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Un visiteur
2,0
Publiée le 9 janvier 2015
Les critiques de la presse, une fois de plus, m'échappent. La première partie, jusqu'à l'explosion du barrage, sans être des plus captivantes suscite un petit intérêt : on veut connaitre la suite ... Une fois "L'ACTION DU FILM" passée, le déroulement de la deuxième partie apparaît comme sans aucun rythme, sans beaucoup d’intérêt. L'histoire semble tournée au ralenti et l'absence d'un vrai fil conducteur me laisse sur ma faim. Par ailleurs le jeu des acteurs est lourd, trop pesant et finalement peu réaliste. L'intensité dramatique est trop surjouée, le milieu des fermes agricoles bio semble figé dans des habitudes de fonctionnement désuètes et peu enthousiasmantes. Ce film manque de "vie", de passion !
J'aurais préféré "inspiré de faits réels". Car j'aurais mieux digéré la balourdise de ces éco-terroristes quant aux conséquences prévisibles de faire péter un barrage dans une vallée touristique... J. EISENBERG fait sacrément-tout-le-temps la gueule; du coup j'avais l'étrange impression de revoir le fondateur de Facebook qui aurait tout plaqué pour se reconvertir en ouvrier agricole bio. Il y a de la profondeur dans ce pessimisme Gus-Van-Santien, mais c'est un peu trop mou -cqfd- et le dernier tiers laisse... perplexe.
Un film original qui est intéressant de voir par l'ambiance, le malaise qu'il installe. En effet, pas beaucoup de paroles, pas beaucoup d'action mais le sujet de la culpabilité m'a beaucoup plu parce que bien amené et bien mis en scène. Les acteurs et Eisenberg en tête, sont très crédibles, très bons pour faire passer ce malaise qu'il ressente après leur méfait. On se sent mal à l'aise, parano comme eux, c'est vraiment étrange comme sensation. Je suis donc surpris que ce film avec si peu de paroles, si peu d'action m'est autant captivé et fait ressentir ce malaise. Perso, un peu déçu par le dénouement qui n'avait pas besoin de ce twist pour marquer les esprits. Il m'est presque apparu comme hors propos.... Attention à tous ceux qui pensent sortir un message écolo de ce film, ce n'est pas le propos principal du film, c'est même très secondaire...
Quoi dire d'autre de cette première partie (jusqu'au passage à l'acte) si ce n'est qu'elle est vide et très chiante (vraiment). On pourrait ajouter qu'elle est très mal filmée (aucun travail sur la photo, la lumière, c'est consternant de tutoyer à ce point la médiocrité). De plus, on se demande pourquoi les trois personnages principaux sont si peu "vivants", si peu animés d'un feu intérieur (merde, la cause écolo ça n'anesthésie pas à ce point !). Donc, question émotions, on repassera pendant la première heure. Et la deuxième partie est à peine moins plate ! Plus question d'accroche écolo : ça vire à l'ambiance lourde avec un accent mis sur la mauvaise conscience, la culpabilité ... le passage à l'acte est une chose, l'éveil à la vraie responsabilité d'être humain en est une autre chez nos 3 losers. Et côté artistique, jusqu'à la fin on restera orphelin de toute approche artistique s'agissant de la prise de vue (très curieuse chute finale à ce propos !). N'ayant rien d'urgent à faire, j'ai regardé, malgré tout; jusqu'à la fin. Mais avec ce genre de film, on passe assurément à côté d'un bon moment de cinéma.
J'ai regardé ce film car j'aime beaucoup l'acteur jesse Eisenberg et l'actrice Dakota Fanning donc je me disait qu'avec ce duo le film allait être vraiment bien. Grosse déception la performance des acteurs n'est pas vraiment génial sans être catastrophique, mais vue que le film est très très lent avec des scènes très longues ou il ne se passe strictement rien, on s'ennuie énormément. L'histoire était plutôt intéressante a la base mais le film est vraiment trop mou les scène ne sont pas passionnante, l'histoire s'emballe vers la fin, mais ne sauve malheureusement pas le film du naufrage.
Voilà c'est fait (Sivens , le film) l'ambiance baba cool sur le barrage (déjà fini celui-là) les légumes bio, la nature qui sourit et qui t'appelle, Let the sunshine in... Bon il ne se passe pas grand chose dans ce film dont on subit les (très) longs et gros plans (trop c'est trop) sur la tête (de ce beau certes, mais...) Jesse Eisenberg. Le "petite" Dakota Fanning a bien grandi ! Mais pourquoi ce cher Peter Sarsgaard est toujoiurs cantonné à des seconds rôles ( limite figuration ici, puisqu'on en arrive à n'entendre que sa voix au téléphone) ? Et pourquoi il n'y a pas marqué "The End" pour que l'on sache que c'est fini ?
Le fond peut attirer, la forme peut repousser, au final on restera statique devant "Night moves". Très lent (j’irais même jusqu’à dire mou), cette réalisation nous endort, et ce même avec l'intérêt que l'on pourra porter au sujet, qui sera d'ailleurs bien le seul à tenir la barque. Un film qui manque cruellement de panache, et qui aura du mal à mettre en valeur son scénario.
un film ultra nul. pas des scènes, pas de vibration, rien de rien. et je confirme comme tixou0 a dit que la scène "climax" de la première partie ("thriller") se situe de nuit cependant, et la seconde partie fait la part belle aux mauvais rêves, au moins pour deux des protagonistes - les conséquences de la (mauvaise) action perpétrée par les trois. "Night Moves" est, dans son sens premier, le bateau que l'on voit au bas de l'affiche (Spoiler : ). L'aspect documentaire de la vie des écologistes militants, que ce soit dans le quotidien routinier d'une ferme bio orégonaise, ou même au coeur de l'activisme de Josh (Jesse Eisenberg), Dena (Dakota Fanning - la gamine de "La Guerre des Mondes", montée en graine) - deux "sincères" - et Harmon (Peter Sarsgaard), un ancien Marine, beaucoup plus ambigu, traîne énormément la patte : longueurs, longueurs...
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1,5
Publiée le 3 décembre 2014
Night Moves n'est pas le film "écolo" le plus palpitant qu'il m'ait été donné de voir bien au contraire... Dans ce film et plus particulièrement dans la première partie on suit 3 activistes mettant au point une opération dont on n'a quasiment aucun détail que ça soit pour le plan ou même concernant la cible ce qui est une erreur car on ne peut pas se faire un avis sur la cause qu'ils défendent tout comme on ne s'attache pas aux personnages qui ne sont pas approfondis en plus la mise en place manque vraiment d'entrain ce qui donne une première heure du film très barbante. Après cet acte, on assiste à autre chose, quelque chose de plus intéressant, car la réalisatrice oublie un peu le coté écologique pour mettre l'accent sur l'aspect psychologique, car derrière ces activistes se cache avant tout des amateurs et surtout des Hommes qui vont devoir faire face aux doutes, à la peur et surtout à la paranoïa ce qui donne une deuxième partie plus intéressante dans le fond, mais toujours autant pénible sur la forme, car c'est extrêmement lent et malheureusement ennuyeux au possible.
Si la nuit s'avance quelque part, c'est bien sur la filmographie de Kelly Reichardt, qui en plus d'avoir considérablement revu ses ambitions à la hausse depuis ses débuts, injecte à chaque fois un peu plus de désespérance (ou un peu moins d'espoir, c'est selon) dans ses relectures sociales et idéologiques sur les Etats-Unis, bien au-delà de son Oregon natal qu'elle s'applique pour la troisième fois à filmer. Ce qui frappe tout d'abord dans la première partie de ce "thriller" en deux temps, c'est une nouvelle fois (après La dernière Piste pour le western) la capacité de l'américaine à figurer puis défigurer les piliers d'un genre avec une incroyable retenue. Ici, elle met en place son suspense à travers des situations anodines, jouant à merveille de l'état nerveux de ses personnages, qu'on sent, par la mise en route d'un rythme vaguement étiré, comme si le ressort se tendait avant de lâcher, disposés sur une ligne verte dès les premiers plans. A travers cette partie de l'intrigue commence déjà à se dessiner une réflexion éthique sur l'activisme sous toutes ses formes, qui paraît dans un premier temps légère mais qui s'épaissit ensuite très nettement. C'est au moment où elle atteint cet acmé que le film bascule définitivement vers sa deuxième partie, nettement plus psychologisante, plus riche aussi. Ce qu'on regrettera pourtant de ce deuxième acte, c'est que si contrairement au premier, il bifurque avec réussite vers des voies de réflexion multiples, dont on remarque le tracé sans pour autant s'y repérer, il perd en influx, en impact direct, ce que savait si bien amener Reichardt dans la préparation de l'attentat. Heureusement, le film garde son équilibre grâce à une ambiance prégnante, qui dessine un monde de fantômes vers lequel basculent de plus en plus nettement les personnages. Il n'y a qu'à voir l'étonnante matérialité des corps nocturnes, ou leurs visages luminescents qui se détachent nettement dans l'obscurité, pour sentir l'entremêlement du jour et de la nuit. Une façon dépressive de signifier potentiellement bien des choses, sans que Kelly Reichardt, en auteure intelligente qu'elle sait demeurer, explicite clairement ses vues sur les différentes questions qu'elle soulève. Quant à moi, je me garderai cette fois d'une interprétation, pour simplement conseiller à quiconque n'est pas trop réfractaire à un rythme alourdi de s'essayer à cette oeuvre riche, trouble et aboutie.
Les questions de fond sont intéressantes mais le traitement est d'un tel soporifique que l'on finit par décrocher. Ce n'est sûrement pas avec "Night moves" que le militantisme écologique avancera. Ce film n'est à la cause qu'un coup d'épée dans l'eau. C'est bien dommage...
Un film indépendant singulier et atypique qui choisit pour cadre l’activisme écologique. Un thriller plus psychologique que politique, à l’atmosphère sourde et au rythme lent, qui séduit par sa forme. La réalisation est effectivement sublimée par sa musique et sa photographie idéalement choisie, entre magnifiques plans, quiétude des paysages et froide grisaille ambiante. Une réalisation sobre et virtuose, emplie de tranquillité et sensibilité !
Tapie au sein de l'obscurité rassurante d'une nuit sans étoile, l'embarcation glisse sa carcasse assassine en un clapotis discret. A son bord, 3 fantômes, le regard braqué au loin, devinant l'objectif, immuable construction de béton vêtue, coulée par les hommes, dressant son indécente silhouette par delà les flots. Le coup est méticuleusement préparé, pourtant, c'est bien l'ombre du doute qui flotte au dessus des têtes. L’échine courbée, un bonnet sombre enfoncé jusqu'aux yeux, Josh s'adonne sobrement aux tâches à accomplir, omettant carrément d'assurer ses arrières : le gamin, aveuglé, happé par la Nuit, tourne le dos aux relations humaines, préférant se murer dans un silence aux poses effarouchées de bêtes sauvages. Ce sont bien les éléments naturels qui agissent à la place du garçon. Lui qui bouillonne de l'intérieur trouve une réplique parfaite à sa placidité en ce flot meurtrier de la rivière qui, enfin libérée, s'amuse à faire ce dont il est incapable : submerger, envahir . Kelly Reichardt apprivoise la nuit, la filmant d'abord avec retenue, par bribes, pour ensuite en draper totalement ses personnages : tout ce qui apparait dans le cadre est englouti, au fond des yeux du type elle brûle, s'étend jusqu'à bouffer son âme . L'enfant borné, au service des Ténèbres, doucement se consume sous le joug de cette entité millénaire dont il semble avoir été forgé, pas tout à fait prêt encore à se laisser mourir.
Pas mal. Un thriller sur un groupuscule écologico-terroriste. Intéressant mais manquant de rythme. C'est très lent. Bien interprété, paysages sympathiques. Scénario correct.
Pas assez de suspens et de tension pour ce thriller écologique gentillet mais néanmoins fort sympathique. Rien de transcendant à l'horizon donc même si "Night Moves" reste bien joué et bien réalisé.