Violette
Note moyenne
3,1
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120 critiques spectateurs

5
19 critiques
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44 critiques
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31 critiques
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13 critiques
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 22 décembre 2013
Un long métrage lent (dans le style provost) et avec un scénario qui donne l'impression d'être improvisé (idem), ce Violette est porté par une Emmanuelle Devos inégale et une Sandrine Kiberlain qui n'arrive pas à aligner deux répliques sans qu'on ait la désagréable impression qu'elles lisent un texte. C'est dire le niveau de l'interprétation.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 décembre 2013
Vu ce film en présence d'Emmanuelle Devos et Martin Provost dans le cadre du Festival Cinémania de Montréal, et donc eu le plaisir d'échanger quelques propos avec eux deux....
Ce film s'apparente à un biopic, même s'il ne s'intéresse qu'à une partie de la vie de l'écrivaine: les années difficiles jusqu'à la reconnaissance tardive.
Si j'ai noté quelques longueurs, j'ai aussi remarqué la vision trop angélique par le réalisateur de l'homosexualité tant masculine que féminine...Mais après tout le regard sur l'homosexualité n'était pas le propos, ainsi que Martin Provost me l'a confirmé.. Reste un film intense porté d'excellents comédiens(Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain , et n'oublions ni Catherine Hiégel ni Olivier Py
Violette Leduc est et restera un grand auteur hélas déjà oublié que Martin Provost a eu la bonne idée de remettre dans la lumière.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 décembre 2013
Le temps est une notion aussi étrange que relative. Selon la version officielle d’Allociné, La Vie d’Adèle durerait 2 heures et 59 minutes tandis que Violette ne durait que 2 heures et 19 minutes. Vous qui cherchez obstinément le secret de l’immortalité, je vous le livre donc : armez-vous d’un bon coussin et de quelques provisions et courrez visionner Violette en boucle dans le cinéma le plus proche, il est alors probable que le temps finisse par arrêter de s’écouler, lui-même terrassé par l’ennui. Je vais maintenant faire plus court, en ayant déjà perdu une somme considérable ce soir*, de temps.

Martin Provost a apparemment voulu faire un film sérieux. Un film profond. Un film douloureux. Un film qui sache subtilement évoquer la petite musique d’une époque. Un film où les répliques et les mots interrogent implacablement et longuement des spectateurs bouleversés par le niveau d’intensité dramatique proposé à l’écran. Un film avec des vraies performances d’acteurs, pénétrant totalement toute la vérité de leurs personnages. Un film avec assez d’audace narrative pour vibrer comme si l’on tournait les pages d’un roman. Un film d’où l’on sortirait finalement en se regardant et en esquissant un sourire, sans trop savoir comment exprimer toute la beauté de cette expérience dans toute sa complexité.

Tout cela, il l’a peut-être réussi, ou peut-être pas. Une chose est certaine en revanche : il a fait un film long, très long.

On voit finalement trop de films en pensant que le rythme le plus élémentaire servant à les animer est un minimum syndical. Manquant cruellement de cet ingrédient dès le début, Violette a tout de même au moins un mérite, celui d’être constant. Froid et ennuyant au début, au milieu puis à la fin, le film se rattrape par son principe de continuité, souligné par un étrange séquençage en chapitres, qui n’apporte à peu près rien. D’un semblant de souffle de vie, il est par contre entièrement dénué.

Témoin du pénible fantasme d’une après-guerre tellement idéologisée et intellectualisée dans ses moindres refonds que tous les personnages s’expriment comme s’ils étaient les personnages d’une (mauvaise) pièce de Sarte ou Genet, Violette agite des pantins, marionnettes et objets inanimés pendant de longues et pompeuses séquences dont il ne ressort généralement pas grand-chose, alors que la quête de l’émotion primitive semble pourtant être toute l’ambition du film.

Ne valant finalement, faute de tout parti-pris clair, que par la redécouverte d’une œuvre littéraire aujourd’hui largement oubliée, celui-ci semble même incapable d’en tirer profit, malgré un cadre historique et littéraire qui aurait pourtant pu se révéler propice à un vrai et intéressant tableau d’époque. Plombé par ailleurs par une bande-son aussi macabre que soporifique, Violette ressemble au final à un mauvais tableau impressionniste où un peintre aurait surexposé les couleurs et les teintes jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une vague impression de gâchis.

Aussi désespérément nombriliste et répétitif que son héroïne, il finit d’ailleurs par se rendre lui-même aussi antipathique que celle-ci, ce qui n’est pas rien.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 décembre 2013
Film tout en nuance et jeux sobre et de qualité des deux actrices.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 décembre 2013
Il y avait longtemps que je n'avais vu un film aussi puissant. L'étonnante interprétation de Sandrine Kiberlain et l'intensité d'Emannuelle Devos vous font passer avec bonheur les plus de deux heures de ce film. La musique prenante y contribue. Allez y vous ne le regretterez jamais
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 décembre 2013
Trés beau film. Une interprétation époustouflante d'E Devos dans le rôle de Violette. A en faire presque palir S Kinberlain, pourtant trés bonne aussi dans celui de Simone de Beauvoir.
En plus de la découverte d'une auteure oubliée, belles qualités de la photographie.
nicperpignan
nicperpignan

48 abonnés 253 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 novembre 2013
une nullité de plus dans le cinéma français ! film ridicule, plat, ennuyeux et mou ! à fuir c'est une daube !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 novembre 2013
excellente performance d'avoir fait revivre et aimer un personnage aussi complexe et toute une époque. Malgré certaines longueurs on en ressort imprégné et ému.
Thierry-Gautier
Thierry-Gautier

57 abonnés 151 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2013
J'avais peur de m'ennuyer comme dans Séraphine. Mais je n'ai pas vu le temps passé et je me suis attaché à ce personnage plein de force si bien servi par le film et son actrice.
lancelo25
lancelo25

38 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2013
Je pensais aller voir un gentil petit film, un énième « biopic » sur une artiste mais c’est un film intense et universel que j’ai pris comme un train en marche et qui m’a emmené dans les méandres de l’âme humaine et de sa douleur de vivre, de la nécessité de la création comme exutoire, de la quête d’amour de ceux qui ne l’ont jamais connu, de l’amour de l’autre et du désir qu’il engendre, de la frustration de vouloir vivre mais sans savoir comment, de l’intégration dans un monde normé d’âmes hors normes, de la sublimation de la souffrance dans la création, de la question des sexes quand on est en mal d’amour, d’un monde où les femmes et les homosexuels devaient être soumis ou cachés.
Emmanuelle Devos méritera son César, Sandrine Kiberlain est dans la justesse parfaite d’une Simone de Beauvoir que l’on imagine ainsi, pleine de compassion retenue et Olivier Gourmet est à couper le souffle en homme bon, empathique, sensible et respectueux.
C’est un film humain et universel sur la construction de soi avec des acteurs qui se dépassent…
al111
al111

25 abonnés 348 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2013
Un peu trop long, un peu trop classique dans sa narration, dans la façon de présenter les différents personnages, parfois anecdotique (aïe l'imitation de Jouvet, à la limite du ridicule), le film n'évite pas tous les pièges de la reconstitution historique bien sage autour d'un personnage ayant existé et ayant côtoyé d'autres figures connues (ouf, on a quand même évité Sartre).
Mais Violette Leduc elle-même est formidablement intéressante. De par son évolution, sa révolte, ses indignations, ses réactions exaspérantes, son attitude qui à force d'égocentrisme finit par être émouvante, et pour tout ce que lui apporte l'écriture. Elle n'est pas une énième écrivaine torturée par la panne d'inspiration, ses livres lui font office de psychothérapie et la sérénité qu'elle conquiert n'est pas due à l'âge ou à une aisance financière mais bien aux mots qu'elle offre au public, alors qu'elle ne sait pas que c'est à elle qu'ils font le plus de bien.
Emmanuelle Devos est bien évidemment parfaite, faisant croire à la jeune femme en colère, puis à l'écrivaine apaisée. En face d'elle, dans un rôle de guide à distance, moins exposée, observatrice, indépendante, froide mais finalement n'abandonnant jamais sa protégée, Sandrine Kiberlain en Simone de Beauvoir est plus étonnante. Débarrassée de sa fantaisie dont usent beaucoup les réalisateurs, elle compose quelque chose d'inédit pour elle.
Martin Provost avec cette Violette et après Séraphine, continue à découvrir et à faire découvrir des personnages féminins en lisière de l'exclusion sociale, pourvus d'une étincelle créatrice hors norme.
130580
130580

4 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2013
Après Séraphine provost nous raconte Leduc violette un face a face entre ces 2 écrivaines .... Magnifiquement interprètes il fait sortir aussi de l'oubli cette violette Leduc mal connu et qui pourtant est au cour de l'émancipation féminine porte par de beauvoir ... Sensible et troublant ....
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 novembre 2013
Un peu lent dans l’ensemble et pas toujours bien construit, ce Violette n’en reste pas moins un film qui a son charme propre et qui n’est pas inutile. Il est porté par une Emmanuelle Devos inégale et une Sandrine Kiberlain vraiment bluffante.
americano76
americano76

5 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2013
Encore un portrait de femme que nous offre Martin Provost.
J'avais beaucoup aimé " Séraphine " et j'apprécie également " Violette ".
Très bon film qui retrace la vie de cette femme meurtrie, mal dans sa peau, fragile et sublimée par Emmanuelle Devos.
Face à Violette, Sandrine Kiberlain dans le rôle de Simone de Beauvoir est parfaite mais le top est pour ma part Catherine Hiegel dans le rôle de la mère.
Avec Séraphine j'avais découvert une artiste peintre, grâce à Violette je découvre une écrivaine que je ne connaissais pas.
Bon moment de cinéma.
Charles R
Charles R

60 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2013
Il faut bien avouer que Violette Leduc qui fit scandale en son temps est aujourd'hui quelque peu ignorée. Notre époque en a vu d'autres et a oublié tout ce que certaines femmes ont pu apporter dans le lent mais vigoureux combat pour l'émancipation féminine. Violette Leduc fait partie de ces oubliées et seul un Martin Provost, toujours désireux de donner aux incomprises et aux marginales la dignité qui leur a tant manqué de leur vivant, pouvait s'intéresser à cette femme qui toute sa vie a éprouvé le sentiment d'être déclassée. Le film qui en résulte offre cette sobriété que l'on avait tant appréciée dans ses deux oeuvres précédentes, "Séraphine" et "Où va la nuit". Ici point de Yolande Moreau, mais deux actrices, Emmanuelle Devos et Sandrine Kiberlain, la première dans le rôle-titre, la seconde dans celui de Simone de Beauvoir qui constituera pour Violette Leduc la rencontre déterminante. Et l'on se régale... Emmanuelle Devos, on le sait, gagne de film en film en intensité et en profondeur. Elle incarne ici une Violette Leduc toute en délicatesse et en fragilité, mais sait faire éclater aussi des moments de paroxysme dans l'émotion. Quant à Sandrine Kiberlain, elle se glisse avec une infinie subtilité dans la peau de cette grande bourgeoise qui, malgré son engagement exemplaire dans la cause des femmes, n'en demeurera pas moins toujours cette "grande dame" réservée et quelque peu maniérée qui ne se livre pleinement que sur le papier. Il s'agit donc ici de la rencontre de deux femmes d'exception qui va permettre à Violette d'entrer dans le cercle très fermé des écrivains. Tel est l'objet du film : la difficulté de se faire reconnaître comme écrivaine dans une société qui voit toujours d'un mauvais oeil l'accession de trublions du "deuxième sexe" à la reconnaissance littéraire et artistique. Mais la reconnaissance est encore plus difficile pour une femme qui se définit comme une "bâtarde", celle qui est née de la rencontre d'une servante et d'un jeune homme issu de la grande bourgeoisie. Autrement dit, Violette est le fruit d'amours ancillaires - pour user d'une terminologie qui, toute ésotérique qu'elle soit, n'en cache pas moins une réalité dont la bourgeoisie s'est pleinement accommodée. Par ailleurs, Violette ne cache pas son homosexualité et le statut de lesbienne suscite la réprobation dans la société de son temps. C'est la raison pour laquelle Violette Leduc trouvera un alter ego en la personne de Jean Genet, homosexuel affiché, qui lui aussi a connu l'humiliation d'une naissance illégitime, doublée d'un abandon par sa mère alors qu'il n'avait que sept mois. Dans le film, le rôle de Genet est tenu par Jacques Bonnaffé qui trouve toujours le ton juste, d'autant qu'il est difficile de faire plus ressemblant. Quant à Olivier Gourmet, il joue le rôle de Jacques Guérin, le célèbre parfumeur et collectionneur d'oeuvres d'art et de manuscrits, toujours à l'affût de talents nouveaux. Olivier Gourmet comme à son habitude opte pour un jeu réservé et distant, un peu trop peut-être, ce qui l'empêche de donner à son personnage toute l'étoffe qu'il eût méritée. Enfin la grande Catherine Hiegel interprète avec une audace étonnante le rôle de Berthe Leduc, la mère à la fois détestée et adorée, toujours présente dans les moments difficiles vécus par sa fille. Il y a donc bien des raisons de goûter cette nouvelle réalisation de Martin Provost. Le choix de la musique - Arvo Pärt - est par ailleurs irréprochable et les éclairages toujours très soignés, conférant à l'ensemble une dimension picturale. Et pourtant il subsiste une sensation d'inachevé, quelque chose qui fait regretter le manque d'audace du metteur en scène que l'on apprécie tant au demeurant, le sentiment d'avoir vu un beau film mais pas un chef-d'oeuvre. Peut-être que le scénario n'épouse pas avec la même empathie le personnage de Violette que naguère lorsque Martin Provost donna les traits de Yolande Moreau à Séraphine la délaissée. Peut-être aussi - et surtout - que le film multiplie les épisodes alors qu'il eût été préférable de s'en tenir à l'essentiel. Deux heures vingt, c'est la durée du film : certes, comme l'on dit en pareil cas, "on ne sent pas le temps passer", mais ne valait-il pas mieux faire l'économie de vingt bonnes minutes ?
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