411 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
87 critiques spectateurs
5
9 critiques
4
20 critiques
3
30 critiques
2
11 critiques
1
9 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 décembre 2011
Une distribution en salles relativement confidentielle pendant la cohue de la semaine du réveillon de l'an. Un sujet scabreux. Des critiques condamnatoires. N'en jetez plus... A mon humble avis, un des films 2011, dans mon top 10. J'le jure mes frères! Chez des sous prolos que l'on ne peut pas qualifier d'assistés tant la présence de l'Etat social est ténue, sévit dans les relations humaines une ambiance délétère de perpétuations de crimes pédophiles. Il y a les victimes qui deviendront bourreaux pédophiles, même au sein d'une famille dévastée par cette ignominie. Il y a les victimes qui deviendront bourreaux, non pédophiles bien que porteur de sexualités évidemment perturbées, tueurs eux de pédophiles. Le serial killer et ses adeptes! Une idée de romancier? Non, une histoire vraie! Acteurs crédibles malgré des situations incroyables non par invraisemblance mais par rareté par rapport à la norme (par la vengeance contre des individus perpétrant des abus pédophile, non la pédophilie en elle-même relativement plus répandu que l'image que l'on en a). La mise en scène sert la direction d'acteurs pointue. Les scènes gores ? On parle de l'histoire d'un tueur en série... Les opinions homophobes? C'est Snowtown Australia pas Le Marais... La frontière entre homosexualité parmi des adultes consentants et la pédophilie sur un mineur qui se donne par besoin d'argent, désœuvrement affectif, est abordé mais sans distinction morale nette, on voit juste qu'elle peut être poreuse. Oui c'est possible et ça existe! Non? Encore une fois c'est une s"erial killer story" pas une oeuvre militante communautaire. Plus que les crimes de sang et sexuels, l'émotion majeure qui nimbe le récit est l'ennui, l'absence de sens profond au niveau de l'intégration sociale, du positionnement dans la cellule familial, l'identité rongée, le silence ne recouvrant aucun mot mais juste des maux. A un moment, oui, on se demande où on va, où le réalisateur veut conduire sa fin? Le long des giclées rouges... On ne verra pas l'arrestation, ni la méthode policière qui amena le dénouement. on ne tournera pas tranquillement la page. On devine juste que c'est notre personnage principal, le plus jeune, qui sera le premier trop plein à ras bord, tueur prêt à mourir de ne plus ressentir grand chose. C'est une histoire qui reprend bon nombre de fantasmes liées à la pédophilie, ses conséquences, l'envie de loi du talion, les tabous changeant l'image que l'on peut avoir de ce qu'on croit être le solide quotidien, le banal qui se désagrège... Film sans sortie. Innocence violée, maturité empêché. En impasse. Secret. En marge. Notre oeil collé sur un trou de serrure pour satisfaire curiosité et intellect. Oui, on n'y trouve pas son compte. Comment d'ailleurs l'espérer? Que l'on ne nous livre aucune illusion est un bien en soi. Que ces monstres non pris en charge par la communauté des hommes soient si normaux est le gage d'un film dur, sec, une canon du genre.
Au sein d’une communauté homophobe, et plus généralement hostile à toute différence, s’investissant d’une sorte de pouvoir divin lui octroyant le droit de mort sur les déchets de la société comme il les qualifie lui-même, John Bunting agit en toute impunité dans un climat de passivité et de sidération que le film peine à saisir et à restituer – ce qui, pourtant, aurait certainement constitué un excellent développement.
En lieu et place, on assiste abasourdis et choqués à une succession de meurtres sordides que le réalisateur ne se résout pas à filmer hors-champ, retombant à chaque fois dans le panneau de la frontalité complaisante et voyeuriste. Face à la progression constante dans l’horreur et l’abjection nauséabondes, le spectateur espère une réaction de Jamie ou l’intervention d’un élément extérieur qui mette un coup d’arrêt à cette débauche de violence. Le réalisateur ne s’intéresse pas à la future enquête et opte de facto pour le filmage de l’activité du serial killer. Un choix qui pose, une fois encore, la question récurrente de la place du spectateur face à un tel dispositif et de la manière avec laquelle filmer le mal puisque c’est bien cette volonté - comprendre le mal - qui est à l’origine du projet de Justin Kurzel et de son scénariste Shaun Grant. Â cette question essentielle, le film n’apporte pas de véritable point de vue, enfermant les personnages dans une caractérisation sans nuance. S’il peut être question effectivement de déterminisme social, soulignons que Animal Kingdom appréhendait la problématique avec davantage de subtilité.
Le problème justement avec le mal, c’est qu’il est inexplicable, sans quoi la conscience de ses origines impliquerait son éradication. Difficile dès lors d’échapper à la mise en scène de ses manifestations (harcèlement, torture physique comme mentale, crimes,…) ou ses conséquences (la ruine psychologique d’une mère dans We Need To Talk About Kevin) mais, pour que cela marche, il faut avoir un sacré talent et proposer une vision qui parvienne à se détacher de l’overdose d’images nauséeuses qui, malheureusement, peuvent très vite s’avérer sans limite. L’ennui avec Les Crimes de Snowtown, c’est qu’on est à la fois au cœur de l’épouvante et en marge des enjeux réels qui poussent des individus cabossés par la vie à accepter, sinon encourager, les pires exactions, comme si le réalisateur peut-être tétanisé par la monstruosité de son sujet échouait à fouiller plus profond dans l’âme dévastée et pourrie de ses personnages. Autrement dit, un thème passionnant mal ou pas du tout traité.
Certainement éprouvant, assurément réaliste, ce film révèle et démontre que le public de cinéma nourri aux histoires formatées à l'excès finit par rejeter la différence. Un des propos du film justement qui peut s'étendre au-delà des seules frontières, décidément très surveillées, du cinéma. Sorte de révélateur de nos sociétés. Un film bien plus complexe qu'il n'y paraît.
Les Crimes de Snowtown est film assez insoutenable, mettant en scène des hommes aux comportement bestiaux, avec au programmes viols, pédophilie, crimes atroces, le tout filmé avec beaucoup de complaisance et sans grand discernement. Âmes sensibles (et même les autres) s'abstenir !
Film très spécial, si vous aimez voir des hommes en slip blanc, voir nus, je vous recommande ce magnifique film, pareil si vous voulez voir des gens fumer, et sinon, l'histoire est inexistante, il faut vraiment avoir un don pour comprendre le moindre passage, certaines personnes de la salle sont parties avant la fin de la séance, en disant: "Il faut être malade pour voir un film comme ça". Et ils avaient raison, j'aurais dû les suivre, n'emmenez pas votre copine voir ça avec vous, ce n'est pas un film à voir en couple.. J'ai perdu 4,90€.
Assurément un grand film où chaque plan est intelligent, où la mise en scène est exceptionnelle, le jeu des acteurs plus que convainquant... mais... mais... il y a un mais : l'histoire, le film et la mise en scène sont littéralement insoutenables. Je m'explique : à la violence physique et psychologique qui nous mettent à la limite de la nausée, s'ajoute le procédé narratif (mettre le spectateur dans la peau d'un complice en usant de l'ellipse où l'on comprend et devine tout sans tout à fait saisir ce qui se passe exactement) qui achève de nous mettre mal à l'aise. Et pourtant, ça m'a passionné.
Il est vraiment dommage que les rares films australiens qui arrivent à obtenir un bon de sortie dans notre pays ne soit pas toujours les meilleurs ! J'ai toujours en mémoire l'exécrable "Animal kingdom" sorti il y a quelques mois. "Les crimes de snowtown", le premier long métrage de Justin Kurzel, présenté à la Semaine de la Critique cannoise, est un peu dans la même veine, en plus réussi. Ici, pas de réalisation maniérée, pas de plans chichiteux, pas d'ennui abyssal, Justin Kurzel raconte cette histoire vraie avec pas mal de force : une partie de l'histoire de John Bunting, le plus grand tueur en série qu'ait connu l'Australie (11 crimes de 1992 à 1999). Ce premier long métrage de Justin Kurzel nous raconte son incrustation dans une famille de la banlieue d'Adélaïde. Avec sa tête de barbu sympathique, il séduit la mère, divorcée, qui élevait seule ses 3 enfants les plus jeunes. Il leur impose sa bande de barjots. Monsieur déteste les pédophiles et les homosexuels et Jamie, le fils de 16 ans a justement été abusé. Croyez moi, ça va saigner ! Justin Kurzel nous montre très bien la fascination qu'exerce John sur cet adolescent. Il ne nous épargne rien en matière de violence : à Cannes, la salle se vidait par vagues à chacune de ces scènes de grande violence.Dans un genre qui n'est pas particulièrement ce que je préfère, "les crimes de Snowtown" tient la route.
L'histoire est intéressante et Daniel Henshall a une bonne tête et est crédible mais il y a tellement peu de dialogue que les acteurs ne peuvent pas vraiment montrer leur talent. Mais surtout, il faut arrêter de penser que faire un film avec plein de plans longs et quasiment muets fait de votre film un chef d'œuvre intelligent, non, on s'ennuie juste. C'est dommage car il y avait un vrai potentiel pour une énorme claque ! On se contentera alors d'une petite claque, ce qui est déjà pas si mal pour un film avec de si gros défauts. Donc, en résumé, c'est un film avec une bonne histoire, traité avec réalisme mais qui aurait gagné à avoir plus de dialogues, un montage digne de ce nom et une meilleure mise en scène.
Ce film avait tout pour plaire, une histoire béton, glauque et sordide, un cadre spatio-temporel tout aussi alléchant, et tout ça assorti d'un magnifique "Based On A True Story" ! Et finalement le film ne déçoit pas (tellement)... Mais je ne suis pas conquis plus que cela, les sujets abordés sont intéressants et assez abstrus que pour en faire un film. Le film a beau montré des muscles quand il s'agit de violence graphique, c'est pour tout ce qui gravite autours qu'il montre quelque faiblesse (conditionnement psychologique, les implications des uns et des autres, laps de temps etc...). Finalement, on est face à une histoire absolument hideuse mais le film ne nous permet pas vraiment de se rendre compte de toute l'ampleur de ce fait divers. Perso, j'ai trouvé l'histoire trop confiné au strict minimum. Après pour un premier long-métrage, il n'y a rien de catastrophique et ça reste bien au-dessus de la moyenne des productions actuelles qui tente le même genre !
Film poignant, puissant ... on en ressort assez secoué. J'ai pour ma part totalement adhéré au parti pris du réalisateur de nous montrer directement l'évolution de Jamie à travers des scènes de violence de plus en plus fortes. J'ai été fasciné par la manière dont il a traité ce sujet. Sans oublier les acteurs qui sont parfaits.