Film pas terrible, lent, acteurs mediocre, histoire prévisible, je me suis ennuyer.... Passer votre chemin vous allez vous ennuyer... Il est selon moi, anormalement trop bien coté.
Quand la Grande Bretagne nous offre son cinéma, c'est fidèle à son habitude, lent mais subtile avec une vraie histoire. Il nous dévoile ici La Part des Anges ; la partie du volume d'un alcool qui s'évapore pendant son vieillissement en fût. Ken Loach réutilise un thème social fort avec cette jeunesse qui ne voit aucune perspective d'avenir, la mise en scène est bien pensée. Ce n'est pas pour rien que le Prix du jury Festival de Cannes édition 65 a été décerné à "La Part des anges"
Ken Loach alterne les hauts et les bas. Il est ici toutefois dans son meilleur, offrant, avec la part des anges, une nouvelle comédie sociale, s’il en est, fidèle à son mode de fonctionnement. Le film offre ce que Ken Loach sait faire de plus pertinent, le mélange d’acteurs professionnels et d’amateurs, une peinture franche des richesses et misères de la Grande-Bretagne profonde, un récit simple d’accès mais socialement engagé. Ici se mélangent les petits mondes des travaux d’intérêts généraux et l’univers de la filiale du Whisky. Détour donc vers l’Ecosse, pays des kilts, qui n’ont pas été oubliés, de la tourbe et des banlieues industriels miséreuses. Oui, si Danny Boyle avait tué l’innocence de ce pays de prime abord touristique avec le très bon trainspoting, Loach lui, plus fort de ce côté-là, nous délivre le pour et le contre, les merveilles comme la misère sociale.
L’on commence donc par faire connaissance avec le milieu déliquescent de Glasgow, d’une poignée de petite frappe sans le sous, victime d’un système judiciaire qu’ils provoquent eux-mêmes et faisant connaissance lors de travaux d’intérêts généraux. Des amitiés naissent entre les exécutants de peines, mais surtout avec leur responsable, le brave Harry, faisant découvrir à un petit groupe insolite les richesses du Whisky. De là, s’entame un récit aventureux aboutissant de manière certes conventionnelle mais aussi amusante. Bref, des bas-fonds de la banlieue de Glasgow, de la drogue, des bagarres, vers une reconnaissance dans le milieu du Whisky, un alcool national typique synonyme ici de porte de sortie d’une vie sans lendemain.
Les acteurs, pour la plupart faisant leurs premiers pas, sont bons, voire très bon pour ce qui est du personnage principal. Bref, Loach creuse dans la population locale à la recherche de vécus pouvant être utiles à son film et déniche une bande d’écossais aux allures du cru, aux tronches indéboulonnables. La bêtise de certains fait rire, la motivation d’un autre amène le récit et leurs destins, liés, même si celui de Robby prime, est la source d’interrogation. Coté réalisation, la part des anges, par ailleurs un formidable titre, offre quelques beautés paysagères d’exception, nous faisant naviguer entre Ecosse rurale et Ecosse grise, pauvre et industrialisée.
La part des anges est donc un film de très bonne qualité, un film juste, parfois drôle, parfois émouvant, bien interpréter, je pense notamment à la confrontation victime/agresseur. Le parcours du jeune Robby et de ses compagnons s’avère plutôt intéressant, ancré dans une société que Ken Loach s’efforce de dépeindre le plus précisément possible, en dévoilant tous les aboutissants. Une comédie dramatique qui nous rappelle que Ken Loach est toujours bien présent, même si son dernier Irish Road s’était avéré très décevant. 14/20
Ken Loach a toujours la patte pour traiter ses comédies "sociales" et le résultat espéré et attendu est bien présent. Un film à la fois plein d'humour, émouvant et touchant avec une palette de comédiens très attachants et qui jouent admirablement leur partition. On est rarement déçu par les œuvres de Ken Loach.
Drôle, révoltant, émouvant, La part des anges est un véritable concentré d'émotions qui se laisse déguster avec un immense plaisir. Du grand Ken Loach. La critique complète sur: www.cinemarium.fr
Je ne m'attendais pas à grand chose, juste lu quelques bonnes critiques sur ce site même. C'est sans doute pour cette raison que j'ai eu cette aussi bonne surprise : on ne s'ennuie pas, on rigole franchement, et pour les non-initiés comme moi, on ne demande plus qu'a découvrir le whisky. Les acteurs sont impeccables dans leurs rôles de paumés et on suit le sourire aux lèvres leurs péripéties. Je m'en vais de ce pas découvrir la filmographie de Ken Loach, et vous recommande chaleureusement de visionner ce film, si possible en VO pour encore mieux s'imprégner des personnages !
Un beau film avec l’odeur, l’accent et les tronches de l’Ecosse. Loach dépeint la violence, la pauvreté et surtout la fierté de ces petits voyous. L’histoire n’est pas révolutionnaire ni très original mais on se prend au jeu à suivre cette fine équipe… monter leur coup. A savourer avec un bon whisky !
Chaque long-métrage de Ken Loach frappe par sa justesse et son réalisme social, et "The Angels' Share" n'y échappe pas. Drame et comédie se retrouvent cette fois-ci associés, en ressort un film agréable et très attachant. L'ensemble manque cependant de relief et de profondeur, tant au niveau des personnages, sous-exploités, qu'au niveau de l'histoire elle-même, somme toute assez linéaire.
Film sympathique, on ne se prend pas la tête on se laisse embarqué par cette bande de jeune délaissé par la société. On adhère à leur rêve, on se laisse embarqué doucement malgré leurs galères et on en vient à souhaiter bon courage au héro. Un film léger à regarder gentiment, malgré que les mécanismes scénaristiques soit trop voyant. Pas de surprise mais une bonne dose de gaîté.
Bon film, bon rythme, bon scénario. Une approche différente de la dénonciation d'une société sclérosée. Seuls bémols : Léger manque de gags pour une "comédie", ainsi qu'un doublage FR qui laisse franchement à désirer, mais comme les acteurs sont écossais, bon courage pour la VO...
Un superbe film de Ken Loach qui arrive à créer une atmosphère et à nous transporter dans le monde de ces quatres écossais très attachants. Une histoire originale, une comédie sociale sans morale niaise à la fin. Une performance plutôt réussie de la part de Paul Brannigan.