Derniers Avis : Les Brasiers de la Colère - Page 19
Les Brasiers de la Colère
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Serge V
88 abonnés
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4,0
Publiée le 23 janvier 2014
très beau film ,violent , souvent émouvant , des acteurs formidables ,des personnages attachants pour certains,repoussants pour d'autres , une amérique sombre . et une dernière scène cruelle mais magnifique !
Christian Bale démontre tout son talent dans film profond où la vengeance n'est pas le seul sujet, mais aussi les conditions de vie des américains moyens. Un casting de choix pour un film qui ne vous laissera pas indifférent.
J’avoue que, me concernant, il n’est pas très évident d’écrire sur ces "Brasiers de la colère", tant au final j’ai pour lui des sentiments mitigés. Et le pire dans tout ça, c’est que j’ai l’impression que les raisons qui expliquent que je ne m’y suis pas trop ennuyé sont les mêmes qui expliquent que je ne m’en suis pas trop imprégné non plus. Bah oui, c’est que Scott Cooper ne va pas chercher bien loin au fond : il nous fait le coup du cinéma bien naturaliste avec ces bons vieux stéréotypes sans rien apporter de bien neuf. Alors oui, c’est vrai, c’est beau ce joli paysage de Rustbelt bien dans la déche, mais qu’est-ce que c’est lourd comme peinture ! Dans l’ordre on empile les dettes de jeu ; les problèmes de famille ; l’alcoolisme ; la prison ; le chômage ; les gangs ; la drogue ; la fatalité... Heureusement que la réalisation ne sombre pas dans le misérabilisme, parce que le déroulement presque didactique de l’intrigue donne déjà un aspect trop artificiel pour que ça ne me gène pas. Et, me concernant, c’est le même problème avec les personnages. Leurs traits de caractère, leurs motivations et leurs lignes de dialogues sont pas mal simplistes et parfois vraiment caricaturales. Là encore, de voir des personnages aussi tranchés, sans ambiguïté morale et sans réelle originalité dans les questionnements, ça me les a totalement désincarné. Alors après, bon revers de la médaille, cela permet aussi à des acteurs de premier choix de se faire plaisir en cabotinant sans trop se prendre la tête. C’est aussi à ça qu’on reconnait les vrais bonhommes : Christian Bale se révèle bien basique finalement et pas très intéressant dans ce film, tandis que Casey Affleck a vraisemblablement découvert son pouvoir d’invisibilité... Par contre, de l’autre côté de la barre, William Dafoe s’en sort avec les honneurs et SURTOUT Woody Harrelson a su imposer ici sa gueule comme rarement on peut le faire dans un film. Il a beau lui aussi être un stéréotype sur pattes (notamment dans cette scène d'intro qui dans un premier ne m'avait pas trop rassuré sur la profondeur du film) et pourtant, la prestation remarquable de l'ami Woody m'a donné envie de voir jusqu'où il pouvait aller avec son personnage. Sans lui, peut-être n’aurais-je vu que ce qui me déplaisait sans le film sans faire preuve de véritable ouverture d'esprit sur ce que Cooper faisait de pas trop mal à mon goût. Or, c'est justement l'inverse qui en fin de compte s'est produit. En fin de compte, je me dis que l’univers de ce film et les autres personnages ne sont pas si mauvais que ça et on suffisamment d’épaisseur pour AU MOINS rendre cette opposition à l’ami Woody captivante. D’ailleurs, je trouve que sur la fin, Cooper se risque un peu plus, notamment dans quelques effets assez audacieux et beau plastiquement (on sent l’inspiration du « Old Man » des Coen qui n’est pas loin), ce qui a contribué à me faire sortir de la salle pas mécontent à défaut d’être ravi. Certes, c’est pas grand-chose, mais après tout, de nos jours au cinéma, c’est toujours mieux que rien...
Une petite ville perdue dans les forêts du Nord-Est américain. Des habitants rustres, modestes, robustes travailleurs guidés par les liens du sang et la morale œil pour œil. Pick-up, débardeurs crasseux et fusil à plomb. Scott Cooper nous emmène dans une Amérique discrète, celle de bucherons-cowboys qui lavent leur linge sale en famille, sans bruit, sans vague et le plus important, sans flics. Au centre il y a deux frères, Christian Bale et Casey Affleck, l’un droit l’autre un peu gauche, l’un structuré, besogneux, l’autre mi-fou mi-honnête. Le réalisateur prend le temps de poser son décor, ses caractères, s’applique à croiser les situations puis les laisse lentement glisser vers la fatalité. Pour qui l’a vu, difficile de ne pas penser à Shotgun stories : une bourgade paumée, des frangins bourrus, et tout autour, l’escalade de la violence. Mais ce qu’on regarde dans Les brasiers de la colère, c’est ce qui couve, c’est l’avant. Cette somme de petites choses, qu’on distingue parfois à peine, et qui progressivement conduisent les hommes à l’irréparable. Le choix était osé, et il ne manque pas de plonger le film dans son corollaire : la lenteur. Une heure, avant qu’un but ne se dessine au consciencieux échafaudage de portraits disparates. Ensuite une seconde et on devine comment tout ceci va finir. Alors il ne reste plus qu’à se laisser embarquer dans la muscle-car ronronnante, sur ces routes vallonnées qui sillonnent entre les grands arbres, accompagné d’une armada d’acteurs qui sonnent tous plus justes les uns que les autres. Allez, on a déjà vécu pire.
Fort d'une interprétation tout en retenue de Christian Bale, Les brasier de la colère est un film sur la vengeance mais pas seulement. Condition sociale des ouvriers de l'Amérique profonde, traumatisme post-Irak, colère sous jacente d'une société en plein déclin... Il y a une dualité entre bien et mal, entre faire sa loi ou la respecter. Et cette dualité à laquelle sont exposés les personnages nous emporte jusqu'au final, discutable, mais fort!
Ici, pas de subprimes, pas de rêve américain, pas de malls sans fin. Ici, c'est le terroir, l'Amérique profonde des pauvres, celle décimée par la crise économique, celle qui travaille dur pour subsister à ses besoins, qui va à l'usine et se contente de soirées bières au bar du coin. Dans ce contexte, on suit deux frères qui ont connu des mésaventures diverses, et c'est là que le film commence à décevoir ; l'aîné fait quelques mois de prison après avoir renversé et tué un enfant en voiture alors qu'il était ivre, le benjamin est soldat et revient du moyen orient complètement chamboulé et marqué à jamais. L'accumulation de tant de misère humaine fait un peu téléfilm, mais Scott Cooper manie bien la caméra et les images, magnifiques, nous transportent dans cette atmosphère. Il faut dire que Christian Bale livre une excellente prestation et porte le film sur ses épaules, son visage déterminé étant le centre d'attention de la caméra tout du long. Le problème, c'est que tout cela manque un peu d'originalité et sent le réchauffé. La fameuse colère vantée dans le titre (en français seulement) n'est pas à la hauteur de la promesse faite, et le scénario prévisible de vengeance finit par lasser.
Qu'il est bon mais qu'il est bon ce Christian Bale, toujours à saisir et s'imprégner au plus près de ses personnages écorchés pour nous offrir des rôles d'une justesse incroyable. Superbe acteur, le film vaut la peine d'être vu, on ne s'ennuie pas une minute. VDM en revanche...
Quel film ! Une histoire terrible au sens dramatique du terme, d'une puissance extrême et magistralement interprétée. Une mise en scène sobre presque discrète comme pour mieux mettre en valeur ce drame déchirant. Un film long mais sans aucune longueur. Le personnage de Christian Bale est époustouflant; Un casting de premier choix, un film majeur.
Plongez dans un trou du cul de monde américain où la violence fait la loi. Malgré tous le talent de Christian Bale, qui porte à lui seul le film, la sauce ne prend pas vraiment. Des longueurs, des scènes redondantes, un jeu d'acteur inégale et beaucoup de facilités au niveau du scénario nous font sortir du film. C'est pas mal mais rien d'original, rien de transcendant, on passe un bon moment sans pour autant être bluffer. Comme voir un tour de magie bien fait, tout en connaissant parfaitement les secrets. Bon mais sans saveur.
[...] Le synopsis ainsi que la bande-annonce laissent présager un film de contestation traitant des ravages de la guerre sur le plan aussi bien physique que psychologique et sur cette Amérique profonde, miséreuse, dont il est difficile de s’en sortir. C’est en effet ce dont traite « les brasiers de la colère », film moyen que l’on oublie vite. Très vite. Effectivement, le spectateur réalise rapidement que « les brasiers de la colère » est un film d’un académisme certain, où le réalisateur ne prend aucun risque : aucune originalité dans son film, tant dans la mise en scène que dans le scénario quelque peu limité. Une histoire qui manque de profondeur, évoquant timidement des thèmes comme l’impact psychologique de la guerre sur les hommes ou l’Amérique miséreuse dont l’approche ne donne aucune nouveauté, mais nous rappelle tout simplement que des films d’antan ont évoqué ces problèmes de société avec brio et audace, contrairement à ce long-métrage. Ici, il est plutôt question d’un déballage des plus fameux codes présents dans la plupart des films hollywoodiens, dont le but est de n’offrir au spectateur que du divertissement sans grande valeur imprégné d’un faux-semblant de profondeur, et rien de plus : les techniques usées pour faire naitre une émotion à deux balles, ou bien le suspense ou la frustration, le tout couronné par une fin prévisible et ultra-consensuelle pour donner raison au spectateur et ne pas trop le brusquer. Mais le spectateur n’est pas dupe, et ne se laisse en aucun cas emporter dans ce récit qui manque de souffle, et dont les maladresses sont évidentes. D’autant plus que « les brasiers de la colère » manque de colère justement. La scène d’ouverture... [...] La critique complète est à lire sur Super Bobine, les amis !
On savait déjà Scott Cooper doué dans la direction d'acteurs, avec Crazy Heart. Pour son second film, il fait une nouvelle fois montre de ce talent. Pour chaque personnage, il a trouvé l'acteur qui collait le mieux : C. Bale, parfait et d'une justesse idéale dans le rôle de cet (anti)héros essayant de joindre les deux bouts, pour mener une vie tranquille avec sa compagne (campée sobrement par Z. Saldana), et remettre son frère sur le droit chemin, soldat rentré traumatisé (ou tout du moins bien marqué) de la guerre en Irak, joué par Casey Affleck, qui bien qu'il donne parfois l'impression de trop en faire (en particulier une scène) s'en tire très honorablement. En méchant au regard flippant, W. Harrelson marque les esprits et imprime la rétine avec sa violence sauvage. Dafoe, Whitaker & Shepard complètent une distribution au diapason. Le scénario a un petit air de déjà vu, la fin est assez prévisible, mais dans quelques scènes le cinéaste arrive à distiller une vraie inquiétude, qui fait qu'on reste accroché au sort des personnages. Aussi, il ne s'embarrasse pas de fioritures, ou d'explications qui auraient pu plomber le film, et use habilement de l'art de l'ellipse, en privilégiant également des scènes courtes et directes, surtout dans la première part. Un film pas inoubliable, mais plutôt rondement mené
Rien d'exceptionnel dans ce film à usage commun. Les dialogues écrits au marteau sont très imprégnés de jurons de toutes sortes, " Gros salopard de fils de pute" agace un peu parfois quand c'est la base des conversations. Sinon l'histoire d'humanité entre frères qui ne se comprennent pas mais qui s'aiment, embarqués dans une spirale dramatique, a été maintes fois utilisée dans les films, mais tient la route et maintient l'attention jusqu'au bout. Les comédiens sont impecs, les lieux de tournage intéressants. Quelques références cinématographiques " Voyage au bout de l'enfer, Seven, Fighter " jalonnent le film comme pour valider la puissance de la narration. Voilà, à vous de voir !
Bjr, un film à double tranchant. Si vous vous laissez bercer par le parti pris du réalisateur il vous prend aux tripes et ne vous lâche plus, si vous n'êtes pas en phase il va vous paraître long et ennuyeux. Focalisé sur 4/5 acteurs dont un énorme C. Bale tout en violence contenu jamais caricatural et c'est la grande force de ce film pas un "block" manichéen et "testostéroné" mais un glissement progressif vers le drame et la violence dans l'univers gris et routinier d'une petite bourgade américaine industrielle. Un univers normal où couve une rare violence avec des personnages jamais caricaturaux pétris d’ambiguïtés, les gros plans sur les visages sont expressifs...maintenant je conçois que le film puisse paraître long et lent Mais il a le mérite d'être filmé différemment que la plupart des film de ce genre et d'être porté par des acteurs tous énormes dans leur registre.
A mettre dans les documentaires sur l;Amérique profonde car si c'est un film, je me demande où est le suspense. La salle s'est vidée au fur et à mesure de la projection. Les acteurs jouent bien, le scénario avait l'air sympa et la musique au top mais franchement un zéro pointé au cinéaste.
Les prémices d'un semblant de prise de conscience de la patrie de l'américan dream dans ce début du XXIème siècle seraient ils en gestation avec des films comme "Out of furnace"? Wait and see, mais rien n'est moins sûr...