Lettre à Momo
Note moyenne
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54 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 septembre 2013
Après deux ans d’écriture, il aura fallu cinq années de plus pour que le projet arrive à son terme. Le résultat est remarquable de réalisme et de pudeur pour aborder un thème aussi délicat que la mort d’un parent. Instantané délicieux d’un bord de mer, regard émouvant sur une famille en reconstruction, portrait adorable et juste d’une fillette sortant de l’enfance, Lettre à Momo permet aussi au public occidental de se familiariser avec la notion des esprits, bienveillants, facétieux et innombrables, qui habitent les croyances et la philosophie japonaise. Comme le Kappa de Un été avec Coo, la Yokai Parade de Pompoko, Lettre à Momo nous donne d’autres clefs pour comprendre et apprécier. Okiura séduit d’autant plus qu’il se démarque des productions Ghibli. Et lorsqu’il revendique une référence avec admiration pour définir la notion de naturel de son héroïne, il cite un film de Isao Takahata, Kie la petite peste. D’un graphisme nettement plus caricatural que le fin réalisme de Lettre à Momo, le film de Takahata maniait avec brio l’équilibre entre un thème difficile et le ton de la comédie. La parenté s’établie donc en toute logique. Tout aussi logique cette liste encore inachevée de récompenses et de Grand Prix, récoltés dans la plupart des festivals internationaux, Lettre à Momo est une page de délicatesse et de savoir-faire à ne pas rater, et à déguster en famille.
Paatrick
Paatrick

45 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2013
Une fable gentillette qui se laisse regarder. J'ai tout de même préféré les "Le voyage de Chihiro", "Princesse Mononoké" et autres Myazaki.
Cette animé reste plutôt pas mal :-).
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2013
Si son premier film Jin-Roh avait des faux airs de Ghost In The Shell et d'Akira, le nouveau long métrage animé de Hiroyuki Okiura semble cette fois ci s'inspiré largement du travail d'Isao Takahata et Hayao Miyazaki. Et si finalement le renouveau du Studio Ghibli venait de l'extérieur ?

Cela fait déjà quatorze ans que Jin-Roh est sorti, si le réalisateur n'a pas arrêté de travailler sur de nombreux films des Productions IG, c'etait vraiment dans l'ombre. Il a entre autres participé à la création de Paprika et Ghost In The Shell 2 : Innoncence. La majorité de ces œuvres s'inscrivait dans le domaine d'une science fiction sombre et pessimiste marquée par l'influence de Mamoru Oshii et Satoshi Kon. Pour son second long métrage, le réalisateur change radicalement d'univers avec une histoire qu'il a cette fois ci lui-même écrite.

Il aura fallu en tout sept ans à Hiroyuki Okiura pour réussir à mener ce projet à bien. En s'aventurant dans le même genre de productions que celle du Studio Ghibli, le réalisateur s'est donné un sacré challenge. Une histoire de jeune fille et de créatures fantastiques c'est un peu déjà le cas de tous les films de Miyazaki et le metteur en scène devait donc trouver le moyen de se distinguer. C'est par des graphismes plus réalistes que la différence se fait. C'est un peu comme si on avait glissé les personnages de Ghost In The Shell dans un film du studio Ghibli. Le résultat est peut être un peu moins poétique mais c'est quand même vraiment très beau.

Le scénario de Lettre A Momo est vraiment un ascenseur émotif faisant passer par toutes genres d'émotions. Cette histoire de deuil, avant tout tragique, arrive bien souvent à nous faire rire grâce aux trois esprits qui viennent visiter la petite Momo et sa mère. Trois personnages inspirés de la mythologie japonaise qui enchaînent les bêtises et en feront voir de toutes les couleurs à la jeune fille. On est aussi vraiment touché par les relations qu'entretient Momo avec ses parents, le regret de s'être disputé avec son père avant sa mort et sa mère absente car soucieuse de retrouver vite un emploi pour assurer l'avenir de sa fille.

Lettre à Momo n'a pas la même chance que les productions Ghibli d'être diffusée dans une large sélection de salles. Alors dépêchez-vous d'aller découvrir cette petite merveille qui ne restera certainement pas longtemps à l'affiche. La nouvelle orientation prise par Hiroyuki Okiura lui sied à merveille et il serait franchement dommage de passer à coté.
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2013
De beaux paysages, de très beaux dessins, un mélange de réalisme et de mysticisme : des personnages émouvants et des esprits qui apportent une touche d'humour ... Une réussite.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 septembre 2013
Woh ! Un film du réalisateur de "Jin Roh" ? Curiosité, je te passe les commandes ! Ni une ni deux je suis allé voir cette "Lettre à Momo" sans en savoir davantage. Alors certes c’est beau et c’est clairement animé par ce petit calme rafraîchissant propre à certaines animations nippones. Seulement voilà, et c’est le paradoxe, je me suis rendu compte pendant la projection de ce film que, à force, j’en avais un peu marre de tout ça. Pour tous ceux qui ont déjà bouffé du "Summer Wars", de la "Traversée du temps" et j’en passe, cette "Lettre à Momo" est une sorte de pastiche qui en reprend toute les caractéristiques : même caractère design, même teintes, même atmosphère, etc... En fait je pourrais reprocher aux Productions IG de souffrir des mêmes travers que les studios Ghibli : les films s’enchaînent et finissent diablement par se ressembler les uns les autres. Alors certes, ce n’est pas méchant, c’est parfois mignon, mais au fond je ne trouve pas ça si créatif que ça et – dès fois – j’ai envie de baffer tous ces personnages excessivement mous et gentils. Le pire, c’est que je n’ai même pas grand chose de mal à dire à ce film... Mais le problème, c’est qu’en fin de compte, je n’ai pas grand-chose de bon non plus à lui trouver...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 octobre 2013
Une très jolie histoire, pleine de poésie, de mélancolie et agrémentée d'une touche d'humour (surtout dans les expressions ahuries de Momo causées par ses trois étranges compagnons). Ces personnages légendaires japonais sont parfaitement intégrés dans l'univers contemporain, justement dû au grand décalage et aux situations burlesques qu'ils créent. De plus, il y a quelque chose dans le graphisme des personnages qui change de ce qu'on peut voir généralement dans les films d'animation japonais. Les trais et les couleurs sont plus épurés et les mouvements plus fluides. On dirait la fluidité des images de synthèse, mais sur de la 2D.
C'est un histoire qui apaise (malgré les moments drôles ou tristes) et sans longueurs, que les amateurs d'animes devraient apprécier.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 juin 2013
Ce nouveau film d’animation d’Okiura (son premier scénario et son deuxième long-métrage en tant que réalisateur, après notamment le remarqué Jin-Roh, la brigade des loups en 1999), vu dimanche 2 juin après-midi en avant-première dans le cadre des (abjects) rendez-vous de la BD d’Amiens (fête de l’anticatholicisme et de la pornographie soft) est, comme je m’y attendais, un îlot de fraîcheur perdu au milieu d’un monde brutal, dérisoire et vulgaire, obsédé par le fric, la frime et les idéologies maçonno-bobo à la mode.
Il y est question du difficile deuil d’une fillette de onze ans, Momo, orpheline de père et spoiler: hantée par de mauvais esprits
- du moins en apparence. Car peu à peu, spoiler: elle apprivoise ces étranges « fantômes » qui la terrorisent, jusqu'à en devenir maîtresse et s’amuser comme une folle avec eux, elle qui ne souriait plus jamais
.
La lettre inachevée, qui noue l’intrigue du film, est pour Momo une ouverture au monde de l’imaginaire et le vecteur d’une communication rêvée avec l’au-delà. Le thème central de spoiler: l’impossible réconciliation avec le cher défunt
n’est certes guère original, mais son traitement par Okiura l’est sans conteste. Il est servi par une palette de personnages secondaires assez bien caractérisés, de superbes images dessinées de l’île de Shio, une réalisation excellente et une musique de grande qualité au romantisme typiquement nippon (seul le générique final me paraissant un peu en dessous du niveau général). Tout ce que l’on pourrait reprocher à ce film pour enfants - mais appréciable par tous - est sa simplicité sentimentale et la quantité de larmes qu’il fait rouler. Mais ce n’est qu’un doux reproche largement contrebalancé par les sentiments positifs et le délicat sens de la famille et de la tradition (que les japonais, eux, ont su assez bien préserver jusqu’à présent, comme l’avait noté Claude Levi-Strauss déjà en sont temps) qui émanent de ce film. Une très belle histoire : si on est un ton au dessous de l’exubérance d’un Miyazaki, on est bien proche tout de même du chef d’œuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mai 2013
J,ai amie le film
C,histoire la raconte de jeune fille et un monstre gentil.
gunbuster

432 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 décembre 2012
Ce film peut être vu comme une petite histoire douce-amère autour d'un ado qui doit faire face aux difficultés de la vie.
Elle a perdu son père peu avant le début du film, et comme toujours, s'en veux de ne pas pu lui avoir dit qu'elle l'aimait.
En emménageant chez ses grand-parents dans une petite île un peu oubliée et champêtre, elle doit également se faire à sa nouvelle vie dans un univers inconnu.
Le réalisateur s'attarde à décrire le quotidien réaliste et ordinaire de cette ado qui subit tout ça.
Elle rencontre par hasard trois esprits hideux mais tout à fait inoffensifs [et comme pour le Voyage de Chihiro, dont le film s'inspire beaucoup trop, soit-dit en passant], qui l'embêteront avant de finalement l'aider à résoudre tous ses problèmes, après un final mélo-dramatique et forcément larmoyant.
Évidemment, je ne pense pas que le réalisateur souhaite marquer les esprits ou renouveler le genre, mais simplement raconter une histoire qui lui tient à cœur, sorte de conte de fée japonais des temps modernes.
Quant à l'animation, elle est assez banale et fade, dans la veine d'un Colorful.
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