J'avais adoré la guerre est déclarée mais pour ce dernier film le mot décevant est un euphémisme... La bande annonce donnait envie, mais le film ne trouve pas de rythme, le scénario ne tient pas debout, et la soi disant poésie n'en est plus tellement elle est soulignée avec lourdeur et explicitée...
Il est toujours touchant de voir les artistes se livrer corps et âmes. Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm sont amoureux. On le sait. C'est un fait. Ils le savent, ils le disent et ça se voit. Ils sont incompatibles, ne peuvent vivre ensemble et se séparent. La vie est ainsi faite. Main dans la main joue encore sur ce créneau. C'est un film de passion, celle liant de façon incongru, Jérémie Elkaïm et Valérie Lemercier. Cette idée scénaristique, digne d'un bon court-métrage, a du mal à tenir sur la durée d'un long-métrage qui comporte quelques longueurs et quelques baisses de régime. Néanmoins, cette belle métaphore de la passion et surtout de sa fin (La fin de la passion, c'est pas quitter l'autre, c'est retrouver soi-même) devient de plus en plus forte au fur et à mesure que le temps passe. Et n'oublions pas qu'il y a toujours une différence entre la vie qu'on fantasme et la vie qui nous correspond.
J'ai adoré ce film. Quelle belle histoire. Et cette façon si légère, poétique et délicieuse de la raconter. Ca ne ressemble à rien d'autre. C'est une vraie fantaisie. On tombe amoureux de tout le monde. On sent de l'amour en permanence, dans chaque plan. Il y a beaucoup de tendresse dans la manière de filmer les acteurs.
Je trouve que certains commentaires sur le film sont très durs. Certains devraient être un peu plus tolérant, certes un film ne peut pas plaire à tout le monde (et celui ci est très très particulier) mais vous pourriez au moins respecter le travail. Je pense que pour Valérie Donzelli ce film c'est 2/3ans de sa vie.
Valérie Donzelli a un univers bien à elle auquel il faut accrocher. Mais après "La guerre est déclarée", "Main dans la main" confirme une chose : si elle a de bonnes idées (dont certaines très poétiques et très belles comme celle du film même ou alors celle de la scène où Constance explique à Joachim pourquoi un homme vit dans un appartement avec deux femmes), elle est vraiment nulle pour écrire les dialogues qui sont d'une ineptie incroyable et qui ne sont pas aidés par le jeu des acteurs (qui ne sont pas mauvais dans d'autres films mais qui ici semblent s'amuser à sonner faux). L'histoire est pourtant attachante et pleine de charme mais racontée avec maladresse (ellipses ratées, transitions bancales, pirouettes scénaristiques gratuites), elle perd beaucoup de son charme et nuit à tout le film malgré (et il faut le reconnaître) de bonnes intentions et un certain sens de la poésie. Qui ne suffisent malheureusement pas à faire un bon film.
"Main dans la main", voilà un film qui laisse de marbre (ou de glace, à choisir). Valérie Donzelli signe un troisième film autocentré et autocentral, qui reprends à peu près le même style de filmage que "La Guerre est déclarée". Il en reprends également les défauts. Ainsi, on retrouve la même fausseté de jeu et la même fausseté des dialogues. Ça devient vraiment gênant. Du coup, la plupart des acteurs se montrent en tant qu'acteurs, et non en tant que personnage. Dans ce monde où tout est souligné à coup de musique fluo (il y a facile 10 minutes de "clip" dans le film), seuls quelques-uns s'en sortent: Philippe Laudenbach en ministre mélancolique, et Lyn Thibault en assistante à voix de crécelle. Lemercier est sous exploitée. Elkaïm ne joue pas, il récite. Mais la palme revient à Valérie Donzelli elle-même, véritable tête à claque, qui crache littéralement ses répliques au visage du spectateur Accumulant les références à son propre cinéma (l'apparition de son fils et de Pierre, Paul, Jacques), Donzelli tente de quitter le ghetto bobo dans lequel sombrait "La Guerre est déclarée". Pour ce faire, elle situe son personnage à la campagne (et non à Paris) et filme des tracteurs en Super 8. Échec. "Main dans la main" semble également porter l'histoire du couple Elkaim/Donzelli (encore!) : la petite histoire du trouple n'en est il pas une référence directe? Et la phrase "Il y a des couples qui n'arrivent pas à se quitter" non plus? Après tout, pourquoi pas. Hélas, le concept ne suit pas. Le concept le voilà : deux personnes attirées magnétiquement ne peuvent pas se séparer et reproduisent les mêmes gestes. Si quelques situations comiques en découlent, Donzelli utilise ce concept comme cela lui chante, prenant la liberté de le casser ou de l'arranger comme elle le souhaite, sans vraiment le justifier (ele magnétisme étant relatif, le paradigme devient bidon). Bon. Le ton adopté, entre réalisme et fantaisie, n'arrange pas les choses, on ne sait pas trop où on va et ce que Donzelli veut dire : des couples se séparent, et alors? L'allégorie du miroir est par ailleurs bien lourde, Elkaim est miroitier et trouve son double mécanique , son miroir (Lemercier), les miroirs de l'Opéra, etc. Qui plus est, la mise en scène est plombée par un montage catastrophique (on a l'impression que tout les plans tournés ont été montés, histoire de rentabiliser) qui met en exergue de trop nombreuses erreurs de raccord. Pensant être originale, Donzelli insère dans son film des élements visuels emprunté au cinéma expérimental (Elkaim torse nu dans la nuit, et donc?) sans les assumer pleinement. Les voix off, beaucoup trop nombreuses, viennent souligner ce que l'image montre déjà. Inutile. Passé 40 minutes de film, les plus tolérants constateront que tout se traîne, tout est pénible, par manque de chair et d'incarnation. Plus qu'un scénario-concept vite épuisé, il manque à "Main dans la main" une véritable dramaturgie, un souffle et une universalité. Ici, beaucoup de choses gratuites s'amoncellent sans faire sens. Tant pis.
Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/12/main-dans-la-main.html
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, j'ai aimé le nouveau film pourtant pas vraiment réussi de Valérie Donzelli. Le trio vedette du film ayant sillonné tous les plateaux télés et toutes les émissions radios, faut-il encore vous rappeler le pitch de l'oeuvre ? Sur un improbable postulat : un jeune ouvrier miroitier provincial ( Jérémie Elkaïm) embrasse un peu par hasard la directrice de l'Opéra de Paris (Valérie Lemercier) arrogante bourgeoise solitaire. Ce petit baiser les unira étrangement, ne pouvant se déplacer l'un sans l'autre, faisant les mêmes gestes, les mêmes mouvements. Ressort dramatique autant que comique, ce procédé montre vite ses limites, ne fonctionnant pas toujours au gré des péripéties. Mais qu'importe, le film enchaîne les situations, les personnages et un discours sur le couple et ses vicissitudes. Valérie Donzelli se promène des appartements de fonction luxueux aux pavillons ouvriers de Commercy, injecte dans son scénario de multiples considérations sur la vie à deux (frère/soeur, mari/femme, femme/femme, patron/ouvrier, ...), voire à trois avec une scène un peu trop appuyée sur le trouple ( la vie, l'amour à trois ou plus pour les non branchés). C'est sympathique, vaguement fouillé mais terriblement brouillon, à trop vouloir traiter complètement le sujet, on se perd un peu sans compter que les clichés vont bon train des deux côtés de la France sociale représentée. Alors pourquoi je suis ressorti de ce film totalement emballé ? La réponse est simple : il y a à l'écran un couple absolument magique, filmé magnifiquement par un oeil vraisemblablement amoureux et surtout talentueux. Il y a des années qu'un couple au cinéma ne m'avait pas fait autant vibrer, sourire et m'émouvoir. Dès que Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm sont à l'écran ensemble, le film s'envole, emporté par leur grâce. Au début, ils sont prodigieux de finesse, de drôlerie, de causticité pour finir absolument bouleversants. Ils arrivent à déployer toute une palette de sentiments qui attrapent le spectateur pour ne jamais le lâcher. Aidés par une caméra toujours à la bonne distance, maniant avec subtilité beauté du cadre et émotion, les deux acteurs font tout passer avec justesse. On croit en cette improbable histoire d'amour de ces deux personnes que rien ne peut lier dans la vraie vie. Jérémie Elkaïm est toujours juste et crédible. Quant à Valérie Lemercier, elle est tout simplement sublime, elle mérite pour ce rôle toutes les récompenses... Et en plus qu'est-ce qu'elle est belle ! (Là, je m'égare...) La fin sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/12/main-dans-la-main-de-valerie-donzelli.html
J'avais beaucoup aimé La guerre est déclarée, mais alors là.... Un film sans aucun sens, prétentieux, esthétisant à certains moments. D'un ennui profond. C'est rare d'être contrarié à ce point en sortant d'une salle. Quelques personnes sont sorties de la salle. Ne peut même pas être associé à une jolie histoire d'amour pour les fêtes de fin d'année... Les acteurs fonctionnent mal entre eux, beaucoup de rigidité dans le jeu. Un scénario parfois fantaisiste qui nous amène dans le néant. Histoire mal ficelée, même si l'on sent un certain désir de rapporter de la poésie et de l'absurde, mais cela ne fonctionne pas, c'est complètement raté. Vivement déconseillé.
Une romance légère et légèrement fantastique, dégagée du danger de la maladie (ici, la maladie serait plutôt un mystère pop et amusant). Le résultat se compose de trouvailles enthousiasmantes et de vides décevants. Ma critique : http://tedsifflera3fois.com/2012/12/19/main-dans-la-main-critique/
Contrairement à beaucoup, je n'avais pas été emballé par "La Guerre est déclarée", pourtant salué par une standing ovation de 17 minutes à Cannes et 830 000 entrées France. J'avais été touché par l'histoire, j'avais adhéré à l'angle d'attaque, le refus de se laisser abattre par le pire et la volonté de vivre malgré tout ; mais j'avais surtout été agacé par l'empilement de trucs piochés à droite et à gauche qui me faisait penser à propos du style du film à la réponse de Guillaume de Baskerville à la question d'Adso de Melk sur quelle langue parle Salvatore dans "Le Nom de la rose" : "Toutes, et aucune." Pourtant, mollesse de la programmation en période de fêtes oblige, et volonté de vérifier si ces afféteries étaient un accident ou une marque de fabrique, direction "Main dans la Main" en avant-première.
Par rapport au précédent, le sujet du film est nettement plus futile : l'attraction fusionnelle entre deux êtres. L'attraction plutôt que l'amour, puisqu'Hélène et Joachim s'embrassent par accident et c'est de ce contact furtif que nait l'enchantement, au sens magique du terme. Ils sont collés l'un à l'autre, forcés ainsi à cohabiter nuit et jour alors que pourtant tout les oppose. Sujet finalement bien mince, même si comme on le devine à la première minute de leur rencontre (suffit d'avoir vu "L'Impossible Monsieur Bébé" !) ils finiront par s'apprivoiser. Du fait de la ténuité de cet argument, Valérie Donzelli s'est vu obligée de développer les personnages secondaires et les situations annexes, et c'est là que le film fait le grand écart entre du pas si mal et du très mauvais.
La suite sur Critiques Clunysiennes http://www.critiquesclunysiennes.com/
Le film part d'une idée originale, presque déroutante par son aspect burlesque, mais se perd presque aussitôt dans les travers d'une comédie sentimentale pas très bien menée. L'impression qui domine est celle que la réalisatrice n'avait finalement pas grand chose à dire et assez peu de matière pour faire un film'