Derniers Avis : Mud - Sur les rives du Mississippi - Page 16
Mud - Sur les rives du Mississippi
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Un visiteur
4,5
Publiée le 2 février 2014
Tant par son casting prestigieux, mention spetiale aux deux adolescents (matthew mcconaughey n'ayant plus rien a prouver), que par son scenario original, par ses images magnifiques, etc. Je place ce film sur le podium des films de 2013 avec (Prisoners et Le passé). J'etais reticent en voyant la bande annonce mais, je me suis fier aux critiques, et je n'ai pas été déçu bien au contraire! Je conseille fortement!!
Un récit initiatique, comme une réflexion sur la force de l'amitié entre hommes, au détriment de l'amour, souvent inconstant et synonyme de souffrance. Mystérieux, envoûtant, j'ai beaucoup aimé. L'ambiance générale, mise en scène, acteurs excellents, avec une mention toute particulière pour le jeune Tye Sheridan, réellement étonnant.
Matthew McConaughey habite ce film par son talent et sa folie et confirme une fois de plus son profitable changement de direction dans sa carrière d'acteur. Tournés dans des films ambitieux lui va beaucoup mieux que les pseudos-comédie romantique dans lequel il joué. "Mud Sur les rives du Mississippi" est une romance filmé dans le brut des sentiments. Dans la ruralité et la dureté du Sud des États-Unis, Jeff Nichols livre un film dans un cadre naturel qui fais une grande majorité du travail d'ambiance. Une relation amicale s'installe entre deux jeunes gamins et un homme qui vit comme un ermite et entouré de mystères. Cette frêle relation va devenir l'élément central du film et on suit ces deux gamins à travers la ville pour aider le plus possible cet homme mystérieux. "Mud" manque un peu de caractère à proprement parlé pour en devenir un vrai classique du cinéma américain et la particularité des mentalités des états du sud. A conseiller !!
Un coté Mark Twain. Avec des personnages pittoresques en rupture de la société. Une nature omniprésente qu'il faut combattre ou amadouer. Une jeunesse qui fait l'apprentissage de la vie .Les sentiments de l'amour qui guident les agissements des uns et des autres au coeur d'une fatalité qui n'accepte pas d'être contrariée. Avec en permanence un fond de mélancolie dans un monde qui part en déliquescence. Le tout filmé au coeur d'un cadre naturel, lui-même l'un des personnages clés de cette chronique.
IL EST DE CES FILMS QUI VOUS TRANSPORTENT: CHEF D' OEUVRE !!!!! JE N'AI RIEN ENVIE DE PUBLIER SUR CE FILM TELLEMENT IL EST MAGIQUE. JE NE VEUX PAS ABIMER CETTE OEUVRE ET JE VOUS DIT SIMPLEMENT DE LE REGARDER.
Une bien belle balade sur les rives du Mississippi, avec encore une fois, un McConaughey puissant qui prend du galon en choisissant des rôles bien plus intéressants qu’auparavant depuis ces dernières années. On le visionne comme un film d'amour, sur sa réalité et ses malheurs ; "Mud" est un long-métrage profond qui s'appuie sur un agréable scénario original couplé à de talentueuses images. Un très bon moment de cinéma.
Et bien on s’est bel et bien trompé, McConaughey est définitivement un grand acteur. Il faut dire que jusqu’à maintenant, il avait tout fait pour nous prouver du contraire. Mais depuis Tonnerre sous les tropiques, il faut reconnaître que le changement est radical. Il incarne Mud, cet homme en cavale, à demi clodo, comme peu pourraient le faire c’est jours-ci. Un mélange de puissance et de détachement, qui accroche l’écran, comme quoi un vrai acteur, qui joue réellement, ça peu être important, il n’y en a pas tant que ça, croyez-moi. Les deux garçons, c’est Huckleberry Finn et Tom Sawyer évidemment, devenus ici adolescents, à l’âge où on commence à s’intéresser aux filles, où on cherche l’émancipation. Le cinéaste, là où il me bluffe, c’est dans la peinture de la relation entre ces trois là, et les autres, que l’on voit moins mais qui dirigent la narration. La fille blonde, le père, la mère, le tueur à gages. L’histoire en elle-même est banale, mais c’est traité avec tellement d’originalité et de richesse de ton, que ça va droit au cœur. Certains trouveront les deux garçons naïfs, mais si on ne l’est pas à cet âge là, quand le sera-t’on ? Tout est gris, sans bons, ni gentils, des gens qui vivent et se cherchent, et rêvent leur vie. Les deux gamins ne sont pas les seuls rêveurs du film, loin de là. C’est « la recherche du père idéal » comme disait un allocinéen. Entre vrai père fouettard, et père imaginaire, aventurier, sale, Mud, quoi ! J’aime ça, contrairement à son précédent film à Nichols , qui n’était qu’un one-man-show de Michael Shanon, avec des ombres et des seconds rôles pas accrocheurs autour. Du très bon cinéma américain.
J'en ai un peu marre de tous ces qualificatifs dithyrambiques sur Jeff Nichols, qui serait un nouveau génie, bla bla bla... De nouveau, après un "Take Shelter" incroyablement surévalué, Nichols (me) déçoit avec ce "Mud" archi-conventionnel, et même vaguement ennuyeux dans sa première partie, plombée par un scénario prévisible et une mise en scène "classique" au mauvais sens du terme. Il est bien possible que ce qu'on pouvait admirer comme de la froideur calculée dans "Take Shelter" soit finalement une incapacité à vraiment exprimer des émotions - fortes ou subtiles, d'ailleurs... Mais là, il faudra attendre le prochain Jeff Nichols pour pouvoir vraiment trancher. Maintenant, et ceci dit, "Mud" reste un BON film (et pas un GRAND film), parce qu'il a au moins le courage (et cela semble être réellement difficile dans le panorama du cinéma américain actuel) de parler de choses importantes, de trucs humains comme l'apprentissage de la vie, le destin, la puissance de la croyance par rapport à la banalité sordide de la vie quotidienne. Parce qu'il montre des américains pauvres, qui vivent loin des villes dans un dénuement - mais aussi une pauvreté intellectuelle - souvent touchante. Parce qu'il emprunte les chemins désormais balisés du récit initiatique (on peut penser à "la Nuit du Chasseur" aussi bien qu'à "Stand By Me", deux films qui lui sont bien supérieurs), mais le fait avec une tranquillité, une solidité qui, au final, nous enchantent. Parce que la dernière partie de "Mud", même si elle échoue à créer le trouble qui aurait pu naître potentiellement des relations "salies" entre tous les personnages, a au moins le courage de ne pas céder à la noirceur et au misérabilisme : pour une fois, un happy end aussi improbable que celui qui clôt "Mud" ne donne pas une expression de lâcheté, mais au contraire de déclaration d'intention : même si le monde est laid, la force du rêve et des désirs peut nous offrir un espace de liberté, à l'image de la mer sur laquelle débouche le fleuve boueux.
Je m'attendais à un poil mieux, disons que c'est moins fort que ça aurait pu l'être. Néanmoins le reste est quasi parfait, Tye Sheridan excellent, Matthew également, la musique et la lumière impeccable. Très bon film, mais manque un peu d'émotion(s) !
Un très joli film américain dans lequel on retrouve Matthew McConaughey et Reese Witherspoon, en Robinson Crusoé et en jeune fille paumée. Le titre plante complètement le décor, qui nous berce durant plus de 2 heures. Les deux enfants sont attachants et créent de jolis moments d'émotion. Le rythme est plutôt lent (et peut donner parfois envie de somnoler), avec quelques scènes de violence assez soudaines. Je n'ai pas été transportée par l'histoire, mais plutôt par l'ambiance, les paysages & les comédiens. A voir si on veut !
drame particulièrement bien filmé grâce notamment au superbe cadre et au doux rythme du Mississippi. le film prend de la profondeur dans les sentiments au fil de l'intrigue jusqu'au puissant final. le jeu des acteurs (dont le jeune T. Sheridan) est très juste. (3/5)
Mud est un film qui coule de source, nous offrant sa trame comme le lit d'une rivière qui trace lentement mais sûrement son sillon. A de là en faire un grand fleuve ..... il manque quelques tourbillons et un peu de débit pour en arriver là. Car si Mud a de nombreuses qualités irréprochables (mise en scène, lumière, décors, rythme langoureux, intrigue linéaire), le film n'a pas non plus une histoire choc à en graver nos mémoires. Reste un très jolie oeuvre cinématographique que Jeff Nichols nous mijote en compagnie de 3 bons et "jeunes" acteurs (McConaughey, ainsi que les 2 très bons gamins: Tye Sheridan et Jacob Lofland). Entre "Stand By Me", une pub Knacki et une fin tarantinesque sous morphine, Mud se contemple sans passion mais avec plaisir.
Jeff Nichols est le cinéaste qui monte dans le cinéma indépendant américain, certains critiques voyant en lui le fils spirituel d’un Terrence Malick devenu un peu moins lumineux depuis qu’il s’est décidé à sortir plus d’un film tous les quinze ans. Il est clair dès l’entame de « Mud » que Nichols voue le même amour que Malick à la nature mais la mystique de ce dernier ne semble pas autant habiter Nichols bien conscient que c’est dans un rapport d’affrontement et de domination souvent brutale que l’homme inscrit son rapport à dame nature. En réalité c’est peut-être davantage du côté de Robert Mulligan et en particulier de son dernier film « Un été en Louisiane » qu’il faut chercher une parenté à Jeff Nichols. Mulligan, grand cinéaste humaniste un peu sous-estimé aura eu pour thématique la plus récurrente l'enfance et plus précisément la période de l'adolescence. Des films comme "Du silence et des ombres", "Un été 42", "L'autre" ou "Un été en Louisiane" expriment tous de manière poétique et très juste les joies et les inquiétudes de ce moment si particulier qui façonne l'adulte qui sommeille en chacun de nous. "Un été en Louisiane" sorti en 1991 évoque l'éveil à la sensualité et l'entrée dans l'adolescence de la jeune Dani sujette à l'émerveillement provoqué par des sentiments nouveaux comme l'amour ou la douleur face à l'apprentissage de la frustration qui accompagne souvent l'âge adulte. Evoquer "Un été en Louisiane" à propos de "Mud" n'est pas neutre si l'on se rappelle que c'est avec ce film que Reese Whiterspoon avait été révélée brutalement au grand public pour son premier film. Il n'est pas vain de se poser la question de savoir si Jeff Nichols n'a pas voulu en faisant appel à l'actrice vingt ans plus tard prolonger dans une autre histoire le destin de Dani qui a forcément ému tout ceux qui ont eu la chance de voir "Un été en Louisiane". Comme Dani autrefois dans sa ferme de Louisiane, Ellis (Tye Sheridan) et Neckbone (Jacob Lofland) courent à perdre haleine pour rejoindre le nouveau repère de leur connivence enfantine, une île du Mississipi où s’est échoué au sommet d'un arbre, un bateau égaré lors de la dernière grande inondation. Comme Dani ils vont y faire une rencontre, celle de Mud (Matthew McConaughey très convaincant) sorte de Robinson Crusoé provisoire qui ne s’est pas échoué là par hasard, revenant sur les traces de son amour d’enfance alors qu’il est en fuite de la police et de tueurs à ses trousses . Une étrange relation va se nouer avec Ellis qui à travers la quête désespérée de Mud, va tenter par procuration de réunir ses parents qui sont en train de se séparer, déclenchant du même coup la perte de la "maison-radeau" sur laquelle ils vivaient tous ensemble depuis sa naissance. Voyant son enfance le quitter à toute vitesse, Ellis se raccroche à Mud, à son île et à son bateau pour demeurer encore un peu sur ce territoire de liberté et d’innocence qui va se trouver englouti dans les eaux saumâtres et remplies de serpents du Mississipi. Pour Ellis plus que pour Neckbone, le compagnonnage avec Mud prendra l'allure d'un parcours initiatique derrière un adulte qui à travers sa fidélité héroïque et sacrificielle à son amour d'enfance semble être le plus rassurant des guides pour aborder ce passage difficile. Jeff Nichols inscrit donc ses pas dans ceux des plus grands écrivains ou réalisateurs américains qui comme Mark Twain ("Les aventures de Huckleberry Finn"), Robert Mulligan , Steven Spielberg ("ET") , Rob Reiner ("Stand bye me") ou JJ Abrams ("Super 8") ont su restituer sur papier ou sur pellicule toute la magie de cette courte et mystérieuse période où tout bascule . Pour qu'il n'y ait pas de doute sur cette filiation, Nichols rend d'emblée un très court hommage au joyau du genre, le mirifique et inquiétant "La nuit du chasseur" de Charles Laughton (1955). Le spectateur attentif remarquera forcément ce magnifique plan rasant les rives où sont stationnées les "maisons-radeaux", allusion directe à celles de la fameuse rivière le long de laquelle les enfants Harper fuyaient le pasteur criminel joué par Robert Mitchum. Référentiel tout en sachant trouver sa propre vitalité, le troisième film de Jeff Nichols dans lequel on n' a pas peur de dire "je t'aime", confirme après "Take Shelter" les dispositions rêveuses et poétiques d'un grand réalisateur en devenir.