La Part des Anges n'est pas un grand Ken Loach, pas plus que ne l'était looking for Eric, tout simplement parce que la comédie n'est pas visiblement pas le domaine dans lequel Ken Loach est le plus à l'aise (ce qui est une évidence en ce qui le concerne ! )
La deuxième partie du film veut créer un suspens qui ne fonctionne qu'à moitié. Quant à la fin (quoi ? Un happy end !... ) elle est tout sauf convaincante, mais sauvée par un bonne musique rock qui nous fait oublier que des violonades auraient été tout à fait adaptées... Le film manque de force mais est cependant sympathique comme l'étaient des films comme The Van ou The Snapper. On passe un bon moment, mais pour le coup, on risque de l'oublier assez vite.
Reste que Ken Loach conserve deux qualités qu'on retrouve immanquablement dans chacun de ses films : d'abord sa façon de filmer est d'une sobriété et d'une efficacité inégalée, et ensuite il est l'un des plus formidables directeurs d'acteurs qui ait jamais existé. Dans ce domaine, il ne déçoit jamais, même lorsque cette fois-ci il nous offre un personnage dont la raison d'être n'est, ô surprise ! , que de faire rire (ce qu'il fait).
On pardonnera donc à Ken Loach ce film "mineur" (mais donc très bien filmé et admirablement joué) qui est loin d'avoir la force et l'impact des multiples chefs d'oeuvres qu'on lui doit (tous ces films qu'il valait mieux aller voir quand on était déprimé, parce que de toute façon on en sortait immanquablement déprimé...)
un bon ken loach, sans actrice aux levres refaites comme dans it's a free world, meme pour les non convaincus politiquement ou artistiquement , on passe un bon moment !
Nouvel opus de la longue filmographie de Ken Loach et toujours ce même plaisir à communiquer des valeurs humanistes dans les classes les plus défavorisées. Les personnages culminent entre la sympathie et le pathétique dans une histoire plaisante jusqu'au bout. Un bon moment à passer.
Entre Looking for Eric et un Road Irish de pas terrible mémoire, je ne misais plus grand chose sur le cinéma de Ken Loach. Cela, c'était avant la part des anges, son dernier film, présenté à Cannes en sélection officielle et qui a bien séduit le jury du président Nanni Moretti puisqu'il lui a decerné le prix du jury.
J'avais donc hate d'aller voir ce film dès sa sortie en salles pour vérifier si Loach avait repris du poil de la bête. Et faisons taire le suspens, le film m'a laissé une bien agréable impression.
Loin d'être une simple comédie frivole comme sa présentation à Cannes semblait le laisser penser, La Part des Anges ( très beau titre qui fait référence à l’infime part d’alcool qui s’évapore des fûts lors de la distillation) nous plonge dans un univers familier au cinéma de Ken Loach, la banlieue britannique, plus précisemment celle de Glasgow avec ces marginaux, un peu laissés-pour-compte du système. On y fait la rencontre de Robbie, un délinquant à ses heures perdues et jeune père de famille depuis peu. la-part-des-anges-2012-23874-1553735876
La première demi heure d'ailleurs n'est d'ailleurs pas vraiment légere, avec notamment une poignante scène de confrontation entre Robbie et sa victime, et si on ne savait que la suite virerait à la comédie, on penserait que Loach nous refait un drame social dont il a le secret, mais le film va ensuite prendre un tournant bien moins sombre lorsque Robbie va se découvrir, totalement par hasard, un talent dégustateur de whisky capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles.
Les scènes de dégustation sont d'ailleurs absolument savoureuses et sonnent totalement authentiques (avec un merveilleux personnage de gouteur écossais) et on suit avec un vrai plaisir la virée de Robbie et de ses acolytes, ses gentils bras cassés qui faisaient les travaux d'interet généraux avec lui.
Comme dans ses meilleures oeuvres, Loach touche juste grâce à son regard plein d'humanité sur ces êtres humains (le mentor de Robbie notamment, qu'on trouve que dans les films britanniques), ni anges, ni démons, et grâce aussi à des dialogues d'excellente qualité.
Par ailleurs, Loach sait placer sa caméra là où il le faut pour qu'on soit à bonne distance des personnages, dans une sorte de complicité amusée et amusante. La fable sociale est même assez belle, avec ce groupe de jeunes délinquants sauvés par un ange gardien, qui va prendre sous son aile un petit protégé qui se découvre ce véritable don pour l’appréciation du whisky.
Surtout, Loach ne verse pas dans le manichéisme, défaut qui est parfois le sien :ici ,sous couverte de farce, sa charge anticapitaliste est subtile et passe comme une lettre à la poste, et le dénouement, peu moral, est assez jouissif.http://www.baz-art.org/archives/2012/07/13/24676674.html
je ne m attendais pas a cela lorsque on m' a proposé d'aller voir ce film, c'est plutot bien joué , des scenes droles meme si le fond du film est un peu noir , et une belle esperance a la fin ... j ai beaucoup aimé , et je le recommande.....
Un ton léger propre à l'auteur, qui réussit toujours à parler des plus démunis sans jamais tomber dans le pathos et parvient à transformer le drame en comédie. Des personnages bien campés par des acteurs impeccables (le monsieur est un formidable directeur d'acteurs). Une histoire plutôt originale... Et pourtant... pourtant la sauce ne prend jamais vraiment. La faute au scénario, qui vire en film de braquage au lieu de rester dans la comédie et qui du coup frustre un peu le spectateur : non, les personnages ne sont pas des modèles à suivre qui s'en sortent grâce à leur courage, mais des petits escrocs qui le resteront toute leur vie... Dur d’adhérer du coup, malgré tout le savoir faire de Loach pour rendre tout ça humain et léger.
Un film qui fleure bon le wisky et la tourbe. A l'évidence Ken Loach s'est beaucoup amusé en réalisant ce film. L'accent de Glasgow est à couper au couteau, les personnages sont attachants et le scénario tient la route, que demander de ?
Ken Loach est décidément un de ses réalisateurs qui maîtrise parfaitement le mélange des genres. A la fois drame social, film de casse et comédie, "La part des Anges" marque sur tout les tableaux. Encore et toujours marxiste, Loach oppose (comme souvent) une société inefficace à une jeunesse défavorisée et perdue. Dés la première scène, cette idée est mise en avant. Mettant en scène de jeunes gens passant en procès pour des délits plus ou moins importants, la réalisation est entièrement centrée sur les accusés, avec de toute la séquence seulement un contre-point sur la juge, symbole de l'autorité. Ces jeunes sont livrés à eux-mêmes et ne trouvent aucun soutien chez ses adultes « invisibles ». De même, quand Robbie, le « héros », rend visite à son amie venant d'accoucher, aucun médecin ou infirmière n'est visible. Idem pour le médiateur présent lors de la confrontation (déchirante) entre Robbie et une de ses anciennes victimes, puisqu'on ne l'aperçoit qu'au tout début. Ne reste que le bienveillant Harry, figure paternelle pour Robbie, à qui il enseignera l'amour du whisky (dans le bon sens). Quelle tendre ironie que l'alcool qui détruit tant de couples de cinéma soit ici ce qui va sauver Robbie et Léonie. L'hallucinante scène de vente aux enchères pendant laquelle un fût de whisky atteint des sommes colossales au cours d'un véritable duel entre deux acheteurs potentiels est traitée avec ironie et une pointe de mépris pour ses riches « connaisseurs » qui ne s'y connaissent pas vraiment. Pour notre plus grand plaisir, Ken Loach met de côté son pessimisme quasi constant pour une fin beaucoup plus positive. Abandonnant pour l'occasion un peu de réalisme car qui peu croire que dans la vraie vie Robbie deviendrait aussi rapidement un vrai connaisseur de whisky ou que cet improbable braquage d'une distillerie réussirai. Mais c'est vrai que c'est l'apanage du cinéma de nous faire croire à l'impossible
Très beau moment en compagnie d'une bande de petis paumés de Glasgow très attachants ... Pourtant le pourrissement sociale et la violence gratuite qui en découle suinte au long du film! La fin fondue dans le whisky est un beau pied fe nez... Tiens ça me donne envie d'essayer un Malt Mill moi aussi
Pour un film de Ken Loach, je m'attendais à mieux. Certes les scènes dramatiques et comiques sont touchantes et extrêmement réels mais j'ai l'impression que toutes les meilleures scènes ont mises dans la bande annonce.
La part des anges est un miracle de film. Résolument optimiste, il entraîne le spectateur dans l'humour, l'émotion, l'intelligence et la beauté. Un film qui fait du bien en ces périodes difficiles.
Pour tout ceux qui aime les films sociaux dont Ken Loach est maitre, et pour les amateurs d'humour "so british" (so scotish pour le coup), c'est le film a voir. On rigole beaucoup meme plonge dans une dure realite d'une jeunesse ecossaise en perdition.
un bon film du type chronique sociale anglaise sans pretention et qui donne le sourire, quelques moments drôles surtout le tacle de l'américain qui remporte l'enchère...