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Un visiteur
5,0
Publiée le 20 novembre 2012
Cet Après mai est une vraie bouffé d'air pur, de joie et de liberté. Cette époque est tellement moins de l'austérité ambiante actuelle. ça fait du bien.
Une réussite totale Un scénario finement articulé On développe notre curiosité pendant ce film ett on en apprend un peu plus sur une période pas si souvent abordée dans les films. C'est la première fois que je peux découvrir le "juste après" mai 48 et pour en avoir parlé à des proches, je me rend bien compte que Olivier Assayas a réussi son pari!
Après avoir adoré L'heure d'été et Carlos, j'ai couru en salles pour voir Après Mai. Encore une fois, O Assayas ne m'a pas décu ! Une sublime photographie, un scénario impeccable, de jeunes acteurs pleins d'avenir, une B.O extra ... A voir absolument !
C'est un film clairement engagé, enfin on comprend la position du réalisateur. Suis d'accord la musique fait beaucoup dans ce film, moi j'ai été assez vite pris dans l'histoire. Alors oui y'a parfois des longueurs, mais globalement ça reste un des meilleurs films sorti la semaine dernière, (sauf si on est fans de jeunes vampires).
Après mai, tout semble possible et ça me redonne presque fois en l'avenir...haaa, la belle époque. Et les jolies filles. BO au top. Par hazard vous savez si on peut la trouver sur le net?
l'époque est bien rendue, mais j'ai eu beaucoup de mal à m'interesser à la vie de ces jeunes idéalistes, entre convictions politiques exagérées et amours adolescentes frisant le ridicule. mais tout ça est bien interprèté, les acteurs sont pleins de charme. c'est déjà pas mal. par contre, 2 heures, c'est long, très long, trop long.
Qu'on le veuille ou non, ce film marque bien une époque où l'on pouvait croire en tout même à l'impossible. Sûr que ça fout le cafard de voir où on en est 40 ans après! La musique des seventy's est un vrai bonheur. mais certains acteurs sont en-dessous et certaines scènes parraissent surréalistes.
J'avais adoré "L'heure d'été", un film délicat et fort réussi du même auteur. Hélas ici c'est tout le contraire. Facile de refaire le monde avec un éclairage de quarante ans qui se voudrait le bon. Hélas, on tombe très vite sur le nombrilisme de bobos avec leur militantisme désuet et leurs révolutions de pacotille. Klapisch a fait mieux avec moins de moyens. Bref, le genre de film bavard et ennuyeux qui séduit les gens de Télérama mais dont le public se détourne à juste raison. On n'en retiendra qu'une bande-son et on oubliera le reste.
Totalement bluffée par le nouveau film d'Assayas : il aborde un sujet inédit d'une manière intéressante et réussi son pari. En débarassant son récit pourtant autobiographique des éléments narratifs attendus et classiques, il arrive à imerger le spectateur dans son propre souvenir de cette époque. C'est donc hautement personnel et inattendu. La réalisation est splendide et la musique incroyable. J'ai adoré !
Malgré les très bons échos reçus dans la presse, et malgré le prix du meilleur scénario recu à Venise, je n'ai pas ressenti beaucoup de plaisir à la vision de ce film que j'ai vu pourtant en présence du réalisateur et deux de ses acteurs. D'ailleurs, concernant le prix du meilleur scénario, j'avoue que cette récompense m'a énormément surpris à la vision du film car c'est indéniablement dans sa mise en scène qu’Après Mai trouve sa force, et aucunement dans le scénario, prévisible et un peu faiblard.
Assayas reste en effet fidèle à son style d'une caméra qui colle aux basques de ses héros, et portée par une vraie fièvre et une vraie énérgie, celle de cette jeunesse prise sur le vif. La réalisation nous donne les quelques beaux moments du film, comme les scènes de chanson autour d'un feu, de ballade bucolique magnifiée par le beau travail du chef opérateur.
En revanche, le bat blesse sur les autres éléments du film : le récit, qui suit le destin de quelques adolescents au moment des premières amours, des premières manifs et des premières questions sur le monde, manque vraiment de fluidité et de réelle enjeu scénaristique digne de ce nom. Les motivations des personnages qu'on voit à l'écran ne nous interpellent pas vraiment, ces fils à papa partagés entre un vague passion pour le cinéma et d'encore plus vagues inclinaisons à la révolte.
Et surtout, alors qu'Assayas nous a présenté ce jour là le film comme étant "très original", car parlant d'une époque que le cinéma français a peu traité, nous viennent en mémoire pendant toute la projection des images d'autres oeuvres de cinéma plus fortes , et sur la même époque, Le Péril jeune évidemment, assurément le meilleur film de Kaplisch, mais aussi The Dreamers de Bertolluci ou Nés en 68 de Ducastel et Martineau.
Le scénario se contente alors d'aligner quelques passages obligés sur la jeunesse de l'époque (les manifs, la liberté sexuelle, les collages d'affiches....) sans un vrai point de vue original sur la question, ce qui est d'autant plus dommage que le film est très autobiographique et que le héros ressemble visiblement énormément à Assayas jeune (il a pris énormément d'élements de sa jeunesse pour construire le personnage).
Mais, à mes yeux, les personnages m'apparurent trop peu sympathiques pour susciter l'empathie, et surtout ils sont interprétés par des jeunes comédiens (trouvés généralement par le biais du casting sauvage) au jeu pas toujours très juste. Seule surnage Lola Créton, que j'ai récemment vue dans un amour de jeunesse, ici pétillante et très naturelle, tandis, qu'au contraire, les autres comédiens sont limités à froncer les sourcils pour montrer que leurs vies sont dures et leurs choix cornéliens qu'à exprimer de vraies émotions. Il aurait fallu plus de chair pour incarner ces personnages auquel on a parfois du mal à croire.
Bref, Après mai, très ardemment défendu par une bonne partie de la presse parisienne influente (mais pas que) est encore une preuve que ce genre de cinéma là, intelligent, mais finalement quand même un peu poseur, n'est pas forcément le mien... retrouver cette chronique et d'autres ici http://www.baz-art.org/archives/2012/11/15/25535096.html