Dalida
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virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2017
Biopic assez contrasté. L'interprétation est assez bonne, mention bien sur pour Sveva Alviti qui interprète avec une immense fougue et un grand réalisme Dalida, mais aussi Riccardo Scamarcio qui joue un Orlando plus vrai que nature. Ils sont leurs personnages. Deux grand acteurs.
Le reste du casting est bon, comme JP Rouve, qui apporte tout le contraste nécessaire au 1er mari et producteur de la chanteuse.
La reconstitution est soignée, les costumes et les décors splendides, la musique est entraînante, caractéristique d'une époque, mais bien dans nos têtes encore : on aurait presque envie de danser et chanter!
Seulement cela ne suffit pas à faire une bio palpitante et surtout réaliste. Visuellement, la réalisation reste limitée, le plus souvent aux plans serrés (sur les émotions de la chanteuse - oui l'actrice est magnifique, oui elle pleure bcp et bien, oui c'est très triste!).
On parle de la réalisatrice de LOL dc hum hum...On parle de TF1 Productions également. Désolée, on reste dans le formatage. Pas de passion à "la Môme", pas de personnage présenté dans toute sa complexité et ses contradictions (voir Cloclo). Dalida est une femme qui aura souffert toute sa vie (de femme), l'amenant comme irrémédiablement vers son suicide. Elle pleure des torrents de larmes, c'est dc assez triste et plombant à la longue ; même s'il y a des moments vraiment splendides (comme son retour à l'Olympia). La réal le dit elle-même : elle voulait comme réhabiliter la chanteuse et expliquer son choix final. Mais elle le fait de manière bcp trop linéaire, pas d'équilibre dans le film entre sa vie d'artiste et celle de femme (on passe complètement à côté de la chanteuse ?!) : le seul (presque) rappel à son succès est fait par les nombreux tubes qui jalonnent ce biopic, comme représentatif d'un morceau de vie ("Il venait d'avoir 18 ans" narre sa soit-disant liaison avec un jeune étudiant, "parole parole" narre sa liaison avec son dernier compagnon assez atypique, "je suis malade" quand elle perd son 1er mari etc etc.). C'est dc assez poussif et démonstratif (mon Dieu cette fin : obligé de pleurer!) : un tube, une histoire (d'amour). Car Dalida en a eu des histoires passionnées ! On découvre une vraie amoureuse, jusqu'au boutisme, entière, dévouée, courageuse, émotive, sensible, brisée. Donc comment pouvait-elle s'en sortir ? La fin est dès la départ inéluctable. Mais pourquoi cette sensation de devoir lui pardonner ce choix ? La réal a un parti pris assez plat et inefficace. Il manque LA scène déchirante (comme dans la Môme quand Edith cherche son Marcel qui vient de mourir). Ou il manque le lien entre l'artiste et la femme (comme on le ressentait clairement dans Cloclo où tout était lié chez le chanteur et là, les chansons prenaient judicieusement sens entre l'homme de scène et l'homme privé).
Peu de moment purement artistique donc, pas d'explications sur sa vie d'artiste, ses spectacles, sa carrière de 30 ans presque balayée.
C'est un choix de la réal certes de privilégier cet axe; mais on sent surtout qu'elle a comme rempli son cahier des charges de la bio, sans utiliser avec intelligence son choix d'angle de vue justement.
Et que dire du trauma initial de Dalida expédié en des flash back grotesques et sirupeux (ouh la petite Dalida qui hurle son malheur d'être moquée par ses camarades!). Les 40 premières minutes ressemblent d'ailleurs un épisode de Un jour un Destin.
Enfin, dernier élément qui plombe et font douter de l'ensemble : la présence au générique de Orlando him-self, gage de qualité et d'authenticité. Pour moi, c'est surtout une seule et unique vision qu'il affirme réaliste, mais semblant aseptisée par l'amour fraternel et l'importance de maintenir l'image d'icône de la femme sacrifiée car amoureuse absolue. Il semble se donner un beau rôle (non dénoué de répliques assez drôles, car ce film contient de vrais moments "drôlatiques" aussi), presque révolutionnaire alors qu'il n'a rien fait, sauf Dalida et Hélène Segarra !! Au secours!
On se sent donc obligé d'aimer cette femme qui tient debout tout au long de sa vie. Elle est montré tjs sublime, triste mais digne, recevant constamment des preuves plus terribles les uns que les autres. Qui y résisterait ? Comment ne pas la trouver d'autant plus touchante ? Limite.
Il manque donc un contre-poids avec, par exemple, l'aspect icône gay, disco, femme hautement sexuelle avec une féminité exacerbée, et comme aucune autre chanteuse de son époque ne l'avait, La femme artiste tout simplement, comme si elle n'avait pas aimé son art.
Cependant, malgré tout, on en sort véritablement émus d'avoir retrouvé une chanteuse qui fait parti du patrimoine français (merci Sveva !!), de mieux la cerner (si c'est la réalité), de redécouvrir ses tubes ringards mais sur lesquels on chante et bouge. On a les stars qu'on mérite !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 janvier 2017
J'ai aimé car l'actrice principale est Dalida effectivement, on y croit du début à la fin. Le personnage de Bruno/Orlando est également très justement interprété. Le bémol que je soulignerai réside dans le côté parfois simpliste de l'histoire, les chansons certes collent à l'histoire personnelle de Dalida mais j'aurais aimé en savoir plus, par exemple avec des passages d'échanges entre Dalida et ses proches ou le psychiatre, car si l'on sait que sa vie lui était devenue insupportable, l'on aurait aimé savoir exactement pourquoi, bien que les circonstances de sa vie expliquent aisement son geste fatal. Mais l'on aime tellement Dalida qu'on ne peut que lui pardonner. Restent en tous cas les chansons qui sont éternelles!
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 janvier 2017
Le biopic est devenu depuis quelques années un genre à part entière. Les États-Unis ont lancé la mode en filmant la vie de Ray Charles, de Bob Dylan, de Johny Cash ou de Kurt Cobain ; la France a emboîté le pas.

Le biopic musical est sans risque pour les producteurs, assurés d’attirer les fans de la star. Il est valorisant pour les acteurs qui espèrent y jouer le rôle de leur vie et décrocher le César/Oscar qui consacrera leur carrière. Il est enfin rassurant pour les scénaristes qui savent pouvoir reproduire ad nauseam un schéma bien rodé : la nostalgie de l’enfance, l’ascension vertigineuse, la consécration puis la chute avant l’éventuelle rédemption.

Depuis La Môme il n’est plus guère de rock star qui n’ait pas droit à son hagiographie. Après Cloclo, avant Mike Brant, c’est au tour de Dalida, la star italo-egypyienne à la voix de velours, aux lamés pailletés et au strabisme troublant. Iolanda Gigliotti (1933-1987) a vendu plus de cent millions de disques. Ses grands succès font partie de la culture populaire du vingtième siècle : Bambino, Gigi l’amoroso, Je suis malade, Laissez-moi danser, Mourir sur scène…

Lisa Azuelos, la sympathique réalisatrice de LOL, se colle à la tâche et fait honnêtement le job. La vie de Dalida, son lot d’amours malheureuses, ses hits, sont soigneusement filmés. Les quinze millions d’euros investis par Pathé n’ont pas été dépensés en vain. Et on aurait mauvaise grâce de blâmer les acteurs, de la top model italienne Sveva Alviti, aux seconds rôles français bien connus (Jean-Paul Rouve, Nicolas Duvauchelle, Patrick Timsit…).

Le problème, comme souvent dans les biopics, est que celui de Dalida remplit un cahier des charges avant de susciter une émotion. Il y a tant à faire. Raconter la vie d’une femme sur plus de cinquante ans – car la vie de Dalida traverse le siècle et ses modes. Évoquer sa vie privée – car Dalida avant d’être une star est aussi une femme. Écouter ses chansons – car Dalida n’était pas une femme comme les autres. N’en jetez plus ! La coupe est pleine.

Deux heures – les biopics sont souvent longs – ne sont pas de trop. Mais le temps manque pour aller au-delà. Et Dalida se réduit à la peopolisation de la vie amoureuse de la star et à une enfilade de clips en – mauvais – play back.

Évitent cet écueil les biopics qui choisissent plutôt que de (mal) embrasser toute une vie, d’en décrire un seul chapitre emblématique (comme The Queen, Hitchcock ou, si l’on en croit sa bande annonce, Jackie). Un choix radical et parfois téméraire – j’ai dit ici les réserves que m’inspirait par exemple Neruda – qui a sans doute effrayé les producteurs pusillanimes de Dalida.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2017
film que retrace parfaitement la vie de dalida. l'actrice la jouant est formidable.
un excellent film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 janvier 2017
Puisse cet hommage traverser notre frontière, à la mesure de la star internationale qu'elle était, à sa mémoire, aux acteurs fabuleux et à Sveva Alviti qui endosse le rôle si parfaitement à commencer par ses yeux il me semble et tout le travail effectué.
Nous sommes tous des étoiles, et celles de Dalida et Sveva sont très belles.
une compile très bien "40 succés en or"
elle a chanté Reviens-moi (1985) (Last Christmas des Wham en 1984), George Michael décédé ce 25 décembre dernier....
framsa
framsa

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 janvier 2017
Film MAGNIFIQUE, EXTRAORDINAIRE, formidablement réalisé.
Aucun point négatif. C'est prenant, touchant, beau, réel.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 janvier 2017
biopic riche qui retrace toute sa vie et les musiques collent à poil sur ses moments de vie ce qui intensifie le caractère dramatique du film.pletaure d' acteurs célèbres.par contre la prestation de Dalida dans les moments de profond désespoir sur scène sont sur joués. dommage.quel plaisir dentendre un film quasiment en italien sous titré..à voir même pour les non fans!
Franck R.
Franck R.

33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 janvier 2017
Une mise en scène remarquable, des comédiens tous plus bon les uns que les autres , une découverte avec l'actrice szeva Alviti et ses chansons qu'on fredonne presque dans la salle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mai 2019
Qu’on soit ou pas fan de Dalida , on ne peut qu’etr Touché en plein cœur par l’histoire de cette jeune égyptienne et son parcours incroyable. Excellente réalisation et interprétation. Magnifique !
Chris B.
Chris B.

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2017
Film magiquement tourné, allez le voir sans hésiter. Vraiment étonnant sur la vie troublante de Iolanda Christina Gigliotti dite Dalida, une très belle femme au cœur brisé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 janvier 2017
Voir se biotic c'est comme revivre les sensations de la madeleine de Proust. Cela nous projete en tous les cas me projette plus de trente ans en arrière. Des chansons émouvantes qui nous renvoient à nos propres expériences de la vie et à nos névroses. Ce film nous rappelle à quel point nos premières années de vie conditionnement à tout jamais notre quête de sens et qui de fait influence fortement de notre réalisation, notre construction en tant qu'individu. La quête du bonheur est la quête du gral. Notre vie est conditionnée pour la recherche du bonheur et des émotions. Notre rapport à l'autre est essentiel pour se construire. Cette construction se fait dans la douleur. D'ailleurs le bonheur ne peut exister que parce qu'il existe son contraire. La vie de Dalida nous rappelle cela. Le succès, l'argent ne font pas tout. La plus grande des valeurs est la reconnaissance de l'autre dans son intégrité. Quel plaisir que de re entendre "il venait d'avoir 18 ans' , "je suis malade", "mourir sur scène ", pour te dire je t'aime", fini la comédie ",.....Pour terminer, je reprendrai une scène des poètes disparus qui exprimait : carpe diem. Et oui, il faut croquer la vie à pleine dent et vivre les histoires d'amour notamment comme la toute première même s,il est vrai que chaque histoire nous transforme. On passe donc un bon moment sucré et salé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 janvier 2017
[...]
On croit tout savoir ou à peu près sur Dalida et la mode est aux biopics (Amy, Janis, etc.) Et il était plus qu’indispensable d’en faire un sur la reine du Disco, celle qui a été adulée mais qui cachait une personnalité meurtrie et plus que triste.

Le film démarre sur la première tentative de suicide de la star. Suite au suicide de son amour Luigi Tenco, elle essaie de mettre fin à ses jours dans la chambre d’hôtel où ils avaient consommé leur amour secret. C’est alors que, mise en maison de repos, on va nous conter son histoire à travers les témoignages de ses proches au psychiatre de la structure. Si j’ai pu avoir peur au début d’une « déchronologie » à La Môme, pas d’inquiétude (si si, je sens que ça vous angoissait), le déroulé est fluide et ordonné. Pas besoin d’entorse au cerveau pour se remémorer à quelle année on fait référence.
Et effectivement on va suivre sa vie. Petit passage sur son enfance pour ensuite se consacrer à sa vie « connue ». La réalisatrice a fait le choix (mais pouvait-elle faire autrement?) de réaliser le film autour de la vie sentimentale de Dalida: à travers ses histoires de cœur on comprend alors son besoin irrépressible (et jamais vraiment assouvi) d’amour et de maternité. C’est d’ailleurs elle qui le dit: si Luigi lui explique que tout homme va vers la mort, elle préfère dire que tout homme va vers l’amour.

spoiler: Le film est bien réalisé, on ne tombe jamais dans le mélo mais on se rend compte que la créatrice de VDM c’est bien Dalida. Si dans une vie, la probabilité d’être confronté au suicide d’un proche est relativement faible, elle en vivra 3. Additionnés au décès plus classiques de ses parents, c’est quand même pas très choupi. On rajoute à ça son obligation morale d’avorter car son amant est trop jeune (et boooouhhh c’est pas bien hors mariage avec un djeun’s) qui causera sa stérilité et on a tout d’un scénario catastrophe. Il n’y a plus qu’à parier sur la date de son suicide à elle..


Quant aux jeux des acteurs, on peut dire qu’il est impeccable. Sveva Alviti était attendue au tournant (on ne joue pas une icône de la chanson française sans êtes décortiquée à la loupe). Si sur les playbacks elle s’en sort relativement bien [...], elle est étonnante de justesse dans le rendu de la personnalité de Dalida. On sent chez elle toute la mélancolie, toute la solitude qui était la sienne (du moins je le suppose, je ne l’ai malheureusement pas connue).
[...]

Pour ce qui est du reste du casting, on note les participations de Vincent Perez (Eddie Barclay) et Patrick Timsit (Bruno Coquatrix). Jean-Paule Rouve pour sa part joue le rôle de celui qui l’a découverte lors d’un concours de chant et qui deviendra son seul mari (oui oui elle a été mariée). Et bien sûr la présence de Riccardo Scamarcio dans le rôle d’Orlando. On n’insiste pas sur sa présence et son rôle. Est-ce parce qu’il a mis un véto ou juste parce que ça s’est passé comme ça? Ce que l’on sait c’est qu’il s’est servi de la carrière de sa soeur pour développer son business de producteur. Et quand je dis « servi » je ne dis pas forcément cela péjorativement, qui ne l’aurait pas fait? Cependant on ne peut s’empêcher de se demander où il était quand sa sœur avait besoin de lui (même si la réalisatrice n’insiste pas sur ce point)? [...]

Bien sûr les chansons sont également mises à l’honneur sans que ça soit jamais trop. Elles ponctuent l’histoire et l’illustrent parfaitement. On a des instants d’émotion pure quand Dalida insiste pour chanter « Je Suis Malade »alors qu’elle est connue pour chanter l’amour plus ou moins heureux. Elle ne lâche rien car veut être transparente avec son public et lui dire qu’elle aussi souffre. Et là, moment de grâce quand elle commence la chanson et que, sans prévenir, les larmes coulent (pour elle comme pour vous).

Bref le film est assez triste, on a le sentiment d’une vie « ratée ». Ratée dans le sens de « passée à côté ». A côté de l’amour le vrai, de la maternité. Il explique aussi que l’on peut être une star adulée, qui fait rêver les foules, on peut avoir besoin de « normalité ». Et il m’a quand même permis d’apprendre des choses.

Pour les amateurs de biopics, je conseille donc ce film.
Marceau Deschamps-Ségura
Marceau Deschamps-Ségura

61 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2017
Rétrospective contextualisée des grands morceaux de Dalida, la plus grande qualité du film et de donner à lire l'histoire de cette figure féminine contemporaine et l'envie de s'y intéresser de plus près.
Le rythme souffre des limites du Biopic, le jeu de celles de la direction à la française, mais on se sent tout de même en contact avec l'univers vocal et les grandes problématiques de la chanteuse, notamment la confrontation à la mort, la succession et la simultanéité du sentiment amoureux, le couple et la maternité, et le rapport à la vocation artistique.
Mais allons revoir, surtout, ensuite, les vidéo de Dalida interprétant elle-même, avec toutes les vibrations de sa sensibilité, sa grandes joie et son physique atypique ces chansons qui flirtent de si près avec sa propre vie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 janvier 2017
Époustouflant biopic ! La ressemblance entre Sveva et Dali est bluffante ! J'ai été émue aux larmes par ce parcours tragique de celle qui a été l'idole de toute une génération !
Dalida est un modèle d'ouverture , de féminité , de liberté et de diversité.
Elle était et restera à jamais dans nos cœurs !
Je me souviens de ses chansons que ma mère écoutait en boucle, en arabe , en français , en italien et je me dis que la vie n'a définitivement pas de frontière !
Merci à Lisa Azuelos et bien sûr à Orlando qui permet à Dali d'exister encore et à jamais !
Ludovic R.
Ludovic R.

15 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2017
Film vraiment pas terrible. Aucune émotion contrairement au film Cloclo de Florent Emilio-Siri. Il montre une Dalida constamment malheureuse, presque à la limite de la dépression. Quant à l'actrice qui incarne Dalida, il faudra la suivre, car elle a vraiment beaucoup de talent.
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