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Un visiteur
4,5
Publiée le 7 novembre 2013
Grand film français ! Performances de Devos et Kiberlain époustouflantes ! Un film français type Biopic dont je me souviendrais longtemps! Emmanuelle Devos y est confondante de vie et d'envie de vivre et d'aimer ! La relation entretenue entre elle et De Beauvoir est assez ambigue: La relation a-t-elle été plus intime ? De Beauvoir tentait elle de lulter contre des émotions/ envies/ pulsions peu académiques ? Potentiellement césarisable ?!
Très beau film! Les comédiens sont époustouflants. Cette histoire vraie (que j'ai découverte) m'a emportée. J'avais vu à l'époque Séraphine, ce réalisateur a décidément l'art de nous faire découvrir des parcours de femmes extraordinaires. Avec de petits riens, il nous montre le visage de véritables héroïnes...de nos jours, c'est à méditer!
ce portrait est illustré par une mise en scéne brillante, une photo magnifique. Emmanuelle Devos est extraordinaire dans ce rôle complexe, torturé, et finalement tellement attachant. Sandrine Kiberlain est une fabuleuse Simone de Beauvoir. Bref film passionnant
Avec son casting impeccable, ce film relate la relation complexe entre ces deux femmes, ces deux figures du féminisme naissant, tout en parlant de solitude, de la famille, de la difficulté à être reconnue en tant qu'artiste. Quelques longueurs mais ce Violette reste très intéressant.
Devos et Kerberlain jouent très bien mais le film est très inégal. pourquoi avoir coupé en plusieurs séquences aucun intérêt sauf pour saucissonner ce long métrage qui ne restera pas dans les annales
Très beau film! Je l'ai vu complètement par hasard, je ne suis pas d'habitude une grande fan des films d'époque mais celui-ci est très réussi. Violette est un personnage vraiment très émouvant. Tout au long du film, on partage avec elle des moments de solitude, de joie, de rire et de larmes... Emmanuelle Devos est envoutante.
Impressionné par la maîtrise et la sobriété de la mise en scène qui est assurément plus aboutie que dans Séraphine, ce film m'a conquis dans la manière de nous faire rencontrer ce personnage réel Violette Leduc (Emmanuelle Devos est magistrale, surprenante à chaque seconde). Elle est à priori pas très sympathique, pas vraiment désirable, "seule toujours seule" dit-elle mais elle en devient touchante dans sa quête d'amour. Être aimée des hommes, des femmes, de ses lecteurs... jusqu'à l'heure de la consécration littéraire avec La Bâtarde, où comme le dit Simone de Beauvoir en parlant de Violette Leduc "Tout écrivain qui se raconte aspire à la sincérité, je n'en connais pas de plus intègre que celle de Violette Leduc", c'est sans doute cela qui lui permet de toucher son public, de trouver l'apaisement et de plus jamais être seule! Soufflé
Un film magnifique à voir absolument. Un duo de comédiennes exceptionnelles (Sandrine Kiberlain et Emmanuelle Devos). Martin Provost filme avec une grande sensibilité la trajectoire bouleversante d'une femme en souffrance et sa renaissance par le biais de l’écriture. Poussée par Simone de Beauvoir dont elle s’éprend, Violette puise au plus profond d’elle même jusqu’à sombrer, pour livrer dans ses ouvrages les secrets d’une intimité tourmentée. Son combat individuel de femme meurtrie par la vie rejoint alors le combat des féministes de l’époque donnant au film une dimension plus universelle. Dans le soleil du midi des années 60, Violette se relève et enfin semble accéder au bonheur solitaire d’une écriture salvatrice. Un film lumineux.
Magnifique! J'ai découvert cette auteure que je ne connaissais pas...Les deux comédiennes principales ainsi que les autres rôles sont absolument formidables. Ce film d'une force surprenante, laisse une émotion vive même deux jours après l'avoir vu en avant première...A ne pas manquer :-)
Violette est une lointaine cousine de Séraphine, l'un des précédents films de Martin Provost. Violette Leduc ? Torturée, hypersensible, enragée. Mais à ses propres yeux, essentiellement une bâtarde et un être solitaire. Adoubée par Simone de Beauvoir, dont elle devint folle amoureuse, Violette connut le succès sur le tard avec un livre intitulé ... La bâtarde. Une fois encore, ce nouveau portrait de femme de Martin Provost s'impose d'emblée par la finesse et la densité de son écriture avec la volonté de ne pas plaire à tout prix. Tout aussi impressionnante est l'interprétation d'Emmanuelle Devos et, on a envie de dire surtout, de Sandrine Kiberlain, effarante de justesse en Beauvoir. La relation obsessionnelle de Violette pour son mentor et le combat féministe sont au cœur de ce film qui emporte en dépit d'une mise en scène bien trop sage.
Il a fallu bien du courage et de la détermination à Martin Provost pour réaliser un film autour de Violette Leduc, écrivaine injustement méconnue de nos jours. Ce film retrace vingt-deux ans (1942-1964) de la vie d'une femme écrivain au talent exceptionnel. Un parcours émaillé de livres exigeants, audacieux, et dont la prose poétique n'a trouvé que très tard, après plusieurs échecs cuisants, un grand succès public. Avec " La Bâtarde", en 1964, qui aurait dû avoir le prix Goncourt s'il n'avait pas effrayé certains jurés le jugeant trop scandaleux. Quarante et un an après sa mort, Martin Provost nous offre un film rigoureux et raffiné ne cédant jamais à la facilité. Tout y est soigné, minutieux, précis et fidèle tant à l'oeuvre qu'au personnage baroque qu'était Violette Leduc. Emmanuelle Devos est une époustouflante Violette. Elle a tout compris du personnage et en restitue parfaitement toutes les facettes. Sandrine Kiberlain est une extraordinaire Simone de Beauvoir, qui a enfilé avec un bonheur évident les habits du "castor". Les autres acteurs sont également au rendez-vous. Aussi bien la grande Catherine Hiegel dans le rôle de la mère de Violette, que Jacques Bonnafé dans celui de l'écrivain-voyou Jean Genet, que le subtil Olivier Py dans l'écrivain canaille Maurice Sachs, ainsi que le troublant Olivier Gourmet dans le rôle du richissime parfumeur, collectionneur et mécène "radin" Jacques Guérin. Merci à Martin Provost de nous avoir rappelé ou convaincu que Violette Leduc est une des plus grandes voix de la littérature française du 20ème siècle. Jean-Claude Arrougé
Avant-première de "Violette" hier soir à France Télévisions. Le nouveau film de Martin Provost, le réalisateur multi-césarisé de "Séraphine", a pour héroïne l'écrivain féministe Violette Leduc. Elle fut la protégée de Simone de Beauvoir. Mais elle souffrit aussi de cet encombrant patronage. Emmanuelle Devos est comme à son habitude parfaite. Mais était-elle la mieux placée pour incarner une femme réputée pour sa laideur ? Sandrine Kiberlain incarne le Castor avec la révérence due à l'auteur du Deuxième sexe.
Je n'avais pas compris le torrent d'éloges qui avait accueilli "Séraphine" à sa sortie. Son académisme intemporel ne m'avait pas convaincu. J'adresserai les mêmes critiques à Violette qui lui ressemble par bien des aspects. Cette histoire trop longue (2h19) d'une femme aliénée qui trouvera son salut dans l'art trouvera-t-elle son public ? Sortie le 6 novembre
Violette est un hommage à Violette Leduc, auteure injustement oubliée. A celle qui s'est livrée à Simone de Beauvoir et qui a osé parler de son homosexualité et de son avortement. A celle qui a puisé dans une solitude imposée toute la force de son écriture. Un grand bravo à Provost de réussir à dresser le portrait de cette femme et surtout, de nous plonger dans les textes de Leduc.
Vu au FiFF à Namur. Film sublimé par l'actrice Emmanuel Devos, en femme mal dans sa peau, assez brute de décoffrage. Plongée dans le monde fascinant de la littérature française d'avant-guerre. Découverte pour moi de deux femmes écrivains méconnues un siècle plus tard. Pas facile de vivre son homosexualité à une époque où les femmes commençent seulement à prendre la parole. Œuvre superbe de pudeur dans la digne lignée de Séraphine.