Ce film raconte la rédemption de Robbie, jeune délinquant au passé violent et qui a du mal à s'en extirper, à qui un éducateur, Harry, va faire découvrir un don caché qu'il ignorait : un "nez" et un "palais" exceptionnels de goûteur de whisky. Avec trois autres comparses au passé aussi tordu que lui, Rhino, Albert et Mo, il va tenter et réussir un "coup" qui va lui permettre de se remettre modestement le pied à l'étrier en compagnie de Léonie, la jeune mère de leur fils, Luke. Ce film est très bien fait, très amusant par moments, et les personnages sont attachants. Mais il est grave aussi parce qu'il montre à quel point il est difficile de revenir dans le "droit chemin" une fois qu'on l'a quitté... La fin du film laisse présager une suite heureuse pour cette jeune famille. Film visionné en VO : j'avoue que les sous-titres étaient les bienvenus, parce que l'accent écossais est souvent TRES difficile à comprendre.
Ken Loach fait partie de ces réalisateurs que l'on aime et chaque nouveau film dont il signe la mise en scène nous vaut des instants de bonheur. Son dernier opus, "La part des anges", a été salué très fort par la critique et doté d'un Prix du Jury qui, malgré toute l'admiration que l'on porte au maître anglais, a quelque chose de discutable. Ce n'est qu'un énième film de Ken Loach, beaucoup moins typé que certaines oeuvres précédentes. Rien à voir avec "Raining stones" ou "Sweet sixteen" qui nous entraînaient du début à la fin dans un univers qui n'a pas son pareil. Ici Ken Loach semble faire du Ken Loach. Certes il a opté pour la comédie, ce qui est assez original dans sa carrière, mais il faudrait avoir la mémoire courte pour ne pas se souvenir de moments fort drôles dans de précédents films. D'autant qu'ici le cinéaste hésite. Comment évoquer le parcours de quatre jeunes paumés typically scottish qui ont maille à partir avec la justice? Pendant une demi-heure, Ken Loach opte pour le drame sombre et d'une austérité qui a de quoi susciter l'ennui. Et puis le ton change et nous voilà embarqués dans une comédie à l'italienne avec caricatures à l'appui. Du coup l'intérêt du spectateur se réveille et l'on aime bien cette histoire de vol de whisky: les personnages deviennent sympathiques et la salle sursaute lorsque... Mais on ne va pas tout vous raconter. Alors rien que pour Ken Loach et son excellent acteur amateur Paul Brannigan, allez vite voir cet opus qui, sans mériter les honneurs dont on le comble, n'est pas pour déparer la filmographie de son auteur.
Un petit Ken Loach. Scénario ouvrant des pistes dans tous les sens sans qu'on sache à la fin laquelle voulait suivre son auteur. Finalement une gentille comédie qui pourrait être la traduction d'un livre de Maurice Leblanc (Arsène Lupin). Image aux couleurs froide dans le style Ken Loach relativement inadaptée dans ce film. Bref, un simple moment de détente. Pourquoi ce prix à Cannes 2012 ?!?
Superbe... Une fin un peu facile, certes, mais un beau film, bien traité. Des acteurs exceptionnels, un accent à couper au couteau jouissif, une bonne comédie vraiment drôle, vraiment émouvante du bon Ken Loach... Je valide. Comédie, oui. Fond de misère sociale, aussi. On n'oublie pas que Ken Loach est le porte-parole des classes populaires, quand même car certaines scènes sont très dures et réalistes. Bref, j'ai adoré, quoi...
Excellent film qui démarre doucement comme un documentaire et qui nous entraîne petit à petit dans la vie de ces jeunes paumés en quête d'une rédemption peut être, mais certainement d'une vie meilleure. La découverte du monde inconnu pour ces jeunes qu'est le monde des "passionnés du whisky" est un pur moment de bonheur, même si la scène du vol peut paraître improbable. On s'attache à Ronnie et on souhaite vraiment qu'il s'en sorte. Très bon moment de cinéma.
Film visionné en VOST, Très bon casting qui rend le film très vrai ! Bonne réalisation, un film british, malgré le mélodrame, l'humour y est présent. Intéressant !
Un réel plaisir ! Ken Loach a su allié des personnages atypique, sublimés par un objectif, et une decouverte du monde du whisky . A ajouter des paysages magnifiques.
Après une bande-annonce qui laissait présager une comédie assez bancale, je me laissais tout de même la chance d’apprécier ce qui est mon premier Ken Loach. Plus proche de la tragi-comédie qu’autre chose, La Part des anges est une œuvre très touchante, qui reste cependant plus brillante quand elle se contente d’exhiber son côté dramatique. En effet, s’il arrive de rire une ou deux fois et de décrocher quelques sourires, les blagues qui tombent à l’eau sont encore plus fréquentes. Toutefois, cette deuxième partie du long-métrage – à dessein comique, donc – permet la mise en place d’un casse assez jouissif, où le suspense est magnifiquement bien dosé. Néanmoins, rien dans La Part des anges ne parvient à atteindre davantage le spectateur que les mésaventures du protagoniste et de ses joyeux compères – injustement catalogués par la classe moyenne et abandonnés dans des vieux taudis où il ne fait pas bon de vivre – si ce n’est l’extrême sincérité qui se dégage de ces cinq acteurs, aussi talentueux que méconnus. Chaque émotion que souhaite véhiculer Ken Loach semble alors nous parvenir, grâce à ce cinéma social bluffant qui tire toute sa puissance de son casting. En bref, La Part des anges est un road-movie bien sympathique qui déborde de bons sentiments, plein de légèreté, dont la récompense de Prix du jury a de quoi atténuer un peu la maladresse dont a fait preuve le jury de Nanni Moretti, en cette édition 2012 du festival de Cannes.
Pas spécialement drole voir très dur parfois dans cette réalité de misère sociale ou quand le travail n'existe pas , la violence et la perdition arrivent à la hauteur de leur désespoir. Une fine équipe dans une histoire simple et bien racontée à voir d'urgence.
Comme dans un Ken Loach, cela commence comme une comédie sociale avec de la misère urbaine, des familles déchirées, de la violence gratuite. Mais pour une fois cela se poursuit comme une farce où les laissés pour compte de la société britannique se transforment en joyeux bras cassés en vadrouille dans les Highlands. C’est frais, jubilatoire, jouissif, et ça ne se prend pas au sérieux. La mise en scène est simple mais très propre, et la caméra de Ken Loach est pleine de tendresse pour ces personnages de paumés magnifiques. Certes la trame du film est un peu mince mais bien ficelée, et suffisante pour supporter une succession de situations cocasses, des dialogues hauts en couleur, et une interprétation éminemment sympathique. Un très bon moment.