphore sur laquelle s’arc-boute Another Earth. Malgré la sympathie des acteurs, tout ceci reste convenu, souvent empêtré dans les bons sentiments et les lieux communs sur le dépassement de soi.