1h24 à huit-clos, enfin presque et pourtant pas une seule seconde d'ennui.Pour remettre les chose en place Diplomatie réaliser par Volker Schlöndorff, inspiré de la pièce de théâtre de Cyril Gély (lui même co-scénariste du film), inspiré de fait réel, bien que surement très romancé, parce que les grandes phrases style "spoiler: On se souviendra de vous en tant que celui qui n'a pas détruit Paris" c'est bien beau mais avant de voir le film je n'était même pas au courant de cette affaire. En tout cas, j'ai passé un très bon moment devant ce film, film français au passage spoiler: sans un aucun cas être chauvin parce qu'au vu de mes dernière critique de film français (2013/2014) ça fait du bien de noté 4 étoiles. A voir !
Une mise en scène soignée, des dialogues ciselés, pour un face-à-face des plus extraordinaires de l'Histoire. Sans oublier que "Diplomatie" n'a pas fait l'erreur de nous imposer d'inutiles longueurs scénaristiques, mais bien deux acteurs au talent affirmé. En un mot : excellent.
Je pense que la pièce dont est tirée ce film devait être formidable tant les deux acteurs maîtrisent leurs personnages et leurs dialogues...dommage donc qu'il n'y ai que très peu de cinéma dans ce film qui ne cherche même pas à avoir l'ambition d'être autre chose que du théâtre filmé. Le décors derrière les fenêtres sonnent faux comme sur un plateau. Et puis ce qui accroche dans une pièce, n'a pas forcément le même effet sur pellicule. Ici le suspens de savoir si oui ou non Von Choltitz va décider de la destruction de Paris est vain (puisqu'on sait que non le Louvre n'a pas été plastiqué) : il aurait fallut attaquer par un autre angle que celui du suspens pour rendre le film pertinent et cinégénique... dommage !
Bon film sur une face peu connue de la seconde guerre mondiale et qui finalement a été très décisif comme l'affirme les arguments de l'un. Un moyen de connaître encore plus les liens et l'atmosphère qui régnait entre les deux camps. On aime la prestation des deux acteurs principaux. On aime l'ambiance résultant d'une pièce de théâtre devant être, sans doute, très intéressante et aussi passionnante bien que l'on connaisse, presque, le dénouement. A voir, pour cette belle prestation.
Excellente prestation d'Niels Arestrup qui nous plonge dans un événement peu connu du grand public et pourtant qui aurait pu tout changer. Séquence de dialogue forte et prenante, on ne boude pas ce film tant il est inspiré de faits réels.
S’il est avant tout un film historique bien spécifique, il n’en reste pas moins que le film de Volker Schlöndorff est l’adaptation d’une pièce de théâtre, d’où l’effet huis clos qui permet aussi bien la diminution du budget qu’une science très pointue du dialogue, de l’échange. Les enjeux développés sont ici colossaux. Nous parlons là de la destruction pure et simple de la capitale française, Paris, par une armée allemande au bord du gouffre. Si historiquement, on peut émettre quelques doutes en ce qui concerne les faits et le récit du film, il n’en reste pas moins que la cause défendue par le consul suédois face au général de la Wehrmacht est d’une importance très appréciable.
Il fallait, pour réussir le pari de captiver le public d’un simple échange, s’attacher les services de grands acteurs. Aussi bien André Dussollier que Niels Arestrup n’auront pas toujours été convaincants, tout au long de leurs carrières respectives. N’empêche, ici, les deux hommes sont d’une habilité indéniable pour ce qui est de discourir. Si le premier, soit Dussollier, était sans doute le point d’interrogation dans le dispositif du cinéaste, le comédien français s’en sort avec les honneurs. Il ne possède certes pas le charisme de son compagnon, mais rend la monnaie de sa pièce à un Niels Arestrup excellent. Celui-ci incarne le général par excellence, finalement respectueux bien que servant les plans du tyran que tout le monde connaît. Aussi bien dans un français légèrement teinté d’accent que dans un allemand un peu trop académique, le comédien tire à lui toute l’attention. Deux belles performances en somme.
Quand au cadre, soyons franc, l’adaptation d’une pièce de théâtre privilégie l’échange en huis clos. Si ce n’est en soi pas un réel défaut, soulignons tout de même la légèreté d’un film qui possède une ambition féroce, celle d’apprendre l’histoire de manière ludique. Si les deux acteurs, comme mentionné, sont excellents, il manque un certain panache, une certaine rigueur au métrage pour que celui-ci sorte des rangs des films manquant d’une certaine ambition. Très soigné, en particulier dans l’écriture des dialogues, très harmonieux, le film n’est somme toute qu’un banal échange d’intérêt, sans prise de risque. Un échange entre deux protagonistes qui plus est assorti d’une vitrine publicitaire pour la ville de Paris, son histoire.
Penchant souvent dans la facilité, le retournement du général étant finalement parachuté, Diplomatie manque de bien des choses pour pouvoir prétendre au film historique de l’année écoulée. L’on ne boude pourtant pas notre plaisir de redécouvrir, pour la énième fois, l’univers d’une France occupée, d’un temps révolu de guerre mondiale. Applaudissons tout de même cette belle petite équipe pour nous avoir livré un film intelligent, propret et intéressant, culturellement parlant. 13/20
Voila un exceptionnel huis clos qui retrace un fait historique qui a sauvé Paris de la destruction lors de la seconde guerre mondiale. Servis par deux immenses acteurs au sommet de leur art, le film nous offre un face à face qui se transforme en veritable suspense psychologique passionnant de bout en bout.
Ce film historique, adapté de la pièce de théâtre du même nom, oppose deux immenses comédiens en face-à-face pour un scénario remarquablement bien écrit et une mise en scène exemplaire. Un bijou.
Un superbe tête à tête pour une histoire vraie sur Von Choltitz, cet officier allemand qui a sauvé Paris de la destruction en s'opposant au Führer. On reprend de fait l'histoire de Paris brûle-t-il qui lui a plutôt vieillit. Ici, le film se déroule à la façon d'une pièce de théâtre, normal, c'est adapté d'une pièce! Même si quelques longueurs traînent par ci par là, le duo d'acteurs maintiennent l'intérêt durant l'ensemble de cette réalisation.
1944. Un face-à-face entre le Colonel Von Choltitz, qui s'apprête à faire sauter Paris, et le Consul suédois, qui tente de l'en dissuader. Une production qui a été adapter au théâtre, Diplomatie nous fait vivre une rencontre entre Nordling et Choltitz. C'est assez intéressant, et il est porté par deux grands acteurs et orateurs que sont André Dussollier et Niels Arestrup. Ces derniers sont incroyables dans leurs performances avec un huit-clos maîtrisé. Ils s'affrontent dans une joute verbale ou chacun à son tour à l'avantage et a les clés pour faire rompre son adversaire et tout ça sans violence. Cependant, une bande son parfois inquiétante et émouvante. Les décors sont très bien mis en valeur. Le sujet est superbe sur le papier mais je dois l'avouer qu'il manque plusieurs éléments comme spoiler: une certaine tension et également du suspens. On connait bien entendu la fin, ce qui est regrettable. Malgré tout, Diplomatie se laisse regarder avec plaisir.
Sur fond de raccourci/condensé historique, cette adaptation d'une pièce de théâtre portée par deux grands acteurs (il en reste!) au mieux de leur forme (comme quoi c'est possible) nous montre la force de la parole face à la force brute. Bel exercice de style, tout en finesse, presque poétique si les enjeux n'eussent pas été si dramatiques: l'avenir de l'Europe, rien de moins. Cet ultime acte de chevalerie à l'ancienne en forme de joute verbale entre le rusé chevalier blanc face au méchant chevalier noir pour sauver la reine d'une mort certaine impose le respect. Comme toute bonne histoire, le bien triomphe du mal, qu'importent les moyens si ils justifient la fin...
Quel Film !... Quels fabuleux acteurs !... Et quel scénario !... Schlöndorff nous a concocté un véritable chef d'oeuvre. Un Huit-Clos admirablement mené par Arrestrup et Dussolier. Quand Nordling parle de Paris, j'en avais la larme à l’œil tellement c'était beau et romantique. Il en parle avec Amour. Cet Amour que tout être vivant a pour la capitale.