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Un visiteur
0,5
Publiée le 28 avril 2013
La niaiserie est déclarée! Après le succés plus ou moins légitime de La guerre est déclarée, Donzelli remet le couvert avec son ex, Elkraim. Autant la fraîcheur et la nécessité du propos dans la guerre est déclarée tenait grâce à sa substance dramatique (la mort en sursis d'un enfant). Toute la niaiserie de Donzelli s'équilibrait et se drapait de la poésie lyrique. Ici pas de drame, reste donc l'irrémédiable niaiserie qui frise la regression. Il y a quelque chose d'incestueux dans sa relation à son ex, tête de gondole de ses films. Comme si elle avait besoin de sa présence pour faire un film, comme un fétiche, un jouet d'enfant gâté. Même Lemercier est perdue dans cette comédie romantique pseudo burlesque. le pitch du film un type, simple et goinfré de charme (Elhraim) et une meuf, plus âgée, emmurée dans sa solitude, par un tour de magie dont seul le cinéma pourri est capable ne peuvent plus se spéarer physiquement parlant. Genre possédé façon statuette de vaudou... vous l'aurez compris le postulat de départ est foireux comme un discours de guaino!
Et Donzelli a beau faire danser Lemercier et son ex sur des vieux tubes censés nous émouvoir, on s'emmerde ferme, pire on se sent pris en otage dans sa vision regressive du couple...
Après une césarisation un peu rapide, le couple Valérie Donzelli-Jérémie Elkaïm tente un film d'auteurs original, mais rate la cible et sombre dans la crétinerie, entrainant avec eux de bons acteurs.
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3,5
Publiée le 27 avril 2013
Un bon bol d'air frais! Une des beautès de "Main dans la main", c'est d'être si mèlancolique! Sur un canevas de comèdie, avec beaucoup de courses-poursuites, de gesticulations et de loufoqueries, le troisième film de Valèrie Donzelli n'en demeure pas moins touchant avec cette difficultè d'être à deux! Ou plutôt avec cette difficultè de trouver la bonne personne avec qui on aurait envie d'être deux (ce qui est vraiment le sujet du film, c'est à dire tout le chemin de croix qu'il faut pour être "main dans la main"). Et puis il y a aussi "Electricity", morceau de pop gènialissime du dèbut des annèes 80 à la fois extrêmement sautillant et extrêmement endiablè! Le mètrage commence d'ailleurs avec "Electricity" et c'est un peu ça qui donne l'impulsion du rècit et lui donne ce côtè frènètique, entraînant, avec de beaux plans où l'on voit Jèrèmie Elkaïm faire du skate dans la campagne! C'est avec cette espèce de comptine new wave qu'on entre de manière très joyeuse et pleine d'allègresse dans "Main dans la main". Dècalè et rafraîchissant, Valèrie Donzelli signe donc une comèdie / dramatique empreint de poèsie, de joie et de lègèretè avec une formidable Valèrie Lemercier (et dans son èlèment semble-t-il). En tout cas, on n'attend impatiemment le quatrième long-mètrage d'une rèalisatrice qui sait surprendre...
Je pense que pour profiter pleinement de ce film, il faut rentrer dans le délire de la réalisatrice Valérie Donzelli. Chose qui n'est pas évident pour tout le monde, et j'en fais partie. Le "délire" est drôle quelques minutes, mais après, il devient lourd et ennuyeux bien que ces deux acteurs (Lemercier et Ekaïm) soient bons. Autant "La guerre est déclarée" dégageait beaucoup de sentiments, autant celui-ci...un vague projet sans queue ni tête. Dommage, parce que cette réalisatrice a du talent. A voir, bien que pas terrible.
On les avait adorés dans "La guerre est déclarée" ; on les retrouve dans "Main dans la main" avec un plaisir inentamé : Valérie Donzelli filme pour la 3ème fois (après "La reine des pommes" en 2010) Jérémie Elkaim. Mais elle cède la vedette à Valérie Lemercier qui joue - dans des escarpins sublimes - le role de la directrice de l'Ecole de danse de Paris. Jérémie Elkaim, miroitier à Commercy, se trouve collé à elle par un charme mystérieux : coup de foudre amoureux ? Magie noire ? Il s'agit plutot d'une métaphore sur le couple (à deux) voire le trouple (à trois) Et derrière la fiction, c'est l'histoire du couple Donzelli-Elkaim qui se joue : deux oiseaux qui, comme le dit excellemment Le Monde "font du cinéma pour se persuader qu'ils ont raison de se quitter tout en s'assurant qu'ils n'ont pas tort de rester ensemble". Cet exercice d'égo-cinéma pourrait être insupportable. Il éclipse tout le reste du film, le gimmick qui s'épuise très vite, les seconds roles sacrifiés, jusqu'à Valérie Lemercier qui pourtant n'a jamais été aussi élégante. Pourtant l'adoration avec laquelle la réalisatrice filme le père de son fils et le masochisme avec lequel elle s'enlaidit sont toujours touchants.
L’affiche est trompeuse. De l’amour, nous ne voyons rien, car tout est donné d’avance dans « Main dans la main ». Hélène et Joachim sont aimantés, mais point de magnétisme entre eux. Non, pas la moindre trace de cette petite étincelle qui fait vibrer la vie.
Un bel univers que celui de Valérie Donzelli, des acteurs éblouissant (surtout Jeremy Elkaim) mais il manque un truc pr vraiment rentrer ds le film et l'histoire. Le film est trop court on aimerai rentrer plus en profondeur dans les personnages dommage
Je serais bien partie 15 minutes après le début du film si j'avais été seule Les actrices jouent très mal même Valérie Lemercier L'idée aurait pu être sympathique mais le scénario le dessert Jérémie Elkaïm joue par contre bien contrairement au premier film de Donzelli A éviter
"Main dans la main" a visiblement déçu une bonne partie de ceux qui avaient succombé à "La guerre est déclarée" . Pour ma part, il ne fait que confirmer un avis déjà posé lors du visionnage de ce dernier : je n'aime pas le style Donzelli. Au delà de l'histoire - beaucoup ont mentionné que le scénario n'avait pas autant de profondeur que celui de " La guere est déclarée" - c'est bel et bien l'esthétique, les procédés cinématographiques de la demoiselle qui me laissent de marbre, dans un premier temps, avant de m'agacer. Ce cinéma qui se veut toujours jeune, plein de grâce et de candeur ; cette constante sur-sensibilisation des évènements et des personnages qui tournent à la niaiserie; et que dire du regard perpétuellement énamouré posé par la réalisatrice sur son "acteur-ex compagnon" Elkaïm. Elle ne peut pas le filmer sans donner l'impression qu'elle vient de découvrir le nouveau messie, la nouvelle réincarnation de Bouddha. D'autant plus dérangeant lorsque cette obsession tourne finalement à un certain narcissisme ou à mépriser les autres personnages. Dans "La guerre est déclarée" certains critiques faisaient remarquer que le môme est éclipsé, n'apparait même plus à partir de la moitié du film pour ne revenir qu'à la scène finale. Ici,en opposition à Jeremie Elkaim, les autres personnages de leur village (ou petite commune) sont tous présentés selon des clichés, certes gentillets, mais néanmoins méprisants sur la province. Les hommes en sont un parfait exemple, aucun d'entre eux ne doit avoir le dixième de la beauté et de la grâce de son appolon. Ainsi le deuxième apprenti chez le mirroitier a une tête de benêt. Le voisin, partenaire de danse de Donzelli, est la bonne pomme qui est d'ailleurs martyrisé pour faire rire. Et le mari de notre heroine factrice a un visage aux traits marqués qui le veillit tandis qu' Elkaim possède une fraicheur éternelle de jouvenceau de 20 ans, sans oublier une calvitie plus que prononcée tranchant bien sûr avec la superbe chevelure digne d'une pub "l'Oréal" de notre apprenti mirroitier au physique de mannequin. Bref il est le seul à avoir de la gueule, à être beau,frais,sexy,charismatique,cool,blagueur,attentionné,gracieux,voluptueux,sans préjugés,optimiste,fonceur,décontracte...blablabla...et bien sûr malgré tout modeste, sans jamais se prendre au sérieux...Fatiguant ! Ce cinéma "pop" qui abuse des montages nerveux et des B.O. branchouilles très convenues et faciles m'énerve déjà à la base, mais en plus lorsque tout ce dispositif est utilisé "in fine" pour se pâmer devant un acteur...Je préfère m'arêter là. Je ne sais pas si j'irai voir ses prochains films, je crois que son cinéma n'est définitivement pas pour moi. A moins d'un changement de style complet sans Elkaim.
Très beau film. Il y a des passages tristes, d'autres où la situation semble tellement incongrue qu'ils font rire. Bref on passe du rire aux larmes au travers d'une histoire poignante même si très peu "terre-à-terre". A voir.