J'avais déjà vu ce film plusieurs fois et je ne m'en souvenais pas. c'est tout dire. Lauren Bacall et Gregory Peck ne me disaient rien. C'est uniquement l'apparition du subtile Mickey Shaughnessy qui me fit comprendre que j'avais déjà vu ce film insipide. Et pourtant c'est certainement le meilleur acteur de ce film. C'est tout dire. A oublier si l'on peut....
Une délicieuse comédie romantique dans laquelle boxe et haute couture se télescopent joyeusement, portée par son duo plein de charme Lauren Bacall/Gregory Peck. 3,25
« Designing Woman » est un des rares films de Minnelli sans passerelle entre le rêve et la réalité qu’il magnifie. Guère plus de rupture sociétale comme dans ses trois œuvres pécédentes, en fait peu de message. A la place des personnages vivant dans la paraître, ratrappés par le réel, offrent ainsi un règlement de compte assez féroce, sur deux mondes incompatibles qui semblent se rencontrer uniquement sur l’oreiller. Selon un procédé très Minnellien, la personnalité des protagonistes est révélée au travers des, très soignés comme toujours chez le réalisateur, décors dans lequel ils vivent. Au passage, dans ce mélange de pastiche sur la création d’un musical, mélangé à une parodie de film noir, la presse, le monde du sport professionnel et celui de la mode en prennent pour leur grade, et, par la même occasion, une certaine élite neworkaise. Souvent drôle, avec quelques gags mémorables dont celui du pantalon avec la pulpeuse Lori Shannon (Dolores Gray) ou le célèbre « Maxie Stultz dort les yeux ouverts » devenu culte, le réalisateur avec une élégance suprême pique de la pointe sans jamais en avoir l’air. Assurément un des sommets de la comédie américaine, avec Lauren Bacall et Gregory Peck à contre emploi (Minnelli voulait James Stewart et Grace Kelly, mais cette dernière était devenue princesse), épaulée par une Dolores Grey épatante. Le reste du casting est parfait, avec une mention à l’inquiétant Chuck Connors (Johnny ‘O’) et bien sur au grand spécialiste du rôle de « sonné » du cinéma américian : Mickey Shaughnessy (Maxi Stultz). Cette comédie hilarante, visuellement brillante, pleine de grâce, imaginative et parfois inattendue offre des qualités propres comme l’autodérision renforcée dès le début par des voix off, décalées par rapport à l’image. L’aspect burlesque y est traité avec élégance et subtilité, si bien que l’ensemble permet de passer un excellent moment.
Le film est vraiment très agréable à regarder. Les acteurs sont excellents et le montage est très bien fait. Le seul problème, c'est le scénario qui n'est pas très travaillé. On ne sait pas bien ou on va, on sent que pendant une heure le film se perd et essaie de trouver son chemin. C'est lors de la dernière demi-heure que tout est sauvé. Une version d'une heure et demi au lieu de deux heures aurait surement mieux fonctionné !
Un chef d'œuvre. Gregory Peck incarne un reporter sportif. Lauren Bacall interprète une dessinatrice de mode. Un excellent duo d'acteurs. Un très beau tandem de stars hollywoodiennes des années 1950.
Il faut le reconnaître : les comédies de Minnelli ont vieilli, infiniment plus que celles de Hawks, Lubitsch ou même Capra, chez qui l'innocence des personnages était ancrée dans un contexte social très présent. "La femme modèle" reste nonobstant un film agréable, trop long mais bien joué, en premier lieu par la séduisante Lauren Bacall.
Avec "La femme modèle", Vincente Minnelli le réalisateur fétiche de la MGM qui a permis au studio de relancer la comédie musicale dans les années 50 en lui offrant son deuxième âge d'or, démontre qu'il est bien plus à l'aise dans le genre de la comédie que dans celui du drame où son sens du merveilleux et son goût du raffinement esthétique édulcore trop souvent la force du propos. Rien de tout cela ici où il rend parfaitement justice à toute la fantaisie mutine et à l'humour second degré du scénario de George Wells, justement récompensé d'un Oscar. L'intrigue astucieusement bâtie autour du témoignage à posteriori des protagonistes, repose sur l'éternel trio composé du très flegmatique Gregory Peck ravi après "Vacances romaines" (William Wyler en 1953) de continuer de briser l'image du charmeur un peu froid et raide qui lui colle à la peau, de Lauren Bacall remplaçant Grace Kelly d'abord pressentie pour le rôle et de Dolorès Gray que Minnelli avait dirigée juste auparavant dans "Kismet" (1955). Opposition des caractères et choc des cultures, tels sont les ingrédients utilisés pour pimenter cette comédie romantique narrant les difficultés rencontrées par un couple marié sur un coup de foudre qui découvre de façon très mouvementée les joies de la cohabitation et la toujours douloureuse acceptation du passé de l'autre. Elle est une styliste de mode évoluant dans un milieu artistique un peu narcissique et lui est un reporter sportif aux mœurs assez machistes. Tout un programme ! Les rebondissements sont nombreux et toujours fluides, contribuant à faire progresser l'histoire sur un mode primesautier très plaisant. Mais le piment du film est assurément assuré par les commentaires en voix-off des trois personnages principaux qui offrent un regard empreint de dérision sur la comédie de l'amour qui pour la bonne cause nous pousse souvent à l'insu de notre plein gré à des comportements un peu veules ou puérils. Une réussite qui incite à penser que c'est dans ce domaine précis que Minnelli aurait pu s'exprimer pleinement et laisser une trace encore plus grande dans l'histoire du cinéma, s'il n'avait cherché obstinément à réaliser des mélodrames certes méritoires et sincères mais que le temps n'a pas toujours épargnés. "Une femme modèle" constitue donc un des joyaux méconnu de sa filmographie.
"La Femme modèle" est une comédie américaine rafraîchissante et en somme totalement sympathique malgré quelques longueurs dut en partie à une durée de film assez longue. Pourtant, ce qu'on retient du film est un scénario malin, intelligent, plutôt drôle avec une composition et une interprétation des acteurs excellents que ce soit du côté de Lauren Bacall (disparue il y a quasiment un an maintenant) ou bien de Grégory Peck. Le seul soucis, outre sa longueur, réside dans le fait que la fin semble plutôt tournée vers le drame que la comédie alors que la première partie est la plus réussite car plus fin et plus cocasse. Une réalisation classique, des décors lambda sont considérablement effacés par le scénario habille et des situations vraiment insolites. Un bon petit film.
En général, je préfère les films récents aux "grands classiques" du 20ème siècle. Mais quand j'ai vu que Lauren Bacall (qu'elle repose en paix) jouait dans ce film, j'ai pensé "Allez, essaie, ça pourrait être drôle". Et ce le fut assez bien ! Entre quiproquos d'amour et d'amitié, ce film sincère et amusant nous distrait bien. Il a été parfaitement scénarisé et produit, bien que l'humour ne soit pas vraiment très "fin"... Je vous recommande ce "gentil" film si vous avez envie de varier un peu vos visionnages ou que vous êtes nostalgique des années 50.
Un film charmant de facture classique. Vincente Minelli, le roi de la comédie américaine réalise ici un film dans la droite lignée de son œuvre. Assez drôle, léger, rythmé, le film remplit pleinement son but unique : divertir. L'écriture est fluide, la narration intelligente et le rythme est parfait. Le tout tombe parfaitement dans une série de péripéties gentillettes et délicieusement malicieuses. Rien de bien transcendant donc, mais le tout est agréable, notamment grâce à un duo d'acteurs géniaux et à des seconds rôles qui ne donnent pas leur part au chien.
"La femme modèle" est un concentré de tous les défauts du cinéma hollywoodien : dans ce film très daté, les comédiens surjouent sans arrêt et de nombreuses scènes font dans l'outrance, tant au niveau des gestes que des sentiments. Au début, on n'y fait pas trop attention et puis, petit à petit, on s'ennuie !